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Métaux précieux

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  • 29Nov

    Le propre des marchés financiers c’est de pouvoir s’éloigner de leur valeur objective d’équilibre, du fait des prises de positions de la majorité des intervenants les plus riches (en général les grandes banques privées, les grands Fonds d’investissement et les principales entreprises multinationales) qui entrainent à leur suite la plupart des autres investisseurs intervenant de façon mimétique, comme du fait de l’abondance ou de la contraction des liquidités dont les banques centrales les abreuvent ou les sèvrent alternativement. Nonobstant les manipulations permanentes dont ils font de plus en plus l’objet.

    Telle est la raison pour laquelle la valeur réelle que devraient avoir la plupart des actifs financiers est, sauf pendant de très courtes périodes d’équilibre, toujours durablement faussée. Mais les marchés, aussi manipulés qu’ils puissent être, un jour ou l’autre reviennent brutalement à leur valeur objective d’équilibre, tout simplement parce qu’en dernière analyse c’est la valeur de la monnaie qui finit par déterminer leurs tendances. Et que cette dernière, parce qu’universellement désirée, est la variable économique la moins subjective et la plus déterminante.

    Le professeur André Orléan dans son dernier livre « L’empire de la valeur », Éditions du Seuil, septembre 2013 (8,50 euros), dont nous conseillons vivement la lecture, expose tout cela et appelle à refonder l’économie autour de la question centrale de la monnaie que les économistes « mainstream » ont à tort négligée et continuent de le faire. Alors que la recherche d’enrichissement monétaire est la plupart du temps la cause consciente ou pas et la conséquence espérée de tout rapport marchand. D’où l’importance fondamentale pour l’économie du Système monétaire international dont la non-régulation actuelle ne peut que conduire au désastre collectif. En particulier, comme il l’écrit, parce que « La capacité du système financier à se corriger de lui-même est quasi nulle », de telle sorte que « Les premiers vendeurs sont toujours ceux qui perdent le moins » puisque, inévitablement, tous les gains engrangés pendant la période de hausse (lente et ponctuée d’à-coups) de n’importe quel actif financier sont effacés pendant la période de chute (presque toujours rapide et brutale) dudit actif.

    Appliquées aux actifs dont la valeur nous intéressent, comme les actions ou les métaux précieux par exemple, ces constations impliquent qu’il vaut mieux rater une partie, même importante, de leur hausse que de perdre tous ses gains antérieurs ou actuels lors de leur inévitable krach. Les actions US en particulier sont objectivement très surévaluées, elles peuvent encore monter mais lorsque nécessairement elles chuteront, elles feront alors perdre à ceux qui ne les ont pas vendues trop tôt la plupart de leurs profits. Puisque, même s’ils ont commencé à les acheter à des niveaux de prix inférieurs, ils ont depuis nécessairement effectué des allers-retours ayant eu pour effet que leur moyenne de prix à l’achat est plutôt proche des niveaux actuels. Et qu’ils sont donc sans marge de manoeuvre suffisante pour absorber une forte correction sans dégâts. Il en est actuellement de même de l’or ou de l’argent-métal, dont la tendance baissière -qui est loin d’avoir atteint son terme étant donné qu’ils sont encore chers en comparaison historique – est en train de ruiner tout ceux qui ne les ont pas vendus trop tôt. A ce propos, plusieurs bons analystes prévoient une chute de l’or vers 700 USD l’once courant 2014-2015, ce qui est aussi  devenu notre objectif final de baisse du métal jaune.

    http://www.gold-eagle.com/article/old-necklines-never-die%E2%80%A6gold-big-picture


    Moralité: il ne faut acheter que ce qui vient de fortement baisser pour atteindre des niveaux relativement bon marché parce que, presque personne n’en ayant accumulé, le risque de krach de tels actifs est alors faible voire inexistant, même si l’espérance de gain met du temps avant de se matérialiser. Actifs bon marché qui, lorsque les autres actifs surévalués chuteront, fourniront un réceptacle naturel obligé pour les capitaux restants en quête d’investissement.

    Il en est ainsi des obligations d’Etat US qui, au surplus dans le contexte actuel de déflation, offrent des perspectives importantes de gains en capital, même si les taux d’intérêt qu’elles procurent sont intrinsèquement faibles. D’autant que, et c’est ici que la question de la monnaie -chère à André Orléan- intervient, le dollar US dans lequel elles sont exprimées est en phase de stabilisation et même de nette hausse vis-à-vis de plusieurs autres monnaies fiduciaires de papier (contre le yen japonais ou les monnaies des Etats producteurs de matières premières actuellement, le tour des monnaies européennes venant probablement ensuite compte tenu de l’écart ultra positif entre les taux d’intérêt US et les taux d’intérêt allemands à 10 ans, les taux US à 2,74 % étant bien supérieurs aux taux allemands à 1,72 % seulement). La meilleure façon de se positionner à la hausse sur les obligations d’Etat US en dollars US est à notre avis l’achat du TLT (iShares Barclays 20+ Year Treasury Bonds Fund), un instrument très liquide que l’on peut acheter et vendre quasiment en permanence et éventuellement conserver sans limite de temps.

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    Quant aux actions, les seules qu’il faudra bientôt probablement acheter, pour une raison précisément monétaire, à la DOUBLE CONDITION que la résistance à 16.000 sur le Nikkei casse à la hausse et que la résistance sur le dollar/yen à 103,75 casse elle aussi à la hausse, mais pas avant, ce sont les actions japonaises. Étant donné que le Japon est en train de détruire la valeur de sa monnaie pour tenter d’exporter sa déflation domestique en direction du reste du monde (vers la zone euro et les USA surtout -donc au détriment des économies et tôt ou tard des marchés boursiers de ces derniers-). Sans compter que les actions japonaises sont à des prix relativement bas par rapport aux actions US et européennes (le Nikkei étant déjà monté à près de 40.000 fin 1989-début 1990). Actions japonaises qu’il faudra évidemment acheter en dollars US (via le JPNL -Direxion Daily Japan Bull 3x ETF) et non pas en yens pour ne pas perdre, du fait de la chute additionnelle de ce dernier, les gains effectués sur la hausse de l’indice boursier nippon. Le potentiel de hausse du dollar/yen -si la résistance à 103,75 était franchie- étant à 124, le Nikkei pourrait alors monter jusqu’à 18.300 (soit leur plus haut de 2007 à tous les deux). Incidemment, la hausse des actions japonaises n’est en rien contradictoire avec la chute programmée des actions US puis de la zone euro puisque beaucoup d’investisseurs vont probablement acheter le Japon (sortant de sa déflation) et vendre simultanément les USA et l’Europe de la zone euro (menacés de -ou déjà en- déflation).

    http://blogs.stockcharts.com/chartwatchers/2013/11/buy-japan-sell-us.html

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/11/worlds-most-wicked-resistance-line-going-to-give-way-after-23-years/

    http://asiaconf.com./?awt_l=AOQQk&awt_m=3bgmPCezN6WrnyL

    nikkei

    Les bourses d’actions US et européennes et la DÉFLATION:

    http://www.moneynews.com/StreetTalk/goldman-sachs-S-P-500-stock-index-rally/2013/11/27/id/538939

    http://www.moneynews.com/StreetTalk/cash-stocks-taper-Intel/2013/11/26/id/538785

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Hulbert-insider-selling-stocks/2013/11/22/id/538089

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/10466285/Mario-Draghi-ECB-needs-safety-margin-against-deflation.html

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/6e3db99c-5398-11e3-9250-00144feabdc0.html#axzz2lg7HIgUC

    http://www.zerohedge.com/news/2013-11-28/there-just-no-escape-mario-draghis-monetary-zombie-nightmare

    ———–

    Natixis (Patrick Artus): L’Allemagne doit sortir de la zone euro, l’Union monétaire européenne étant dans l’impasse.

    http://www.testosteronepit.com/home/2013/11/24/french-megabank-germany-should-leave-the-eurozone.html

    http://lejournaldusiecle.files.wordpress.com/2013/11/natixis-20-nov-2013-lettre-dinformation-nc2b0828.pdf

    http://fr.news.yahoo.com/merkel-iii-l%C3%A9conomie-allemande-nentra%C3%AEnera-voisins-143359530–finance.html


    On peut, à ce dernier propos, se demander quel est l’intérêt pour la zone euro -et accessoirement pour les USA- de laisser les Japonais organiser l’effondrement de leur yen sans eux-aussi tenter de faire baisser leurs propres monnaies, l’euro au premier chef qui étouffe l’Europe puisque le dollar US est déjà depuis longtemps sous-évalué ?  La réponse tient vraisemblablement au fait que les banques centrales US et européennes n’ont plus de marge de manoeuvre puisque ni l’une ni l’autre ne peuvent aller plus loin dans leur laxisme monétaire (d’ailleurs resté sans effet de relance pour l’économie réelle), le QE aux USA ayant été porté au maximum possible par la Federal Reserve et la Bundesbank en zone euro n’acceptant pas que la BCE aille plus loin dans ses LTRO. Nous sommes donc en pleine « guerre des monnaies » éminemment déflationniste, l’objectif pour presque tous les Etats ou banques centrales (sauf en Europe) étant de maintenir celle qu’ils émettent la plus dévaluée possible. D’où il résulte pour eux qu’il est vital de casser tout actif monétaire RÉEL alternatif (comme l’or) qui pourrait se substituer partiellement aux monnaies fiduciaires étatiques ne remplissant plus leur rôle ni de réserve de valeur incontestable, ni d’instrument d’échange efficace. On est bien mal parti quand les pouvoirs publics eux-mêmes cassent leurs propres monnaies et tout actif monétaire RÉEL alternatif… On notera à ce propos que l’Allemagne vend son or et que la Suisse pourrait en faire de même (le Conseil fédéral refusant d’entrer en matière sur l’initiative populaire anti ventes d’or par la BNS).

