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  • 20Nov

    Les idéologues européistes qui ont créé l’euro, pour croyaient-ils à tort rendre irréversible leur projet d’Europe fédérale, ne savaient pas qu’une monnaie supra-nationale introduite dans une zone à l’évidence non optimale, puisque les États-membres qui l’adoptent ont des économies nécessairement très différentes voire divergentes, ne peut pas fonctionner si elle n’est pas gagée sur un actif réel (comme l’or). Étant donné que, par définition, ladite monnaie fiduciaire de papier n’étant pas émise par un État-Nation ne peut pas en cas de crise d’endettement être secourue par une banque centrale nationale « captive » (non indépendante) pouvant agir en cas de besoin comme préteur en dernier ressort (comme cela se passe aux USA, au Japon, en Grande-Bretagne et ailleurs). D’autant que, dans une telle construction, la banque centrale supra-nationale (la BCE en l’occurrence) doit nécessairement être empêchée d’acheter les dettes des États-membres comme de les monétiser, ainsi que ses propres statuts et les traités européens l’ont prévu. Faute de quoi ce serait finalement aux États-membres les plus riches (en l’occurrence l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et quelques autres) de payer les dettes publiques de tous ceux qui n’auraient aucun scrupule à s’endetter toujours plus à l’abri du « parapluie » ainsi constitué. Cette faille dans le système de l’euro crée une crise systémique étant donné que la BCE, en dépit de ses achats déjà massifs illégaux de dettes publiques des PIIGS, ne parvient pas à enrayer la hausse tout à fait normale des taux d’intérêt sur les dettes desdits PIIGS, dont on sait qu’elles ne seront jamais remboursées faute de croissance économique suffisante. Toutes les constructions d’ingénierie financière (comme le FESF, les euros-bonds ou l’appel au FMI voire à d’autres États-Nations – les BRIC- disposant d’importantes réserves de change pour qu’ils financent l’endettement des PIIGS) peuvent apporter quelques soulagements mais sont finalement destinées à échouer.

    Il est donc plus que temps d’apporter à la crise une réponse systémique. Il n’y en a que trois possibles:

    1/passer à l’euro-or en revalorisant fortement le prix de ce métal, ce que l’on peut exclure étant donné l’incompréhension générale dont l’étalon-or fait hélas l’objet;

    2/faire admettre à l’Allemagne et aux Etats les plus riches de la zone euro de payer les dettes passées et futures des PIIGS, ce que l’on peut exclure étant donné que cela signifierait à terme leur ruine et celle de leurs contribuables;

    3/démanteler la zone euro c’est à dire organiser le défaut des PIIGS qui reviendraient à leurs monnaies nationales, l’euro n’étant conservé que par un tout petit groupe d’États (dont probablement la France serait exclue pour cause de perte imminente de son triple A consécutive à son endettement massif), ce qui est le plus probable puisque les intervenants sur les marchés ne cesseront pas de faire monter les taux d’intérêt des pays européens les plus endettés jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus se financer à des taux corrects tant que le démantèlement précité n’aura pas lieu et puisque l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et quelques autres n’accepteront jamais que la BCE devienne préteur en dernier ressort dans le contexte actuel. D’autant que, pour en arriver à ce nouveau statut de la BCE, il faudrait modifier les traités européens dans le sens de la constitution d’une Europe fédérale, de la suppression des banques nationales qui subsistent dans le SEBC actuel, de la mise en commun de toutes les réserves (y compris de l’or) et obtenir le vote positif des populations (pas seulement des parlements) des 17 voire des 27 Etats de l’UE, ce qui ne pourrait pas se faire rapidement et qui très probablement échouerait. Parce qu’un Super-État européen serait totalement inefficace et parce que les peuples ont compris, à l’aune du traitement anti-démocratique qu’ils subissent actuellement, qu’ils n’ont rien à espérer de la continuation du double échec de l’euro et de l’UE. A cet égard, éliminer les dirigeants politiques élus en  Grèce et en Italie pour les remplacer par des technocrates, pro-consuls de la BCE (qui siège Kaiserstrasse!) et de Berlin, choisis parmi les dirigeants de Goldman Sachs constitue une action totalitaire inadmissible que les peuples rejetteront tôt ou tard.

    On peut donc avec une forte probabilité prévoir que l’euro va continuer à s’affaiblir (ce qui est dans l’intérêt de l’économie des Etats de la zone euro), que des défauts étatiques européens en cascade vont se produire, sans compter les faillites bancaires qui leur seront associées. Ce qui augure mal d’un rally de fin d’année des marchés d’actions et même des matières premières ou des métaux précieux exprimés en dollar US puisque, par défaut et pour quelques temps encore, la monnaie US devrait continuer à s’apprécier et que la plupart des investisseurs ayant fait des pertes importantes cette année (en particulier sur les actions et les obligations d’Etat européennes) liquident leurs positions pour stopper l’hémorragie et constituer du cash. Il n’y a que l’or exprimé en euro qui puisse résister puis monter au fur et à mesure de la baisse de cette monnaie et du démantèlement de cette zone, étant donné que l’or monte dans la monnaie dans laquelle il est exprimé lorsque celle-ci baisse (et réciproquement).

