Depuis que les USA ont déconnecté leur dollar de l’or en 1971 et que le monde vit totalement dans un système de taux de change flottants entre des monnaies de papier constamment manipulées par les Etats et les banques centrales ou les spéculateurs, qui ne sont plus gagées et émises en proportion de réserves d’or (”fiat currencies”), le dollar US baisse et l’or monte. L’accélération des deux mouvements précités étant particulièrement évidente depuis 2000, le début du XXIe siècle ayant coïncidé avec un changement économique, financier et géopolitique majeur, à savoir la montée en puissance des BRIC et autres pays émergents au détriment des USA et de l’Europe.
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Les derniers développements laissent penser que le dollar US est à la veille de s’effondrer puisque l’Empire US est principalement basé sur des dettes non-remboursables comme sur une économie de spéculation ne profitant qu’à une petite minorité d’oligarques de la finance au détriment d’une croissance économique saine et durable qui ne pourra plus se produire sans une remise en cause radicale de tout le château de cartes US. Sans compter que les BRIC et autres pays émergents, ayant perdu toute confiance dans les USA et leur monnaie, rejettent l’impérialisme US et veulent créer un nouveau Système monétaire international, ce dont évidemment les Américains ne veulent pas entendre parler alors que les Européens -comme d’habitude divisés- semblent incapables de faire entendre leur voix. C’est donc l’impasse monétaire!
Tous les gens informés et honnêtes savent très bien que, dans l’histoire, aucun système de monnaies de papier étatiques non basées sur un étalon réel, solide et impartial n’a survécu bien longtemps et que l’actuel, qui date de près de quarante ans, est irrémédiablement condamné. Ils savent aussi que le plus simple et le meilleur système est celui de l’étalon-or, mais ni les USA ni l’Europe n’en veulent parce qu’il les empêcherait de continuer leurs manipulations de toutes sortes au bénéfice de ceux qu’ils entendent privilégier, c’est-à-dire d’intervenir dans les économies comme de poursuivre leur endettement. Sans compter, qu’ayant pour effet de mettre un terme aux déséquilibres commerciaux internationaux, l’étalon-or empêcherait dorénavant ces pays de continuer à refuser tout ajustement c’est-à-dire de persister à vivre au dessus de leurs moyens. On en finirait aussi, par la même occasion, avec l’économie de spéculation, la plupart des produits financiers de pacotille et des institutions financières parasitaires disparaissant, ceux qui en bénéficient refusent aussi l’étalon-or.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/16/la-faiblesse-du-dollar-menace-la-reprise-mondiale_1254687_3234.html
De telle sorte qu’il n’y a que deux sorties de l’impasse actuelle:
1/Soit une mauvaise réforme du Système monétaire international est bricolée à la hâte, une certaine stabilisation des monnaies les unes par rapport aux autres intervient, mais le problème de l’instabilité structurelle des monnaies de papier se repose d’ici un à deux ans avec cette fois-ci une crise qui emporte tout sur son passage.
2/Soit le système inréformable est laissé à sa pente naturelle actuelle et, pendant que le dollar s’effondre, l’or monte à des niveaux si hauts qu’il s’impose de lui-même comme le principal actif de réserve de change des banques centrales. Dans ce cas, c’est le marché lui-même qui impose sa solution. Et l’on revient progressivement d’ici quelques années à une économie permettant d’assurer un développement équilibré en refermant la parenthèse malheureuse de l’étalon-dollar et des monnaies de papier, sans compter l’enterrement ô combien souhaitable du socialisme de marché, de l’étatisme et du kéynesianisme, sources de toutes les corruptions.
Les BRIC qui veulent une solution durable de la question monétaire refuseront la première sortie, les USA aussi qui n’entendent pas renoncer à l’autonomie de leur politique monétaire, clef de voute de tout leur modèle économique d’endettement (”Le dollar c’est notre monnaie, mais c’est votre problème”!). D’autant que la chute actuelle du dollar US est volontairement orchestrée par les USA qui en espèrent une diminution de leur déficit commercial et un allègement de leurs dettes qui seraient payées par l’inflation. C’est donc vers la deuxième sortie que nous nous dirigeons. Ce qui signifie l’imminence d’une grande crise monétaire et du krach des obligations d’Etat (US en premier lieu puisqu’elles constituent l’actif dans lequel sont placés les réserves des banques centrales) avec en prime une forte hausse de l’or et de l’argent-métal dans un contexte d’hyper-inflation qui ne bénéficiera qu’aux actifs réels (matières premières) et fera tôt ou tard s’effondrer les actifs de papier (actions et obligations). Comme c’est l’Europe qui aura le plus à souffrir de l’effondrement du dollar US puisqu’il conduira à une surévaluation de l’euro mortelle pour ses exportations, le dernier espoir d’éviter la grande crise monétaire réside dans une initiative européenne visant à réintégrer l’or dans le système, assurément plus fructueuse que l’agitation stérile des Sarkozy et Brown à l’encontre des paradis fiscaux et du secret bancaire qui n’ont aucune responsabilité dans toute cette crise. Mais comme ils ne comprennent rien à la question monétaire, toute issue de leur côté semble tout aussi vaine. Le “péché monétaire de l’Occident”, comme le qualifiait Jacques Rueff, c’est de n’avoir pas coupé tout lien entre l’Etat et la monnaie, ainsi que le souhaitait le général de Gaulle quand il plaidait dès les années 1960 pour le rétablissement du l’étalon-or.
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=a_A5nqmw9Dq8
http://uk.reuters.com/article/email/idUKTRE59F09L20091016
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=aWdHyxAP_ftg




