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  • 26nov

    Ainsi que nous le répétons inlassablement, après avoir ruiné la plupart des Etats européens qui l’on adopté dans la mesure où il a permis leur surendettement quasi illimité à l’abri du supposé « parapluie » allemand, qui ne sera pas mis en place parce que l’Allemagne n’acceptera pas la mutualisation des dettes étatiques européennes (via la création d’euro bonds) au risque d’avoir à payer finalement la note elle-même; l’euro provoque maintenant la ruine des investisseurs étant donné que les marchés d’obligations et d’actions européens s’écroulent puisque ni la BCE ni la Bundesbank n’accepteront d’agir comme prêteur en dernier ressort (c’est-à-dire d’acheter de façon illimitée les émissions obligataires passées, actuelles et futures des Etats européens qui ne peuvent plus se financer sur les marchés à des taux corrects), ce qui leur est formellement interdit tant par leurs statuts que par les traités européens en vigueur, même si la BCE a déjà scandaleusement violé ce principe à hauteur de quelques 230 milliards d’euros. L’euro ruinera ensuite les détenteurs de cette monnaie parce que tout indique que sa baisse contre le dollar US principalement (pour le moment controlée parce que limitée par les interventions des banques centrales en particulier de la Banque Nationale Suisse) finira par s’accélérer au moins en direction des 1,30 puis des 1,20. Et comme si cela ne suffisait pas, au lieu d’organiser le démantèlement ordonné de la zone euro et la restructuration des dettes publiques des PIIGS, les politiciens s’acharnent à mettre en place toutes sortes de combinaisons financières qui coûteront très cher mais ne résoudront pas la crise de la dette européenne et toutes sortes de plans de rigueur qui achèveront de casser le peu de croissance économique qui reste chez les 17 États-membres de la zone euro. Alors que les deux questions prioritaires (d’ailleurs liées l’une avec l’autre) à traiter sont celles de la réduction du chômage de masse et de la désindustrialisation dans l’UE dont personne ne parle. Sans compter que l’indispensable recapitalisation des grandes banques privées européennes est passée à la trappe, ce qui veut dire que les Etats devront vraisemblablement les nationaliser (alors qu’il faudrait liquider toutes celles qui ne sont plus viables) et perdre ainsi leurs ultimes capacités budgétaires. Tout cela se faisant sans consulter les peuples, c’est-à-dire dans l’absence totale de transparence démocratique. L’ensemble de la « construction » supra-nationale européenne menée contre les États-Nations par des pseudo « élites », au profit des grandes banques privées supposées « too big to fail » et d’une petite oligarchie financière, a failli parce que les Merkel, Sarkozy et autres Barroso comme leurs prédécesseurs récents ont été incapables de faire autre chose que d’agiter du vent en promettant d’ailleurs tout et son contraire ! On ne peut que reconnaitre rétrospectivement qu’en matière européenne c’est Charles de Gaulle qui avait raison et Jean Monnet qui avait tort…

    En outre, la crise européenne contamine progressivement les autres pays occidentaux (USA, Grande-Bretagne, les 10 États-membres de l’UE ayant conservé leurs monnaies nationales, les pays de l’Est européen, le Japon, etc.) puisque tous les marchés d’actions, des matières premières et des métaux précieux (exprimés en dollars US) chutent au fur et à mesure que la monnaie US monte par défaut. Tant que les politiciens européens n’admettront pas que l’UE n’a pas besoin d’une monnaie unique ni d’un Super-État centralisé mais seulement d’un marché commun, il est probable que la crise continuera sans l’on puisse envisager pour le moment le moyen d’y mettre un terme. D’autant que la réforme des traités européens, dans le sens d’un fédéralisme total, dans laquelle certains voient à tort la planche de salut, ne pourra pas se mettre en place rapidement parce que les peuples n’en veulent pas et que l’Allemagne n’y consentira que s’il s’agit d’imposer des disciplines budgétaires et fiscales très strictes que la plupart des Etats utilisant l’euro, en particulier les PIIGS et la France, sont incapables de mettre en œuvre rapidement même en renonçant à toute souveraineté nationale. Le seul actif susceptible de protéger les détenteurs d’euros c’est l’or, dont le prix exprimé dans cette monnaie reste soutenu puisque l’euro baisse, ce qui n’est pas le cas de ce métal précieux ou des autres comme l’argent-métal exprimés en dollars US qui n’ont vraisemblablement pas fini leur correction (prochains objectifs respectifs: 1.545 et 26 USD l’once) si le dollar US continue de s’apprécier ainsi que cela est probable.  Ce n’est vraisemblablement que lorsque le marché obligataire US se retournera lui aussi que le dollar US rechutera, ce qui n’est pas à l’ordre du jour. A cet égard les stratégies Long+Short que nous pratiquons sont actuellement les plus adaptées pour gérer des portefeuilles, d’autant qu’il y a souvent beaucoup plus à gagner sur les marchés à la baisse qu’à la hausse. D’une façon générale, en Europe comme aux USA et au Japon, la hausse massive des dettes publiques n’est plus soutenable, ce qui veut dire que les politiques inflationnistes de Quantitative Easing et de création monétaire ex nihilo (qui ont favorisé les bulles des actifs financiers) ne sont plus praticables puisqu’elles se résument à créer encore plus de nouvelles dettes pour rembourser les précédentes avec de la fausse monnaie. Le « credit crunch » déflationniste va donc s’aggraver puisque c’est ainsi que nécessairement finissent toutes les expériences keynésiennes et de monnaies fiduciaires de papier non gagées sur un actif réel lorsque la voie de l’hyper-inflation n’est pas praticable.

