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Métaux précieux

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  • 31Août

    Regardez les deux graphiques ci dessous.

    Le premier, c’est celui de la production mondiale probable de pétrole (1965 – 2100), qui a commencé de baisser nettement puisque le « peak oil » a déjà été dépassé.

    Et le second, c’est celui de l’augmentation probable de la population mondiale (1800 – 2100) avec les 3 scénarios possibles, le deuxième scénario d’une augmentation de la population mondiale de 7,3 milliards d’individus actuellement à 9 milliards vers 2040 étant le plus probable).

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    Le prochain choc pétrolier ne proviendra donc pas de la reprise de la croissance économique occidentale ou mondiale, mais d’un déséquilibre structurel entre offre et demande de pétrole dû au fait que la population mondiale continue à croître massivement alors que l’on a passé le pic de production pétrolier et que l’on s’achemine de la sorte vers une diminution massive inévitable de ladite production jusqu’à la quasi disparition de cette source d’énergie.

    Il en est d’ailleurs de même de la plupart des ressources naturelles existant par définition en quantité limitée alors que les besoins sont illimités.


    Quant au pétrole non conventionnel, extrait de la roche grâce aux techniques de fracturation hydraulique –à l’instar du gaz de schiste- qui avait jusqu’à maintenant un rôle marginal dans la production pétrolière mondiale, il ne permettra pas de renverser rapidement le déséquilibre structurel précité, pour autant qu’il le renverse un jour ce qui est peu probable. Parce que son coût est exorbitant et qu’il ne sera pas rentable avant que le pétrole monte au moins vers 150 USD le baril et s’y maintienne. Ainsi l’idée que les USA, premier consommateur mondial d’or noir, deviendraient à l’horizon de quelques années auto-suffisants en pétrole du fait de la mise en exploitation croissante de ce pétrole non conventionnel sur leur territoire n’est qu’un thème de propagande sans base scientifique visant à permettre aux sociétés pétrolières US à obtenir de l’administration Obama toutes sortes de dérogations environnementales, réglementaires et fiscales au nom de la prétendue « sécurité nationale américaine » qu’elles brandissent en permanence mais ne servant en réalité qu’à augmenter leurs profits financiers. En outre, les capacités globales de raffinage et d’acheminement du pétrole sont devenues insuffisantes, d’où des goulets d’étranglement à certaines périodes de pic de consommation ou de tensions géopolitiques. Enfin, la sortie de plusieurs pays du nucléaire et la diminution de cette source d’énergie (qui évidemment pose des risques qu’il faudrait mieux maitriser comme le montre la situation catastrophique japonaise) accroitra significativement et rapidement le déséquilibre énergétique mondial.


    Indépendamment des effets du pic de production pétrolière qui est déjà dépassé et des capacités de raffinage et d’acheminement insuffisantes précitées, l’instabilité politique, sociale et économique dans les régions productrices de pétrole au Proche et au Moyen Orient, du fait du conflit radical entre sunnites et chiites pour la domination de l’islam et des révolutions arabes ayant mis au pouvoir dans plusieurs pays (Iran, Afghanistan, Turquie, etc… il y a un certain temps déjà, puis Égypte, Libye, Tunisie, etc… plus récemment) des islamistes, ensuite rejetés par les populations n’aspirant qu’à plus de démocratie et de prospérité et non pas à plus d’intolérance religieuse intégriste, joue un rôle majeur dans la fixation des prix pétroliers et gaziers (les seconds étant indexés sur les premiers). La plupart des chocs des prix pétroliers jusqu’ici ont été provoqués par des conflits ouverts ou latents dans la région du Proche et du Moyen Orient.


    Comme tout indique que le processus révolutionnaire islamiste récupéré par les intégristes (fanatisés par la Turquie et le Qatar mais aussi par les monarchies du Golfe -Arabie saoudite, etc.- qui jouent double-jeu) fera à terme tâche d’huile (aux dites monarchies elles-mêmes qui ne pourront que difficilement s’en protéger) et qu’Israël et les USA pourraient, avec ou sans leurs supplétifs anglais et français, intervenir (pour préserver un équilibre régional dont la rupture menace croient-ils leurs intérêts fondamentaux) de plus en plus directement en Syrie, au Liban, en Égypte voire en Iran ou au Pakistan, on peut peut-être s’attendre à une forte hausse des prix du pétrole brut (crude oil), de l’essence (gazoline) et du mazout (heating oil) d’ici FIN 2013 – DÉBUT 2014 consécutif à UN POSSIBLE EMBRASEMENT MILITAIRE dans la région accélérant l’inéluctable choc pétrolier. MÊME SI LA GUERRE N’EST PAS NOTRE SCENARIO PRIVILÉGIÉ (Obama ne faisant pas le poids !). Étant donné que toute opération militaire occidentale (américaine) serait, sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU, illégale et vouée à l’échec parce qu’aggravant encore le nombre des victimes et l’ampleur des destructions (en Syrie et ailleurs), tout en risquant de devenir une guerre régionale globale concernant la plupart des pays du Moyen Orient (au détriment des VRAIS INTÉRÊTS d’Israël qui doit faire la paix avec les Palestiniens), voire pouvant même provoquer une implication plus forte de la Russie et de la Chine et devenir ainsi mondiale ! Sans compter qu’elle achèverait de plonger dans une nouvelle récession les économies occidentales , en croissance actuellement zéro, comme celles de la plupart des pays émergents, généralement consommatrices nettes d’or noir et de ses produits dérivés.


    http://www.zerohedge.com/news/2013-08-28/22-reasons-why-starting-world-war-3-middle-east-really-bad-idea

    De toutes façons, le double krach des obligations a déjà commencé et celui des actions arrive. Le processus actuel de STAGFLATION (croissance économique faible ou nulle accompagnée de tensions inflationnistes croissantes) s’approfondissant puisque la hausse des prix de l’énergie est au centre du renchérissement des prix de toute nature. Ainsi, une forte hausse des cours du pétrole brut favorise l’envolée des prix agricoles et alimentaires en faisant chuter la production de moins en moins rentable desdits biens, pourtant essentiels à la survie de centaines de millions de gens dans le monde qui ne parviennent pas à se nourrir correctement. Dans des pays comme l’Égypte et dans la plupart des autres en Orient, comme dans presque toute l’Afrique voire dans plusieurs pays en Asie et en Amérique latine, ce sera le retour des révoltes de la faim. A noter que les politiques monétaires ultra laxistes et de dévaluation compétitive des principales banques centrales occidentales, créatrices d’inflation dans les pays pauvres et émergents qu’elles obligent à remonter leurs taux d’intérêt à court terme pour la limiter (comme le fait le Brésil actuellement), portent elles-aussi une grande responsabilité dans les déséquilibres énergétiques, agricoles, alimentaires, etc… croissants entre le Nord et le Sud. Bernanke et ses pairs ne sont pas seulement des faux-monnayeurs mais aussi les affameurs des pays émergents et du Tiers Monde !


