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  • 23Déc

    Si la Federal Reserve US a annoncé le 18 décembre 2013 qu’elle allait commencer, au rythme certes cosmétique de 10 milliards USD par mois à partir de janvier 2014 pour ne pas affoler les marchés d’actions dont il fallait empêcher la baisse en fin d’année comme avant le départ de Bernanke de son poste de chairman pour ne pas gâcher sa sortie, de réduire son Quantitative Easing, elle n’augmentera pas pour autant son taux d’intérêt à court terme voisin de zéro. Il y a donc tapering mais pas tightening. De telle sorte qu’il y a de bonnes raisons que les taux US à moyen et long termes (10 et 20 ans), qui étaient montés en période de QE par suite des anticipations inflationnistes suscitées par la création massive de liquidités artificielles par la Fed, rebaissent fortement maintenant que cette création va se réduire. Ainsi que le pensent Pimco et Bridgewater mais aussi Citibank et Saxo Bank qui pronostiquent l’entrée en déflation, en particulier dans la zone euro dont les marchés d’actions pourraient chuter fortement en 2014 (voir leurs commentaires ci-dessous), alors que les actions japonaises monteraient dans le sillage de l’effondrement sciemment organisé du yen par les autorités japonaises.

    http://www.zerohedge.com/news/2013-12-19/saxo-banks-10-outrageous-predictions-2014


    http://blogs.wsj.com/moneybeat/2013/12/20/europes-year-ahead-deflation-and-stress-tests/


    http://www.atlantico.fr/decryptage/bce-admet-entre-lignes-qu-elle-plan-pour-sortir-crise-deflation-et-chomeurs-mathieu-mucherie-932447.html

    http://www.lepoint.fr/economie/allemagne-les-salaires-chutent-la-pauvrete-avance-20-12-2013-1772892_28.php


    http://www.atlantico.fr/decryptage/france-homme-malade-europe-10-graphiques-pour-comprendre-enlisement-economie-tricolore-nicolas-goetzmann-928790.html


    Graphiques publiés par Citibank qui estime que les taux US à moyen et long terme vont chuter et les obligations d’Etat US fortement remonter.

    20131220_citi1_0

    20131220_citi2_0

    http://www.zerohedge.com/news/2013-12-20/citi-warns-deja-vu-all-over-again-treasury-bond-bears

    Même avis de la part de Bank of America-ML qui vient de publier le graphique ci-dessous:

    20131222_5s30s_0

    La Chine et le Japon continuent d’acheter massivement des obligations d’Etat US (en dollars US) pour placer leurs réserves de change -selon graphique du 19 décembre 2013 de Business Insider/Matthew Boesler (data from Bloomberg)- sans aucune comparaison avec leurs achats d’or qui représentent moins de 2% de leurs réserves.

    japan-vs-china-treasury-holdings

    Quant aux actions US, plus grand monde n’est en mesure d’établir un pronostic logique mais, étant montées au fur et à mesure de l’accroissement du QE, il se pourrait qu’elles corrigent au fur et à mesure de sa diminution.

    http://www.bloomberg.com/news/2013-12-20/fed-seen-tapering-qe-in-10-billion-steps-in-next-seven-meetings.html

    http://www.moneynews.com/Markets/stock-market-poised-correction/2013/12/20/id/543075


    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Schwarzman-stock-market-economy/2013/12/20/id/542996

    La plupart des investisseurs ont perdu sur les actions US malgré leur hausse pour les avoir systématiquement vendues, alors que les traders algorithmes et High Frequency Trading en profitaient pour aller long .

    Lire


    http://www.businessinsider.com/2013s-incredible-stock-market-gains-2013-12


    ambsp5002

    Le CBOE Skew Index est à un niveau qui a généralement précédé de peu des catastrophes boursières