    http://www.moneynews.com/Markets/Switzerland-gold-reserves-vote/2013/11/20/id/537659

    http://www.mineweb.com/mineweb/content/en/mineweb-whats-new?oid=219134&sn=Detail


    http://www.safehaven.com/article/31929/gold-bulls-get-another-shock

    http://goldsilverworlds.com/investing/gold-miners-look-to-break-below-june-low/

    http://www.kitco.com/news/video/show/Metals–Minerals-2013/488/2013-11-26/I8217m-Not-A-Gold-Bull-Randgold-CEO

    http://www.fool.com/investing/general/2013/11/25/will-this-silver-miner-stop-losing-money.aspx

    http://www.fool.com/investing/general/2013/11/25/how-much-longer-can-these-miners-survive-lower-gol.aspx

    http://www.standard.co.uk/business/markets/go-short-on-miners-jpmorgan-says-amid-china-and-price-fears-8932628.html


    Certains spécialistes pensent que la Federal Reserve, qui semble marquer son intérêt pour les monnaies électroniques (un peu du type Bitcoin ), a en projet d’en créer une, évidemment publique (pas privée comme Bitcoin), ce qui lui permettrait d’aller encore plus loin dans le VIRTUEL et dans l’ABSTRACTION monétaires pour mieux manipuler les flux et taxer tous les mouvements de cash puisque l’on se dirigerait alors vers un dollar US dématérialisé, un simple signe électronique émis et contrôlé par une sorte de Big Brother (une NSA bis !), ce qui serait à terme la fin de la monnaie fiduciaire de papier actuelle et plus encore de la conception de la monnaie gagée par un actif réel comme l’or, lequel dans cette hypothèse serait plus encore marginalisé. La Fed pourrait ainsi en outre modifier les paramètres monétaires traditionnels (l’inflation ou la déflation) et instituer la domination définitive de ce nouveau dollar US, puisque elle instituerait une sorte de société sans monnaie autre qu’un échange électronique, facile pour les USA à imposer au reste du monde pour la plupart des transactions. Aller dans ce sens constituerait une nouvelle révolution monétaire au moins aussi importante que la cessation de convertibilité de la monnaie papier en métal précieux ayant eu lieu au XXéme siècle. On n’en n’a pas fini avec les manipulations et la perte des libertés…

    http://www.financialsense.com/contributors/martin-armstrong/expect-cashless-society-not-hyperinflation

    Quant au Bitcoin, n’étant qu’un moyen d’échange sans valeur RÉELLE, nous ne conseillons pas de l’utiliser, d’autant que son extrême volatilité de cours et la probabilité que les pouvoirs publics finissent par l’interdire au profit de monnaies électroniques de leur création ne lui assurent pas de durabilité dans le temps. Le volume total d’émission du Bitcoin étant limité par la formule algorithmique l’ayant créé à un maximum de vingt et un millions USD seulement, il pourrait monter à des niveaux stratosphériques si sa demande venait à s’accroitre (avant de finir par s’effondrer quand la totalité des 21 millions USD auront été souscrits et que les premiers souscripteurs importants vendront… « Les premiers vendeurs sont toujours ceux qui perdent le moins »…). On notera toutefois que la hausse du Bitcoin ajoute aux pressions baissières sur l’or et l’argent-métal qui sont, par ailleurs, affaiblis de façon additionnelle du fait de la baisse des prix du pétrole en liaison avec les négociations internationales visant à réintégrer l’Iran dans le « concert des Nations » en échange de la limitation de son programme nucléaire. Le meilleur moyen d’aller short sur les métaux (dont les prix pourraient courant décembre 2013, au moment de l’ajustement des portefeuilles par les acteurs financiers, casser leurs plus bas annuels) c’est d’acheter des options puts (à longue échéance) sur le Comex ou bien d’acheter le GLL (Proshares Ultra Short Gold), le ZSL (Proshares Ultra Short Silver) et aussi le DUST (Direxion Daily Gold Miners Bear 3 x Shares) puisque les actions des sociétés minières continuent en même temps leur « descente aux enfers ».

    LES PLUS MAUVAIS INVESTISSEMENTS EN PÉRIODE DE DÉFLATION SONT LES MÉTAUX PRÉCIEUX, LES MATIÈRES PREMIÈRES ET LES ACTIONS (DANS LES PAYS FRAPPES PAR LADITE DÉFLATION). LES MEILLEURS SONT LE CASH ET LES OBLIGATIONS D’ÉTAT DANS LA MONNAIE INTERNATIONALE DOMINANTE PARCE QUE LA PLUS UTILISÉE (C’EST-A-DIRE EN DOLLARS US).

    —————

    Tant que le US Dollar Index monte, le GLL, le ZSL et le DUST suivent à la hausse.

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    Sur le graphique P&F, le prochain objectif de l’or à la baisse est de 1.090 USD l’once et la résistance se situe vers 1.360.

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  • 22Nov

    Charles Sannat, le rédacteur du « Contrarien Matin », écrivait récemment : « Nous arrivons à la fin d’un cycle de 40 ans d’impuissance publique et politique et d’une mondialisation mal faite, d’une Europe tellement mal construite qu’elle va s’effondrer et d’une crise économique qui va finir de balayer tout cet édifice qui ne demande plus qu’à tomber ».

    Cette observation fort juste illustre ce que les deux meilleurs économistes français de l’après-Guerre, Jacques Rueff et Maurice Allais, ont constamment soutenu mais que personne n’a écouté depuis le départ de Charles de Gaulle du pouvoir et le décès de Georges Pompidou (survenu à l’issue d’une maladie lui ayant progressivement fait perdre sa capacité de résistance) puisque c’est avec l’élection de Giscard à la présidence de la République en 1974 que l’effondrement de la France a progressivement commencé. Au fur et à mesure qu’elle se désintégrait dans l’Union européenne et le libre-échange mondialisé en renonçant à sa souveraineté politique, monétaire et économique, selon les recommandations néfastes de Jean Monnet. Tous les Jacques Delors, Dominique Strauss-Khan et autres Pascal Lamy (« néo libéraux-socialistes » français !), dirigeants non élus par les peuples de la technostructure mondialisée autoproclamée, ayant eux-aussi eut un rôle désastreux à la tête de la Commission européenne, du FMI ou de l’OMC.  Et qu’elle ouvrait toutes grandes ses frontières (d’ailleurs supprimées depuis les accords suicidaires de Schengen) à une immigration massive incontrôlée, non formée et non assimilable, ce qui allait accroitre tous ses problèmes structurels en particulier son chômage de masse. On rappellera ici les mots de Michel Rocard: « La France ne peut pas recevoir toute la misère du monde ! » Ce qu’elle a pourtant fait et continue de faire au détriment de la sécurité économique et des libertés publiques de ses autochtones.

    Même les inspirateurs fous de l’euro, tel Jacques Attali, commencent à réaliser qu’il mène l’Europe à la faillite, puisqu’il n’a pas été institué par souci d’efficacité monétaire mais dans le but politique de tenter de rendre irréversible l’intégration de l’Europe… Et qu’il est devenu la variable d’ajustement constamment surévaluée des « dévaluations compétitives » de la plupart des autres zones monétaires…

    http://www.attali.com/actualite/blog/macro-economie/leuro-et-la-montgolfiere

    Alors qu’il eut fallu d’abord reconstruire le Système monétaire international, qui s’était écroulé à partir de 1971 avec la fin de la convertibilité du dollar US en or entre banques centrales et l’instauration des taux de change flottants entre monnaies fiduciaires de papier, pour contrer les effets récessifs de la mondialisation sauvage voulue par les entreprises multinationales américaines, qui prenait place au même moment et dont le dollar US allait devenir l’instrument monétaire international monopolistique. On se souvient de la remarque de John Connally, alors secrétaire au Trésor US, à l’un de ses interlocuteurs européens inquiet du coup d’Etat monétaire du 15 août 1971 perpétré par Nixon: « Le dollar c’est notre monnaie mais c’est votre problème ». Cet enchainement n’était pas une coïncidence mais un plan délibéré voulu par quelques banquiers US et internationaux (la Trilatérale et autres groupes de pression du type celui de Bilderberg puis du Forum de Davos).

    Tout cela ayant été institué à l’opposé des recommandations des penseurs libéraux authentiques (Smith, Turgot, Say, Bastiat, Ricardo, Hayek, von Mises, etc.), qui n’ont prôné le libre-échange intégral que dans un système de parités monétaires fixes entre Etats émettant leurs monnaies nationales reliés à l’étalon-or, faute de quoi les supposés « avantages comparatifs » deviennent des « désavantages définitifs » ! Nous avons exposé en détail cette question dans notre livre: « Comment sortir du piège américain? », de Pierre Leconte, Éditions François-Xavier de Guibert, 2003.

    On lira avec grand profit le texte ci-dessous de Maurice Allais, datant de 1996, à propos de la crise mondiale que Jacques Rueff et lui-même avaient annoncée. Et de ce que devraient faire la France et la plupart des autres Etats européens pour y échapper, faute de quoi leur naufrage actuel deviendrait hélas vite irreversible.