    Quant à la Suisse, dont la Banque nationale (BNS) s’est lancée dans la tentative insensée de fixer un plancher pour l’euro/CHF à 1,20 afin d’éviter toute nouvelle appréciation de sa monnaie au moment où le monde entier va vouloir vendre le plus d’euros possible, elle risque d’y perdre des centaines de milliards en assurant la contrepartie de ces ventes jusqu’à être submergée par une avalanche d’euros qui mettra fin à l’expérience et propulsera alors à nouveau le franc suisse à des niveaux stratosphériques. Ce qui administrera la preuve qu’aucune banque centrale ne peut créer de façon illimitée de la monnaie ex nihilo pour maintenir le taux de change qui lui convient, dans le contexte international des taux de change flottants; exercice fantastiquement coûteux mais futile auquel s’emploie depuis des années sans aucun succès la Banque du Japon avec des moyens bien supérieurs à ceux de la BNS sans parvenir à faire baisser le yen.

    Nous recommandons la lecture régulière du site d’informations: http://www.zerohedge.com/

    lire

    http://theautomaticearth.blogspot.com/2011/11/november-20-2011-why-germany-is-right.html

    http://www.24hgold.com/francais/contributor.aspx?article=3707023922G10020&redirect=false&contributor=Vincent+B%c3%a9nard

    http://www.zerohedge.com/news/eurusd-tumbles-after-merkel-says-firmly-against-eurobonds

    http://www.moneynews.com/StreetTalk/Bank-America-S-P-Low/2011/11/22/id/418796

    http://www.youtube.com/watch?v=eaFTv8OlExQ

    http://www.zerohedge.com/news/phase-shift-jp-morgan-downgrades-all-commodities-sell

    http://www.businessinsider.com/goldman-has-one-incredibly-simple-trading-suggestion-avoid-europe-2011-11

    L’objectif de chute de l’euro/dollar US se situe au minimum vers 1,19-1,20 courant 2012 (mais il peut y avoir prochainement un rebond temporaire à partir du support situé à 1,29-1,30 en direction des 1,3750 au maximum avant que la baisse reprenne). La probabilité d’un krach boursier mondial se produisant à tout moment, mais plutôt courant 2012 après une certaine stabilisation de fin d’année 2011, augmentant fortement; on ne peut pas exclure que les 1,19-1,20 soient finalement balayés et que l’euro/dollar US s’écroule à parité l’un par rapport à l’autre (1,00) -en même temps que les marchés d’actions s’effondreraient- puisque l’euro/dollar US a déjà valu moins de 0,85 en 2000-2001.