    Nous conseillons donc de garder les achats d’USO, d’autant que sur les graphiques il n’y a pas de résistance majeure du prix du crude oil avant 150 USD le baril et que, en cas de cassure de cette résistance, le potentiel de hausse est à 200 USD le baril !


    Une telle hausse à 150 USD, même de courte durée, serait A TERME DE QUELQUES MOIS positive pour les prix de l’or et de l’argent-métal qui, après une correction modérée de leurs prix actuellement surachetés, suivraient plus ou moins le mouvement mais très négative pour les actions en général, en particulier celles des sociétés minières dont les coûts d’exploitation deviendraient alors complétement prohibitifs. Raison pour laquelle il est préférable d’acheter les métaux eux-mêmes sous diverses formes que les actions des sociétés qui les produisent. Nous sommes sortis des NUGT que nous avions achetés.


    http://blogs.stockcharts.com/dont_ignore_this_chart/2013/08/gold-miners-etf-forms-big-bearish-engulfing.html


    Les prix des métaux étant monté trop vite en août, nous avons allégé ces derniers jours nos positions longues gagnantes en or et en argent-métal parce que nous ne serions pas surpris de les voir corriger avant de reprendre de plus belle leur hausse. De bons niveaux de correction pour en acheter plus et donc reprendre les positions précédemment allégées seraient aux alentours de 1.275 USD l’once sur l’or de et 20,50 USD l’once sur l’argent-métal (les prix à notre avis maximums sur lesquels ils pourraient rebaisser). Les cours des métaux venant de monter en grande partie par anticipation d’une intervention militaire occidentale en Syrie, si finalement elle n’avait pas lieu ou n’était que symbolique, ils rechuteraient entretemps d’autant que le US Dollar Index a une nouvelle fois tenu sans casser son support vers 79 – 80.

    http://www.thegoldandoilguy.com/articles/precious-metals-miners-flash-short-sell-signal/

    Les banques centrales occidentales ayant submergé les marchés financiers et les grandes banques privées de liquidités massives qui ne sont pas encore rentrées dans l’économie réelle, l’étincelle qui manquait jusqu’ici pour transformer tout ce papier en un brasier hautement inflationniste viendra probablement de la forte hausse des prix du pétrole, dont les principales victimes collatérales seraient dans un premier temps les USA et leur dollar US pour lesquels un crude oil vers 150 USD le baril signifierait un choc très négatif. Mais aussi les marchés d’actions partout dans le monde qui s’écrouleraient (style 1987). A moins que la Federal Reserve stoppe in extremis son Quantitative Easing, ce qui provoquerait un choc tout aussi dommageable sur des marchés financiers (actions et obligations) très surévalués.

    Les ratios DJIA/or et or/argent-métal restent baissiers et le US Dollar Index, qui est légèrement remonté cette semaine, le reste aussi. Indépendamment des actions US, les autres les plus surévaluées sont les actions suisses. Garder les achats de puts ou d’ETF shorts sur le S+P 500 et le SMI (formation baissière en tête-épaules).

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    Le pétrole brut est HAUSSIER, guerre civile ou intervention US en Syrie et ailleurs au Moyen Orient ou pas.

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  • 23Août

    Ce site est mis à jour en fin de chaque semaine. Entretemps lire “www.zerohedge.com” un site ami dont nous partageons les idées.

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    Compte tenu de l’actualité centrée autour de la question de la poursuite ou de l’arrêt (partiel voire total) du Quantitative Easing US, nous traiterons la question des prix du pétrole et de l’énergie prochainement.

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    « Le papier monnaie aura toujours pour effet de ruiner le commerce, d’opprimer les honnêtes gens et d’ouvrir la porte à toutes les fraudes et les injustices ».  Georges Washington

    Évidemment, lorsque l’on se réfère aux pratiques monétaires actuelles de la Federal Reserve US (ou de la Banque d’Angleterre) et à un moindre degré des autres banques centrales, on saisit combien les fondateurs des USA, Georges Washington en particulier,  avaient vu juste. Le QE consistant à créer ex nihilo autant de fausse monnaie que nécessaire pour permettre l’achat à guichet ouvert par la banque centrale des obligations émises par l’État et d’autres institutions publiques, comme toutes sortes d’autres actifs pourris détenus par les grandes banques privées, est la pire manipulation jamais décidée par les faux-monnayeurs qui sont actuellement à la tête des banques centrales et des Etats.

    Ayant eu pour objet de faire artificiellement baisser les taux d’intérêt à moyen et long terme, de financer sans limite les déficits et les dettes publiques et privées, de permettre aux grandes banques privées devenues « too big to fail » de poursuivre leurs pratiques délictueuses, comme de surévaluer les prix des actifs de papier (actions, obligations, etc.) par rapport à ceux des actifs réels (métaux précieux), donc d’entretenir l’illusion de reprise économique, il est logique que son éventuel arrêt (partiel voire total) provoque l’effet inverse. D’où la panique des détenteurs desdits actifs de papier -grossièrement surévalués- de voir le moteur de ladite surévaluation cesser de fonctionner.

    La première question  à se poser est : Pourquoi la Fed envisage t-elle de cesser le QE s’il a permis de tels miracles et s’il ne présente aucun risque pour sa solvabilité de banque centrale ? La vraie réponse est double : d’une part, parce que, faisant progressivement naitre des anticipations inflationnistes, le QE devient vite contre productif puisqu’il fait finalement monter les taux d’intérêt à moyen et long termes qu’il avait initialement fait baisser ; d’autre part, parce que, lorsque la taille du bilan pourri de la banque centrale atteint des niveaux stratosphériques, elle risque la faillite pure et simple, avec l’effondrement parallèle du Système monétaire et bancaire que l’on peut imaginer… Sans compter que la bulle des prix de certains actifs -comme les actions- provoquée par le QE risquant nécessairement de finir par un krach, la banque centrale doit à un certain moment la faire cesser de façon préventive.

