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Métaux précieux

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  • 28Juin

    La chute des prix de l’or et de l’argent-métal, commencée mi 2011 et qui se poursuit toujours deux ans après, constitue une grande déception pour les conseillers en investissement et gestionnaires de portefeuille qui, comme nous, faisaient depuis des années investir une partie notable du cash de leurs clients dans ces actifs réels qui sont montés depuis 2001 pendant dix ans, chacune de leurs corrections techniques à la baisse ayant toujours été suivie d’une forte reprise haussière. Le retournement à la baisse des prix de ces métaux en 2011 était toutefois prévisible (en raison de leur sur-achat manifeste) et nous l’avions correctement anticipé, ce qui avait procuré à nos clients des gains notables cette année-là puisque nous les avions vendus à découvert (en particulier via l’achat de puts). Mais leurs violentes fluctuations en dents de scie en 2012 se traduisant par des pertes importantes, n’étaient pas prévisibles et ne peuvent s’expliquer que par les mécanismes de manipulation de ces métaux à la baisse mis en place par les banques centrales occidentales (la Federal Reserve US au premier chef mais aussi la BRI qui agit sur les marchés pour compte des banques centrales) permettant aux bullion banks de s’enrichir en vendant sans risque lesdits métaux à découvert sur les marchés à terme pour des montants bien supérieurs aux achats physiques effectués par les banques centrales des pays émergents et les détenteurs de capitaux dans ces pays. Sans compter que les banques centrales occidentales, dont les bilans sont composés d’une masse d’actifs pourris invendables, ayant besoin de lever du cash en sus de celui qu’elles créent ex nihilo pour des montants considérables, il ne fait pas de doute qu’elles aussi vendent discrètement leurs stocks d’or. Il y a une volonté des pouvoirs publics (Etats et banques centrales) anglo-saxons (USA, Grande Bretagne, Canada) de casser le prix de l’or que certains expliquent par le fait que la Federal Reserve US aurait vendu ou loué l’essentiel de son métal et que, n’en n’ayant plus suffisamment (puisqu’elle n’a récemment pas pu restituer l’or allemand en dépôt chez elle que la Bundesbank lui a demandé de lui retourner), elle aurait besoin que le prix du métal jaune s’effondre pour reconstituer son stock au moindre coût ! Quoi qu’il en soit, la cassure des supports respectifs de l’or et de l’argent-métal vers 1.520 et 26 USD l’once en avril 2013 annonciatrice de leur effondrement était quant à elle prévisible et nous l’avons correctement anticipée.

    http://www.goldmoney.com/gold-research/alasdair-macleod/gold-is-being-supplied-by-western-governments.html?gmrefcode=dollarc

    Heureusement, depuis avril 2013, nous avons cessé d’acheter de l’or et de l’argent-métal sur toute faiblesse pour devoir ensuite les liquider plus bas (comme en 2012) et repris une stratégie long+short (comme en 2011) qui a évité des pertes supplémentaires pour ceux de nos clients qui l’acceptent et leur a même procuré des gains significatifs. Il n’est pas question pour nous de changer cette stratégie long+short parce qu’il est possible que l’or, et à un moindre degré l’argent-métal, ayant pourtant déjà chuté en USD à 1.180 et à 18,15 cette semaine, finissent courant 2013  par aller encore plus bas (quelle que soit la monnaie dans laquelle on les expriment), comme le prédisent leurs graphiques pluriannuels dont les slow stochastics signalent qu’ils se trouvent -dans une perspective à moyen terme- toujours dans un retournement à la baisse durable, même s’ils font l’objet de temps en temps de reprises techniques limitées. Idem pour les actions des sociétés minières, qui peuvent remonter temporairement, mais sont en voie de destruction totale parce que la plupart d’entre elles sont déjà en faillite virtuelle aux niveaux actuels des cours des métaux avant qu’elle ne devienne réelle s’ils baissent encore.

