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  • 25déc

    Nous publierons notre prochain commentaire avec nos prévisions pour 2012 le 2 ou 3 janvier 2012.

  • 19déc

    L’euro/dollar US semblant incapable de remonter significativement, même pour une correction technique limitée, nous sommes sortis ce jour de nos derniers achats d’or en USD sur la poussée vers 1.600 USD l’once pour rester sans position pendant la période des fêtes sur ce métal en USD, mais nous conservons nos achats d’or en euros seulement pour ceux de nos clients étant encore engagés dans cette monnaie ne serait-ce parce que l’essentiel de leur capital, en particulier immobilier, ou de leurs revenus se trouvent localisés dans la zone euro dont nous prévoyons l’implosion prochaine. Et, bien entendu, nous avons conservé nos positions shorts sur l’euro/dollar US et le S+P500. Le président de la BCE ayant confirmé son opposition à ce que sa banque centrale se lance dans toute forme de Quantitative Easing et d’achat massif d’obligations d’Etat européennes comme « prêteur en dernier ressort », il n’y a plus aucun moyen d’éviter à terme l’éclatement de la zone euro actuelle, ce qu’à l’évidence veut dorénavant l’Allemagne pour qu’elle n’ait pas finalement à payer la note des dettes non remboursables de la majorité des États-membres en faillite de l’actuelle zone euro. Ce qui entrainera la France dans la pire crise monétaire, économique et politique de son histoire depuis la Seconde Guerre Mondiale si elle n’agit pas, comme l’a fait la Grande-Bretagne, pour s’extraire le plus vite possible du « piège européen » et reprendre sa souveraineté monétaire en rétablissant sa monnaie nationale à la place de l’euro ce qui lui permettra alors en toute légalité nationale et internationale (selon la LEX MONETAE) de convertir dans sa monnaie nationale ses dettes actuellement en euros qui dès lors deviendront supportables. Étant ensuite suivie par d’autres Etats européens exsangues, la France donnerait ainsi l’exemple à suivre… Comme l’écrit Philippe Villin dans son article du Figaro Magazine daté du 16 décembre 2011:  « Plus rapide sera la fin de l’euro, plus limités seront les risques de s’enfoncer dans l’euroruine »!

    Excellentes fêtes et joyeux Noël à tous.


    Sur la LEX MONETAE:

    http://www.termiumplus.gc.ca/tpv2alpha/alpha-fra.html?lang=fra&i=1&index=frt&srchtxt=LEX%20MONETAE



    http://www.bloomberg.com/news/2011-12-18/draghi-tells-financial-times-bond-buying-unlikely-as-ecb-abides-by-mandate.html

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8962053/Fitch-says-comprehensive-solution-to-eurozone-crisis-is-beyond-reach-statement-in-full.html

    http://www.businessinsider.com/dsk-no-firewall-exists-europe-has-only-weeks-2011-12

    http://www.zerohedge.com/news/bank-america-santa-not-coming-sees-50-chance-drop-950

    http://www.businessinsider.com/bofa-mary-ann-bartels-sp-500-985-2011-12

  • 18déc

    Notre commentaire hebdomadaire est actualisé à la fin de chaque semaine ou au plus tard chaque lundi.