    Conclusion: La Fed ne pourra pas échapper à l’arrêt du QE. Plus elle attend, plus cela sera dommageable. Arrêt qui ne fera pas baisser les prix de l’or et de l’argent-métal mais, au contraire, les fera monter puisque la fuite vers les actifs réels s’exercera alors. Arrêt qui ne fera pas monter le dollar US contre les autres principales monnaies de papier mais, au contraire, le fera baisser puisque la chute des actifs US entrainera leur vente en panique et donc des sorties massives du dollar US. Il faudra aussi que la Fed réduise ensuite son bilan en vendant tout un tas d’actifs à vils prix, ce qui exercera un effet ultra baissier sur les actifs de papier. Et  posera enfin la question du financement des déficits et des dettes publiques et privées US qui risquent de ne plus trouver d’acquéreurs… C’est alors que les USA devront : soit massivement réduire leurs déficits et dettes publiques et privées, soit emprunter en monnaie étrangère, soit plus vraisemblablement les deux, et c’en sera  finit de leur « privilège exorbitant » (comme disait De Gaulle) de vivre à crédit aux dépends du reste du monde. Voilà où les aura conduit le Quantitative Easing supposé « Forever »…

    Les étrangers achètent de moins en moins d’obligations de l’État US et la Fed en achète de plus en plus. Que se passera-t-il si elle cesse ses achats ? Le krach final du dollar US !

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    En attendant, la tragi-comédie qui se joue au sein du conseil et à l’extérieur de la Fed, avec les multiples déclarations contradictoires de ses membres et le silence embarrassé de son président Bernanke dont le prochain départ attise une « lutte au couteau » entre ses successeurs potentiels aussi dangereux que lui pour les « grands équilibres » monétaires US et internationaux, ne fera qu’ajouter incertitude et volatilité à des marchés financiers qui ont besoin de connaitre dans quelle direction les autorités vont aller et à quel rythme… Que fait Obama, alors qu’il y a le feu à la maison Amérique, rien ou presque rien… il revient de vacances !

    Informations actions + obligations

    http://www.economicnoise.com/2013/08/22/the-interest-rate-canary/

    http://www.marketwatch.com/story/how-the-fed-could-cause-another-crash-2013-08-22?link=MW_popular

    http://www.bloomberg.com/news/2013-08-15/u-s-net-outflow-of-long-term-securities-rises-to-66-9-billion.html

    http://www.zerohedge.com/news/2013-08-13/us-treasury-finally-admits-truth-its-all-pomo-and-no-one-dares-fight-fed

    http://www.cnbc.com/id/100967640http://fr.finance.yahoo.com/actualites/economie-am%C3%A9ricaine-r%C3%A9duction-soutien-fed-164800262.html

    http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323608504579022363083564926.html

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Hussman-stock-Fed-valuation/2013/08/20/id/521293

    http://www.counterpunch.org/2013/08/19/obamas-destroys-the-middle-class/

    http://www.moneynews.com/Economy/Snyder-Treasury-yield-rates/2013/08/21/id/521471?s=al&promo_code=14979-1

    http://www.businessinsider.com/hussman-the-stock-market-will-probably-crash-2013-8

    http://www.marketwatch.com/story/fed-tapering-the-math-investors-need-to-know-2013-08-15?pagenumber=1

    Informations or + argent-métal

    http://online.wsj.com/article/SB10001424127887324619504579028612175881366.html

    http://www.moneynews.com/FinanceNews/Rosenberg-stagflation-Bernanke-inflation/2013/08/22/id/521703


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    Les taux US à 10 ans continuent de monter et les obligations US de chuter en parallèle.

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    Les ratios DJIA/Gold et or/argent-métal continuent de baisser. Il faut donc rester simultanément short actions et long or (ou mieux long argent-métal qui monte plus vite que l’or).

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    Les actions des sociétés minières restent haussières avec un objectif de 120 sur le XAU. Conserver les achats de NUGT.

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    L’objectif baissier du S+P500 reste vers 1.470.

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    Le dollar US Index est baissier avec un premier objectif d’environ 79.75 voire même 79 (son plus bas de 2013).

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  • 16Août

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    « Parier contre l’or revient à parier sur les gouvernements. Celui qui parie sur les gouvernements et leur papier monnaie parie contre 6.000 années d’histoire de l’humanité !»

    Charles de Gaulle

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    Tout le monde a bien compris que les bullion banks, à l’incitation des banques centrales occidentales, qui veulent éviter toute hausse importante des métaux précieux susceptible de mettre en danger leur Système monétaire et bancaire d’émissions illimitées de fausse monnaie de papier et de crédit gagé sur le néant lequel ne tient plus que par la contrainte (cours forcé de la monnaie fiduciaire étatique, répression financière, etc.), et donc avec leur financement gratuit lui aussi illimité, nonobstant l’appui des supposés « régulateurs » en particulier américains et anglais qui laissent faire sans réagir les pires malversations, ont cassé TEMPORAIREMENT les prix des métaux précieux, dont chaque reprise technique est presque immédiatement suivie d’une baisse effaçant aussitôt les profits momentanés que l’on peut faire en les achetant sur toute faiblesse. De telle sorte que, depuis près de deux ans, il n’y a pas moyen d’engranger des gains durables en les traitant. Sauf pour les manipulateurs professionnels (les JP Morgan et autres Goldman Sachs) qui, eux, sont en  mesure de ramasser les mises des investisseurs privés compte tenu de leur « puissance de feu » sur les marchés à terme et dérivés à la base de leurs manipulations.

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    Il est inimaginable que les régulateurs et les autorités de marché US (du Comex en particulier) continuent de laisser faire cette escroquerie consistant pour les bullion banks US à se repasser le même petit stock d’or via de fausses écritures comptables pour dissimuler que, à force de vendre le métal dans le cadre de leurs manipulations baissières, elles n’en ont presque plus. Ce qui implique qu’elles pourraient être incapables d’honorer les demandes de physique émanant de leurs clients, comme de rembourser en physique les gold loans que les banques centrales occidentales leur ont consentis… Du jamais vu dans l’histoire de ce marché qui pourrait entrainer soit le défaut du Comex et des bullion banks, soit une violente hausse du prix du métal jaune les bullion banks devant s’approvisionner sur les marchés internationaux, à moins qu’une nouvelle manipulation soit mise en place in extremis comme la suspension des cotations sur le Comex pour cause de force majeure.

    Double cliquer sur les tableaux dans ce lien pour les lire plus facilement.

    Tout ce qui se passe sur les métaux précieux laisse, évidemment, songeur à propos des activités systématiquement délictueuses des grandes banques privées, américaines surtout, couvertes par les autorités de marché sur les autres actifs aussi (actions, obligations, monnaies, etc.) dont tous les prix -loin de refléter la loi de l’offre et de la demande ainsi qu’ils devraient le faire- sont « arrangés » (d’où la grande difficulté de faire des profits si l’on n’est pas membre de cette maffia). Activités qui sont devenues constitutives de la « finance de connivence » mêlant politiques ou fonctionnaires et spéculateurs de haut vol qui ne pourra être stoppée que par la fin de l’étatisme, c’est-à-dire la suppression des banques centrales, et d’abord par la séparation totale des banques de dépôts et des banques commerciales ou d’affaires. A moins que ce soit la masse des intervenants des marchés qui finisse par rétablir elle-même les « grands équilibres », selon l’adage « Ce qui doit arriver… arrive ! » comme on semble en prendre le chemin lorsque l’on voit les métaux précieux remonter, et au même moment les obligations, les actions et le US Dollar Index rechuter.

