L’euro/dollar US et l’or viennent de subir une correction parallèle pour un certain nombre de raisons (bonnes et mauvaises), la principale étant que trop d’intervenants (souvent petits) étant haussiers sur ces deux actifs ils ont abandonné en masse leurs positions longues dès que certains signaux de sur-achat se sont manifestés, ce qui a précipité la correction. Quand presque tout le monde pense la même chose, les marchés sont vulnérables. Ces deux actifs ayant maintenant corrigé, à notre avis suffisamment, ils sont donc mûrs pour une reprise de leur mouvement ascendant. D’autant que, dorénavant, la plupart des intervenants ayant des opinions partagées (haussières et/ou baissières), le quasi unanimisme haussier qui prévalait précédemment n’est plus généralisé, ce qui rétablit un meilleur équilibre de ces marchés, nonobstant les éléments extérieurs futurs qui ne manqueront pas de les impacter.
Aussi, au plan de la gestion des comptes de nos clients, nous avons le vendredi 18 décembre pris les profits vers 1.43 euro/dollar US sur les positions à la baisse que nous avions accumulées dans la phase finale récente de la hausse de l’euro/dollar US entre 1.4650 et 1.51. Et nous avons, aussi, ce jour pris les profits sur les ventes d’or (physiques, à terme ou sous forme d’achats d’options puts) que nous avions effectuées le lundi 7 décembre. Nous sommes donc à nouveau long euro/dollar US et long or à de meilleurs niveaux, sans protection, puisque pour le moment nous estimons que leurs corrections baissières (dont nous n’avons pas eu à souffrir) sont terminées. Ce qui illustre notre opinion de longue date qu’il faut, sur tout mouvement important de hausse d’un actif, se protéger; même si l’on estime que cet actif doit encore monter bien plus haut. Parce qu’entre-temps il est pratiquement impossible d’évaluer par anticipation avec précision l’importance et la durée de la correction temporaire qu’il peut subir. Sans compter que certains mouvements, initialement perçus comme des corrections, peuvent se révéler être des renversements durables de tendance (ce qui en l’occurrence n’est, selon nous, pas le cas de l’euro/dollar US ni de l’or mais aurait pu l’être le cas si leurs supports graphiques avaient été cassés). Cette fois-ci nous avons acheté l’or en euro (et non pas en dollar US) pour la double raison qu’à notre avis l’or est maintenant plus en retard de prix en euro qu’en dollar US et que, pour le cas où l’euro/dollar US n’aurait pas tout à fait terminé sa correction, détenir de l’or en euro serait une excellente protection.
Nous publierons un dernier article avant les fêtes de fin d’année, que nous vous souhaitons heureuses, puis vers mi-janvier notre Scénario global 2010.
Au chapitre des motifs supplémentaires (indépendamment du caractère sur-acheté récent de cet actif) de la correction qui vient d’avoir lieu sur l’or, on notera la crise financière à Dubaï, l’un des principaux marchés de l’or sur lequel les transactions ont été stoppées, d’où une baisse importante de la demande d’or moyen-orientale qui passe par cette ville. Quant à la baisse de l’euro/dollar US, elle est évidemment à rechercher dans les difficultés d’endettement de plusieurs des pays membres de l’Euroland, mais surtout dans la forte reprise des taux d’intérêt US contre les taux allemands d’où la liquidation de nombreux carry trades consistant à vendre le dollar US et à acheter simultanément l’euro pour bénéficier de l’écart de taux entre ces deux monnaies. Nous reviendrons sur tout cela dans notre Scénario global 2010.