    Nous indiquions dans notre dernier commentaire du 10 décembre 2011 que si le support vers 1.705 sur l’or exprimé en USD l’once était cassé à la baisse il pourrait chuter vers 1.540, parce que les positions longues sur l’or en USD étaient alors trop importantes (marché sur-acheté) et que l’euro/dollar (bien que sur-vendu) étant susceptible de casser son support vers 1,30 cela entrainerait vraisemblablement une vague de liquidations tant sur les métaux précieux que sur les matières premières. Ce qui s’est produit puisque l’or en USD a atteint 1.560 et que l’euro/dollar US a atteint 1,29. Et nous a permis de couvrir avec profit vers ce niveau de 1.560 la partie short des positions Long+Short que nous avions prises sur le métal jaune pour ne conserver que la partie longue desdites positions. Sur toute reprise technique probable de l’or vers 1.675 – 1.705 (ancien support, maintenant devenu résistance), nous sortirions alors les positions longues que nous détenons encore pour rester flat sur l’or en USD. Quant à l’or exprimé en euros, il a beaucoup moins baissé que l’or exprimé en USD et nous le gardons puisque nous pensons toujours que l’euro n’a pas fini de baisser contre le dollar US, même si à court terme une reprise limitée de la monnaie unique européenne contre le dollar US de 1,29 vers 1,34 – 1,36 est probable compte tenu du window dressing de fin d’année, la plupart des grands intervenants sur les monnaies réduisant pendant cette période leurs positions. Mais nous ne couvrons pas les positions short sur l’euro/dollar que nous avons prises depuis longtemps et sur lesquelles nous avons des gains importants, d’une part, parce le rally vers 1,34 – 1,36 est loin d’être certain et, d’autre part, parce que nous gardons notre objectif de baisse de cette parité monétaire vers 1,20 au minimum dans les premiers mois de 2012. Évidemment, nous restons aussi shorts sur les actions, via l’achat d’options puts sur le S+P500, parce que nous pensons que cette classe d’actif devrait chuter en 2012 (voir ci-dessous les graphiques baissiers de tous les marchés d’actions et en particulier celui du S+P500 qui devrait atteindre d’abord 1160 puis 1100), compte tenu du contexte général de récession économique et d’explosion à la hausse des taux d’intérêt sur les obligations d’Etat européennes, par suite de la crise de la dette publique dans la zone euro que les gouvernements sont incapables de résoudre sauf par l’acceptation de la sortie de plusieurs Etats de ladite zone et la dévaluation et/ou la répudiation concomitantes de leurs dettes alors reconverties dans leurs anciennes monnaies nationales auxquelles ils seront contraints de revenir. Dans notre prochain commentaire, nous développerons nos prévisions pour 2012.

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    On notera, enfin, que les investisseurs US et internationaux continuent d’acheter les US Treasury Bonds, qui finissent l’année à leurs meilleurs niveaux, ce qui est baissier pour les actions US comme internationales et haussier pour le dollar US contre toutes les monnaies mais aussi montre que l’environnement international est clairement déflationniste.

    usb


  • 10déc

    Le dernier sommet du 9 décembre 2011 des dirigeants de l’UE n’a rien réglé mais a encore compliqué la grande usine à gaz de la « gouvernance » européenne que plus personne ne comprend ni ne contrôle. Reprendre dans un nouveau Pacte intergouvernemental les mêmes règles déjà contenues dans les traités de Maastricht et de Lisbonne qui n’ont jamais été appliquées et ne peuvent plus l’être avant de nombreuses années (les déficits budgétaires et les endettements publics étant à des niveaux formidablement plus élevés que les critères de l’ancien Pacte dit de stabilité qui sont donc inatteignables), sans rien décider pour améliorer la croissance économique européenne via une meilleure compétitivité des PIIGS et des quelques autres pays en situation de récession ne pouvant que s’aggraver, ne permettra ni de diminuer leur endettement public ni de sortir l’euro de la spirale mortelle qui finira par le tuer. Instaurer comme seul remède à la crise européenne une austérité massive accompagnée d’encore plus d’impôts au moment où les populations sont atteintes par le chômage de masse est une erreur politique, sociale et économique majeure. Le seul résultat tangible du sommet c’est d’accroitre un peu plus les divisions européennes, la Grande-Bretagne ayant refusé de s’associer audit Pacte pour garder le contrôle de son budget alors que les autres Etats ont encore un peu plus abdiqué leur souveraineté -déjà réduite à sa plus simple expression- suite au dictat de Merkel et à la complaisance de Sarkozy. Ledit Pacte ne pouvant pas être ratifié par le Parlement français avant les élections présidentielles de mai 2012 (que Sarkozy vraisemblablement perdra) parce que la session parlementaire se terminera en février pour ne reprendre qu’en juillet et qu’Hollande refuse la « règle d’or », sans compter que plusieurs autres Parlements nationaux risquent aussi de le rejeter, ne constitue donc qu’un effet d’annonce destiné à gagner un peu de temps.