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    Les plus bas niveaux des métaux de respectivement 1.180 USD l’once sur l’or et de 18,20 sur l’argent-métal atteints le 28 juin 2013 pourraient avoir été trouvés pour un certain temps (voire pour longtemps), même si leurs prix ne sont pas finalement tombés en dessous de leurs coûts globaux de production (sauf cas particuliers de certaines mines). Nous rappelons à ce propos que vers les années 2021 – 2025, il n’y aura plus de production d’argent-métal ni d’or par suite de l’épuisement des ressources naturelles… et donc que leurs prix seront alors nécessairement bien plus élevés que de nos jours.


    http://terresacree.org/ressources.htm

    De l’autre côté, il y a un certain nombre d’agitateurs schizophréniques propageant de fausses nouvelles et faisant des prédictions mirobolantes quant à la hausse exponentielle desdits métaux qu’ils prévoient sans aucune base technique sérieuse et discréditent l’investissement dans les métaux en raison de leurs outrances. Agitateurs, ce qui est pire, qui sont liés aux bullion banks avec lesquelles ils sont en relation étroite d’affaires : les ETF longs « SLV » et « GLD », que nous ne traitons JAMAIS, étant emblématiques à cet égard puisque leurs dépositaires sont précisément les bullion banks manipulatrices, ce qui pose à l’évidence un léger problème de transparence et de conflit d’intérêts pour leurs gestionnaires développant un argumentaire haussier alors que lesdites bullion banks utilisent les stocks supposés de métaux de ces ETF pour prendre des positions shorts supplémentaires les faisant baisser au prétexte de s’arbitrer ! Les seuls ETF sur métaux qu’il faut traiter sont ceux de la ZKB suisse ou les ProShares US.


    http://blogs.marketwatch.com/cody/2013/08/14/goldsilver-etfs-face-black-swan-event/


    Conclusion: Ne lisez plus les prédictions des uns et des autres et ne vous fiez qu’aux graphiques, lesquels sont quand même les meilleurs indicateurs de la dynamique des marchés, même s’ils sont sujets à de multiples distorsions. Or que disent ces graphiques ? L’or ayant cassé 1.355 USD l’once à la hausse, il pourrait monter (dans le contexte actuel) au maximum vers 1.490-1.500, sauf forte chute du US Dollar Index entretemps qui changerait la donne et lui permettrait alors d’aller plus haut. L’argent-métal, ayant cassé sa résistance vers 20,60, pourrait quant à lui monter (dans le contexte actuel) vers 24,80-25 au maximum, avec la même remarque au sujet du US Dollar Index que précédemment. De tels mouvements de hausse (en direction des 1.500 et des 25) seraient évidemment remarquables et permettraient de faire des profits durables pour ceux qui, comme nous, pratiquons pour nos clients la stratégie long/short avec dorénavant un biais plutôt haussier, puisque nous prendrions alors nos bénéfices sur les niveaux précités voire un peu avant et resterions quelques temps sans positions pour analyser à nouveau la situation des marchés.

    Le ratio or/argent étant en voie de retournement à la baisse, il est normal que l’argent ait à terme plus de potentiel haussier que l’or, d’autant qu’il a depuis 2011 baissé beaucoup plus que lui (de près du double) alors qu’il est -contrairement à l’or- en DÉFICIT STRUCTUREL de production par rapport à sa consommation. Si les métaux devaient ultérieurement remonter puissamment, l’argent atteindrait 50 USD l’once bien avant que l’or n’atteigne 1.922 (leurs précédents sommets de 2011).

    Tout le reste n’est que du vent, en particulier le supposé « corner » de l’or à la hausse que JP Morgan serait en train de mettre en place (ce qui irait catégoriquement à l’encontre de la stratégie de son mentor et partenaire la Federal Reserve US), après avoir mis en place un corner à la baisse de mi 2011 à mi 2013. Quant à ce qu’il se passe sur le marché physique, ou bien à propos des stocks détenus par les uns ou les autres, comme des positions déclarées à la CFTC, personne n’en sait rien tant les informations disponibles sont sciemment opaques et lesdites déclarations manquent volontairement de sincérité …

    http://www.silverseek.com/commentary/cornering-gold-market-12374

    Il y aura beaucoup d’autres attaques sur les métaux précieux pour tenter de les empêcher de monter mais l’important c’est qu’enfin ils démontrent que leur tendance baissière s’est inversée, ce qui incitera les investisseurs à les acheter sur toute faiblesse au lieu de les vendre sur toute reprise.

    Autre donnée graphique, le ratio DJIA/Gold est en lui-aussi voie de retournement, ce qui signifie que les actions aux USA (et donc partout ailleurs dans le monde) ont une capacité importante de baisse par elles-mêmes mais aussi en relation avec l’or ou l’argent-métal, dans la mesure où leur potentiel de hausse poussé à l’extrême par les politiques des banques centrales s’est finalement épuisé, de plus en plus de gestionnaires et d’investisseurs (George Soros et consorts) liquidant leurs positions longues et/ou établissant des positions shorts en l’attente de la décision de la Federal Reserve en septembre relative au Quantitative Easing. Sans compter que la hausse des taux d’intérêt US à moyen et long termes ne pèse pas seulement négativement sur les obligations mais aussi sur les actions. Le premier objectif de baisse (minimum) du S+P 500 (sur lequel nous sommes shorts via l’achat d’options puts ou bien via l’achat de divers ETF shorts) est à notre avis de 1.470. Pendant que l’indice XAU des sociétés minières (sur lequel nous sommes longs via l’achat d’options calls) monterait vers 120.


    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/ORourke-S-P-500-1500-economic/2013/08/12/id/519875

    Quant au US Dollar Index, il s’est stabilisé compte tenu du faible volume de la période des vacances, l’euro/dollar semblant tétanisé à l’approche des élections allemandes, en septembre aussi, et donc pour le moment incapable de franchir sa résistance vers 1,3425 pour aller beaucoup plus haut selon notre scénario de forte baisse à venir du dollar US contre les autres monnaies de papier (ce qui permettrait alors aux métaux précieux d’en finir avec leur spirale baissière). Sans oublier la fermeté des prix du pétrole et de l’énergie en général (sujet important dont nous traiterons dans notre prochain commentaire d’autant que le Moyen Orient est hélas à feu et à sang) qui alimente les anticipations inflationnistes (à la base de la hausse des taux d’intérêt à moyen et long terme) et donc apporte un soutien indirect aux métaux précieux.