    Lire:

    http://www.zerohedge.com/news/2013-12-21/last-3-times-happened-markets-turmoiled

    20131221_skew_0

    Les anticipations inflationnistes liées à la mise en place du QE (et des LTRO dans la zone euro) ne s’étant pas concrétisées, comme le montrent les chutes du prix de l’or, du multiplicateur de crédit et de la vitesse de circulation de la monnaie, puisque la quasi totalité de la liquidité créée par les banques centrales (alors que les banques privées ont presque cessé de prêter, donc de créer de la monnaie puisque dans le Système monétaire actuel « les crédits font les dépôts ») n’est pas allée dans l’économie réelle mais a été absorbée dans la « trappe à liquidités » (c’est-à-dire leur replacement par les banques privées dans les bilans des banques centrales qui les rémunèrent, la reconstitution des bilans desdites banques privées dont il fallait boucher les trous ou l’achat d’actions), il n’y a plus aucune raison qu’elles se manifestent à nouveau. Il faut donc rester short or et argent-métal, qui sont au bord d’un précipice dont le franchissement pourrait les mener aux abysses (selon  le spécialiste des métaux au Wall Street Journal), et long US Treasury Bonds (via l’achat du TLT) qui monteront en même temps que les taux d’intérêt US à moyen et long termes vont rechuter. D’autant que 2014 sera, selon Credit Suisse, l’année de la hausse du dollar US.


    http://www.thefinancialist.com/the-greenback-bull-market-is-coming/

    Premier objectif pour la hausse du TLT en 2014 : 125

    tlt-pierre

    La vraie raison pour laquelle la Fed, qui n’a aucune contrainte de solvabilité (elle peut créer de la monnaie à l’infini) mais uniquement une contrainte d’inflation (qui pourrait entrainer la chute du dollar US conduisant ses détenteurs à s’en  défaire en masse donc à la perte de contrôle du Système par ladite banque centrale), a décidé de réduire la taille astronomique de son bilan pourri ayant dépassé 4.000 milliards USD, c’est de se reconstituer une marge de manoeuvre financière qui lui permettrait de contrer un éventuel krach de marché des actions US courant 2014 ou plus tard.


    http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1905625

    Il n’y aura pas de sortie inflationniste de la crise actuelle aux USA ni en zone euro, mais seulement probablement au Japon et peut-être en Chine si elle aussi décide de casser la valeur de son yuan comme le Japon casse celle de son yen.

    Sur l’or, Lire:

    http://blogs.wsj.com/moneybeat/2013/12/20/gold-is-testing-last-ditch-support-before-it-falls-further-into-the-abyss/

    http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2013/12/20_LBMA_Chairman_Tells_Producers_Gold_To_Plunge_%24400_In_2014.html

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-l-or-et-l-argent-continuent-de-souffrir-.aspx?article=5041191944H11690&redirect=false&contributor=Tradosaure

    20131217_image0022

    La cassure ultra probable du support vers 1.180 USD/oz sur l’or ouvrirait la voie à une chute vers 700 USD/oz en 2014-2015, l’argent-métal chutant quant à lui dans ce scénario progressivement vers 8 USD/oz

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    Joyeuses fêtes de Noël et de fin d’année et meilleurs vœux de bonheur et de paix pour 2014

    (prochain commentaire à la fin de la première semaine de janvier 2014).

  • 19Déc

    La Federal Reserve US, comme attendu, a bien commencé la réduction (plutôt cosmétique pour le moment) de son QE puisque la taille de son bilan à près de 4 trillions de dollars US devient hypertrophiée et ne peut plus être accrue et que, contrairement à ce qu’elle suggère, elle ne veut pas d’une sortie inflationniste de la crise US (sinon elle aurait augmenté pas diminué son QE). Et cela a bien fait monter le dollar US contre toutes monnaies et fait baisser l’or pendant que les obligations d’Etat US n’ont pratiquement pas bougé (puisque les taux courts US n’ont pas été relevés et qu’ils devraient rester longtemps à leurs bas niveaux actuels). Nous ne changeons pas de stratégie sur ces trois actifs, à savoir: long dollar US, short or et long TLT (obligations d’Etat US dont les rendements sont actuellement les meilleurs de tous les grands pays développés).

    En revanche, cela a fait fortement remonter les actions US dont les acheteurs, quoi qu’il se passe, obéissent à un réflexe pavlovien. Comme nous n’allons pas prendre le train de la hausse des actions US (à leur sommet) en marche, alors que la faible croissance économique US ne justifie pas leur surévaluation, ce sont les actions japonaises (bien meilleur marché) que nous achèterons sous la forme du JPNL (en dollars US) dès que le Nikkei cassera 16.000 à la hausse par une cloture, la résistance vers 103,75 sur le dollar US/yen ayant par ailleurs été franchie en cloture, puisque tant que le yen chutera -ce qui améliorera les profits des entreprises exportatrices de ce pays- les actions japonaises devraient monter et que c’est le Japon qui tente une sortie inflationniste de sa crise.