    Qu’il s’agisse de la recapitalisation des banques européennes ou de leur manque de liquidités en dollars US, comme des situations de quasi défaut de la Grèce ou d’insolvabilité de l’Italie et d’autres Etats potentiellement ruinés, rien n’a avancé. Le seul fait réel c’est que la BCE n’agira pas comme préteur en dernier ressort puisque Draghi, ainsi qu’il l’a lui-même annoncé sous pression de la Bundesbank, se contentera d’acheter indirectement les obligations d’Etat des PIIGS (d’ailleurs en contradiction avec les traités européens et les statuts de la Banque centrale européenne) sans aller plus loin que quelques dizaines de milliards d’euros par mois pour maintenir les grandes banques privées hors de l’eau mais qui déjà plombent gravement le bilan de cette Banque centrale. La BCE ne deviendra heureusement pas la « Federal Reserve européenne » ainsi que le demandent à cor et à cri les européistes keynésiens qui sont prêts à sacrifier le pouvoir d’achat de la monnaie européenne pour soi-disant la défendre, comme si les Quantitative Easing US, britannique ou japonais avaient en quoi que ce soit amélioré la situation économique de ces pays ou assaini leur secteur bancaire. Enfin, les liquidités prévues pour le FESF (dont on ne sait pas d’où elles viendront) et même l’appel au FMI (dont les actionnaires ne sont pas chauds pour prêter à fonds perdus à l’UE) ne suffiront en aucun cas à sauver l’Italie ou l’Espagne si elles ne pouvaient plus se financer à des taux d’intérêt plus bas qu’actuellement. Comme les agences de notation baisseront les notes de la plupart des Etats européens, la hausse des taux qui en résultera montrera que ni le FESF ni le FMI ne suffiront à éviter le pire.

    Nous restons donc baissier sur l’euro/dollar US (même si un rally à 1,3750 maximum est toujours possible), long+short sur les matières premières et les métaux précieux exprimés en dollars US mais haussier sur l’or exprimé en euros. Et baissier sur les marchés d’actions occidentaux techniquement surachetés, dont le rally de fin d’année devrait s’essouffler puisque le S+P500 ne parvient pas à casser sa résistance à la hausse vers 1270 en dépit des « robots » (algorithmes et high frequency trading) qui poussent dans le sens de la hausse et que le volume est faible (ce qui favorise les manipulations). Quant aux obligations d’Etat, elles devraient continuer de chuter en Europe mais de rester stables ou fortes aux USA et dans les grands pays émergents.


    Sur le graphique ci-dessous du S+P500, on voit clairement que la résistance vers 1270 (qui coïncide avec la moyenne à 200 jours) ne devrait pas être franchie à la hausse et que l’objectif de baisse se situe vers 1100. A noter que l’indicateur Aroon -en partie basse du graphique- est nettement baissier (down 60% contre up 12%) et qu’il faudrait que le trait vert repasse bien au dessus du trait rouge pour donner le signal d’une tendance haussière du S+P500. Pour comprendre l’indicateur Aroon, double cliquer ici:

    http://www.trading-school.eu/glossaire-bourse/fiche-AROON-59

    Nous conservons nos achats d’options PUTS sur le S+P500.

    aroon

    Quelques considérations sur l’or: Contrairement à une fausse croyance, pourtant abondamment partagée, l’or ne monte pas ni ne baisse pas. Il reste fixe. C’est la monnaie dans laquelle on l’exprime qui monte ou baisse faisant ainsi mécaniquement varier le prix de l’or dans le sens opposé de sa fluctuation. C’est pour cela qu’il y a autant de prix de l’or qu’il y a de monnaies (avec des physionomies différentes) et que le prix de l’or en dollars US vient de fortement baisser (de 1.922 à 1.705) parce que le dollar US est monté. Et pourrait même chuter vers 1.600 voire 1.540 si les 1.705 cassent à la baisse pendant que le dollar US continuerait sa progression. En revanche, le prix de l’or en euros (graphique ci dessous) reste non seulement fort mais aussi sans hésitation orienté à la hausse parce que l’euro baisse et devrait continuer de baisser. John Hattaway, le grand spécialiste de l’or, écrivait récemment dans le quotidien suisse Le Temps du 4 juillet 2011: « La hausse de l’or a peu à voir avec le métal jaune lui-même (sa production ou sa consommation). Elle reflète plus d’une décennie de création d’argent ARTIFICIEL (monnaie fiduciaire de papier imprimée ex nihilo sans limite ou monnaie électronique créée sous forme de signes à l’infini par les banques centrales, dont le pouvoir d’achat réel s’écroule). C’est une illusion de croire que l’or monte, c’est en réalité le papier qui sert à l’acheter qui se déprécie ». De son côté, l’autre grand spécialiste John Embry écrivait dans son Digest du 18 novembre 2011: « Still, I must once again emphasize that it isn’t gold and silver that are changing in value, given their status as long-term monetary constants. Rather, it is the fiat paper currency in which they are denominated that’s doing so ». Conclusion: Si l’euro/dollar US s’écroulait vers 1,20 par exemple le prix de l’or en dollars pourrait chuter vers 1.200-1.300 USD l’once, mais le prix de l’or en euros pourrait alors exploser à la hausse en doublant son prix actuel de 1.280 euros l’once, sans considération des « fondamentaux » (production ou consommation) du métal jaune. Pour ceux qui détiennent des euros et sont condamnés à le faire parce qu’ils vivent dans cette zone ou que l’essentiel de leur patrimoine s’y trouve, le seul moyen de se protéger de l’effondrement ou de l’éclatement de plus en plus probable de la monnaie unique européenne c’est d’acheter de l’or en euros (ni en dollars US, ni en CHF, ni dans une autre monnaie).