    Il ne fait pas de doute que les banques centrales occidentales, voyant le prix de l’or se diriger vers 2.000 USD l’once et celui de l’argent-métal proche de franchir les 50 USD l’once en 2011, ont dû paniquer en raison du risque de destruction des monnaies fiduciaires de papier qu’elles émettent que portait en germe la hausse sans fin de ces métaux. D’autant que cette hausse renforçait la position des BRIC et autres Etats émergents en leur qualité d’acheteurs importants d’or à partir des fortes réserves de change qu’ils accumulent, que les Occidentaux veulent empêcher d’être en mesure d’imposer une réforme du Système monétaire et bancaire international replaçant cet or comme principal actif de réserve à la place du dollar US, de l’euro et des autres monnaies de papier. Cet aspect géopolitique du problème de la place des métaux précieux dans le SMI constitue une menace de nature à empêcher durablement leurs prix de remonter, puisque les banques centrales occidentales ne relâcheront pas leurs pressions alors même qu’elles commencent à gagner la partie. Faut-il pour autant liquider les métaux précieux physiques que l’on peut détenir?  Ce n’est pas notre avis. Il faut, croyons-nous, seulement les arbitrer (achats de puts, d’ETF short, stratégie long+short, etc.) et ne pas pour le moment en acheter plus.

    Il ne faut pas les liquider pour deux raisons:

    1/ Étant donné qu’il y a un plancher en-dessous duquel l’or et l’argent-métal ne pourront pas baisser durablement qui est leur coût moyen global de production, de transformation et de commercialisation, puisque alors les mines cesseraient d’en produire ce qui installerait progressivement leur pénurie, et que les bullion banks cesseraient d’en vendre leur espérance de profit étant devenue inexistante. A ce sujet, les évaluations différent mais on peut penser que ces prix incompressibles sont de l’ordre de 1.000 – 1.050 USD l’0nce (1.087 USD l’once pour l’or correspondant en outre à la moitié de son mouvement total de hausse de 2001 à 2011) et de 13 – 14 USD l’once pour l’argent, niveaux qui devraient tenir sauf évidemment s’il y avait une capitulation générale des détenteurs de ces métaux, en particulier des banques centrales des Etats émergents, qui liquideraient l’essentiel de leurs stocks.

    2/ En raison de la chute des obligations et des actions qui commence, il n’y a pas d’opportunité alternative de placement dans lequel on pourrait investir le produit des liquidations des métaux avec une bonne probabilité d’enregistrer des gains financiers substantiels. La cessation prochaine de la politique US de Quantitative Easing signifiant une forte diminution de la liquidité est mortelle pour tous les actifs surévalués qui ne sont à leurs niveaux actuels que parce qu’ils ont été placés sous assistance respiratoire intensive laquelle va leur être retirée puisque la Fed ne peut pas aller plus loin sauf à faire exploser son bilan avec le risque qu’elle fasse finalement défaut !

    Elle vient d’ailleurs déjà de perdre en quelques semaines plus de 150 milliards de dollars US sur son portefeuille obligataire !

    http://www.moneynews.com/Economy/Fed-Treasurys-bonds-losses/2013/06/28/id/512432

    De telle sorte que, en attendant que l’on atteigne les planchers de 1.087 et 14, sauf chute du dollar US contre la plupart des autres monnaies de papier puisque l’or et accessoirement l’argent-métal étant les anti-dollars US par excellence ne montent que lorsque le billet vert baisse sensiblement et durablement, il est donc à craindre qu’une nouvelle hausse soutenue des métaux précieux ne soit pas possible. Comme indiqué précédemment, il faut toutefois rester positif à moyen terme sur ces actifs, dont les prix reprendront à un certain moment leur mouvement de hausse. D’autant que les études géologiques montrent qu’à terme de quelques années il y aura une pénurie naturelle des métaux, ce qui est encourageant pour leurs détenteurs. Il ne faut donc pas tenter, en attendant que les prix susmentionnés soient atteints, de faire du « bottom picking » (c’est-à-dire d’acheter les métaux sur toute baisse) en reprenant des positions « long only » sur l’or et l’argent-métal mais continuer la stratégie long+short qui permet de tirer partie de leur chute sans grands risques supplémentaires. Quant au platine et au palladium, métaux principalement industriels, ne pouvant pas s’extraire de la tendance générale de l’or en allant contre elle, ils sont à mettre dans le même sac que l’or et l’argent-métal.