    Lire le lien ci dessous:

    Important:

    http://www.zerohedge.com/news/guest-post-glimpse-future-stock-market-and-dollar

    lire aussi le site: http://www.oftwominds.com/blog.html

    graphique euro/dollar US long terme

    euroleconte

    graphique euro/dollar US court terme

    eurodolpierre

  • 20nov

    Les idéologues européistes qui ont créé l’euro, pour croyaient-ils à tort rendre irréversible leur projet d’Europe fédérale, ne savaient pas qu’une monnaie supra-nationale introduite dans une zone à l’évidence non optimale, puisque les États-membres qui l’adoptent ont des économies nécessairement très différentes voire divergentes, ne peut pas fonctionner si elle n’est pas gagée sur un actif réel (comme l’or). Étant donné que, par définition, ladite monnaie fiduciaire de papier n’étant pas émise par un État-Nation ne peut pas en cas de crise d’endettement être secourue par une banque centrale nationale « captive » (non indépendante) pouvant agir en cas de besoin comme préteur en dernier ressort (comme cela se passe aux USA, au Japon, en Grande-Bretagne et ailleurs). D’autant que, dans une telle construction, la banque centrale supra-nationale (la BCE en l’occurrence) doit nécessairement être empêchée d’acheter les dettes des États-membres comme de les monétiser, ainsi que ses propres statuts et les traités européens l’ont prévu. Faute de quoi ce serait finalement aux États-membres les plus riches (en l’occurrence l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et quelques autres) de payer les dettes publiques de tous ceux qui n’auraient aucun scrupule à s’endetter toujours plus à l’abri du « parapluie » ainsi constitué. Cette faille dans le système de l’euro crée une crise systémique étant donné que la BCE, en dépit de ses achats déjà massifs illégaux de dettes publiques des PIIGS, ne parvient pas à enrayer la hausse tout à fait normale des taux d’intérêt sur les dettes desdits PIIGS, dont on sait qu’elles ne seront jamais remboursées faute de croissance économique suffisante. Toutes les constructions d’ingénierie financière (comme le FESF, les euros-bonds ou l’appel au FMI voire à d’autres États-Nations – les BRIC- disposant d’importantes réserves de change pour qu’ils financent l’endettement des PIIGS) peuvent apporter quelques soulagements mais sont finalement destinées à échouer.

    Il est donc plus que temps d’apporter à la crise une réponse systémique. Il n’y en a que trois possibles:

    1/passer à l’euro-or en revalorisant fortement le prix de ce métal, ce que l’on peut exclure étant donné l’incompréhension générale dont l’étalon-or fait hélas l’objet;

    2/faire admettre à l’Allemagne et aux Etats les plus riches de la zone euro de payer les dettes passées et futures des PIIGS, ce que l’on peut exclure étant donné que cela signifierait à terme leur ruine et celle de leurs contribuables;

    3/démanteler la zone euro c’est à dire organiser le défaut des PIIGS qui reviendraient à leurs monnaies nationales, l’euro n’étant conservé que par un tout petit groupe d’États (dont probablement la France serait exclue pour cause de perte imminente de son triple A consécutive à son endettement massif), ce qui est le plus probable puisque les intervenants sur les marchés ne cesseront pas de faire monter les taux d’intérêt des pays européens les plus endettés jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus se financer à des taux corrects tant que le démantèlement précité n’aura pas lieu et puisque l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et quelques autres n’accepteront jamais que la BCE devienne préteur en dernier ressort dans le contexte actuel. D’autant que, pour en arriver à ce nouveau statut de la BCE, il faudrait modifier les traités européens dans le sens de la constitution d’une Europe fédérale, de la suppression des banques nationales qui subsistent dans le SEBC actuel, de la mise en commun de toutes les réserves (y compris de l’or) et obtenir le vote positif des populations (pas seulement des parlements) des 17 voire des 27 Etats de l’UE, ce qui ne pourrait pas se faire rapidement et qui très probablement échouerait. Parce qu’un Super-État européen serait totalement inefficace et parce que les peuples ont compris, à l’aune du traitement anti-démocratique qu’ils subissent actuellement, qu’ils n’ont rien à espérer de la continuation du double échec de l’euro et de l’UE. A cet égard, éliminer les dirigeants politiques élus en  Grèce et en Italie pour les remplacer par des technocrates, pro-consuls de la BCE (qui siège Kaiserstrasse!) et de Berlin, choisis parmi les dirigeants de Goldman Sachs constitue une action totalitaire inadmissible que les peuples rejetteront tôt ou tard.