    Personne ne comprend pourquoi les actions US sont proches de battre leurs records dans la conjoncture quasi déflationniste et de faible croissance occidentale actuelle et les graphiques montrent que c’est une situation jamais vue historiquement.  Prudence donc parce qu’il pourrait ne s’agir sur les actions US (et européennes) que du traditionnel rally de fin d’année dont la correction interviendrait en début 2014.

    Lire:

    Important:

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/12/can-the-markets-accomplish-a-great-escape-5-key-charts/

    ————————————————

    Autres commentaires:

    http://www.mybudget360.com/addicted-to-quantitative-easying-fed-balance-sheet-4-trillion/


    http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702304014504579248580530976294

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/10481773/Eurozone-M3-money-plunge-flashes-deflation-alert-for-2014.html


    http://fr.news.yahoo.com/1973-2013-40-ans-marasme-faut-r%C3%A9soudre-%C3%A0-044724697–finance.html


    http://www.thedailybell.com/editorials/34834/Paul-Craig-Roberts-More-Misleading-Official-Employment-Statistics/


    http://www.financialsense.com/node/12920


    http://www.bloomberg.com/news/2013-12-15/gold-funds-see-unprecedented-31-slump-with-world-losing-faith.html

    Prévisions intéressantes:

    Double top sur le DJIA et le S+P500 (avec risque de cassure à la hausse)

    djiaDouble top sur l’euro/dollar US (avec probabilité de rechute à la baisse vers 1,32700 en début 2014

    eur

    Le dollar US Index reste orienté à la hausse depuis son plus bas de 2011

    usd

    Chute de l’or (avec probabilité de cassure à la baisse des 1.180 USD/oz)

    gold
    Stabilité du TLT

    tlt1

    Les obligations d’Etat US continuent de monter contre l’or

    bonds-gold2

    La sous-évaluation des obligations d’Etat US par rapport aux actions US est extrême

    bonds-stocks

  • 12Déc
    “The History of the US FED:
    • Create a problem.
    • Solve the problem.
    • Get praise for solving the problem.
    • Make sure the solution leads to the next problem
    • Back to #1.”

    Dr. Gary North.

    ———–

    Nous maintenons en tous points les analyses contenues dans notre commentaire du 6 décembre 2013 et attendons le verdict de la réunion de la Federal Reserve du 18 décembre avec la même position de base: short indices boursiers US et européens + long obligations d’Etat US simultanément qui nous parait être celle qui en 2014 devrait être profitable dans le contexte actuel déflationniste, de faiblesse des économies et de chômage de masse en Occident. Lequel ne devrait pas changer avant longtemps selon le co-lauréat du prix Nobel d’économie 2013 Eugène Fama qui anticipe « A global recession in 2014 ». En nous positionnant ainsi, nous ne faisons que reprendre la stratégie des deux principaux gestionnaires US (Bill Gross de Pimco et Ray Dalio de Bridgewater) qui, depuis septembre 2013, achètent les obligations d’Etat US (bon marché) et vendent les actions US et européennes (chères).

    http://www.ibtimes.com/here-are-7-charts-about-us-economy-should-cause-revolution-right-now-1495908

    http://www.moneynews.com/Economy/Budget-Deficit-Government-Economy/2013/12/11/id/541294

    http://www.20minutes.fr/article/1261791/ynews1261791?xtor=RSS-176

    http://www.moneynews.com/Economy/fitch-budget-creditworthiness-economy/2013/12/11/id/541273

    http://www.marketwatch.com/story/ghost-of-1929-crash-reappears-2013-12-06

    http://www.shtfplan.com/headline-news/stunnning-chart-todays-stock-market-is-eerily-reminiscent-of-1929_12042013

    ——————————————
    Stratégie Pimco et Bridgewater:

    http://www.moneynews.com/StreetTalk/pimco-bill-gross-government-bonds/2013/12/11/id/541282