    On notera, enfin, que mettre en place dans la zone euro un mécanisme instituant la BCE comme prêteur en dernier ressort, comme le réclament les européistes keynésiens, ne serait pas un progrès mais une nouvelle fuite en avant vers plus de chaos monétaire et d’inflation puisque les Quantitative Easing aux USA, au Japon et en Grande-Bretagne ont échoué à faire repartir l’activité économique et n’ont fait que créer des bulles artificielles inflationnistes successives de l’immobilier et des actifs financiers périodiquement destinées à s’effondrer, tout en pourrissant les bilans de leurs banques centrales et en accroissant l’endettement de leurs Etats ainsi que le chômage de masse de leurs populations dont le pouvoir d’achat a baissé. Assurément un beau résultat! Draghi ne doit pas agir comme « hélicoptère Bernanke » en jetant des milliers de milliards par les fenêtres qui ne servent qu’à maintenir un peu plus longtemps hors de l’eau les grandes banques privées en faillite qui de toutes façons n’échapperont pas pour la plupart d’entre elles à leur liquidation finale ou pire à leur nationalisation.  Ce n’est pas uniquement le système monétaire européen qui menace de s’écrouler; mais aussi l’ensemble du système monétaire international, tant que l’on n’admettra pas qu’il faut impérativement enlever aux pouvoirs publics (Etats et/ou  banques centrales) le pouvoir de création monétaire pour la gager sur (et en limiter automatiquement la production au moyen d’) un étalon dont le prix le plus stable possible serait fixé de concert par la plupart des grands Etats. Imprimer à tout-va de la fausse monnaie, sans entreprendre aucune réforme structurelle décisive ni mettre fin aux mécanismes inadaptés, n’a jamais créé de croissance ni enrichi personne. Sauf à court terme quelques manipulateurs bien informés en mesure de tirer parti des asymétries résultant du fait que les prix de la plupart des biens sont faussés par le laxisme monétaire et les interventions arbitraires constantes des pouvoirs publics avec lesquels ils sont en relation. On rappellera, enfin, que si beaucoup d’États sont surendettés, c’est bien sûr du fait de leur mauvaise gestion mais aussi parce qu’ils ont bêtement financé le sauvetage des grandes banques privées supposées « too big to fail » alors que, étant déjà endettés jusqu’au coup, ils n’en n’avaient pas les moyens financiers. Le moment est venu de laisser tomber en faillite les grandes banques privées non viables et les Etats surendettés sans recourir à de nouveaux artifices. Ce sera douloureux mais c’est le prix à payer pour assainir la situation.

    http://blog.turgot.org/index.php?post/La-d%C3%A9mocratie-est-en-train-d%E2%80%99%C3%AAtre-assassin%C3%A9e-et-tout-le-monde-s%E2%80%99en-fout

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204517204577044161188844928.html?mod=WSJEurope_hpp_LEFTTopStories

    http://www.moneynews.com/FinanceNews/Merkel-ECB-Crisis-Backstop/2011/11/17/id/418434

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/14/goldman-sachs-le-trait-d-union-entre-mario-draghi-mario-monti-et-lucas-papademos_1603675_3214.html#ens_id=1603680

    http://fr.finance.yahoo.com/news/Pour-march%c3%a9s-La-France-d%c3%a9j%c3%a0-reuters_molt-1246723537.html?x=0

    http://www.bloomberg.com/news/2011-11-17/merkel-rejects-french-calls-to-deploy-ecb-as-crisis-backstop-on-euro-debt.html

    Pour le moment, tout est orienté à la baisse (euro, actions, métaux, pétrole, etc.) sauf le dollar US (et l’or exprimé en euros qui ne devrait pas baisser notablement) parce que les investisseurs liquident leurs actifs pour constituer du cash alors que le krach boursier menace et que les liquidités manquent pour pousser lesdits actifs plus haut. Si l’euro/dollar US ne remonte pas à court terme, l’or et l’argent-métal exprimés en USD pourraient baisser vers 1.600 et 26, niveaux auxquels ils constitueraient à nouveau des opportunités d’achat, la volatilité actuelle étant évidemment favorable à notre Fonds Fuchs Long+Short sur les métaux précieux qui peut gagner tant à la hausse qu’à la baisse.

    eurodol


    spxor
    coppersiloilusd

    Posted by admin @ 15 h 40 min

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