    On peut donc avec une forte probabilité prévoir que l’euro va continuer à s’affaiblir (ce qui est dans l’intérêt de l’économie des Etats de la zone euro), que des défauts étatiques européens en cascade vont se produire, sans compter les faillites bancaires qui leur seront associées. Ce qui augure mal d’un rally de fin d’année des marchés d’actions et même des matières premières ou des métaux précieux exprimés en dollar US puisque, par défaut et pour quelques temps encore, la monnaie US devrait continuer à s’apprécier et que la plupart des investisseurs ayant fait des pertes importantes cette année (en particulier sur les actions et les obligations d’Etat européennes) liquident leurs positions pour stopper l’hémorragie et constituer du cash. Il n’y a que l’or exprimé en euro qui puisse résister puis monter au fur et à mesure de la baisse de cette monnaie et du démantèlement de cette zone, étant donné que l’or monte dans la monnaie dans laquelle il est exprimé lorsque celle-ci baisse (et réciproquement).

    On notera, enfin, que mettre en place dans la zone euro un mécanisme instituant la BCE comme prêteur en dernier ressort, comme le réclament les européistes keynésiens, ne serait pas un progrès mais une nouvelle fuite en avant vers plus de chaos monétaire et d’inflation puisque les Quantitative Easing aux USA, au Japon et en Grande-Bretagne ont échoué à faire repartir l’activité économique et n’ont fait que créer des bulles artificielles inflationnistes successives de l’immobilier et des actifs financiers périodiquement destinées à s’effondrer, tout en pourrissant les bilans de leurs banques centrales et en accroissant l’endettement de leurs Etats ainsi que le chômage de masse de leurs populations dont le pouvoir d’achat a baissé. Assurément un beau résultat! Draghi ne doit pas agir comme « hélicoptère Bernanke » en jetant des milliers de milliards par les fenêtres qui ne servent qu’à maintenir un peu plus longtemps hors de l’eau les grandes banques privées en faillite qui de toutes façons n’échapperont pas pour la plupart d’entre elles à leur liquidation finale ou pire à leur nationalisation.  Ce n’est pas uniquement le système monétaire européen qui menace de s’écrouler; mais aussi l’ensemble du système monétaire international, tant que l’on n’admettra pas qu’il faut impérativement enlever aux pouvoirs publics (Etats et/ou  banques centrales) le pouvoir de création monétaire pour la gager sur (et en limiter automatiquement la production au moyen d’) un étalon dont le prix le plus stable possible serait fixé de concert par la plupart des grands Etats. Imprimer à tout-va de la fausse monnaie, sans entreprendre aucune réforme structurelle décisive ni mettre fin aux mécanismes inadaptés, n’a jamais créé de croissance ni enrichi personne. Sauf à court terme quelques manipulateurs bien informés en mesure de tirer parti des asymétries résultant du fait que les prix de la plupart des biens sont faussés par le laxisme monétaire et les interventions arbitraires constantes des pouvoirs publics avec lesquels ils sont en relation. On rappellera, enfin, que si beaucoup d’États sont surendettés, c’est bien sûr du fait de leur mauvaise gestion mais aussi parce qu’ils ont bêtement financé le sauvetage des grandes banques privées supposées « too big to fail » alors que, étant déjà endettés jusqu’au coup, ils n’en n’avaient pas les moyens financiers. Le moment est venu de laisser tomber en faillite les grandes banques privées non viables et les Etats surendettés sans recourir à de nouveaux artifices. Ce sera douloureux mais c’est le prix à payer pour assainir la situation.

    http://blog.turgot.org/index.php?post/La-d%C3%A9mocratie-est-en-train-d%E2%80%99%C3%AAtre-assassin%C3%A9e-et-tout-le-monde-s%E2%80%99en-fout

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204517204577044161188844928.html?mod=WSJEurope_hpp_LEFTTopStories

    http://www.moneynews.com/FinanceNews/Merkel-ECB-Crisis-Backstop/2011/11/17/id/418434

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/14/goldman-sachs-le-trait-d-union-entre-mario-draghi-mario-monti-et-lucas-papademos_1603675_3214.html#ens_id=1603680

    http://fr.finance.yahoo.com/news/Pour-march%c3%a9s-La-France-d%c3%a9j%c3%a0-reuters_molt-1246723537.html?x=0

    http://www.bloomberg.com/news/2011-11-17/merkel-rejects-french-calls-to-deploy-ecb-as-crisis-backstop-on-euro-debt.html

