Obama, qui n’a fait que des bêtises depuis un an en acceptant de devenir l’otage des “banksters” (les banques “too big to fail”) et d’une équipe de keynésiens incompétents liés aux banques vampires (Bernanke, Geithner, Summers, Rubin, etc.), semble, sous le double effet de la défaite du parti démocrate au Massachusetts et de la chute des sondages le concernant (qui annoncent pour lui et son parti une défaite retentissante lors des élections législatives US ayant lieu cette année), vouloir changer de cap. Et prendre enfin les mesures drastiques qui s’imposent pour en finir avec l’économie de spéculation comme remettre les banquiers de Wall Street à leur juste place. S’il veut réussir, il doit au plus vite:
-en finir avec les plans dits de relance et la création monétaire ex nihilo qui ne font qu’aggraver la situation économique et des finances publiques US (le chômage continuant de s’accroitre et l’inflation menaçant alors que les déficits explosent),
- interdire aux banques de dépôt US de spéculer avec l’argent de leurs clients comme avec le leur propre en rétablissant le Glass Steegall Act séparant strictement les activités des banques de dépôt et d’affaire,
-interdire à la Federal Reserve de monétiser les dettes publiques et privées pour en finir avec l’endettement exponentiel comme limiter ses pouvoirs et clarifier son statut ambigu,
-interdire les manipulations de toutes sortes affectant les marchés d’actions et d’obligations US comme renforcer les pouvoirs de la SEC, interdire la titrisation et moraliser les agences de notation, réglementer les produits dérivés de gré à gré et les hedge funds,
-se séparer de son entourage issu de la “gauche caviar” US liée à Bill Clinton (Bernanke, Geithner, Summers, Rubin, etc) et placer des personnalités (comme Paul Volcker qui lui a inspiré ce plan) honnêtes et compétentes aux responsabilités,
-entamer la réforme du Système monétaire international pour sortir du pseudo étalon-dollar et rétablir la stabilité monétaire globale en concertation avec la Chine et l’Union européenne.
Bref, créer les règles pour que les capitalismes US et mondial puissent fonctionner hors de toutes manipulations monopolistiques de quelques acteurs qui en faussent les mécanismes. Vaste et difficile programme!
Si les annonces qu’Obama vient de faire restent lettre morte, son échec sera plus grave encore que s’il continuait à ne rien faire. Mais en s’attaquant vraiment aux banques US et à la Federal Reserve, il va prendre de grands risques (y compris pour lui-même) parce que “déclarer la guerre” au lobby financier US, ainsi qu’il vient de le faire, présente des périls majeurs! Peut-il être un grand président authentiquement réformateur dans le bon sens du mot? Un homme presque seul peut-il réussir à casser une superstructure aussi puissante? L’avenir le dira!
Cela dit, les bourses d’actions US et mondiales sont en train de confirmer leur retournement à la baisse pendant que l’euro restera sous pression tant que la BCE, les autorités européennes et l’Allemagne ne signifieront pas clairement et définitivement que tous les pays européens mal gérés, ayant perdu le contrôle de leurs finances publiques, seront laissés à leur propre sort c’est-à-dire poussés hors de l’Euroland dont les règles doivent s’appliquer à tous! Accessoirement, le “ménage” bancaire qu’Obama dit vouloir faire aux USA devrait être aussi fait en Europe et en Grande-Bretagne.
Pour l’instant, nous restons short sur les marchés d’actions US et d’obligations d’Etat US via les ETF et sans position sur la plupart des autres marchés, y compris l’or (sauf le physique acheté à des prix beaucoup plus bas il y a un certain temps) dont nous avons sorti hier avec profit les dernières positions longues en euros que nous avions prises récemment et les matières premières, parce qu’un krach boursier (même limité) entrainerait tous les produits financiers à la baisse (comme en 2008 et jusqu’en mars 2009), permettant ainsi de se repositionner à la hausse sur les actifs réels comme l’or à meilleurs prix. D’autant que la Chine semble, elle aussi, avoir décidé sérieusement d’en finir avec ses bulles boursières et immobilières en resserrant sa politique monétaire. Nous conservons les fonds de nos clients en euros et en CHF qui remonteront violemment lorsque l’orage actuel sera passé. D’ailleurs, l’euro/dollar US n’a pour le moment que marginalement cassé son support à 1.4220. Nous mettrons à profit la volatilité actuelle et à venir des marchés pour réaliser des opérations de trading rapide qui sont généralement plus vite profitables que la prise de positions statiques conservées trop longtemps.
http://www.huffingtonpost.com/simon-johnson/paul-volcker-prevails_b_430869.html
Roubini Says Stock Rally May End Amid Muted Recovery (Update1)
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=aSg4xVd.jyAQ