    ——

    Le malchanceux Paulson a liquidité la moitié des positions longues de son Fonds Métaux Précieux, qui a perdu 59% en 2013, presque au plus bas…


    http://www.zerohedge.com/news/2013-08-14/citis-silver-linings-playbook

    http://online.wsj.com/article/SB10001424127887324769704579009471952255520.html

    http://www.mineweb.com/mineweb/content/en/mineweb-silver-news?oid=200851&sn=Detail

    http://www.clivemaund.com/article.php?art_id=67

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    http://www.cnbc.com/id/100967640

    http://www.cnbc.com/id/100967640

    http://www.zerohedge.com/news/2013-08-13/us-treasury-finally-admits-truth-its-all-pomo-and-no-one-dares-fight-fed

    http://blogs.marketwatch.com/thetell/2013/08/15/soross-biggest-holding-a-bearish-call-on-the-sp-500/

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Wal-Mart-Davidowitz-economy-jobs/2013/08/15/id/520624

    http://www.zerohedge.com/contributed/2013-08-15/insolvency-fed-and-parasitic-fire-economy

    http://www.bloomberg.com/news/2013-08-15/u-s-net-outflow-of-long-term-securities-rises-to-66-9-billion.html

    http://www.marketwatch.com/story/us-stocks-waver-after-mixed-retail-report-2013-08-13

    http://www.zerohedge.com/news/2013-08-12/fed-warns-leveraged-etfs-could-trigger-1987-style-cascade-stocks

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    Échec de la politique monétaire de la FED: les taux d’intérêt US à 10 ans sont à 2,84%, leur plus haut depuis mi 2011

    taux-us

    Le ratio DJIA/Gold a clairement tourné à la baisse et son potentiel de chute est très important

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    Le S+P 500 devrait baisser dans un premier temps vers 1.470

    spx

    Le ratio or/argent métal a confirmé sont retournement à la baisse, ce qui signifie que le potentiel de hausse de l’argent-métal est bien supérieur à celui de l’or

    gold-silver1

    Le potentiel de hausse des actions des sociétés minières n’est pas très important, objectif 120 sur l’indice XAU puis rechute vraisemblablement dans le sillage de la baisse du S+P 500 et du DJIA

    xau


  • 09Août

    Quoi qu’en disent certains analystes, l’or et l’argent-métal, parce que principalement côtés en dollars US, ne montent (quand ils ne sont pas manipulés pour en supprimer les prix par les banques centrales occidentales et les bullion banks) que lorsque le dollar US baisse, soit par rapport aux autres principales monnaies étatiques de papier, soit en terme de chute de sa valeur intrinsèque (c’est-à-dire de l’inflation qui peut l’affecter). Et non pas en raison des paramètres relatifs à leur consommation et à leur production, ni même à leurs stocks disponibles. Sauf si les prix de l’or et de l’argent-métal venaient à baisser en dessous de leurs coûts de production (ce qui n’est pas encore le cas), puisqu’ ils remonteraient alors assez vite mécaniquement du fait de la pénurie qui les affecterait, indépendamment des fluctuations du dollar US. Tout cela pour la simple raison que l’or, et accessoirement l’argent-métal, sont des monnaies et non pas des matières premières. Ils sont même LA VRAIE MONNAIE alternative au dollar US. Lequel est abusivement devenu la monnaie mondiale à leur place en 1971 (une illustration de la loi de Greesham: « La mauvaise monnaie chasse la bonne »), lorsque les USA ont unilatéralement décidé qu’il cessait d’être convertible en or entre banques centrales, par artifice politique sans que cela change l’ « ordre naturel des choses » puisque la valeur de l’or s’est accrue depuis cette date de 35 USD l’once à 1.310 ce jour et que la valeur du dollar US s’est dévaluée d’autant. Il convient donc de se demander, pour tenter de prédire le prochain mouvement de hausse ou de baisse de l’or et de l’argent-métal: 1/ si le US Dollar Index risque de s’effondrer ou pas, 2/ si l’inflation aux USA va croitre fortement ou pas.

    L’honnêteté oblige à constater que le US Dollar Index et que l’inflation aux USA sont actuellement étonnamment stables, en dépit de la politique monétaire ultra laxiste de la Federal Reserve US se traduisant par la création ex nihilo de milliers de milliards de dollars US à taux zéro ou négatifs, parce que (comme le montrent les graphiques de la vitesse de circulation de la monnaie et du multiplicateur de crédit publiés dans notre dernier commentaire) toute cette fausse monnaie ne s’investit pas dans l’économie réelle (ce qui explique la stagnation économique), mais reste dans les bilans des grandes banques privées -ou bien est placée à leurs comptes courants auprès des banques centrales- dans le but de couvrir leurs gigantesques pertes encore latentes ou alors va sur le marché des actions d’où la  bulle qui le caractérise.

    Ce qui n’empêche pas certaines anticipations inflationnistes et le renchérissement de beaucoup de biens et de services de se développer en Occident (mais surtout dans les pays émergents) sans pour autant se transformer déjà en forte inflation. Autrement dit, nous sommes actuellement en Occident encore en stagflation, porteuse de chômage de masse et de perte collective de pouvoir d’achat. Laquelle pourrait perdurer un certain temps tant que les banques centrales ne se décideront pas à cesser leur Quantitative Easing (ce qui ferait repartir la vitesse de circulation de la monnaie puisqu’elle ne serait plus stérilisée dans la « trappe à liquidités ») ou que la hausse des taux d’intérêt à moyen et long termes ne provoquera pas de krach obligataire majeur (ayant finalement pour effet de contraindre au défaut voire à la faillite les Etats,  les institutions publiques et les grandes banques privées les plus endettés, mais aussi les banques centrales précitées dont les bilans pourris auront alors atteints des niveaux si élevés par rapport aux PIB -et aussi des pertes sur leurs positions obligataires si grandes- que plus personne ne pourra rien faire pour les sauver). Pas plus qu’elles ne pourront continuer à jouer les « pompiers pyromanes » étant donné la perte de crédibilité qui les affectera, ce qui ne les empêchera toutefois pas (elles ne savent rien faire d’autre !) de se lancer en dernier recours dans un programme radical hyper-inflationniste (dans lequel la Federal Reserve US, la Banque d’Angleterre et la BCE ne se sont pas encore jetées tout en incitant d’abord la Banque du Japon à le faire expérimentalement à leur place) avec à la clef une « guerre des monnaies » entre blocs commerciaux pour la dévaluation compétitive maximale de chacune d’entre elle par rapport à l’autre.