    Pour le moment, tout est orienté à la baisse (euro, actions, métaux, pétrole, etc.) sauf le dollar US (et l’or exprimé en euros qui ne devrait pas baisser notablement) parce que les investisseurs liquident leurs actifs pour constituer du cash alors que le krach boursier menace et que les liquidités manquent pour pousser lesdits actifs plus haut. Si l’euro/dollar US ne remonte pas à court terme, l’or et l’argent-métal exprimés en USD pourraient baisser vers 1.600 et 26, niveaux auxquels ils constitueraient à nouveau des opportunités d’achat, la volatilité actuelle étant évidemment favorable à notre Fonds Fuchs Long+Short sur les métaux précieux qui peut gagner tant à la hausse qu’à la baisse.

    eurodol


    spxor
    coppersiloilusd

  • 12nov

    Étant donné que les banques centrales de Suisse et du Japon interviennent pour tenter d’empêcher l’appréciation supplémentaire du franc suisse et du yen japonais contre les autres principales monnaies, la relation euro/dollar US n’en devient que plus importante pour la détermination des fluctuations des marchés. Chaque fois que l’euro/USD baisse, actions, matières premières et métaux précieux (exprimés en USD mais pas dans les autres monnaies) chutent. Chaque fois que l’euro/dollar US monte, c’est le contraire qui se produit. Puisque la corrélation des principaux actifs a atteint un niveau étonnamment élevé, sans considération des éléments fondamentaux différents qui, en temps normal, affectent chacun de ces actifs. Dès lors la question qui se pose est d’essayer d’anticiper quel va être le prochain mouvement significatif de l’euro/dollar US. Techniquement, en se basant sur le dollar US index, le prochain mouvement du dollar US devrait être à la hausse. Mais la saisonnalité habituelle de la monnaie US en novembre et décembre plaide au contraire pour qu’il baisse, au moins jusqu’en fin d’année; cette saisonnalité étant renforcée par les nombreuses interventions de la BCE qui achète à tour de bras les obligations en euros des PIIGS. Comme personne ne sait évidemment ce qui va se produire, il est préférable de conserver ses actifs pour partie en dollars US et pour partie en CHF, en excluant le plus possible l’euro, afin de pas courir de risque de change. Quant à l’or et l’argent-métal, qui nous intéressent principalement, une cassure nette de leurs résistances respectives vers 1.810 et 36 dollars US l’once les pousserait plus haut. En cas contraire, ils pourraient rebaisser vers 1.700 et 32. Entretemps, il est préférable de rester avec les engagements les plus faibles voire sans engagement du tout, avec le plus de cash possible, sauf sur l’or en euros et en CHF qui reste favorablement orienté. Idem pour les marchés d’actions qui peuvent aussi bien monter encore que rechuter.

    Ainsi le DAX constitue une tête épaules baissière qui devrait le propulser beaucoup plus bas tant que la résistance vers 6.400 ne sera pas cassée à la hausse.

    La situation dans la zone euro reste catastrophique. D’une part, parce que les plans de rigueur la conduisent à la récession et donc à l’accroissement des dépenses publiques qu’il s’agit au contraire de progressivement diminuer en mettant en place les conditions nécessaires au retour de la croissance économique, via le rétablissement de la confiance qui passe selon nous par une période initiale troublée pendant laquelle l’euro serait abandonné par la plupart des Etats qui sont étouffés par lui et qui doivent faire défaut sur une partie notable de leurs dettes. D’autre part, parce que les appels irresponsables à faire acheter par la BCE plus encore d’obligations d’Etat des pays de ladite zone en situation de quasi faillite entrainerait une forte inflation au plus mauvais moment, mais aussi une nouvelle bulle des actifs financiers destinée à éclater ultérieurement courant 2012 en faisant de nouveaux dégâts très graves. Enfin, parce que la pression de l’Allemagne pour débarquer les responsables politiques élus qui ne lui convienne plus (Papandreou, Berlusconi, etc.), en les remplaçant par des technocrates serviles sans légitimité politique (Papademos, Monti, etc.) -se comportant en pro-consuls de l’Union européenne dans leurs pays vassalisés par Berlin-, conduira au désastre puisque ces derniers ne pourront pas imposer à leurs peuples de se serrer encore plus la ceinture pour satisfaire les exigences dominatrices germaniques et des marchés financiers schizophrènes, sans compter qu’il s’agit-là d’un déni complet de démocratie. A l’évidence, l’euro aura conduit non seulement au surendettement étatique mais encore à l’explosion politique et sociale de l’Union européenne dans laquelle la « dictature éclairée » du Super-État fédéral hyper-centralisé mastodonte, du style de celui décrit par George Orwell qu’il soit communiste, pseudo-capitaliste ou fasciste, avance à grands pas. Alors que, tout au contraire, l’avenir et l’efficacité comme le souhait des individus, qu’il s’agisse des organisations politiques ou économiques, réside dans la décentralisation, la proximité et la participation directe du citoyen-électeur ou du consommateur-producteur aux affaires qui les concernent. La construction européenne actuelle, créée par une petite oligarchie pour elle-même, est morte. Et il faut la recommencer à partir des États-Nations, pas en la laissant dériver sans fin vers le fédéralisme. 