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    Le grand dérèglement monétaire et économique du monde étant complétement incompris par les responsables politiques de droite comme de gauche institutionnelles, qui recherchent dans l’erreur étatiste keynésienne ou dans l’autre impasse constituée par l’ultra compétition déflationniste tout aussi faussement libérale la solution de problèmes qu’ils ont eux-mêmes crées, il importe de changer au plus vite de gouvernance. Hollande, le « capitaine de pédalo » qui préside la France, mais aussi la plupart des chefs d’États ou de gouvernements occidentaux, récents ou actuels, n’ont aucune idée de l’impasse dans laquelle la poursuite de leurs politiques erronées ont engagé leurs pays et le reste du monde. L’instabilité est partout et l’on ne peut plus s’en protéger, étant donné que la grande manipulation pratiquée par les banques centrales actuelles avec la bénédiction des gouvernements n’a conduit qu’au chaos de la spéculation mondiale généralisée et du sur-endettement global. D’où la déflation rampante dont l’instabilité monétaire chronique et le libre-échange anarchique étant les véritables causes il est certain que leur continuation l’aggravera.

    Comment peut-on sortir de tout ce gâchis ? En rétablissant un ordre monétaire et commercial authentiquement libéral mais réglementé et équilibré au lieu de s’immerger, pour ce qui concerne la France et la plupart des autres Etats européens, toujours plus dans la double impasse de la monnaie unique européenne (un deutschemark-bis qui ne convient qu’à l’Allemagne) et de la mondialisation sauvage (qui ruine les pays encore actuellement les plus développés et leurs peuples lesquels, pour devenir « compétitifs », doivent casser leurs structures sociales et baisser leurs salaires aux niveaux de ceux des pays émergents les plus pauvres, sans aucune garantie d’ailleurs que cela suffise à enrayer la spirale de leur chômage massif). Alors que la seule finalité de l’économie (comme le rappelle Maurice Allais dans le texte précité) doit être l’HOMME et la seule préoccupation des gouvernements d’enrayer le chômage.

    Le libre-échange sans régulation monétaire internationale et l’immigration excessive incontrôlée dans les pays développés ont entrainé depuis les années 1970 une baisse massive des salaires dans la composition du PNB tant aux USA qu’en Europe paupérisant les employés (le travail) au profit des actionnaires des entreprises (le capital). Comme, en Europe, c’est en Allemagne que la part des salaires dans le PNB a le plus baissé et que l’immigration a proportionnellement le plus augmenté (les petits pays mis à part), adopter le « modèle » allemand pour l’ensemble de l’UE est suicidaire.

    Part des salaires dans le PNB des USA, en chute libre depuis les années 1970:

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    http://www.mortgageguyblog.com/2013/05/21/immigration-and-american-wages-and-salaries/

    Pourquoi la DÉFLATION américaine, européenne et japonaise, objet de nos deux derniers commentaires, va-t-elle s’aggraver et le scénario inflationniste (voire hyper inflationniste) n’a plus aucune probabilité de se produire avant de très nombreuses années, en dépit (ou plutôt à cause) de la création monétaire massive ex nihilo par les banques centrales puisqu’elle reste cantonnée à l’économie financière sans entrer dans l’économie réelle?

    Parce qu’il ne s’est agi pour lesdites banques centrales que de gonfler la bulle financière et boursière pour tenter de sauver les banques zombies, mais jamais d’aider l’économie réelle et encore moins les épargnants auxquels la baisse à quasi zéro des taux d’intérêt à court terme a fait perdre des centaines de milliards de dollars US, d’euros, de yens, etc.  (le plus grand « hold up » de l’histoire !) et donc cassé leur pouvoir d’achat.

    http://www.spiegel.de/international/business/germans-worried-as-low-ecb-interest-rates-hit-savings-a-934240.html

    Parce que tous les ingrédients de la déflation (au nombre de sept) -dont la plupart d’entre eux sont liés-  s’aggravent:

    1/ l’effondrement du multiplicateur de crédit,

    2/ la chute de la vitesse de circulation de la monnaie,

    3/ le chômage de masse et la baisse des salaires,

    4/ l’endettement public et privé record accompagné d’une pression fiscale et d’une répression financière aggravées sur les contribuables,

    5/ la faiblesse chronique du pouvoir d’achat, donc de la consommation, donc de la croissance économique au plan global,

    6/ la surévaluation artificielle des marchés d’actions et le maintien sous respiration tout aussi artificielle de banques zombies, préludes à un inévitable krach (dont le timing est imprévisible) desdites actions comme à la faillite trop longtemps retardée de beaucoup desdites banques,

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/selon-lautorit%C3%A9-bancaire-europ%C3%A9enne-banques-surv%C3%A9cu-082503422–finance.html

    7/ la chute des prix des actifs réels (métaux précieux, matières premières, etc.) affaiblissant les BRIC et autres pays émergents qui, dorénavant, tirent par le bas les pays développés, dans le cadre d’une instabilité monétaire mondiale due à la manipulation (dévaluations dites « compétitives ») et à la spéculation (volume des échanges monétaires sur les marchés forex des dizaines de fois supérieurs aux échanges réels de biens et de services).

    Si l’on ne parvient pas à mettre un terme urgent à tout cela, on ira à un désastre mondial, après que la répression financière à outrance et le matraquage fiscal auront ruiné les patrimoines privés.

    Graphiques illustrant le double effondrement du multiplicateur du crédit et de la vitesse de circulation de la monnaie aux USA (idem en Europe et au Japon):

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    Le niveau de « participation à l’emploi » des Américains en âge de travailler n’étant que de 63%, cela signifie que le taux de chômage réel aux USA (y compris les gens ayant abandonné toute recherche d’emploi) est de 37%… (idem en Europe et au Japon).

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    Les statistiques de l’emploi sont constamment manipulées:

    http://www.businessinsider.com/darrell-issa-jobs-report-faking-election-obama-julius-buckmon-2013-11

    http://www.newsmax.com/US/obama-job-figures/2013/11/19/id/537456

    http://www.businessinsider.com/obama-poll-approval-ratings-lowest-2013-11

    La raison sans appel pour laquelle le scénario inflationniste dans lequel nous avions cru mais que nous avons -comme d’autres économistes- finalement abandonné il y a quelques mois tient au fait que la pyramide de crédit mondiale est beaucoup trop élevée pour que les banques centrales puissent encore contraindre les grandes banques privées zombies à consentir des crédits massifs à l’économie réelle (leurs bilans étant trop fragiles) et que les particuliers ou entreprises puissent encore recourir à des emprunts massifs (leurs garanties offertes comme leurs espoirs d’investissements productifs étant trop aléatoires). Or sans crédits ni emprunts massifs permettant de sortir la liquidité de sa TRAPPE, il ne peut pas y avoir d’inflation mais seulement la déflation jusqu’à disparition complète de toutes les bulles par leur éclatement et/ou l’effondrement de la « valeur » (faussée) des actifs qui les constituent (c’est-à-dire bien en dessous de leurs coûts de production dans le cas des métaux précieux et matières premières ou de leur « valeur de remplacement » dans le cas des actions).

    http://www.financialsense.com/financial-sense-newshour/big-picture/why-i-changed-my-mind-on-hyperinflation

    Dans le contexte déflationniste actuel, il ne faut donc détenir que le dollar US et les obligations d’Etat US en USD, parce qu’en déflation la valeur relative de la monnaie s’apprécie au fur et à mesure que les prix nominaux des biens et des services chutent et que les obligations de l’État possesseur de la monnaie de réserve mondiale montent quand les actions finalement chutent (comme en 2008), et shorter les autres monnaies, les métaux précieux, les matières premières et les actions. Alors que dans un contexte inflationniste, il faut faire le contraire.

    IMPORTANT / Comment se protéger de la déflation ?

    http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/integrale-placements/se-proteger-deflation-roland-laskine-integrale-placements-20-11-159816/

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    Commentaires sur  les bourses:

    http://www.japantimes.co.jp/news/2013/11/17/national/bojs-money-mountain-growing-but-debt-may-explode/#.UophJyd_uUl

    http://www.bloomberg.com/news/2013-11-19/vix-trader-bets-13-million-on-88-jump-in-fear-gauge.html

    http://www.businessinsider.com/short-sellers-see-opportunity-in-market-2013-11

    http://www.businessinsider.com/when-the-deflation-tsunami-hits-losing-the-least-is-a-winner-2012-2

    On notera, enfin, que la Chine est vraisemblablement entrée dans une crise majeure du crédit et de solvabilité incertaine de son système bancaire bourré d’actifs pourris ou invendables (en particulier immobiliers), comme vont l’être d’autres BRICS et pays émergents. Les banques centrales de Russie en septembre et maintenant du Venezuela vendent leur or pour se procurer des dollars US. A notre avis, celles de Chine et de plusieurs autres pays émergents vont devoir tôt ou tard en faire de même…  Ainsi que les banques centrales occidentales le font déjà (via leurs gold loans aux bullion banks) depuis plus de deux ans… John Paulson et les derniers gros investisseurs longs sur l’or sont, en outre, probablement tout près de liquider leurs avoirs…

    http://www.bloomberg.com/news/2013-11-21/paulson-said-to-tell-clients-he-wouldn-t-add-more-to-gold.html


    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Paulson-Faith-Gold-Fund/2013/11/21/id/538016

    http://www.moneynews.com/Markets/gold-mine-output-metal/2013/11/20/id/537600

    http://www.moneynews.com/StreetTalk/Goldman-Sees-Bad-Year-Ahead-for-Gold-Other-Commodities/2013/11/20/id/537803

    http://www.bloomberg.com/news/2013-11-21/goldman-predicts-significant-losses-for-gold-iron-ore-in-2014.html

    http://www.moneynews.com/Markets/Credit-China-Bank-Debt-Crisis/2013/11/19/id/537485

    Une fois encore, nous conclurons, pour illustrer l’impasse actuelle et la triste inutilité économique du Quantitative Easing US ou autres LTRO européens, avec Ludwig von Mises:

    « Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du Système monétaire qui est en cause… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général »!