    Le krach obligataire aux USA qui a commencé, faisant évidemment plonger les obligations mais aussi les actions de ce pays, fera surtout s’effondrer le US Dollar Index (étant donné que le bilan de la FED est celui de toutes les banques centrales dont la détérioration est la plus forte et que cela s’aggrave puisque Bernanke semble avoir renoncé à diminuer le QE… mais aussi parce que les USA -contrairement à la plupart de leurs partenaires- s’enfoncent dans un déficit de balance des paiements croissant) pendant que l’or et l’argent-métal devraient à ce moment-là, en parallèle, monter puissamment étant donné que les autres monnaies de papier étatiques actuelles (émises en quantités trop faibles pour satisfaire les besoins mondiaux de liquidités) ne pourront pas offrir d’alternative au billet vert lorsqu’il sera en voie de carbonisation (une séquence similaire s’étant déjà produite lorsque dans l’entre-deux guerres mondiales la livre sterling perdit son statut de monnaie de réserve mondiale qui fut la vraie raison du grand krach boursier d’alors).

    Le scénario précité, qui nous parait inévitable sans bien entendu que l’on puisse en prévoir le timing (bien qu’il soit rampant puisqu’à bien des égards il a déjà commencé étant donné que les obligations US et le US Dollar Index baissent déjà notablement), est celui de la fin du Système monétaire et bancaire actuel basé sur l’ « étalon-dollar US ». Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque, depuis la première cassure de l’étalon-or en 1914-1918, on a changé de Système presque tous les 20 ou 30 ans sans parvenir à trouver celui assurant la stabilité indispensable à l’économie et à la finance et que la plupart des monnaies de papier ont perdu l’essentiel de leur pouvoir d’achat du fait de leur création ex nihilo par les banques centrales ou les Etats en quantité toujours plus grande, bien supérieure à la hausse des PIB. Sans compter que la montée exponentielle de l’endettement public et privé, actuellement à son niveau historique le plus haut jamais atteint aux USA , en Europe, au Japon et à un moindre degré en Chine, rendant la plupart des dettes non remboursables, implique que le Systéme actuel est devenu intenable, même (et surtout) si la répression financière et la hausse des impôts et taxes de toutes sortes se poursuivaient.

    Il y a bien entendu un scénario alternatif qui est celui de la prolongation de la situation actuelle, les banques centrales, dont le seul but est de gagner du temps en faisant prendre des vessies pour des lanternes au plus de gens possible, parvenant encore et toujours à submerger le monde de liquidités sans valeur intrinsèque et de crédit gagé sur le néant, de façon illimitée, en prolongeant à l’infini Quantitative Easing, LTRO, dévaluations compétitives, etc…, sans que cela produise d’inflation notable, faisant même monter à des niveaux de plus en plus hauts actions et obligations, déconnectées de l’économie réelle mais produisant un effet psychologique de « richesse » supposée suffisant sur les investisseurs privés et institutionnels qui les achèteraient quels que soient les prix astronomiques qu’elles pourraient atteindre. Selon la tactique bien connue du « miroir aux alouettes », à laquelle succombent tellement d’investisseurs animés par un désir de gains les faisant plonger dans n’importe quel piège irrationnel. Pendant que la plupart des grandes banques privées « too big to fail » verraient leurs bilans redevenir solides comme des rocs par la magie de la politique de centralisme monétaire des banques centrales, toutes unies avec la BRI, le FMI et autres institutions, dans un effort conjoint pour reprendre leurs actifs pourris.  Ce qui serait à terme suffisant pour faire repartir emploi et croissance économique comme pour colmater les dettes publiques et privées qui n’exploseraient jamais et seraient même en mesure de s’accroitre à la japonaise (en dépassant 300 – 350% des PIB un peu partout dans moins d’une dizaine d’années). Pendant que la confiance persisterait dans le dollar US, qui resterait la monnaie de réserve mondiale, et les obligations d’Etat US, qui resteraient la réserve de change unique de plus de plus de banques centrales partout dans le monde (Chine et Russie comprises), lesquelles, finalement, vendraient leur or en même temps que les bullion banks feraient fortune en faisant s’écrouler l’argent-métal.

    Évidemment, le nirvana s’étendrait à la zone euro dont la monnaie unique européenne, subitement adaptée à la situation de tous ses États-membres y compris les moins compétitifs et les plus endettés, deviendrait la base de leur union perpétuelle sans que l’Allemagne n’ait à payer l’addition de leurs dettes passées, présentes et futures puisque ce serait la BCE (à partir de son utilisation maximale de la « planche à billets ») qui financerait de façon illimitée directement lesdits Etats (et les escroqueries de leurs dirigeants), suite à une révision générale des traités européens instituant solidarités fiscale et budgétaire permettant la mise sur la touche de la Bundesbank -dont le nouveau gouverneur viendrait du  Zimbabwe puisque c’est dans ce pays que le Quantitative Easing (et la démocratie avec) a le mieux réussit-. Ce qui ouvrirait la voie au « Grand Pacte Transatlantique » (que réclament de plus en plus de personnalités supposées « éclairées »), c’est-à-dire au libre-échange total entre les USA et l’Europe autour d’une nouvelle monnaie de papier commune puis unique à créer, intégrant le dollar US et l’euro, dont rêvent les Obama et autres Merkel, Hollande, Barroso et consorts, qui remettrait ainsi le sort des nations européennes dans les mains de la Federal Reserve US, devenue la banque centrale du monde presque entier… puisque la livre sterling, le franc suisse et les autres monnaies étatiques ne manqueraient pas de s’y intégrer.

    Sans préjudice de toutes sortes d’inventions statistiques, comme de manipulations de marché et de bourrage de crâne des opinions publiques que l’on convaincraient du retour de la prospérité sans limite basée sur l’illusion monétaire absolue, avec l’aide du trading à haute fréquence généralisé à tous les marchés financiers et de la pyramide sans fin des dérivés puisque tout serait titrisé à l’infini et vendu par petits paquets aux plus offrants (par Goldman Sachs et autres JP Morgan ayant pris le contrôle du reste des marchés et des Etats qu’ils ne dirigent pas encore directement ou indirectement).

    L’abomination qu’il faut absolument éviter:

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    Si vous croyez au conte de fée de ce scénario alternatif, alors vendez tout de suite les métaux précieux, achetez tout de suite actions et obligations US comme le dollar US et remerciez Ben Bernanke et Mario Draghi, inspirés par le dieu Keynes et promis c’est certain au Prix Nobel d’Économie plusieurs années consécutives (Obama a bien reçu le Prix Nobel de la Paix !), de vous avoir assuré la fortune !