    Lire en double cliquant sur les liens ci-dessous:

    http://www.institutmolinari.org/ouvrons-les-yeux-la-france-est,1241.html

    http://blog.turgot.org/index.php?post/Gave-ce-que-je-sais

    http://www.zerohedge.com/news/swiss-germans-set-unleash-capital-controls-european-companies-prepare-euro-end

    http://www.zerohedge.com/news/goldman-why-things-will-get-worse-they-get-better-and-gives-sp-target-if-eurozone-breaks

    http://www.zerohedge.com/news/surviving-rollercoaster-ubs-charts-global-secular-and-cyclical-shifts

    http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,802678,00.html

    http://www.zerohedge.com/print/441447

    graphique de l’or en euros:

    gold-en-euros


  • 02déc

    Notre chronique hebdomadaire sera dorénavant consultable sur ce site chaque lundi.

    La semaine qui vient de s’écouler a été fertile en manipulations et interventions de toutes sortes montrant que les « Goldman Sachs Boys », qui dirigent dorénavant la BCE et les nouveaux gouvernements italien et grec, ont commencé à agir avec leurs sacs de « farces et attrapes » (ce qui va permettre à certains oligarques de la finance et de la politique de réaliser de juteux profits aux frais des contribuables) et que les marchés financiers sont transformés par les banques centrales en casinos. Alors que l’Italie comme plusieurs autres Etats européens se trouvent en situation d’insolvabilité, il a été annoncé dimanche dernier juste avant l’ouverture des marchés en Asie par un quotidien proche de Mario Monti que ce pays allait être sauvé par un prêt de 600 milliards d’euros du FMI. Ce qui a suffi pour enclencher en Asie une forte de reprise des marchés d’actions (due au short covering et aux programmes de high frequency trading qui sont alors entrés en action) s’amplifiant à l’ouverture des marchés européens puis US. Nouvelle très rapidement démentie par le FMI, d’autant plus stupide que le FMI ne détient au total comme actifs que 400 milliards (non compté son or) et que ses principaux actionnaires ne sont toujours pas d’accord pour augmenter leurs participations à cette organisation ni pour vendre son or. Ensuite, les principales banques centrales sont intervenues mercredi pour apporter plus de liquidités à un moindre coût aux pays de la zone euro, d’autant qu’une importante banque privée européenne se trouvait au bord de la faillite. Il s’en suivit une nouvelle forte hausse supplémentaire des marchés d’actions accompagnée d’une correction modérée à la hausse de l’euro/dollar US, des métaux précieux et des matières premières. L’exubérance irrationnelle dont ont fait preuve les investisseurs n’est en rien motivée. D’une part, parce que tout cela veut dire que le système monétaire et bancaire européen est au bord de l’implosion. D’autre part, parce que la crise d’endettement européenne de nature systémique ne peut plus être traitée que par des mesures systémiques politiques. Quant aux marchés d’actions, dont la performance a été très négative cette année, les voir monter en 3 jours de plus de près de 9% dénote qu’il s’agit d’un « rally » de « bear markets » (et non pas de « bull markets » alimentés par l’accroissement progressif de la valeur des entreprises).