    La Fed va-t-elle finalement volontairement arrêter (et si oui, quand ?, avec quelles conséquences ?) la création monétaire ainsi qu’elle vient de le faire savoir? That is the question…

    Compte tenu de ce qui vient d’être écrit ci-dessus, en particulier sur la déflation, nous considérons que tout investisseur qui n’arbitre pas son portefeuille d’actions US, ou pire continue d’en acheter, avec le DJIA au dessus de 16.000 prend un risque insensé, alors que graphiquement l’extension maximale possible du DJIA a déjà été atteinte et que les attentes de croissance économique mondiale sont en constante diminution.  Idem pour tout investisseur qui n’arbitre pas ses avoirs en or, alors que tout indique que le métal jaune est entré dans un cycle de baisse de plusieurs années qui pourrait le faire chuter vers 850 et même vers 700 USD/oz.wgdp_2013_11_22_0djia1or-pl1

  • 15Nov

    La plupart des gens se sont trompés sur les raisons ayant décidé la Federal Reserve US et les autres banques centrales à pratiquer le QE (ou autres LTRO), une fois que leurs taux d’intérêt à court terme ayant été fixés à + ou – zéro elles ne pouvaient plus les baisser encore. Et continuent de se tromper sur ses conséquences, ce qui n’est plus notre cas depuis quelques mois. Puisque nous avons compris que le QE n’est pas une pratique inflationniste (détruisant les monnaies de papier- en particulier le dollar US- donc favorisant la hausse de l’or ou de l’argent-métal et d’autres actifs réels), comme la plupart des analystes superficiels, idéologues ou insuffisamment informés le pensent encore, mais au contraire DÉFLATIONNISTE (cassant les prix des métaux et des actifs réels).

    http://www.bloomberg.com/news/2013-03-20/why-global-economies-face-an-age-of-deflation.html

    http://www.creditwritedowns.com/2013/11/low-inflation-is-creating-a-qe-trap.html

    http://www.creditwritedowns.com/2013/11/qe-is-not-inflationary-but-is-it-deflationary.html

    http://www.creditwritedowns.com/2013/11/qe-euthanasia-economy.html

    http://www.moneynews.com/Economy/stocks-crash-ice-age-Albert-Edwards/2013/11/13/id/536433

    Étant donné qu’il ne s’est pas agi pour les banquiers centraux de tenter par le QE de soutenir voire de stimuler la croissance économique, via une augmentation massive inflationniste du crédit bancaire en direction des entreprises et particuliers (l’économie réelle), ou de faire baisser le chômage (ce dont ils sont bien entendu incapables), comme ils l’ont faussement prétendu pour faire accepter par l’opinion et les gouvernements leurs pratiques manipulatrices fort coûteuses (ce qui a induit en erreur beaucoup de gens), mais uniquement de tenter d’éviter la faillite des grandes banques privées zombies « too big to fail » comme des agences US de crédit hypothécaire (Fannie Mae, Freddie Mac) tout en créant la plus grande bulle artificielle des actions (et autres actifs papiers) de l’histoire ne visant à enrichir que lesdites banques privées et quelques super-privilégiés (Buffet, Soros, etc.), déjà milliardaires avant la bulle qui le sont devenus un peu plus depuis (et le resteront à la condition que le prochain krach ne les conduise pas à l’état de clochards…). Et, accessoirement, de soulager les besoins d’emprunts du Trésor US qui devait financer les folies keynésiennes d’Obama. Bernanke n’a pas jeté des milliers de milliards de dollars US par hélicoptère sur les dizaines de millions d’Américains eux-mêmes mais les a offerts gratuitement (à taux d’intérêt zéro) aux quelques milliers de banksters « too big to jail » top niveaux américains, ce qui est fort différent. Et qui a évidemment produit aux USA le plus haut niveau d’inégalités jamais atteint. Alors qu’Obama, le plus incompétent et manipulateur des présidents US, continue de mentir en disant qu’il construit une société plus solidaire et que sa désastreuse réforme étatiste du système de santé US échoue avant même d’être mise en place…

    http://www.businessinsider.com/new-york-post-obamacare-cover-2013-11

    http://www.businessinsider.com/an-investment-managers-view-2013-11

    http://www.businessinsider.com/charts-on-us-inequality-2013-11

    http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303559504579196343789547558


    Les banquiers centraux ont même veillé à ce que les énormes liquidités créées ex nihilo par le QE (ou autres LTRO) ne rentrent surtout pas dans l’économie réelle mais restent cantonnées dans les livres des grandes banques privées (servant ainsi à leur permettre d’acheter des actions pour leur propre compte qui, par leur hausse, ont permis le rétablissement partiel des bilans bancaires privés, et/ou des obligations d’Etat pour alléger le fardeau des dettes publiques) ou bien soient replacées sans risque par lesdites grandes banques privées dans les livres des banques centrales qui les rémunèrent substantiellement pour cela. De telle sorte que ce n’est pas l’économie réelle qui a profité du QE mais l’économie financière, d’où la déflation aggravée dans laquelle se trouve la première et l’inflation exubérante dans laquelle se trouve la seconde. Le QE a donc asséché le crédit et favorisé le « mal-investissement » comme la spéculation dans toutes sortes de produits ou actifs sans valeur intrinsèque, c’est-à-dire cassé la consommation, l’investissement productif et accru le chômage de masse réel, comme l’ont toujours expliqué les tenants de l’Ecole autrichienne d’économie. Puisque le tout premier QE, pratiqué aux USA dans les années 1930 déjà, avait cassé la croissance US qui ne pût se rétablir qu’avec la Seconde Guerre Mondiale. C’est dans ce sens que Ludwig von Mises écrivait : « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales ». Quand les autorités poussent les gens à spéculer et à placer leur argent disponible dans la bulle des actions, plus personne n’investit dans l’économie réelle qui finit par s’écrouler puis entraine, du fait même de son effondrement, le krach boursier et la ruine collective… Depuis la bulle des tulipes aux Pays-Bas à celle des actions de la compagnie du Mississippi organisée par John Law ou à celle des assignats pendant la révolution française, c’est toujours la même histoire qui recommence ! De telle sorte que le premier devoir d’autorités responsables devrait être d’empêcher la création des bulles et, dans ce but, de limiter l’émission de liquidités à la croissance normale du PIB de chaque pays.

    http://research.stlouisfed.org/publications/mt/20100701/cover.pdf

    http://www.zerohedge.com/news/2013-11-12/7-more-years-low-rates-and-then-war

    La bonne pratique  face à la crise bancaire s’étant aggravée à partir de 2007-2008 aurait évidemment été de laisser tomber en faillite la plupart des grandes banques privées zombies parasitaires (beaucoup trop nombreuses) mais en mettant à la charge des Etats et des banques centrales le remboursement intégral des dépôts effectués par les entreprises et les particuliers dans lesdites banques privées, ce qui aurait nettoyé le secteur bancaire et couté moins cher aux contribuables que tous les QE et autres mécanismes de recapitalisation qui n’ont d’ailleurs pas définitivement réglé le risque systémique voire d’insolvabilité qui affecte encore les grandes banques privées en question. Mais qui ont fait exploser l’endettement étatique, d’où le matraquage fiscal et la répression financière actuels qui cassent les économies.

    Si les banques centrales avaient voulu relancer l’économie réelle, et probablement aussi l’inflation monétaire, il leur aurait suffi de refuser que les grandes banques privées replacent dans leurs livres les liquidités qu’elles leur procurent ou qu’elles leur imposent des taux d’intérêt négatifs, ce qui aurait contraint les dites grandes banques privées à prêter aux entreprises et aux particuliers, ranimé le multiplicateur de crédit et la vitesse de circulation de la monnaie qui sont restés moribonds. Avec le QE, il n’y a que la masse monétaire qui ait augmenté, sans conséquence inflationniste globale (autre que pour le marché des actions) puisqu’elle est STÉRILISÉE et sera progressivement retirée du circuit de l’économie financière ou bien disparaitra en fumée lors du prochain krach des actions… Il faut oublier le lien supposé automatique entre création monétaire et inflation, parce que ce qui compte ce n’est pas la quantité de monnaie créée mais ce que les agents économiques qui la reçoivent en font. Si la monnaie créée, aussi massivement que puisse être cette création, disparait dans la TRAPPE A LIQUIDITÉ (comme cela s’est produit pendant des dizaines d’années au Japon dont il s’agissait aussi pour les autorités nippones de sauver les banques zombies et non pas l’économie réelle), c’est comme si elle n’avait jamais existé (et la déflation, qui n’a pas que de mauvais effets -lire notre commentaire du 9 novembre- s’installe).

    Voilà la principale raison pour laquelle l’or et l’argent-métal, ayant d’abord monté dans le sillage des premières opérations de QE dès 2008, perçues à tort comme inflationnistes, se sont ensuite effondrés depuis 2011 lorsque les analystes des bullion banks (les mieux informés) ont compris que le QE serait finalement déflationniste. Et que les prix de ces métaux sont loin d’avoir terminé leur chute.

    L’erreur de beaucoup de gens, c’est de croire que les banquiers centraux actuels agissent pour le bien des populations alors qu’ils ne travaillent que pour enrichir les grandes banques privées et quelques oligarques de leurs amis puisque, dans le cas de la Federal Reserve US, par exemple, elle n’appartient pas à l’État US mais aux grandes banques privées qui sont ses actionnaires-copropriétaires.  Raison pour laquelle, les banques centrales s’opposent à toute réglementation qui rétablirait la séparation entre banques d’affaires et banques de dépôts comme laissent lesdites banques privées manipuler constamment tous les marchés financiers… Évidemment, toutes ces collusions sont abjectes, ruinent sciemment la plupart des particuliers tout en enrichissant les oligarques, et l’on ne reviendra à des pratiques honnêtes que lorsque les banques centrales seront supprimées, les taux de change fixes et l’étalon-or rétablis. Autant dire probablement jamais, parce que les banquiers centraux ne renonceront pas à leur privilège de conduire des politiques monétaires discrétionnaires en acceptant de revenir la discipline de l’étalon-or.