    Si vous n’y croyez pas, alors débarrassez vous le plus possible du papier en achetant massivement l’or et l’argent-métal s’ils atteignaient leurs coûts de production aux alentours des 1.000 et 14 USD l’once respectivement mais achetez-en assez légèrement dès à présent et beaucoup plus sur la cassure à la hausse de leurs résistances vers 1.355 et 20,60 (étant donné qu’il se pourrait que les coûts de production précités de 1.000 et de 14 ne soient jamais atteints), vendez les obligations (déjà entrées dans un marché baissier) et les actions en particulier US (qui sont à un record historique injustifié) et surtout sortez le plus possible du dollar US au profit du franc suisse et à un moindre degré de l’euro qui sont les moins mauvaises des monnaies de papier (même si le risque d’implosion de l’euro continuera d’exister tant qu’une solution ne sera pas trouvée pour en créer deux, l’un -nécessairement surévalué- pour l’Europe du nord et l’autre -nécessairement dévalué- pour l’Europe du sud).

    Pour rester informer, lire régulièrement le site de nos amis:   http://www.zerohedge.com/


    Alors que les profits des entreprises US ont baissé à leurs plus bas niveaux depuis 3 ans, la hausse artificielle des actions US n’est plus principalement due qu’à la poursuite du Quantitative Easing qui, en créant une masse croissante de dollars US ex nihilo à taux zéro donc de la liquidité abondante gratuite pour les banques spéculant sur les actions, accélère en même temps la chute du pouvoir d’achat intrinsèque dudit dollar US tout en gonflant le bilan de la Federal Reserve US à des niveaux intenables jusqu’à ce que la quasi totalité de ses actifs, en particulier obligataires, étant devenus sans valeur, cet enchainement risque de provoquer sa faillite… En tous cas, d’abord, une chute importante du Dollar US Index puisque le ratio entre la dette US et le PIB continue de s’accroitre à un rythme jamais atteint… Conclusion: Pour tenter de sauver les marchés d’actions et les banques, la Fed met en place la faillite des USA donc de la majorité des Américains et, en premier lieu, la sienne propre. Raisons pour lesquelles elle devra dans un premier temps cesser le Quantitative Easing  (et même remonter ses taux courts pour stopper la hausse des taux longs) mais en sachant qu’elle provoquera alors l’un des plus grand krach boursier de l’histoire. Voilà pourquoi on peut s’attendre, quelle que soit la solution retenue en matière de QE, à une hausse parallèle de l’euro et du franc suisse (voire du yen japonais et de la livre sterling) contre dollar US et aussi évidemment de l’or et de l’argent-métal.

    euro-dol-pierreLe graphique ci-dessus de l’euro/dollar US (idem pour le francs suisse/dollar US) présente une formation en tête-épaule inversée, potentiellement très haussière pour l’euro qui, s’il cassait les 1,3425, pourrait rapidement monter vers 1,37 puis ultérieurement vers 1,4950 (son plus haut de 2011).


    http://www.zerohedge.com/news/2013-08-03/sp-500-profit-margins-plunge-three-year-lows

    http://blogs.marketwatch.com/thetell/2013/08/09/marc-wolf-faber-still-thinks-an-1987-style-crash-is-coming/

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    fed-balance-sheet

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    Double cliquer sur le graphique précédent pour l’agrandir.

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    Le marché de l’or est complétement opaque puisque les bullion banks et probablement aussi les banques centrales occidentales, ayant vendu une grande partie de leur or ou ayant encore des prêts d’or et des ventes à terme non couvertes, se repassent les unes les autres le même or au moyen d’artifices comptables pour que les marchés ne se rendent pas compte que l’essentiel de l’or a disparu… étant passé maintenant en Chine, en Inde, en Russie, au Moyen Orient ou ailleurs... Mais ce qui est étonnant c’est que le taux GOFO reste négatif alors qu’il devrait remonter s’il y avait pénurie de physique, ce qui rappelle la manipulation du LIBOR s’appliquant aux autres actifs par les mêmes grandes banques privées.

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    Trois indicateurs sont positifs pour l’or et l’argent-métal et négatifs pour les actions et le US Dollar Index:

    1/ le US Dollar Index rebaisse et les monnaies européennes remontent contre USD,

    2/ le ratio DJIA/Gold est en voie de retournement à la baisse (à noter que lorsque le US Dollar Index baisse, le ratio DJIA/Gold chute comme cela s’est produit de 2001-2002 à 2011 -parallélisme des deux premiers graphiques ci-dessous-),

    3/ le ratio or/argent-métal est lui aussi en voie de retournement à la baisse (à noter que les métaux précieux avaient atteint leur plus haut de 2011 lorsque ce ratio or/argent avait atteint son plus bas).

    En 2001-2002, selon les deux premiers graphiques ci-dessous, les sommets de l’US Dollar Index et du ratio DJIA/Gold ont parfaitement coïncidé pour plonger tous deux ensuite, ce qui signifie que la baisse du dollar US fait mécaniquement baisser les actions aux USA et dans le reste du monde et monter l’or et l’argent-métal (en sens inverse, en 2011, les plus bas de l’US Dollar Index ont coïncidé avec le plus bas du ratio DJIA/Gold, ce qui signifie que la hausse du dollar US fait mécaniquement monter les actions aux USA et dans le reste du monde et baisser l’or et l’argent-métal).

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    Les niveaux de sur-achat de l’or (en vert, Aroon up) par rapport à l’argent-métal et de sur-vente (en rouge, Aroon down) de l’argent-métal par rapport à l’or sur l’indicateur Aroon sont actuellement les mêmes qu’en 2008, lorsque l’argent a commencé à se revaloriser contre l’or, ce qui est d’ailleurs positif pour les deux métaux ensemble, la diminution du ratio or/argent étant l’un des éléments de leur reprise. Le potentiel de hausse de l’argent-métal est actuellement beaucoup plus fort que celui de l’or.

    gold-silver

  • 02Août

    Les banquiers centraux n’ayant plus rien à dire se contentent de répéter que leurs politiques monétaires resteront longtemps « accommodantes » (traduisez: laxistes) et que la reprise économique est plutôt proche, tout en manipulant les statistiques. En particulier aux USA, qui viennent de sortir opportunément une hausse de 1,7% de leur PIB en variation annuelle au 2éme trimestre due au changement de leur méthode de calcul, incorporant dorénavant pour le gonfler artificiellement des invisibles non mesurables (éléments dits « immatériels » comme la recherche-développement…) en qualité d’actifs, mais aussi les engagements relatifs aux retraites dues par l’État comme par les entreprises privées qui ne sont plus comptabilisés comme dettes mais comme actifs (on croit rêver, parce que cela revient à dire que plus vous avez de dettes plus vous êtes riches…), alors que sans ce changement il serait sorti à -0,5 voire -1%. Et le monde entier a la bêtise de croire à cette fausse statistique en se ruant à Wall Street pour acheter le moindre bout de papier qui traine encore…

