L’euro/dollar US, de 1,5150 à 1,3450, vient déjà de baisser de près de 11% en moins de 3 mois, ce qui n’est pas considérable compte tenu des tensions de la zone euro qui ont toutes les chances de conduire rapidement à l’éclatement de cette zone comme de la monnaie unique européenne elle-même, non viables sous leurs formes actuelles. L’euro/dollar US devrait donc chuter vers 1,25 minimum d’ici l’été. Un tel mouvement aurait un effet très négatif pour l’ensemble des marchés financiers (obligations et actions) mais aussi des matières premières et des métaux précieux (l’or revenant près de 1.000 USD l’once), puisque c’est la parité euro/dollar US qui en ce moment détermine les mouvements des marchés. Nous restons depuis mi-décembre 2009 uniquement short actions et certaines obligations d’Etat et le plus liquide possible (pour pouvoir reprendre des positions à la hausse sur l’or en particulier, lorsque le moment viendra). Nous conservons nos fonds en francs suisses, qui devrait redevenir la monnaie refuge. Comme il n’y a pas de reprise économique réelle aux USA ou en Europe mais qu’il y a en revanche une très forte détérioration des dettes publiques, nous écartons tout scénario de sortie de crise en V au profit du W, voire pire du L.
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23fév
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18fév
Voyant que sa politique monétaire ultra laxiste commençait à produire de l’inflation, la Federal Reserve a relevé son taux d’escompte d’un quart de point. Mesure qui devrait faire chuter ensemble les obligations d’Etat US, les actions, les métaux précieux et les matières premières exprimées en dollars US. Tout en faisant monter plus encore le dollar US. Comme le chômage continue d’augmenter aux USA et que l’économie occidentale reste sinistrée, cette mesure est prise au mauvais moment. Il est trop tôt pour évaluer toutes ses conséquences.
Producer Prices in U.S. Increase More Than Forecast (Update1)
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=aFS540pzyOmU
U.S. Import Prices Rose in January; Ex-Oil Up 0.4?Update2) Jobless Claims in U.S. Rose Last Week to 473,000 (Update1)
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=aJDE49gj23qo
http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2010/02/fed-raises-discount-rate-dollar-soars.html
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=aeSJhs6OCPIs
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17fév

Contrairement à ce que pourrait laisser penser la reprise d’hier et d’avant hier des marchés boursier et financier, non seulement la crise de la dette grecque et celle d’autres pays européens n’est pas finie mais encore l’euro/dollar US n’ a pas encore trouvé son plancher qui se situe vers 1,25 - 1,30.
Goldman Sachs, encore elle, a aidé la Grèce a falsifier ses comptes et la réalité de son endettement. Combien d’autres Etats ont ils fait la même chose avec Goldman et autres firmes de Wall Street?
Le risque d’une rechute économique se précise
LE MONDE | 16.02.10 | 14h57 • Mis à jour le 16.02.10 | 14h57A- t-on cru à tort, ou trop tôt, au retour de la croissance mondiale ? Les dernières statistiques de la zone euro ont fait l’effet d’une douche froide. Au quatrième trimestre 2009, l’économie européenne n’a augmenté que de 0,1 %. Pour les économistes de Natixis, une “interruption de la reprise” avec un gel du commerce mondial, au premier trimestre n’est pas impossible. Autrement dit le scénario d’une reprise en “W” pourrait se concrétiser.
Cette rechute est d’autant plus vraisemblable que “l’on arrive à la limite des politiques de relance keynésiennes par les déficits publics”, observe Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. La grave dérive budgétaire de la Grèce a en effet révélé la menace que fait planer l’endettement démesuré de certains pays.A ce jour, 2 900 milliards de dollars (2 122 milliards d’euros) d’argent public ont été dépensés dans le monde pour relancer les économies. Selon le Fonds monétaire international (FMI) la dette moyenne des pays du G20 devait passer de 99 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2009, à 107 % en 2010 et 118 % en 2014.“Les marchés jugent avec inquiétude la solvabilité des Etats qui ont sauvé l’économie privée mais au détriment d’un endettement public colossal”, note l’économiste Philippe Brossard, président de Macrorama. Les menaces s’accumulent tandis que les marges de manoeuvre se réduisent.La mise en oeuvre de politiques de rigueur. Sous la pression des marchés et des agences de notation, les gouvernements se voient contraints d’annoncer des mesures d’austérité, au risque d’hypothéquer une reprise déjà fragile.