    —————————————–

    La fermeté de l’euro et du franc suisse, traditionnelle en fin d’année, due au rapatriement d’actifs par les multinationales européennes dans leurs monnaies nationales de même qu’à une prise de bénéfice sur le dollar US/yen japonais, ont fait temporairement rebaisser le dollar US. D’où une petite reprise de l’or et de l’argent-métal en USD qui a rapidement tourné court, leurs résistances à la hausse vers 1.270 et 20,50 USD/oz n’ayant pas été cassées. Nous conservons notre prévision de poursuite d’une baisse supplémentaire des métaux précieux en 2014-2015, l’or chutant vers 700 USD l’once et nous restons short sur les métaux précieux.

    http://www.miningweekly.com/article/investors-urge-caution-as-miners-consider-return-to-gold-hedging-2013-12-12

    http://www.kitco.com/news/2013-12-09/Gold-Bulls-Must-Defend-3-Critical-Price-Points-In-2014-To-avoid-Catastrophe.html

    http://www.marketoracle.co.uk/Article43519.html

    http://www.munknee.com/noonan-charts-say-still-ending-action-decline-gold-silver/

    Si la Fed diminue le QE, sans remonter ses taux courts, dès le 18 décembre 2013 ou en début d’année 2014 et que l’accord budgétaire entre Démocrates et Républicains, permettant de réaliser des économies budgétaires et d’éviter un nouveau « shut-down » aux USA, tout en améliorant la note du crédit US par les agences de notation, est adopté; on devrait assister à une hausse du dollar US et à une baisse des métaux précieux, à une hausse des obligations d’Etat US et à une baisse des actions US et européennes (c’est-à-dire à ce qu’il s’est produit en 2008).

    Et si le S+P500 avait déjà atteint son sommet?

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/12/did-a-bearish-candlestick-reversal-pattern-just-happen-in-sp-500/

    spx

    Il importe, en revanche, d’attendre encore avant d’acheter les actions japonaises et chinoises,  le Nikkei et le Shanghai Composite Index n’ayant toujours pas cassé leurs résistances à la hausse et le dollar US/yen n’ayant pas cassé en clôture sa résistance à 103.75 non plus.


    Le graphique de l’or en USD signale que la cassure du support vers 1.180 n’est vraisemblablement plus qu’une question de quelques jours…

    gold-pierre

    Le graphique de l’or publié le 11 décembre 2013 par l’analyste Rambus avec son objectif final de baisse vers 700 (680 – 725) USD/oz

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  • 06Déc

    Ce site est mis à jour en fin de chaque semaine. Entretemps, lire  www.zerohedge.com/‎ un site ami dont nous partageons les idées.

    La Federal Reserve, sous la présidence de Greenspan, a mené une politique monétaire keynésienne classique, via la baisse régulière de son taux d’intérêt à court terme et la création artificielle de liquidités massives, ayant fini par générer des bulles sur la plupart des actifs, sciemment provoquées par cette banque centrale dans le but d’entretenir un « effet richesse » supposé stimuler la consommation et l’investissement. Alors que cela a surtout induit des conduites ultra spéculatives de la part des grandes banques privées US et internationales donc de mauvais investissements qui, lorsque les bulles inévitablement exploseraient, les conduiraient à la faillite.

    La Fed, sous la présidence de Bernanke, précisément dans le seul but d’empêcher la faillite des grandes banques privées US devenues insolvables en raison de leurs spéculations perdantes sur la plupart des actifs par suite de l’éclatement de plusieurs bulles (immobilière, boursière, etc.) qui était en train de se produire, et non pas pour stimuler l’activité économique US ou pour réduire le chômage ainsi qu’elle continue de faussement le prétendre, s’est lancée depuis 2007-2008 dans une politique monétaire ultra laxiste via la baisse des taux d’intérêt à court terme à zéro et le Quantitative Easing. C’est-à-dire son rachat à guichet ouvert de tous les actifs papiers (créances bancaires, obligations d’Etat et privées, émissions de dette des sociétés de financement hypothécaire, MBS, actions de certaines entreprises, etc.) dont les prix risquaient de chuter encore plus.