    • *YELLEN SAYS QE `CANNOT CONTINUE FOREVER’
    • *YELLEN SAYS FED TAKES RISKS OF QE `VERY SERIOUSLY’ (14 novembre 2013)

    Toutefois, à notre avis, le QE n’est plus nécessaire et même contreproductif puisque la bourse US des actions et quelques autres sont au sommet (avec un risque majeur de krach qui augmentera au fur et à mesure de leur hausse supplémentaire éventuelle) et qu’il s’agit maintenant d’éviter une accélération de la déflation aux USA, en Europe et au Japon, tout en rééquilibrant les marchés d’actions au profit des marchés d’obligations (en faisant baisser les premiers et remonter les seconds, pour éviter une hausse des taux d’intérêt à moyen et long terme de 10 à 30 ans qui casserait toute possibilité de reprise économique). Mais aussi de diminuer les bilans hypertrophiés constitués d’actifs pour la plupart pourris (issus de la titrisation) des banques centrales et des grandes banques privées présentant des risques de caractère systémique. Il se pourrait donc que la Federal Reserve diminue son QE dès fin 2013-début 2014 (sans remonter ses taux courts) et que les actions US chutent fortement dès novembre-décembre 2013 par anticipation, comme le pronostique le professeur Didier Sornette, de l’Ecole polytechnique de Zurich, physicien s’étant spécialisé dans la prévision des modèles financiers et boursiers, estimant que les actions US sont à des niveaux de prix très surévalués durablement impossibles à soutenir. Ce qui ne ferait évidemment pas remonter les prix de l’or et l’argent-métal qui resteront baissiers pour des années mais consoliderait la hausse du dollar US et des obligations d’Etat US. La Fed à la place du QE adopterait un mécanisme dit de « forward guidance » c’est-à-dire se fixerait des objectifs publics chiffrés d’inflation et autres paramètres économiques en les liant par avance à sa politique de fixation future des taux courts.

    http://www.creditwritedowns.com/2013/10/understanding-qe-and-the-feds-predicament-on-tapering.html

    Brian Bloom dans son commentaire du 7 novembre 2013 intitulé « Extraodinary Dangerous Stocks Markets » écrit:

    « There are two unconventional analysts who have come to my attention over the years and whose work is unique to them: The first is Mr. Alan Newman, who publishes a report entitled “Pictures of a Stock Market Mania”. His latest report, dated November 5th 2013 can be viewed here: www.cross-currents.net/charts.htm ). The second is Professor Didier Sornette, who’s bio can be viewed at (http://www.er.ethz.ch/people/sornette ) and whose stock-market relevant work is summarised on the following You-Tube of a TED Talk entitled “How can we predict the next financial crisis?”that he gave in June 2013. http://www.ted.com/talks/didier_sornette_how_we_can_predict_the_next_financial_crisis.html

    If Professor Sornette’s model is to be believed, we can expect a significant market peak in mid November 2013 – see chart below: (source: Casey Research)

    Time Singularity Forecast

    Sornette Model - Mid November 2013 Peak

    Of course, this begs the question as to whether this will be just another trading peak or whether it will be a significant peak.

    My own view is that Alan Newman’s work should be seen as a backdrop to any analysis. From the time that Alan Greenspan came onto the scene, the Dollar Trading Volume (DTV) as a multiple of Gross Domestic Product has been rising. At the peak of the 1929 stock market bubble it was slightly over 100%. Now it is around 350%. In 1929, the ratio of DTV to Market Capitalisation (the combined value of all companies quoted on the NYSE) was around 200%. Now it is just shy of 300%, having fallen from a peak of 400% in 2009. Of course, this has occurred as a direct consequence of what has come to be known as “algorithm” trading and as an indirect consequence of the US Federal Reserve’s loose money and low interest rate policies ».

    Lire aussi le dernier commentaire de Clive Maund et quelques autres :

    http://www.marketoracle.co.uk/Article43105.html

    —————-

    http://www.theautomaticearth.com/Finance/deflation-a-stock-market-crash-and-then-christmas.html

    http://www.businessinsider.com/stock-market-crash-warning-signs-2013-11

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/rogerbootle/10439859/Reports-of-the-survival-of-the-eurozone-may-have-been-greatly-exaggerated.html

    http://www.marketwatch.com/story/ecbs-nowotny-stagnation-a-real-danger-in-europe-2013-11-12?dist=beforebell

    Quelques avis sur l’or et l’euro ou le yen contre dollar US engagés dans une baisse parallèle :

    http://www.zerohedge.com/news/2013-11-08/citi-expects-significant-fall-eurusd-currency-wars-escalate

    http://goldnews.bullionvault.com/gold-prices-1000-111220131#DC-1112

    http://bullmarketthinking.com/gold-trader-gold-signaling-manufactured-crash-over-next-30-40-trading-days/

    http://www.miningweekly.com/article/gold-demand-falls-21-in-third-quarter-world-gold-council-2013-11-14

    ————

    Prochains objectifs sur l’or à 1.180 et sur l’argent-métal à 18,25

    gold-pl silver-pl1Prochain objectif sur le dollar US index à 85.

    usd-index

    Une fois le niveau zéro atteint, dont nous sommes tout proche,  les US Treasury Bonds (voir 2éme graphique ci-dessous du TLT) devraient violemment remonter par rapport aux actions US comme ce fut le cas en 2008. Rester long US T. Bonds et simultanément short actions US (via les indices boursiers ou les ETF short, pas les actions individuelles)

    djia-bonds

    Le TLT que nous avons récemment acheté est venu s’appuyer sur sa moyenne à 200 jours sans la casser, ce qui est haussier pour cet instrument.

    tlt

  • 09Nov

    Ce site est mis à jour chaque fin de semaine

    —–

    « We are in a worse position than in 2008 », Marc Faber, November 8, 2013

    —-

    David Stockman Blasts, Brace For « The Explosion Of The Mother Of All Bubbles »

    http://www.zerohedge.com/news/2013-11-07/david-stockman-blasts-brace-explosion-mother-all-bubbles

    —-

    Qu’il s’agisse des économies européennes ou de l’économie US, la probabilité augmente qu’elles passent (ainsi que le Japon l’a déjà expérimenté il y a des années) de la stagflation (faible croissance économique + anticipations inflationnistes) à la déflation (chômage de masse + chute des prix des principaux actifs réels). Pour la première raison que les prix des matières premières (pétrole, denrées agricoles, etc.), métaux précieux comme industriels et d’autres actifs réels, sont en train de subir une nouvelle vague de baisse, en partie due  à l’incapacité des politiques monétaires ultra laxistes des banques centrales de générer de la croissance économique via la réanimation du multiplicateur de crédit ou de la vitesse de circulation de la monnaie qui restent désespérément en  chute libre, comme nous l’avons souvent remarqué, mais aussi pour une deuxième raison tenant à la disparition progressive de toute anticipation inflationniste (phénoméne tout récent et inattendu) puisque les agents économiques voyant la plupart des prix des intrants baisser commencent à en déduire que cela pourrait durer longtemps. Ce qui les incite à reporter à plus tard leurs achats comme leurs investissements. Évidemment, les processus de mondialisation des échanges et de délocalisation des productions depuis les pays développés vers les pays émergents tendent aussi à accélérer la déflation en Occident et au Japon étant donné que de plus en plus de biens et de services voient leurs prix baisser puisqu’ils proviennent de pays à très bas salaires et à très bas coûts sociaux ou environnementaux. Ce qui n’est pas près de changer, surtout si les BRICS (la Chine en particulier) voyaient leur situation économique domestique (probablement bien moins favorable que l’on pense) fortement ralentir dans le sillage de la récession occidentale et japonaise puisque ces BRICS accéléreraient alors la dévaluation compétitive de leurs monnaies pour augmenter encore leurs avantages comparatifs.

    Enrayer une déflation qui se propage mondialement est impossible, surtout lorsqu’elle intervient dans un monde ouvert (sans barrières commerciales) et dans le cadre de la faillite de politiques étatiques keynésiennes ayant érigé la dette publique et privée comme instrument principal de la pseudo croissance alors que les taux d’intérêt à court terme sont déjà à zéro. Il faudra sans doute que le processus déflationniste aille à son terme naturel de destruction de la valeur des principaux actifs réels jusqu’à ce que cette valeur tombe si bas (en dessous des coûts de production pour la plupart des matières premières et des métaux précieux comme industriels) que la reprise de leurs prix s’effectue « in fine » automatiquement dans le cadre de pénuries à venir qui inéluctablement résulteront de l’effondrement global keynésien ! Pénuries qui pourraient cependant prendre des mois voire des années avant de se produire !