    Si les dirigeants de l’Allemagne et d’autres États-membres du nord de la zone euro ne transforment pas la BCE en « Federal Reserve européenne » en l’autorisant à acheter en masse à guichet ouvert puis à monétiser les obligations d’Etat émises par la quasi totalité des 17 Etats de ladite zone, l’euro dans sa forme actuelle ne passera pas la fin d’année 2011 voire le début 2012. Le problème c’est que s’ils vont dans ce sens, ils casseront ce qui reste de crédibilité à la BCE et trahiront ses statuts comme tous les traités européens lui interdisant de prêter aux Etats, ce qui serait un coup de force illégal entrainant une cascade de litiges. Sans compter que Merkel commettrait un suicide politique parce que le peuple allemand n’accepterait pas le risque d’hyper-inflation et de perte massive de son pouvoir d’achat qui résulteraient rapidement d’une telle folie. Car il s’agit bien d’une folie que d’imaginer de généraliser à l’Europe puis au monde entier le modèle keynésien de création monétaire ex nihilo, de crédit à gogo et de Quantitative Easing à l’Américaine et ainsi de casser à terme toute possibilité de revenir aux « grands équilibres » budgétaires, sociaux, économiques et monétaires, sans lesquels tout ne serait que fuite en avant dans la grande bulle spéculative globale.

    LE LAXISME MONÉTAIRE DÉTRUIT TOUS LES ÉQUILIBRES DE TOUTES LES NATIONS SUR SON PASSAGE ET L’INFLATION RUINE PARTOUT ET TOUJOURS TOUT LE MONDE.

    Nous persistons à penser que cela ne se produira pas, certains politiciens responsables gardant tout de même un peu de bon sens, et donc que la zone euro qui n’est plus viable implosera avec la sortie de plusieurs de ses États-membres, la restructuration (c’est-à-dire la répudiation) de leurs dettes et plusieurs faillites ou nationalisations bancaires importantes. Cette « destruction créatrice » déflationniste (au sens donné à ce processus par Joseph Schumpeter) calmera les naïfs qui achètent en ce moment les marchés d’actions puisque tout indique que le krach de 2012 les enverra au tapis. Ni les indices boursiers, ni l’euro/dollar US (qui peut toutefois remonter au maximum vers 1,3750 comme nous l’écrivions dans notre dernier commentaire), ni les métaux précieux exprimés en dollars US, ni les matières premières n’ont pour le moment cassé leurs résistances à la hausse. Donc, il faut actuellement conserver le plus de cash possible (en dollars US et en CHF) ou de l’or exprimé en euros et attendre de nouveaux développements avant de prendre d’importantes positions mais garder les achats de puts sur le S+P500.

    A propos de la possibilité pour la BCE de prêter des fonds au FMI que ce dernier re-prêterait aux Etats européens en faillite, il faut savoir que lorsque le FMI prête à un Etat il en devient le créancier prioritaire, ce qui aurait pour conséquence que tous les détenteurs actuels et futurs d’obligations desdits Etats ne pourraient plus être éventuellement remboursés qu’après le remboursement du FMI d’abord. Une telle initiative plomberait à terme le marché obligataire européen y compris allemand qui deviendrait un marché de « junk bonds ».

    Quant à généraliser à tous les Etats européens insolvables ou qui ne peuvent plus se financer à des taux corrects le traitement actuel de la Grèce, c’est-à-dire un « haircut » de 50% de la dette publique, cela entrainerait des pertes massives pour les investisseurs en obligations d’Etat avec contamination aux obligations d’entreprises (« corporates ») qui ne voudraient plus en acheter, tout en empêchant lesdits pays de revenir à leurs anciennes monnaies nationales, seul moyen de leur permettre de retrouver ainsi leur compétitivité et de réduire le poids de leurs dettes dorénavant converties dans ces monnaies, cela reviendrait aussi à casser durablement leur croissance économique et à y perpétuer le chômage de masse jusqu’à l’explosion politico-sociale. Il n’y aura pas de remboursement des dettes publiques ou privées sans croissance économique soutenue, sinon cela finira par un défaut généralisé en Europe avec des conséquences dramatiques pour tous les marchés financiers. Autant prendre les devant en laissant sortir de l’euro tous les Etats qu’il étouffe.