    Taux zéro et QE qui ont eu pour effets :

    1/ de faire croitre le bilan pourri de la Fed à des niveaux jamais atteints, qu’elle devra un jour réduire pour reconstituer sa marge de manœuvre et éviter à terme tout dérapage inflationniste majeur qui pourrait être causé par une chute du dollar US, au risque de casser alors ce qu’il reste de croissance économique,

    2/ de créer une trappe massive à liquidités, en raison de la double cessation des prêts bancaires (les grandes banques privées préférant replacer à taux fixe auprès de la Fed leurs « réserves excédentaires » plutôt que de prendre des risques en les prêtant aux acteurs de l’économie réelle) et des emprunts privés (les agents économiques préférant, en période de ralentissement de l’économie et de chômage massif, conserver leurs liquidités en l’attente d’une baisse supplémentaire des prix des biens et des marchandises plutôt que de consommer ou d’investir), au risque de plonger durablement les USA en déflation,

    3/ d’appauvrir la grande masse des Américains, dont l’épargne ne rapporte presque plus rien (taux d’intérêt courts à zéro obligent) et dont le patrimoine en particulier immobilier s’est évaporé (crise des subprimes et saisies des biens immobiliers l’ayant suivi), au risque d’accroitre massivement les inégalités (un pour cent seulement des Américains ayant reçu 95% des revenus disponibles entre 2009 et 2013, un grand succès pour le socialiste Obama…) et de casser toute possibilité de reprise économique (le PIB aux USA étant à 70% composé des dépenses de consommation),

    4/ de favoriser une bulle des actions US, puisque c’est l’actif principal vers lequel se dirigent les liquidités disponibles qui ne sont plus employées dans l’économie réelle productive, pour permettre aux grandes banques privées de réaliser des profits financiers et ainsi d’améliorer leurs bilans, au risque de provoquer un nouveau krach boursier qui, cette fois-ci, ne pourrait plus être stoppé puisque toutes les munitions disponibles (taux courts à zéro, liquidités massives, QE successifs) ont déjà été employées. C’est alors que l’on réalisera que les banques « too big to fail » cela n’existe pas… Et qu’il ne fallait pas temporairement sauver celles présentant un risque systémique avec l’argent des contribuables, mais les laisser tomber et interdire toute forme de spéculation pour leur propre compte à celles qui sont engagées dans la conservation des dépôts.

    Qu’il s’agisse de la politique de Greenspan (consistant à créer par des moyens artificiels un boom économique à crédit) ou de celle de Bernanke (consistant à prolonger le plus longtemps possible par des moyens encore plus artificiels ledit boom à crédit qui s’effondrait), la Federal Reserve en provoquant la crise puis en l’aggravant a failli. Faillite qui ne se limite pas au système de planification centrale monétaire des USA puisque la plupart des autres banques centrales en Occident ou ailleurs, ayant elles-aussi suivi plus ou moins les mêmes politiques, il n’y a plus grand chose à attendre de leur part. Pas plus qu’il ne faut attendre des Etats, dont les dettes publiques continuent de s’accroitre (soit du fait de l’austérité contre-productive de certains -Union européenne-, soit du fait du laxisme exacerbé des autres -USA, Japon, Chine-), qu’ils puissent suppléer durablement aux politiques monétaires, lesquelles sont allées au bout de leur logique keynésienne destructrice.

    Il n’y a pas de sortie inflationniste possible de la crise en rendant les politiques monétaires encore plus expansionnistes, ni de sortie par le recours aux interventions étatiques en rendant les politiques de dépenses publiques encore plus massives (sauf peut-être au Japon dont les dirigeants ont décidé de détruire le yen et en Chine dont le système bancaire et la bulle domestique d’endettement seront soutenus à l’aide de la mobilisation des réserves de change pour éviter l’instabilité politico-sociale). Il va donc falloir subir en Occident le grand et inévitable ajustement avec le réel, trop longtemps différé, annoncé par Ludwig von Mises qui avait prédit l’ « effondrement keynésien ». Ce qui, au niveau des marchés financiers, ne se traduira probablement pas seulement par la chute des prix des actions US et européennes à un certain moment, mais de tous les autres actifs encore historiquement chers (des matières premières aux métaux précieux, l’or et l’argent-métal ayant commencé leur retournement durable à la baisse qui durera des années), du fait du « deleveraging » global et de l’explosion des pyramides de crédit encore existantes, en particulier sur les produits dérivés. De telle sorte que la croissance plus ou moins zéro, qui a fini par s’installer tant aux USA qu’en Europe, pourrait du fait de la généralisation de la déflation se transformer en dépression.