    Si ce scénario déflationniste est le bon (inutile de dire que cela n’était pas le notre pour les prochaines années -puisque nous pensions plutôt au risque de forte inflation du fait de la création monétaire ex nihilo illimitée- mais dont nous avons dorénavant la conviction qu’il est hautement probable et même très proche), nous ne sommes qu’au début de CHUTES MASSIVES DES PRIX DES ACTIFS RÉELS (l’or en particulier qui chuterait vers 800 – 950 bien en dessous des 1.000 USD l’once et l’argent vers 8 -10) pendant que ceux de certains actifs papiers (comme le dollar US et les obligations d’Etat en dollar US) monteraient puisque le cash et les papiers-valeurs les plus liquides deviendraient les seules alternatives de placement dans le cadre d’un tsunami déflationniste global. Étant donné qu’une déflation se traduit par une appréciation du pouvoir d’achat de la monnaie, en même temps qu’intervient la baisse générale et durable des prix, puisque c’est une inflation négative. En réalité, l’ouverture et l’approfondissement d’une « TRAPPE A LIQUIDITÉS » bien plus considérable et durable que prévu rend obsolètes tous les raisonnements basés sur les anticipations inflationnistes c’est-à-dire sur la chute du dollar US qui ferait monter l’or et les autres actifs réels. Le scénario inflationniste voire hyper-inflationniste reste valable à moyen et long terme, à la condition toutefois que les banques centrales ne cessent pas leurs Quantitative Easings fortement et rapidement.

    Quant aux actions, à la fois actif réel (parce que représentatives de la copropriété d’une entreprise) mais aussi actif papier (parce qu’émises en excès et non convertibles en biens constitutifs de ladite entreprise), elles pourraient A TOUT MOMENT corriger fortement à la baisse puisque beaucoup d’entreprises, du fait d’une déflation prolongée se traduisant par une contraction de la consommation et de l’investissement (entretenant un chômage de masse structurel) comme par la disparition du « mal-investissement », entreraient en faillite. Comme l’ont montré la déflation japonaise avec le krach du Nikkei de 1990 à 2009 et, auparavant, la « déflation par la dette » selon le concept d’Irving Fischer avec le krach des actions dans les années 1929 et suivantes aux USA.

    Bref, les politiques budgétaires et monétaires expansionnistes des pouvoirs publics ont tout cassé. Il faudra attendre le dégonflement dramatique des bulles de tous les actifs pour retrouver des situations d’équilibre. Comme il y a beaucoup de « mains faibles » (investisseurs ne pouvant pas absorber sans broncher des chutes de prix prononcées) sur l’or et l’argent-métal en particulier, nous conseillons soit de les arbitrer si l’on en possède, soit de cesser de les traiter ou bien de les vendre à terme (via l’achat de puts ou d’ETF shorts) en pratiquant une tactique d’allers-retours rapides. Beaucoup de gens tentent de nous intoxiquer en faisant miroiter des hausses énormes de l’or ou de l’argent-métal qui seraient très proches, alors que ces deux actifs depuis deux ans ont fait perdre des fortunes à leurs acheteurs. Et que, leurs dynamiques haussières ayant été cassées, il n’y a pas de raison qu’ils reprennent un « bull trend » avant PLUSIEURS ANNÉES.

    Attention: la déflation n’est pas vraiment négative dans la mesure où elle dégonfle les bulles artificiellement créées et qu’elle met un terme à l’ « euthanasie » du rentier dont le pouvoir d’achat remonte du fait de la valorisation du cash qu’il détient que l’inflation a, au contraire, tendance à détruire.

    Wikiliberal écrit: « Les libertariens voient d’un bon œil la déflation, qui contrecarre les politiques inflationnistes habituelles des États et des banques centrales. Jörg Guido Hülsmann, dans son ouvrage « Deflation and Liberty » (2008), souligne son rôle de « NETTOYEUSE ÉCONOMIQUE » : « La déflation est loin d’être intrinsèquement mauvaise, au contraire. Elle remplit une importante fonction sociale de nettoyage de l’économie et de la politique de toutes sortes de parasites qui ont prospéré sur l’inflation qui l’a précédée. En un mot : les dangers de la déflation sont chimériques, et ses charmes sont très réels. Il n’y a absolument aucune raison de s’inquiéter de ses effets économiques, à moins de mettre sur le même plan le bien-être de la nation et le bien-être de ses fausses élites. Il y a en revanche beaucoup de raisons de s’inquiéter des conséquences économiques et politiques de la seule solution alternative, la réflation, qui n’est bien sûr rien d’autre que de l’inflation pure et simple à terme ». L’École autrichienne d’économie ne voit habituellement pas de danger particulier dans la déflation, qui ne serait que la contrepartie inévitable d’une inflation survenue auparavant. Cependant, Antal E. Fekete, qui définit la déflation comme « Un accroissement de la productivité marginale du capital et du travail sans changement dans les facteurs de production ou du travail », y voit une destruction de capital que seul l’étalon-or peut entraver. De la même façon, Philipp Bagus réfute cinq préventions habituelles contre la déflation (l’arbitraire de la redistribution que la déflation opèrerait ; la baisse de la production ; l’instabilité des prix ; le chômage de masse ; la « trappe à liquidités ») et affirme : « On peut faire valoir que la déflation est un moyen rapide, direct, harmonieux et éthique d’aller en direction d’un système monétaire solide, en purgeant un système bancaire malsain et des investissements malsains« .

    A la décharge de ceux qui ont de bonne foi anticipé (et continuent de le faire au lieu de reconnaitre qu’il ne se produira pas avant longtemps) un scénario inflationniste en se basant sur les règles traditionnelles régissant l’économie et la monnaie, il y a lieu de reconnaitre que lesdites lois ne s’appliquent plus (elles sont en quelque sorte « suspendues ») puisque jamais auparavant dans l’histoire les grandes banques privées, les banques centrales et les Etats n’ont autant manipulé les « marchés » des taux d’intérêt, des monnaies, des actions, des métaux précieux et des matières premières avec des sommes considérables que depuis quelques années… Tous ces gens irresponsables n’étant intéressés que par le très court terme et ne sachant même pas eux-mêmes où nous conduisent les immenses distorsions de prix que leurs interventions produisent, il est très difficile pour tout un chacun d’anticiper des scénarios permettant de survivre sans perdre de l’argent… Les gains étant réservés aux quelques acteurs principaux (Goldman Sachs et consorts) du faux capitalisme de connivence mondialisé qui, de New York à Pékin ou de Londres à Tokyo, fait vivre la sphère financière (c’est-à-dire les banksters) aux dépends de l’économie réelle (c’est-à-dire les populations). D’autant que l’application de mécanismes hautement sophistiqués (comme le High Frequency Trading), centralisés dans les mains de peu d’acteurs monopolistiques disposant de capitaux énormes, aux systèmes instables que sont les marchés financiers, donne à ces acteurs des avantages comparatifs imbattables. Si JP Morgan ou Goldman Sachs ont décidé de faire baisser le prix de l’or ou de faire monter celui des actions, la probabilité est grande qu’ils réussissent (sauf événement rarissime du type « cygne noir » de Nassim Nicolas Taleb) jusqu’à ce qu’ils décident de prendre leurs profits et qu’alors le mouvement des prix s’inverse, ou bien que des niveaux extrêmes soient atteints. Cette notion de « niveaux extrêmes » étant très aléatoire et donc seulement repérable par des données graphiques (comme les pourcentages de Fibonacci), la plupart du temps hélas a posteriori.

    Tout cela prenant place dans un contexte répressif. Avec Big Brother (la NSA et autres agences ou services secrets US encouragés par l’apprenti dictateur Obama, dont le danger qu’il présente pour la démocratie est très sous-estimé) qui continue de supprimer les libertés publiques. Pendant que les structures politico-économiques dominées par la « pensée unique » continuent de casser toute réflexion critique alternative. L’exemple de la construction économique et monétaire européenne étant à ce dernier égard emblématique, puisque l’on sait qu’elle n’est à terme ni créatrice de croissance ni viable mais reste le sujet tabou que droite et gauche institutionnelles défendent et défendront jusqu’à l’absurde même si toute l’Europe et ses peuples en crèvent! Alors qu’il faudrait revenir aux monnaies nationales, pas pour les dévaluer nécessairement, mais pour les laisser s’établir au juste prix correspondant aux caractéristiques socio-économiques de chaque Nation européenne qui renouerait ainsi avec ses capacités réelles de développement. Lire absolument le dernier petit livre indépassable du professeur Jean-Pierre Vesperini intitulé « L’euro », publié par Dalloz en février 2013, 3,50 euros seulement c’est-à-dire à la portée de tous les budgets.

    Quel portefeuille-type pour bénéficier de la déflation ? Ce qui aurait fait gagner de l’argent en 2008 puisque cette année-là il y a eu une alerte déflationniste, à savoir: 1/ Long dollar US et short euro, 2/ Long obligations d’Etat US (US Treasury Bonds ou Bills) en dollars US et short actions, US principalement, européennes et asiatiques accessoirement (via l’achat de puts ou d’ETF short sur les indices boursiers), 3/ Short métaux précieux et short matières premières (en tous cas arbitré si l’on possède du physique).

