

Comme nous l’escomptions, l’or et l’argent-métal (tant en USD qu’euros, en CHF et autres monnaies -ce qui reflète la perte de confiance dans toutes les monnaies fiduciaires de papier-) ont repris leur mouvement de hausse en direction de leurs récents sommets de fin 2010 qui devraient être dépassés d’ici fin février-début mars. Nous ne pensons pas que les bouleversements politiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient soient de nature à influer notablement à court terme sur les prix des métaux précieux, leur reprise étant due au caractère récemment sur-vendu de ces marchés et à la couverture des positions shorts prises par les bullion banks US qui ont échoué à provoquer leur renversement de tendance durable. Comme aux pressions inflationnistes venant des politiques monétaires ultra laxistes des banques centrales centrales occidentales ayant pour effet (non désiré par elles -puisque le QE2 était supposé faire baisser les taux à long terme US-) de faire plonger les obligations au profit des métaux précieux et des matières premières, denrées alimentaires en particulier (voir ci dessous les évolutions opposées de l’indice CRB des matières premières et des obligations US -Bonds-).
La plongée des obligations (concomitante à la hausse des taux d’intérêt à long terme) devrait aussi finir à un certain moment en 2011 par contaminer les marchés d’actions, qui n’ont historiquement jamais fortement performé à la hausse dans les périodes de montée des taux d’intérêt à long terme et des matières premières (années 1970 de stagflation par exemple), mais il n’est pas possible de déterminer pour le moment le timing de leur renversement parce qu’ils sont constamment manipulés -avec succès- à la hausse par toutes sortes d’intervenants comme par les banques centrales occidentales qui offrent en permanence toutes les liquidités possibles à des taux d’intérêt à court terme encore voisins de zéro. A quel moment la hausse des taux longs provoquera-t-elle celle des taux courts, avec à la clef la rechute des bourses d’actions? Personne n’en sait rien. Ce que l’on voit en revanche c’est que le volume sur ces marchés d’actions est toujours faible, ce qui accroit leur risque potentiel de dérapage.
LIRE
http://www.daily-bourse.fr/analyse-Indices-QE-inflation-de-l-acceleration-du-syst-vtptc-11847.php
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http://www.reuters.com/article/2011/02/11/silver-backwardation-idUSN1133112820110211
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http://www.reuters.com/article/2011/02/10/ecb-weber-idUSFLAADE7K520110210
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http://www.bloomberg.com/news/2011-02-12/bundesbank-s-weber-says-lack-of-acceptance-for-views-led-to-resignation.html
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http://www.economicnoise.com/2011/02/11/hyperinflation-is-a-small-price-to-pay/
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Le dollar US Index (sur-acheté, voir graphique ci-dessous), qui n’a que faiblement bénéficié des bouleversements politiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient comme du triste feuilleton de la prochaine succession de Trichet à tête de la BCE que Weber refuse en même temps qu’il va quitter la Bundesbank pour ne pas cautionner le laxisme monétaire européen (achat à guichet ouvert par la BCE -ou autre Fonds de défaisance en train d’être mis en place- des obligations d’Etat des pays PIIGS et du Club Med de la zone euro, ce qui équivaut à leur monétisation pourtant interdite par les traités européens) et l’inflation supplémentaire qui en résulte déjà, reste à notre avis orienté à la baisse avec un objectif de 75,50 (soit ses plus bas de novembre 2010) puis de 71, mais peut remonter vers 79,50 au maximum pour compléter la formation baissière en tête-épaules qui est en cours de réalisation.
Qui plongera le premier, le dollar US ou l’euro?, tout porte à croire que ce va être le dollar US, la Federal Reserve faisant son possible pour affaiblir sa devise mais aussi en raison de l’enlisement global des politiques intérieures et extérieures US conduites par une Administration Obama de plus en plus incapable de mettre en œuvre un peu de cohérence dans ses actions. Bush a plongé les USA et l’Occident dans les chaos irakien et afghan, Obama (titulaire très abusif du Prix Nobel de la Paix!) n’a pas de solution pour en sortir mais, en plus, il risque d’être dépassé par un nouvel embrasement général du monde arabo-musulman, avec les révoltes de la faim et pour la liberté contre des dictatures -ou monarchies- corrompues clientes des USA (après la Tunisie, l’Égypte, au tour de la Libye, l’Algérie voire du Maroc?) et la non résolution sciemment voulue par les USA (”Diviser pour régner”) des intenables tensions entre Israël, la Palestine, la Jordanie, le Liban et la Syrie qui peuvent à nouveau basculer dans des conflits locaux -intérieurs- et régionaux. Sans compter l’Iran et le Pakistan qui constituent l’épicentre du désastre annoncé de la chute de l’Empire américain. C’est avec raison que l’on compare la chute du Mur de Berlin et l’émancipation des “démocraties populaires” de l’Est européen ou du pourtour sud de la Russie, ayant conduit à la fin de l’Empire soviétique, avec la révolution arabe, initialement islamiste puis maintenant semble-t-il plutôt laïque, avec la désintégration de l’Amérique impériale qui a commencé avec la crise économique et financière pour se poursuivre avec la crise monétaire et de l’équilibre géopolitique mondial.
Pour corser le tout, étant donné que c’est la politique monétaire suicidaire de la Federal Reserve (taux d’intérêt à court terme négatifs, création illimitée de liquidité ex nihilo, monétisation des dettes publiques et privées, etc.) qui est responsable de la relance de l’inflation partout dans le monde et de la hausse des prix des matières premières, il faut s’attendre à ce que les USA (encore premiers consommateurs mondiaux) en soient aussi la victime finale, surtout en cas de hausse des prix du pétrole brut -dont au surplus leur approvisionnement serait menacé par la nouvelle donne géopolitique-. Si le pétrole brut venait à dépasser les 125-130 dollars US le baril, non seulement la fausse reprise économique US gonflée aux amphétamines monétaires tournerait court mais aussi les marchés d’actions se retourneraient violemment à la baisse pendant que les métaux précieux exploseraient selon le scénario de la dépression hyper-inflationniste.