    Il n’y a qu’une façon d’éviter cette issue dommageable, c’est de réformer le Système monétaire et bancaire international par le rétablissement des taux de change fixes (mais exceptionnellement révisables d’un commun accord entre Etats) liés à un étalon monétaire tangible comme l’or, la suppression du mécanisme des réserves fractionnaires et la marginalisation puis la liquidation des banques centrales monopolistiques. Tout en réorganisant le libre-échange mondialisé, pour le rendre coopératif au sein de zones régionales suffisamment protégées quant à leurs productions essentielles afin d’éviter le chômage de masse, au lieu de l’étendre sous sa forme suicidaire dans l’actuel régime de taux de change flottants ultra manipulés, puisqu’il se résume alors -comme on le caricature avec une certaine part de vérité- « à faire fabriquer par des esclaves les marchandises consommées par des chômeurs ». Et, en attendant, de mobiliser au plan national et local les ressources mal employées qui sont encore disponibles. Pour cela, il faudrait libérer le plus possible l’initiative entrepreneuriale et baisser au maximum les impôts et taxes (directs et indirects) pesant d’abord sur le travail et la consommation, puis plus tard sur le capital et les entreprises, comme cesser la répression financière sous toutes ses formes. Ce qui nécessite de réduire progressivement et consensuellement, en y associant les citoyens (via des référendums), le périmètre de l’action des Etats et le poids des dépenses publiques. Mais aussi de s’extraire de tous les mécanismes qui pèsent inutilement sur la croissance comme pour la plupart des pays européens leur appartenance à la zone euro ou l’absence de protection raisonnable des marchés et produits nationaux placés en concurrence monétaire déloyale. Exactement le contraire de ce que font, par exemple, l’Administration Obama aux USA avec son « Obamacare », une étatisation du système de santé US qui coutera beaucoup plus cher et protégera beaucoup moins ses ayants-droit que l’actuel, ou le gouvernement Hollande en France avec ses réformes euro-étatistes ayant déjà échoué sous Sarkozy.

    Comme il ne faut pas s’attendre à ce que les principales puissances se lancent dans la réforme monétaire ou commerciale au plan international, ni que les gouvernements qui les dirigent, pour la plupart d’entre eux sans légitimité, puissent mobiliser leurs concitoyens autour de priorités nationales mais libérales, tout cela s’effilochera dans la régression économico-sociale jusqu’à ce qu’une probable l’explosion politique mette un terme à des systèmes devenus ingouvernables (plusieurs élections tant en Europe qu’aux USA en 2014 pourraient permettre aux partis nationaux et/ou protestataires de gagner beaucoup de sièges).

    Les fausses recettes pour éviter la déflation, que sont le recours à la dévaluation monétaire dite « compétitive » entre monnaies étatiques de papier et l’obligation (via la fixation de taux d’intérêt courts négatifs) que les banques centrales ferait peser sur les grandes banques privées de prêter massivement leurs « réserves excédentaires » à l’économie réelle, ne marcheront pas. Étant donné que la première suppose qu’une monnaie supporte la dévaluation de toutes les autres, au risque de perdre sa compétitivité internationale donc d’aggraver la récession dans le pays ou la zone qui l’émet (ainsi que cela se produit dans la plupart des pays de la zone euro du fait de la surévaluation de leur monnaie unique qui ne convient qu’à l’Allemagne). Et que la seconde suppose un retour à la confiance, puisque tant que cette dernière ne sera pas rétablie il n’y aura plus d’emprunteurs privés massifs -l’on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif- (ainsi que cela se produit aux USA dont l’indice de confiance des consommateurs est en chute libre).