“La situation est ingérable”, juge Henri Sterdyniak, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Selon l’économiste, un plan de rigueur fondé sur des hausses d’impôts et des réductions de dépenses représentant 1 % du PIB, “c’est 1 point de croissance en moins”.Une politique restrictive risque en effet de faire chuter la demande et “d’engendrer une longue période de croissance médiocre”, affirme M. Sterdyniak. Le FMI a d’ailleurs mis en garde les Etats contre un arrêt trop rapide des stimuli qui pourrait faire replonger l’économie. En outre, une politique d’austérité contribue, en ralentissant la croissance, à diminuer les recettes fiscales, censées renflouer les caisses des Etats.Le danger d’un krach obligataire. Pour sauver les banques, soutenir la croissance, aider les ménages et les entreprises, les Etats se sont endettés. Et pour s’endetter, ils ont massivement emprunté sur les marchés. Selon l’agence de notation financière Moody’s, la dette souveraine mondiale a atteint, en 2009, 49 500 milliards de dollars. Plus de trois fois le PIB américain !Ces titres de dette, considérés comme une valeur refuge, ont d’abord été plébiscités par les investisseurs. Mais avec la crise de la Grèce, après celle de Dubaï, “le marché a pris conscience que le défaut d’un Etat était chose possible”, indique Jean-François Robin, spécialiste du marché de taux chez Natixis.Pour les plus pessimistes, cette défiance pourrait se propager à d’autres pays jusqu’à provoquer “un choc de confiance”, indique Anton Brender, économiste chez Dexia AM. Autrement dit un krach obligataire, qui se traduirait par l’envolée des taux d’intérêt des emprunts souverains.Si peu d’experts vont jusqu’à valider ce scénario extrême, les tensions sur le marché obligataire ne sont pas sans conséquences pour le financement de l’économie. La hausse des taux des emprunts d’Etat se répercute sur le marché des emprunts privés et grippe ainsi un accès aux crédits pour les entreprises. Une consommation déprimée. Maintien d’un chômage élevé, remontée des prix du pétrole, épargne de précaution, et surtout, retrait des dispositifs de relance : la consommation privée, artificiellement dopée en 2009 via des baisses d’impôts ou des mesures exceptionnelles comme la prime à la casse, devrait marquer le pas en 2010. La crise de la dette grecque n’a fait que raviver les inquiétudes des ménages qui redoutent les hausses d’impôts inévitables pour combler les déficits publics.“Il faudra peut-être attendre deux ans avant de voir une reprise spontanée de la demande intérieure”, prédisent les économistes de Natixis qui pointent le “risque d’un “trou” après le retrait des politiques économiques stimulantes”. Le spectre de l’inflation. Après des mois de baisse des prix, la désinflation devrait s’interrompre en 2010, sous l’effet, notamment, de la remontée des prix du pétrole. Pour les pays occidentaux, il ne s’agirait toutefois pas d’une mauvaise nouvelle. Car l’inflation est une aubaine pour les emprunteurs, comme les Etats : elle permet mécaniquement de réduire la facture de leur dette. Le FMI a d’ailleurs suggéré aux banques centrales d’être moins orthodoxes et de relever leur objectif d’inflation.Du fait d’une croissance molle, l’inflation en Europe ou aux Etats-Unis, devrait de toute façon rester contenue. En revanche, un emballement des prix n’est pas impossible dans les pays émergents. Pour éviter la surchauffe de leurs économies les Etats pourraient alors freiner leur expansion “et casser la reprise mondiale. C’est cela la vraie menace”, estime Michel Didier, économiste chez COE-Rexecode. -
16fév
Deux questions se posent actuellement. Elles concernent la faillite des Etats et la reprise économique.
Oui, la plupart des Etats occidentaux sont en faillite:
Non, il n’y a pas de reprise économique en Occident:Les deux analyses précitées sont justes quant à leur diagnostic mais erronées quant aux remèdes qu’elles proposent, puisque la première (de Baverez) préconise un gouvernement économique européen et que la deuxième (d’Artus) préconise de poursuivre dans la voie des déficits. Alors qu’il faut faire exactement le contraire pour rétablir les “grands équilibres” qui ont été détruits par l’interventionisme étatique et les politiques monétaires ultra laxistes comme expliqué ci-dessous dans notre prochain pour Agefi Magazine.Lire aussi cet excellent article de Gilles Dryancourt -
14fév
Bien que l’euro/dollar US ait marginalement chuté en dessous de son support à 1,36, la cassure à la baisse n’est pas confirmée parce qu’en clôture il a terminé au dessus de 1,36 tant jeudi que vendredi. Ce qui nous a conduit à couvrir une partie de nos positions short sur les marchés boursiers. D’autant que les US Treasury Bonds à 30 ans ayant repris leur baisse, nos positions short sur les marchés obligataires se sont appréciées. La semaine à venir sera déterminante pour les marchés, en particulier quant aux intentions des Européens de soutenir financièrement la Grèce et autres pays démesurément endettés de la zone euro ou bien de ne les soutenir que par des paroles n’engageant à rien.
A lire
http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,druck-676634,00.html
http://trueslant.com/michaelpollaro/2010/02/05/u-s-government-on-its-way-to-bankruptcy-part-3/