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    Technicals…

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/10/joe-friday-this-asset-most-oversold-in-7-years-creates-bullish-wick/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/11/king-dollar-breaks-out-as-draghieuropean-banks-lower-interest-rates/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/11/is-infinity-ben-qe-programs-making-the-q-ratio-useless/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/11/chicken-or-the-egg-catch-up-and-the-sp-500/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/11/joe-friday-commodities-breaking-support-us-breaks-out-deflation/

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    Manipulations

    http://www.bloomberg.com/news/2013-11-07/goldman-sachs-is-under-investigation-in-currency-probe.html

    http://www.bloomberg.com/news/2013-11-06/brent-crude-traders-claim-proof-bfoe-boys-rigged-market.html

    http://www.daily-bourse.fr/Amendes-en-vue-pour-six-banques-pour-manipulation-de-l-Euribor-Feed-REUnRTROPT20131105161902PAE9A402Z.php

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/taux-interbancaires-bruxelles-va-mettre-%C3%A0-lamende-six-210858095–finance.html

    ———

    Commentaires

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/consommation-timide-et-inflation-ralentie-135841746.html

    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100026020/italy-to-join-deflation-club/

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-quelle-horreur-la-deflation-continue-.aspx?article=4640818698G10020&redirect=false&contributor=H.+Seize

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/standard-poors-abaisse-la-note-062545421.html

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/05/09/sortons-de-l-euro-pour-sauver-l-europe_3174803_3232.html

    http://www.moneynews.com/Economy/Levy-recession-US-economy/2013/11/05/id/534800

    http://www.moneynews.com/Economy/Rosengren-Fed-rate-2016/2013/11/05/id/534860

    http://la-chronique-agora.com/jan-hatzius-goldman-sachs/#anc

    http://www.businessinsider.com/why-the-fed-might-reduce-its-unemployment-rate-threshold-2013-11

    http://www.bloomberg.com/news/2013-11-08/euro-bulls-crack-as-odds-of-return-to-2013-lows-jump-currencies.html

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/etats-unis-crises-budg%C3%A9taires-enflent-d%C3%A9ficits-fondent-100135769–finance.html

    http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-chine-pourra-difficilement-echapper-crise-lehman-brothers-michel-ruimy-889304.html?page=0,0

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    Le DJIA a encore butté sur sa résistance, les obligations US sont très bon marché par rapport aux actions US, le Dollar US Index est en nette hausse, pendant que l’or continue sa chute et que l’indice CRB des matières premières et le Baltic Dry Index menacent de s’effondrer (comme en 2008). Dès que les actions US commenceront à corriger à la baisse, les obligations US devraient exploser à la hausse (comme en 2008).

    indu1bonds-actionsusd1gold

    Le croisement des moyennes mobiles à 50 et 200 jours sur l’or est un signal majeur de retournement de tendance à long terme, en l’occurence laissant penser à une baisse supplémentaire importante pour l’or (idem pour l’argent-métal lui aussi dans la même configuration négative).

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    Perspectives d’effondrement probable de l’indice CRB des matières premières et du BDI.

    crb1

    bal

  • 01Nov

    Pendant les années 1999-2011, le prix de l’or est monté de 252 à 1.923 dollars US l’once pour la raison principale que, pendant la même période, le dollar US mesuré par le US Dollar Index a chuté de 120 à 72. Depuis son plus haut de septembre 2011 à 1.923, le prix de l’or a rechuté à 1.180 dollars US l’once en juin 2013 (-38%) pendant que le dollar US se redressait (l’argent-métal qui avait suivi en 1999-2011 la progression de l’or ayant quant à lui rechuté de -64% de 49,90 à 18,20 depuis deux ans). En revanche, depuis ce plus bas de 1.180, le prix de l’or est récemment remonté à 1.360, en même temps que le dollar US a rebaissé. On peut, d’ores et déjà, conclure de l’évolution des prix des deux métaux précieux exprimés en dollars US que, depuis 1999, ils ne montent -principalement- que lorsque le dollar US baisse.

    Cette évolution du prix de l’or, indépendamment de celle du dollar US avec lequel il est à l’évidence inversement corrélé, pose au moins deux questions : 1/ Existe-t’il d’autres facteurs expliquant pourquoi le prix de l’or a chuté depuis deux ans ? 2/ La reprise récente du prix de l’or est-elle durable et, dans la négative, pourquoi ladite reprise pourrait-elle s’inverser et vers quels niveaux le prix de l’or pourrait-il chuter, avant d’éventuellement reprendre une tendance haussière de long terme ?

    Pour répondre à la première question, il y a lieu de remarquer que l’or constitue une protection contre l’inflation, généralement induite aux USA par la baisse du dollar US et la diffusion maximale des liquidités disponibles dans l’économie réelle (en particulier via l’augmentation des prêts bancaires et de la vitesse de circulation monétaire), mais qu’il ne protège généralement pas contre la déflation ni contre la stagflation. Cette dernière situation étant actuellement celle de la plupart des économies en raison de leur faible croissance globale comme du processus de dégonflement (« deleveraging ») des dettes publiques et privées encore abyssales qui devrait se poursuivre assez longtemps, en dépit des politiques monétaires keynésiennes ultra laxistes des banques centrales occidentales et du Japon, lesquelles échouent à enrayer le chômage de masse comme à relancer la croissance et plus encore l’inflation. Les effets du « credit-crunch » ayant suivi la crise de 2008 se font toujours sentir, comme le montrent les chutes ininterrompues du multiplicateur de crédit et de la vitesse de circulation de la monnaie tant aux USA qu’en Europe et au Japon. Dans le cycle de Kondratieff, nous n’avons pas encore atteint l’hiver. En outre, il n’y a qu’une assez faible partie de l’or existant (20% environ) qui est utilisée aux fins d’investissement. Cette dernière considération expliquant que les variations de sa demande ou de son offre n’ont actuellement que peu d’effet sur la fixation de son prix. Ce sont donc les facteurs précités qui ont fait chuter le prix de l’or depuis deux ans.

    On peut aussi ajouter que, les banques centrales occidentales ayant mis en place des mécanismes de manipulation du prix de l’or, qu’il s’agit pour elles d’empêcher de monter afin -croient-elles à tort- de ne pas déstabiliser un peu plus le Système monétaire et bancaire international, les bullion banks et les hedge funds se livrent depuis deux ans à une spéculation massive à la baisse sur les marchés de l’or et de l’argent-métal (via par exemple la vente des « gold loans » que les banques centrales leur consentent), dont les prix sont principalement fonction des transactions papiers (marchés à terme ou d’options) et non pas des transactions physiques. Pendant que les véhicules de spéculation (ETF américains pour la plupart) ont vu leurs positions ouvertes s’évaporer au fur et à mesure que les prix des métaux chutaient. Sans compter que la plupart des sociétés minières, dont les actions se sont effondrées, ont dû arbitrer ou vendre à terme leur production comme leurs stocks, ce qui a exercé -et continuera d’exercer pendant un certain temps encore- un effet négatif sur les prix des métaux.

    Quant à la deuxième question, tout indique que le prix de l’or n’a pas encore atteint son plus bas probable. Ceux qui pensent que le prix de l’or devrait durablement remonter, en raison de la création monétaire massive pratiquée par les banques centrales comme de la possibilité d’un prochain dérapage inflationniste majeur, se trompent. Etant donné que la grande masse des agents économiques, voyant les perspectives d’amélioration de leur situation patrimoniale s’éloigner du fait d’une répression fiscale et financière impitoyable comme de la stagnation économique, n’emprunte plus (les banques devant consolider leurs fragiles bilans ayant par ailleurs cessé de prêter). Sans compter que l’essentiel de la création monétaire restant dans la « trappe à liquidités », parce que systématiquement replacée par les banques privées qui la reçoivent auprès des banques centrales ou bien en achats d’obligations d’Etat, moyennant une rémunération actuellement non négligeable, n’entre pas dans l’économie réelle (sauf la partie assez limitée qui alimente la bulle des actions jusqu’à ce que cette dernière explose lorsqu’elle apparaitra comme complètement déconnectée de la réalité économique, ce qui aggravera alors encore un peu plus la situation des investisseurs, avec le risque de liquidations d’or supplémentaires pour couvrir les pertes sur les actions comme en 2008-2009). Quant aux achats d’or physique de la part des banques centrales des BRICS, qui ont d’ailleurs commencé de nettement diminuer et même de s’inverser, ils n’ont que peu impacté le prix mondial de l’or, métal qui est actuellement loin de se trouver en situation de pénurie.

    Nous pensons que le prix de l’or pourrait chuter progressivement en dents de scie vers son coût global de production, qui doit se situer entre 800 et 950 dollars US l’once voire plus bas pour certaines régions (l’argent-métal chutant quant à lui entre 8 et 10 dollars US l’once). Ce qui, mettant progressivement en faillite la plupart des sociétés minières, entrainerait une baisse drastique de leur production provoquant alors une situation de pénurie durable des métaux qui, évidemment, impacterait leurs prix en les faisant ultérieurement remonter. Situation qui de toute façon, à échéance de moins d’une dizaine d’années, se produira puisque l’on va vers un épuisement progressif des réserves minières disponibles. Raisons pour lesquelles, on ne doit pas liquider l’or et l’argent-métal physique que l’on peut posséder si l’on dispose de temps mais les arbitrer, en les protégeant par des positions papiers à la baisse pour ne pas aggraver les pertes que l’on peut subir sur le physique. Positions papiers que l’on peut gérer à moindre coût avec la flexibilité voulue, voire abandonner pour le cas où l’or étonnamment remonterait à court terme. D’où l’intérêt de pratiquer des stratégies « long+short » et non plus « long-only » permettant, en principe, de tirer profit aussi bien de la hausse que de la baisse des prix de n’importe quel actif.

    On peut donc s’attendre à ce que la reprise récente des prix de l’or et de l’argent-métal, motivée par la faiblesse du dollar US pour cause de guerre budgétaire entre l’administration démocrate et le Congrès républicain US, tourne rapidement court lorsque le short-covering actuel de certaines positions papiers se terminera et que le dollar US se reprendra. Notre objectif de reprise minimum de l’US Dollar Index étant (le support à 79 ayant tenu) de 82,50 d’ici fin 2013 (soit 1,31 sur l’euro/dollar). A noter, par ailleurs, que toute cassure à la hausse des 82,50 entrainerait une hausse durable très importante du billet vert. Évidemment, la hausse du dollar US que nous escomptons, ayant un effet baissier sur les prix de la plupart des matières premières et le pétrole brut en particulier, casserait toute anticipation inflationniste. Ce qui serait positif pour les obligations US, mauvais pour les actions US mais désastreux pour les métaux précieux.