    Il semblerait que la Fed, dès mi décembre 2013 et plus encore sous la présidence de Yellen, se dirige vers une diminution du QE au profit d’une procédure dite de « forward guidance », consistant à remplacer ses achats massifs d’actifs papiers -de l’ordre de 85 milliards de dollars US mensuellement- par la fixation d’objectifs chiffrés supérieurs des niveaux actuels d’inflation et de l’emploi. Sans toutefois augmenter ses taux d’intérêt à court terme en 2014. Pour réussir cette transition sans casse majeure, il faudrait que les marchés financiers croient que la Fed est capable de créer plus d’inflation et de diminuer fortement le chômage, ce qui reste à démontrer puisque comme le prouve la situation actuelle ce ne sont pas les banques centrales ni les Etats qui créent l’inflation ou l’emploi, mais les grandes banques (via leurs prêts) ou les entreprises privées (via leurs embauches) à la condition que les agents économiques veuillent bien participer à ces processus actuellement en panne et que les revenus qu’ils en tirent ne soient pas confisqués par une pression fiscale intolérable. 2014 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices, en particulier pour les actions US et européennes dont les cours n’ont plus aucun rapport avec la réalité. Le DJIA au dessus de 16.000, c’est aussi irréaliste -toutes choses étant égales par ailleurs, selon la formule consacrée- que l’était l’or au dessus de 1.900 ou l’argent-métal à 50 USD l’once…

    Nous sommes plutôt positifs, tant que le dollar US monte ou se stabilise, sur les obligations d’Etat US exprimées en dollars US, offrant actuellement les plus hauts taux d’intérêt de toutes celles de l’ensemble des pays développés. D’autant qu’elles viennent déjà de corriger nettement à la baisse, qu’elles s’apprécient en période de déflation et qu’elles produiront des gains en capital lorsque les marchés d’actions surévalués US et européens rechuteront (comme en 2008). Sans compter que, constituant l’essentiel des réserves de change de la plupart des banques centrales du monde entier, elles seront soutenues par les pouvoirs publics au maximum pour éviter la faillite finale du Système monétaire et bancaire international dont elles constituent la dernière ligne de défense. La grande manipulation de l’or et de l’argent-métal à la baisse, visant à enlever aux métaux précieux tout rôle monétaire et de réserve de valeur, renouvelée depuis 2011 par la Federal Reserve et les autres banques centrales occidentales, qui est apparemment hélas en train de réussir (contrairement à ce que nous pensions initialement puisque avions analysé le QE comme inflationniste, en raison de la création monétaire massive qu’il allait engendrer, et non pas comme déflationniste ainsi qu’il s’est finalement révélé, étant donné que ladite création monétaire n’est pas rentrée dans l’économie réelle), ayant d’ailleurs pour premier objectif de conforter les US Treasury Bonds afin que l’essentiel de la liquidité internationale continue de s’y placer. Le second objectif étant à l’évidence, via la chute organisée des métaux précieux, de marginaliser les « contestataires » du SMI actuel (Chine, Russie, Venezuela, Iran, etc.) voulant remettre en question la suprématie mondiale du dollar US jusqu’à ce qu’ils doivent cesser leurs pressions pour ne pas se ruiner et finalement liquider leurs avoirs en métaux précieux au plus bas…

    Il ne restera alors plus qu’à la Fed et aux autres banques centrales occidentales à passer à la monnaie électronique totalement virtuelle leur permettant de tout contrôler et de tout manipuler. Big Brother arrive…

    Il est probable que, pendant la première moité de 2014, le dollar US (pas pour ses propres qualités mais en raison de la débilité des autres principales monnaies) se stabilise voire poursuive sa hausse tant vis-à-vis du yen (du fait de la politique japonaise résolue visant à le faire effondrer) que de l’euro (du fait de l’impossible résolution de ses défauts structurels, comme de la ruine que sa surévaluation fait peser sur la plupart des Etats l’ayant adopté, l’Allemagne persistant dans sa politique non coopérative qu’il s’agisse de l’éventuelle mutualisation des dettes publiques européennes via les euro-bonds ou de l’éventuelle relance de sa propre consommation et de ses propres investissements au plan domestique, propositions auxquelles elle répond NEIN !).

    Ce qui, dans un contexte de baisse des prix des matières premières (pétrole, cuivre, etc.), aurait un effet haussier sur les actions japonaises et, accessoirement, chinoises (plutôt bon marché) qu’il faudrait acheter (tout en vendant short les actions US et européennes), à la double condition que leurs résistances récentes soient cassées à la hausse (en particulier 16.000 sur le Nikkei et 2.370 sur le Shanghai Composite) et que le dollar US monte sensiblement (cassure de 103,75 USD/yen à la hausse). Puisque c’est en Asie que le laxisme monétaire pourra se poursuivre et que les perspectives de croissance économique sont les moins mauvaises. C’est donc vers un basculement durable en faveur de ce continent que l’économie mondiale devrait se diriger.