    http://www.telos-eu.com/fr/article/plan-fillon-triple-a-ou-triple-0

    http://www.atlantico.fr/decryptage/modele-economique-allemand-suicidaire-pour-europe-zone-euro-france-espagne-italie-bce-jean-luc-schaffhauser-220787.ht

    http://www.zerohedge.com/news/actually-ecb-has-already-handed-out-%E2%82%AC1-trillion-and-why-germany-equates-ecb-printing-hyperinfla

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/Le-risque-certain-r%c3%a9cession-latribune-2189873150.html?x=0

    IMPORTANT A LIRE

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    Le dollar US index forme une tête épaule inversée haussière (avec un croisement à la hausse des moyennes des 200 et 50 jours) dont l’objectif minimum est de 79.

    usdindex

    L’euro/dollar US forme une tête épaule baissière (avec un croisement à la baisse des moyennes des 200 et 50 jours) dont l’objectif minimum est de 1,32 -exactement symétrique du dollar US index en sens inverse-.

    euroindex
  • 09nov
    Au point où la crise de l’euro est arrivée, avec l’explosion à la hausse des taux d’intérêt des Etats européens (comme de l’Italie et autres PIIGS mais aussi bientôt de la France) qui risque d’entrainer le défaut de certains d’entre-eux, la faillite de grandes banques internationales qu’il faudra nationaliser et la chute des bourses mondiales, il est probable que les USA et la Chine vont vraisemblablement exercer de très fortes pressions sur l’Allemagne et la BCE pour qu’elles acceptent de mettre en place une gigantesque opération de rachat puis de monétisation des dettes étatiques européennes. Ce qui entrainerait l’hyper-inflation en Europe (un scénario à la Weimar bis), qui n’est évidemment pas à souhaiter, et une très forte baisse de l’euro contre les principales monnaies. Faute de quoi, la zone euro imploserait à chaud et l’Allemagne devrait s’en extraire en laissant une hécatombe économique derrière elle, un scénario alternatif qui n’est pas réjouissant non plus parce que signifiant la fin de la construction politique européenne dans son ensemble. Le piège de l’euro, qui était une hérésie monétaire et économique dès son début, est en train de se refermer… Faute d’en être sorti à temps avant que la catastrophe se produise, ce que Merkel et Sarkozy n’ont toujours pas compris.


    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100013198/america-and-china-must-crush-germany-into-submission/

    A 1.803 USD l’once, l’or a atteint une forte résistance qu’il ne devrait pas franchir prochainement. Il devrait se replier vers 1.750 voire vers 1.710 puis rebondir à nouveau vers la fin novembre 2011 pour attaquer les 1.803, les casser et monter vers 1.921 (son plus haut de septembre 2011). Le panorama est similaire pour l’argent-métal en USD. En revanche, l’or et l’argent-métal restent fortement orientés à la hausse en euros et en francs suisses, sans correction notable à court terme prévisible. Étant donné que l’euro et le franc suisse rechutent contre le US.

    pierreaL’or en euros (graphique ci-dessous) comme en francs suisses reste très haussier.