    Ce qui a évidemment aidé les actions US (en phase d’exubérance irrationnelle), que l’on fait tout en « haut lieu » pour pousser à la hausse, puisque les entreprises US vont pouvoir dorénavant déduire leurs dépenses de recherche-développement et leurs dettes sur les retraites de leurs charges. Ce qui réservera bien des problèmes plus tard quand ni l’État ni les entreprises n’ayant plus provisionné les engagements sur les pensions de retraite en question seront incapables de les honorer et que les retraités ne pourront plus être payés. Heureusement qu’Obama est un président « de gauche » parce que son travail de destruction des intérêts des classes pauvre et moyenne est digne de figurer au palmarès de la régression sociale et de la répression financière les pires de l’histoire des USA !  Plusieurs bons gérants restent baissiers sur les actions US, dont ils pronostiquent une violente correction à la baisse. Les vrais chiffres continuent de montrer que l’Europe, le Japon et les USA restent en stagnation comme l’indiquent la vitesse de circulation de la monnaie et le multiplicateur de crédit (voir graphiques ci-dessous) qui continuent de diminuer et les dettes publiques de croître à un rythme intenable.

    Pendant que les taux d’intérêt à moyen et long termes continuent d’augmenter (et les obligations de chuter) du fait des tensions inflationnistes venant de la fermeté des prix des matières premières, du pétrole et des coûts de l’énergie en général comme des politiques monétaires de Quantitative Easing (USA, Japon, Grande Bretagne) ou de « dévaluation compétitive » (Suisse, pays émergents, Australie, Nouvelle Zélande, etc…) qui se poursuivent alors qu’il faut les cesser pour éviter que les bilans des banques centrales explosent en finissant par les ruiner. Bref, c’est la stagflation.

    La hausse des taux à moyen et long termes est le meilleur signal avant-coureur du krach boursier des marchés d’actions, les actions n’étant montées (indépendamment des manipulations habituelles et bien entendu des bons résultats de certaines entreprises) que parce que ces taux baissaient, ce qui n’est plus le cas depuis mi 2012.

    cfpgh-djia-201

    lire

    taux

    Les taux US à 10 ans viennent de monter de 1,45% à 2,63% comme l’indique le graphique ci-dessus, soit de près du double en un an (échec du Quantitative Easing qui fait monter les taux au lieu de les faire baisser ou de les maintenir bas).
    ———–

    Plusieurs bons analystes restent haussiers sur les métaux précieux (et les actions des sociétés minières) mais ni l’or ni l’argent-métal, qui pendant tout le mois de juillet ont joué une valse-hésitation assez usante ne permettant pas de faire de profit à partir de leurs variations en dents de scie parce qu’il faut encore garder des positions longues très légères sur les métaux (ou si elles sont importantes les protéger par des achats de puts qui coûtent à détenir et nécessairement sont temporairement perdants avant de se révéler positifs en cas de rechute des cours), n’ont pu casser à la hausse leurs résistances respectives vers 1.355 et 20,60 USD l’once. Ce qui est plutôt de mauvaise augure et montre que les bullion banks, les banques centrales occidentales et certains spéculateurs privés sont toujours en mesure de faire baisser leurs cours puisque l’ensemble de leurs positions de papier shorts restent considérablement supérieures aux achats de physique et que la baisse des stocks n’a pas d’impact puisque la demande n’excède toujours pas l’offre et que les coûts de production n’ont pas encore été atteints. Ensuite, il faudra franchir les niveaux de 1.425 et 23 (ce qui semble pour le moment hors de portée sauf forte baisse du US Dollar Index). Tactique à court terme: ajouter des positions longues sur la cassure des 1.355 et des 20,60 et revendre le tout vers 1.425 et 23.

    Pendant que le US Dollar Index demeure baissier (au bénéfice de l’euro et du franc suisse qui restent bien orientés contre dollar US) mais marque une hésitation à aller plus bas, ce qui pourrait se traduire par une reprise temporaire limitée du billet vert avant rechute.

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    Le ratio DJIA/Gold (signalant actuellement que la baisse des actions US et la hausse de l’or en USD sont probablement imminentes en raison de son top majeur vers 12,50) reste, pour le moment, en phase de retournement à la baisse en dépit de la fermeté des actions US et de l’incertitude sur le retournement à la hausse des métaux précieux qui n’est pas encore confirmé comme du US Dollar Index qui, à nouveau, se montre un peu incertain.


    La situation est bloquée, tant les intérêts des principaux intervenants restent radicalement opposés. De telle sorte que l’on ne peut pas en ce moment gagner d’argent dans des marchés manipulés à outrance, la responsabilité n’en incombant pas aux gestionnaires et banquiers responsables mais aux irresponsables qui vendent et achète n’importe quoi à n’importe quel prix… en étant le plus souvent contrepartie des opérations faites pour leurs clients (voir à ce propos les dernières condamnations de Goldman Sachs et de JP Morgan, hélas anodines pas suffisamment dissuasives pour les empêcher de poursuivre leurs manipulations).

    ratio-fin


    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130801trib000778633/bce-mario-draghi-n-a-pas-grand-chose-a-direet-le-prouve.html

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Shiller-stock-market-bubble/2013/07/31/id/517991

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Hussman-stock-market-investors/2013/07/31/id/517940

    http://www.marketoracle.co.uk/Article41655.html

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-banque-d-angleterre–refus-d-expliquer-une-incoherence-de-comptabilisation-de-1200-tonnes-d-or.aspx?article=4461194216G10020&redirect=false&contributor=Fabrice+Drouin+Ristori.


    Comme d’habitude lire régulièrement « zerohedge.com » pour suivre les évolutions à court terme, le plus honnête et le plus informé des blogs financiers.

    Nous signalons la parution d’un nouveau livre intitulé « Investir sur le marché de l’or » de Nicolas Perrin aux Éditions Franel, 15 euros, qui expose honnêtement les tenants et aboutissants du marché de l’or mais sans faire de prévision quant à son évolution à court ou moyen terme.

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    Il n’y aura pas de reprise économique aux USA et ailleurs tant que la vitesse de circulation de la monnaie et le multiplicateur de crédit (qui chutent toujours en périodes de récession -voir bandes grises sur les graphiques-) ne se redresseront pas. Pour en sortir, il n’y a qu’une seule méthode pour les pouvoirs publics: stopper immédiatement le Quantitative Easing, baisser la pression fiscale au maximum, laisser les taux d’intérêt à court terme comme les taux de change, les cours des actions et le prix de l’or se fixer en fonction de la loi de l’offre et de la demande. Bref, laisser les ajustements indispensables de produire et cesser la répression financière.

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.