    Le dollar US reste globalement haussier même si, en fin d’année, les rapatriements de fonds des entreprises multinationales européennes soutiennent l’euro et le franc suisse:

    http://www.bloomberg.com/news/2013-12-02/dollar-near-6-month-high-as-tapering-weighed-amid-u-s-recovery.html

    http://finance.yahoo.com/blogs/talking-numbers/why-fed-taper-december-top-economist-111420082.html

    http://www.cnbc.com/id/101242791

    http://rambus1.com/?cat=14


    L’idée d’une « monnaie-signe » électronique virtuelle avance mais le Bitcoin ne nous inspire aucune confiance:

    http://www.timesofisrael.com/government-dream-of-a-cashless-society-already-a-reality/

    http://www.bloomberg.com/news/2013-12-04/greenspan-says-bitcoin-a-bubble-without-intrinsic-currency-value.html

    La fragilité des économies occidentales et de la plupart des BRICS s’accroit avec la déflation:

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/10481773/Eurozone-M3-money-plunge-flashes-deflation-alert-for-2014.html

    http://www.zerohedge.com/news/2013-11-30/russell-napier-we-are-eve-deflationary-shock

    http://www.zerohedge.com/news/2013-12-03/richemont-chairman-warns-global-economy-very-precarious-there-will-be-tears

    http://www.bloomberg.com/news/2013-12-01/worst-raw-material-slump-since-08-seen-deepening-commodities.html


    Les métaux précieux tant qu’ils n’auront pas chuté en dessous de leurs coûts de production et les actions des sociétés minières (dont beaucoup sont en faillite virtuelle) restent baissiers:

    http://www.gold-eagle.com/article/mining-stocks-suggest-further-declines

    http://www.miningweekly.com/article/accumulation-anaemic-market-creating-negative-platinum-sentiment-2013-12-03

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-l-argent-continuera-de-stagner-pendant-un-certain-temps.aspx?article=4634588636G10020&redirect=false&contributor=David+Bond.

    http://finance.yahoo.com/blogs/talking-numbers/four-big-reasons-stay-away-gold-strategists-110557366.html

    http://www.mineweb.com/mineweb/content/en//mineweb-sustainable-mining?oid=220552&sn=Detail

    http://www.mineweb.com/mineweb/content/en/mineweb-gold-news?oid=220254&sn=Detail


    Le rêve américain de casser le prix de l’or vient de loin:

    http://www.zerohedge.com/news/2013-11-30/1974-enders-kissinger-we-should-look-hard-substantial-sales-raid-gold-market-once-an


    GRAPHIQUES IMPORTANTS: Tous les marchés d’actions ont buté sur leurs résistances pluriannuelles sans parvenir à les franchir:

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/12/japan-china-have-this-in-common-ground-hog-day-different-results/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/12/double-top-in-the-nyse-opposite-of-the-double-bottom/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/12/engulfing-bearish-patterns-in-europe-will-it-spill-over-to-the-states/


    http://www.moneynews.com/StreetTalk/Pimco-Bill-Gross-Global-Economies-Risk/2013/12/03/id/539671

    Le prix Nobel d’économie Shiller estime que les actions US sont dans une bulle

    http://www.zerohedge.com/news/2013-12-01/shiller-worried-about-boom-us-stocks-bubbles-look


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    Les US Treasury Bonds et le TLT restent favorablement orientés:

    Le spread entre le S&P500 et les US Treasury 10-Year Notes signale la probabilité d’une baisse des actions US et d’une hausse des obligations US simultanées

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/11/this-spread-has-helped-portfolio-construction-fed-goofed-it-up-for-good/

    Les US Treasury Bonds sont extrêmement bon marché par rapport aux actions US, c’est pourquoi acheter les premiers et vendre simultanément les secondes ainsi que nous le faisons est la stratégie à terme la moins risquée et la plus potentiellement profitable.

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    Les US Treasury Bonds en USD continuent de monter par rapport à l’or

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    Le TLT (un bon ETF pour se positionner à la hausse sur les US Treasury Bonds) s’est stabilisé et reste au dessus de sa moyenne mobile à 200 jours

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.