    lec




  • 04nov

    Où en est l’UE? Une monnaie unique européenne non viable en voie de désintégration, une montagne de dettes publiques (étatiques) et privées (bancaires) non remboursables, une croissance économique proche de zéro en voie de retomber en récession, un chômage de masse à des niveaux rarement atteints, une désunion politique sur presque tous les sujets (en particulier de politique étrangère) et, pour finir, un échec démocratique puisque l’on empêche les peuples de voter sur leur choix de rester dans la zone euro ou d’en sortir, comme la Grèce vient d’en faire la malheureuse expérience, alors qu’il faudrait organiser dans tous pays européens des referendums pour enfin donner la parole aux intéressés. Les dirigeants actuels (au premier chef desquels Merkel et Sarkozy qui font semblant chaque jour de « sauver » l’UE quand ce n’est pas le monde entier mais sont en réalité incapables d’anticipation stratégique -tant pour leurs pays que pour l’UE- tout en traitant leurs pairs chefs de gouvernement avec un incroyable mépris) n’échapperont pas à leur désastreux bilan et seront tous balayés lors des prochaines élections nationales de 2012 et de 2013 dans presque tous les Etats européens. En attendant, les combinaisons politiciennes sans fin se poursuivront, les peuples souffriront plus encore et des situations pré-révolutionnaires quasi-insurrectionnelles se produiront. Bref, l’UE est devenue un trou noir dont à l’évidence il ne peut plus rien sortir de positif, alors que son potentiel reste grand si elle se défaisait enfin de l’euro et procédait à sa refondation démocratique (pas dans le sens du fédéralisme mais dans celui de la restauration des capacités des États-Nations, lesquels demeurent les seuls creusets de toute expression démocratique et les meilleurs acteurs de la défense de leurs peuples à la condition que leurs dirigeants aient le courage de le vouloir). L’Europe ne subsistera pas sans l’adhésion de ses peuples ni contre eux. On rappellera ici que les Français ont voté par deux fois « non » à la construction européenne actuelle (contre le traité de Maastricht et contre le traité constitutionnel européen), ce qui n’a pas empêché leurs dirigeants (Sarkozy entre autres) de ne pas tenir compte de leurs décisions.

    Quant à aller « faire la manche », pour constituer un FESF quelque peu conséquent capable de racheter une partie des dettes européennes (ce que la BCE n’a pas le droit ni les moyens de faire puisqu’elle n’est pas un préteur de dernier ressort comme peut l’être la Federal Reserve), auprès de la Chine, du Brésil, de la Russie et d’autres, comme la zone euro l’a déjà fait auprès du FMI, il n’en sortira -pour autant qu’ils acceptent ce qui est loin d’être certain- que plus d’endettement à rembourser un jour à ces Etats et au FMI tout en se mettant sous leur dépendance, ce qui exigera de nouveaux abandons politico-économiques au moment où il faudrait résister à certaines dérives de la mondialisation (comme les dévaluations compétitives qui faussent les échanges commerciaux). Cela dit, les USA, artificiellement dopés aux amphétamines monétaires, ne vont pas beaucoup mieux et Obama, qui a trahi ses électeurs, est lui aussi dépassé par les évènements. C’est tout l’Occident qui est en situation de faillite pour avoir mené et continué de le faire les politiques dirigistes et keynésiennes les plus absurdes.

    Au même moment, avec le « printemps arabe » qui devient un « automne islamiste » puisque la charia est rétablie dans la Libye « libérée » et que les Islamistes ont gagné les élections tunisiennes avant d’en faire bientôt de même en Égypte, les vives tensions entre Israël et la Palestine que l’on persiste à ne pas reconnaitre internationalement, la guerre civile en Syrie, le départ des troupes US d’Irak d’ici la fin d’année qui laisseront derrière elles le chaos, les Talibans qui sont en train de vaincre en Afghanistan et maintenant le risque d’une escalade supplémentaire entre Israël et l’Iran, la situation de tension en Afrique du Nord, au Moyen et Proche Orient s’aggrave, ce qui explique en partie la hausse de l’or, de l’argent-métal et du pétrole ces jours derniers.