    A moins que le dollar US -ce qui est fort peu probable dans les mois qui viennent, les situations économiques et d’endettement de la zone euro et du Japon étant bien plus dégradées que celle des USA (dont le déficit budgétaire pour 2013 se situant vers 4,1% du PIB a atteint son plus bas depuis 2008) avec les effets négatifs correspondants sur l’euro et le yen- commence une chute, qui, tant qu’elle durerait, pousserait les prix des métaux précieux à la hausse sans que l’on puisse dire actuellement jusqu’où. Ce n’est pas notre scénario qui postule au contraire que les niveaux de 1.360 (pour l’or) et de 23 (pour l’argent-métal) dollars US l’once constituent -à notre avis- des résistances techniques à la hausse pour longtemps quasi infranchissables. D’autant qu’une chute libre du cours du dollar US n’arrangeant personne serait rapidement contrée par une action résolue de l’ensemble des banques centrales, puisque nous vivons dans un Système de politiques de planification centrale monétaire que la Federal Reserve, la BCE, la Banque du Japon et quelques autres, s’obstinent à poursuivre, même si elles ne parviennent pas à assurer la transmission de la création monétaire massive et de la fixation de taux d’intérêt zéro à l’économie réelle, puisque ni la croissance ni l’inflation ne reviennent.

    Ce que Ludwig von Mises avait parfaitement anticipé lorsqu’il écrivait : « Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du Système monétaire qui est en cause… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général ». D’où il concluait que « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales ».

    De telle sorte que la probabilité de défaut par certains Etats sur le paiement de leurs dettes publiques (situation des pays centre et sud-européens ayant abandonné leurs monnaies nationales au profit du carcan de l’euro -un deutschemark-bis principalement géré selon les critères restrictifs de la Bundesbank et des traités européens dont l’architecture reste bancale- mais en aucun cas des USA dont la création monétaire nationale n’a pas d’autre limite que leur bon vouloir -leurs créanciers internationaux étant durablement piégés dans le marché obligataire US qui n’a pas de concurrent-) pourrait provoquer de nouvelles crises dépressives qui n’auraient pas d’effet haussier sur le prix de l’or. Mais tout au contraire entraineraient sa baisse additionnelle en raison de leurs conséquences déflationnistes. Idem pour le cas où, en sens inverse, un ralentissement des « Quantitative Easings » était décidé par certaines banques centrales. Parce que, dans cette hypothèse, une remontée des taux d’intérêt se produirait et que, en période de hausse des taux (courts surtout), l’or -qui ne rapporte pas de rendement fixe mais coûte à détenir- a généralement tendance à baisser.

    Quant à la réforme éventuelle du Système monétaire et bancaire international, que certains analystes voient se résoudre par le rétablissement de l’étalon-or (sous une forme ou sous une autre), nous n’y croyons pas tant que les USA conserveront leur avantage de « leadership » politico-monétaire et que les autres « puissances » (zone euro-Allemagne, Russie, Chine, Japon) ne décideront pas d’établir une parité fixe entre les monnaies qu’elles émettent et l’or qu’elles détiennent. Si un jour, l’on revenait à l’étalon-or, ce qui serait évidemment souhaitable à maints égards, ce serait, parce que le prix de l’or aurait explosé à la hausse et donc que le cours du dollar US se serait effondré, et non pas parce les pouvoirs publics (Etats et banques centrales) auraient décidé d’y revenir. Nous sommes, hélas pour les investisseurs en métaux précieux comme pour le retour à l’équilibre du Système monétaire et bancaire international, via le rétablissement d’une monnaie saine gagée sur l’or ou le bimétallisme, loin de cette configuration dont la probabilité à court ou moyen terme est faible. Étant donné que les USA n’ont pas intérêt à renoncer au « privilège exorbitant » que leur confère leur dollar, à la fois monnaie nationale et monnaie de réserve mondiale leur permettant de vivre à crédit sur le dos du reste du monde, et que leurs créanciers étrangers n’ont ni les moyens ni la volonté de s’y opposer. Les partenaires des USA en matière monétaire, comme dans le cas des écoutes illégales au regard du droit international de la NSA et de beaucoup d’autres manifestations de l’impérialisme américain devenu Big Brother, « sont cocus mais contents » comme le dit la chanson ! Et les Européens s’apprêtent même à signer un accord de libre-échange transatlantique avec Washington qui achèvera de ruiner le commerce extérieur et intérieur de la plupart des pays-membres de la zone euro… N’est pas De Gaulle qui veut !

    Les problèmes structurels reviennent en force pour la zone euro mais les USA vont mieux grâce aux Républicains (qui stoppent le plus possible Obama dans son délire keynésien de dépenses tous azimuts) :


    http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-france-beaucoup-plus-perdre-se-soumettre-allemagne-qu-lui-desobeir-steve-ohana-883418.html

    http://www.bloomberg.com/news/2013-11-01/draghi-s-deflation-risk-complicates-recovery-euro-credit.html

    http://www.bloomberg.com/news/2013-10-30/german-unemployment-rises-for-third-month-as-economy-loses-pace.html

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/créations-demploi-pourquoi-comparaison-jean-claude-trichet-entre-121852434–finance.html

    http://www.atlantico.fr/decryptage/faut-craindre-comme-economist-explosion-dette-privee-en-europe-jean-paul-betbeze-881985.html

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/d%C3%A9flation-zone-euro-au-bord-d%C3%A9pression-nerveuse-%C3%A9conomique-124105416–finance.html

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/ch%C3%B4mage-%C3%A0-niveau-record-zone-euro-septembre-104051758–finance.html

    http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702304527504579168113091545256

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/30/le-deficit-budgetaire-americain-au-plus-bas-depuis-la-crise-de-2008_3505718_3234.html#xtor=AL-32280515

    http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702304470504579163871056778000

    http://www.thetechnicaltraders.com/precious-metals-gold-silver-and-miners-are-trapped/

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/strat%C3%A9gie-fed-ne-devrait-coincer-081300776.html

    http://www.bloomberg.com/video/el-erian-fed-rates-to-stay-very-low-much-longer-nycUIM4MT563oDQoEZf5kw.html


    Pour le cas quasi évident où la NSA travaillerait pour fa Federal Reserve US, laquelle travaille pour les grandes banques privées US qui en sont d’ailleurs les propriétaires, sans compter qu’Obama aurait cette semaine ordonné à la NSA de cesser d’espionner la Banque Mondiale, le FMI et la BIS, on comprend aisément pourquoi il est si facile aux Goldman Sachs et autres JPMorgan Chase ou ML Bank of America de manipuler à leur gré tous les actifs financiers puisqu’ils savent à l’avance ce que les principaux intervenants vont faire sur les marchés et quelles sont leurs postions… Bref, un gigantesque délit d’initié mondial serait commis en permanence par le Big Brother de Washington. Si les dirigeants européens, asiatiques et autres n’étaient pas les serviteurs consentants et zélés des intérêts US (qui ne sont pas du tout les leurs), tous ces gens (dirigeants des grandes banques US et responsables des services secrets comme de l’Administration US) devraient être immédiatement mis en examen par les pouvoirs judiciaires européens et asiatiques.

    La NSA espionne aussi le Pape François, pour le cas où Obama voudrait savoir ce que le Souverain Pontife dit à Dieu quand il parle avec lui… puisque à l’évidence le locataire de la Maison Blanche n’est pas en relation avec la Divinité…

    http://www.businessinsider.com/report-nsa-spied-on-vatican-2013-10

    La reprise du dollar US, qui pourrait se transformer en une forte hausse du billet vert à moyen terme, modifie évidemment tout le panorama financier. Nous avons changé une grande partie de nos francs suisses et euros en dollars US. L’or et l’argent-métal n’ayant pas cassé à la hausse leurs résistances, du fait de la hausse du dollar US, nous avons commencé à passer shorts sur les métaux (via l’achat de puts) et non plus seulement arbitrés, qui pourraient entrer en chute libre, et avons sorti toutes nos positions longues sur les matières premières (voir graphique de l’ indice CRB ci-dessous), le pétrole brut en particulier, qui ont cassé leurs supports à la baisse et pourraient aller beaucoup plus bas, pour ne conserver que des positions longues sur les obligations d’Etat US et shorts sur le DJIA (et autres indices boursiers US) qui forme à nouveau un double top.

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/11/joe-friday-commodities-breaking-support-us-breaks-out-deflation/

    Double bottom vers 72 – 72,50 en 2008 et 2011 sur l’US Dollar Index, avec appui récent sur le support vers 79, donc possibilité de remontée progressive à moyen terme (courant 2014) vers 90,91 en cas de franchissement de 82,50 à la hausse.

    usdeurogold-courtsilvercrb

    Les obligations US sont historiquement très bon marché par rapport aux actions US (acheter les premières et vendre les secondes). Quant aux actions des sociétés minières (XAU), elles sont nettement reparties à la baisse.

    tb-induindu

    soc-min

    Prospective: Et si le dollar US finalement entamait une hausse durable ? Une hausse de l’US Dollar Index vers 90,92 (plus ou moins ses plus hauts de 2009) signifierait une possibilité de chute de l’euro -actuellement très surévalué- vers 1,20 (niveau qui est d’ailleurs ce qu’il devrait valoir selon la théorie de la Parité des pouvoirs d’achat -PPA- comme le calcule le Credit Suisse dans son « Research Monthly » de novembre 2013 qui vient d’être publié), ce qui serait très négatif pour les prix des métaux précieux et de toutes les matières premières (généralement exprimés en dollars US). Mais permettrait peut-être un fort redressement de l’économie des pays occidentaux, du Japon et de la Chine, importateurs nets de matières premières, au détriment des pays producteurs (pays arabes, d’Amérique latine, etc.).

    euro-dol-lt

   

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.