    Répétons-le:  Organiser la monétisation des dettes par la BCE, ce serait la plus grande bêtise du siècle qui aggraverait tous les déséquilibres à terme parce qu’inondant l’Europe de fausse monnaie! Le plus grand économiste du XXème siècle Ludwig von Mises ayant fait la démonstration que « les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales », la BCE agissant comme prêteur en dernier ressort ce serait à terme organiser la plus grande crise jamais connue dont le monde entier ne se remettrait plus pour vainement tenter de sauver une monnaie structurellement inadaptée…

    http://www.nomiprins.com/thoughts/2011/11/30/the-feds-european-rescue-another-back-door-us-bank-goldman-b.html

    http://www.businessinsider.com/meanwhile-greeces-1-year-bond-is-now-yielding-317-2011-12

    http://www.dailyfx.com/forex/video/daily_news_report/2011/12/03/Euro_and_SP_500_Ready_to_Collapse_if_Latest_EU_Rescue_Attempt_Fails.html

    http://www.oftwominds.com/blognov11/future-stocks11-11.html

    Même Jacques Delors, le socialiste keynésien qui a imaginé l’euro, une monnaie Frankenstein parce que la seule monnaie supra-nationale (ou non gagée sur un actif réel) jamais créée de l’histoire, reconnait maintenant qu’il était condamné à échouer dès le début. Alors pourquoi avoir poursuivi la funeste expérience et continuer de s’y enliser? CRÉER UNE MONNAIE DE PAPIER EX NIHILO EN CROYANT QUE LES PEUPLES VONT L’ADOPTER ET QU’ELLE VA LEUR ÊTRE UTILE A REPRÉSENTÉ UNE ABERRATION « CONSTRUCTIVISTE » TECHNOCRATIQUE QUI NE POUVAIT PAS RÉUSSIR. La monnaie ne peut émerger qu’à l’issue d’un long processus historique d’appropriation collective et n’est stable que si le lien entre la création monétaire et les pouvoirs publics (Etats et/ou banques centrales) est totalement coupé. Ainsi que Charles de Gaulle l’avait compris, d’où ses efforts pour le rétablissement de l’étalon-or qui soustrait automatiquement la création monétaire aux décisions des pouvoirs publics. Incidemment, il en est de la monnaie comme de la religion ou autres institutions sociétales et les pouvoirs publics: L’unique moyen de constituer une société de liberté c’est de couper tout lien entre eux, sauf à vivre dans le totalitarisme.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8932647/Euro-doomed-from-start-says-Jacques-Delors.html

    graphique de l’euro/dollar US: Les prochains objectifs à la baisse de l’euro contre dollar US sont 1,29 puis -après une reprise limitée- 1,19 mais à court terme une « respiration » vers 1,3750 au maximum est toujours possible.

    eurodollar1

    graphique S+P500 à court terme:  La reprise boursière d’une semaine depuis 1160 est venue buter sur la résistance vers 1260. L’objectif reste une rechute vers 1110 début 2012. C’est au début de la semaine prochaine que se présente la dernière chance de SORTIR DE TOUS LES MARCHES D’ACTIONS et de faire du CASH.

    sp500bis

    graphique S+P500 à long terme: Extrêmement baissier. Le S+P500, une fois atteint le support de 1110 début 2012 puis effectué une autre reprise limitée, devrait courant 2012 très fortement chuter, probablement en direction des  900- 950 voire complétement se kracher pour atteindre ses plus bas de 2009 vers 650- 700.  2012 sera l’année de tous les dangers.

    sp500

   

Avertissement: Les informations, analyses, commentaires et prévisions contenues dans ce site internet n’engagent pas la responsabilité de leurs auteurs, ni celle des entreprises, banques et institutions pour lesquelles ils travaillent directement et/ou avec lesquelles ils collaborent indirectement (ou bien l’ont fait par le passé), n’ont aucun caractère de certitude, sont prodigués à titre gratuit et ne constituent pas de sollicitations pour placer des fonds. Pas plus que la justesse de certaines de leurs prévisions données dans le passé ne saurait permettre d’en conclure que celles qu’ils élaborent aujourd’hui (ou qu’ils feront plus tard) ont une chance de se réaliser.
Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées. La grande crise systémique -en cours depuis 2007- d’effondrement de la plus grande pyramide d’endettement et de crédit factice de l’Histoire, qui constitue le prélude à la rupture des Systèmes bancaire et monétaire occidentaux en même temps que va exploser l’hyper-inflation, fournissant la triste illustration de nos thèses, il y a lieu de les prendre en considération.