    Au plan des marchés, il y a lieu, selon nous, de rester long or et argent-métal comme sur les principales matières premières (pétrole, cuivre, par exemple) jusque dans les premiers mois de 2012, de garder ses actifs liquides principalement en francs suisses comme de s’abstenir pour le moment de spéculer -que ce soit à la hausse ou à la baisse- sur les marchés d’actions, d’obligations et des monnaies, sauf pour de très courts allers-retours puisque la visibilité est bouchée, ce qui peut provoquer aussi bien leurs reprises (traditionnels rallies de fin d’année sur les actions par exemple) que leurs rechutes dans une extrême volatilité au gré de soubresauts politiques imprévisibles. On verra un peu plus tard si la situation se décante et que des tendances claires se dessinent. Toutefois, nous pensons que le dollar US devrait se stabiliser puis progressivement rebaisser, pour la double raison de la récente ouverture de Bernanke à de nouveaux stimuli monétaires que la Federal Reserve pourrait mettre en place comme de l’arrivée de Draghi à la tête de la BCE -un ex Goldman Sachs donc un manipulateur qui essayera d’aider les banques et qui sera plus laxiste que Trichet sans pouvoir aller bien loin au début de son mandat pour ne pas heurter l’Allemagne-, ce qui est globalement négatif pour la stabilité monétaire internationale et l’inflation à venir mais positif pour les marchés financiers dans leur ensemble qui n’ont de vision qu’à très court terme et veulent toujours plus de liquidité gratuite.

    Le G20 de Cannes a évidemment échoué à décider quoi que soit pour sortir l’économie occidentale de l’ornière. La seule proposition éculée qu’il a faite (d’ailleurs refusée par la majorité de ses participants), consistant à faire émettre plus de DTS par le FMI -une fausse monnaie qui ne sert qu’à créer de la liquidité artificielle ex nihilo-, est contreproductive. Ce qu’il fallait décider, c’était la revalorisation au prix actuel du marché (1.760 USD l’once) des stocks d’or des banques centrales et du FMI, ce qui aurait produit une liquidité supplémentaire de qualité réelle au lieu de faire appel à la « planche à billets » du FMI. La même solution de revalorisation des stocks d’or au niveau européen, qui seraient placés par les Etats et banques centrales auprès d’une structure intergouvernementale ad hoc créée pour l’occasion, permettrait aussi de se passer du FESF en faisant acheter par ladite structure les dettes publiques puisque la BCE ne peut pas le faire. Bref, il n’y a aucune raison d’être optimiste parce que la plupart des politiciens occidentaux sont incapables de faire preuve d’imagination et que la crédibilité internationale du tandem « Merkozy », qui décide de tout sans consulter personne, est quasi nulle.

    Le dollar US est en voie de stabilisation avant sa rechute probable vers 72-73 sur le USD Index et pourrait même casser à la baisse ce support historique. Puisque la désintégration progressive de l’euro, évidente lorsque l’on constate la hausse non maitrisable des taux d’intérêt sur les obligations d’Etat et les CDS européens -des PIIGS surtout-, n’entrainera pas nécessairement sa chute à court terme sur les marchés des changes en raison de toutes les manipulations dont il fait l’objet pour le soutenir. C’est plus tard, en 2012, qu’il y a une forte probabilité d’implosion de l’euro et de son effondrement sur le marché des changes, avec la perte du triple A par la France et les élections un peu partout en Europe, associées à des mouvements sociaux voire révolutionnaires (un « printemps européen »?) avec rejet de l’austérité et chômage encore plus massif devenu insupportable…

    pldol

    L’or peut aisément remonter vers 1.921 USD l’once et même casser cette résistance à la hausse dans les deux mois qui viennent.

    goldpl

    Lire:

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-le-drame-d-havenstein-durant-weimar--augmenter-la-quantite-de-monnaie-reduit-son-pouvoir-d-achat.aspx?article=1942188794G10020&redirect=false&contributor=Franklin+Sanders.
    --
    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-nous-avons-besoin-de-monnaies-libres-et-en-concurrence-les-unes-avec-les-autres.aspx?article=3665077448G10020&redirect=false&contributor=Ron+Paul.
    --
    http://www.project-syndicate.org//commentary/james60/French
    --
    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100012986/revenge-of-the-sovereign-nation/

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/L-exode-banques-dette-reuters_molt-1471300178.html?x=0
    --
    http://fr.news.yahoo.com/n%C3%A9tanyahou-tenterait-mobiliser-ministres-vue-dattaquer-liran-081140017.html

   

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées. La grande crise systémique -en cours depuis 2007- d’effondrement de la plus grande pyramide d’endettement et de crédit factice de l’Histoire, qui constitue le prélude à la rupture des Systèmes bancaire et monétaire occidentaux en même temps que va exploser l’hyper-inflation, fournissant la triste illustration de nos thèses, il y a lieu de les prendre en considération.