    A plus court terme, il y a lieu de remarquer que le début de chute des actions depuis mai 2013, qui s’est accéléré à l’annonce du ralentissement (puis de la cessation prochaine) des politiques monétaires ultra laxistes de Quantitative Easing par la Federal Reserve US (et bientôt par les autres banques centrales que la BRI vient de mettre en garde à ce sujet), dont l’arrêt est indispensable pour ralentir voire stopper la hausse d’intérêt des taux à moyen et long termes et donc le krach des obligations, n’a pas encore interrompu ladite chute des métaux. Mais, comme cette hausse des taux d’intérêt est motivée par les anticipations inflationnistes des investisseurs qui, de ce fait, refusent de continuer d’acheter des obligations émises en bien trop grandes quantités et à des taux anormalement bien trop bas, il est probable que les prix de l’or et de l’argent-métal, particulièrement sensibles au risque inflationniste, pourraient entamer une reprise technique limitée de juillet à septembre 2013 dont la stratégie long+short précitée permettra aussi de bénéficier (en augmentant la part long et en réduisant la part short). Mais il ne devrait pas s’agir de la fin durable de leur mouvement de baisse qui, pour être renversé, aura besoin: soit d’une capitulation généralisée des haussiers avec une moment de panique et un plus bas significatif de leurs prix, soit d’une stabilisation de leurs prix assez longue (« une hirondelle ne fait pas le printemps »), même si cette bouffée d’oxygène serait la bienvenue.

    D’autant que les marchés d’actions ayant entamé un renversement durable à la baisse, dans le sillage de la chute des obligations mais aussi en raison de la récession économique occidentale qui s’étend dorénavant également aux pays émergents, il faudra bien que les détenteurs de cash le placent quelque part, l’or et l’agent-métal désormais sous-évalués par rapport aux autres types d’actifs étant bientôt susceptibles d’offrir une opportunité évidente à cet égard. Nous entrons vraisemblablement en plein dans une période de STAGFLATION (combinaison de faiblesse économique et d’anticipations inflationnistes) à terme plutôt positive pour l’or et l’argent-métal (métaux monétaires) mais négative pour le platine et le palladium (métaux industriels) et, évidemment, ultra négative pour les actions et les obligations qui devraient continuer de baisser ensemble.

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    Comme l’écrivait récemment l’économiste Charles Gave, « Le marché obligataire ne baisse pas parce que la banque centrale US va arrêter d’acheter des obligations (en raison de la supposée amélioration de la situation économique ou de l’emploi aux USA). La réalité est exactement inverse. La Fed va cesser d’acheter des obligations (et les autres banques centrales à sa suite) parce que le marché obligataire baisse (et que les taux d’intérêt montent), signifiant de ce fait que nous allons progressivement revenir à une situation dans laquelle le coût de l’argent (du capital) va être déterminé par le marché et non plus par la Fed (qui a perdu le contrôle du marché obligataire), ce qui va remettre le système en équilibre (en éliminant le mal investissement un peu partout). Mais, comme la Fed a maintenu des taux zéro pendant trop longtemps et a laissé croire aux marchés que ces taux très bas allaient durer toujours, des masses de capitaux absolument gigantesques se sont investies dans des opérations dites de « portage » (carry trade), du style : J’emprunte à ma banque à 1 % et j’achète une obligation « pourrie » qui me donne du 7 % et, bien sûr, je ne peux pas perdre… (affaire qui dans un contexte de hausse des taux se révèlera évidemment désastreuse). Et ces opérations de portage ont eu lieu sur l’or, l’argent métal, les obligations des pays émergents en monnaie locale, les actions à fort rendement, les obligations pourries, que sais-je encore… » tant à la hausse qu’à la baisse. Elles devront donc être liquidées, ce qui veut dire que les bullion banks pourraient être dans quelques temps obligées de racheter une partie de leurs ventes à terme de métaux précieux, avec l’effet haussier sur ces derniers que l’on peut imaginer, leur coût de portage devenant dissuasif (par suite de la hausse des taux)…

    Déjà, des dizaines de milliards de dollars US d’obligations ont été liquidées à perte par les investisseurs, dont une petite partie a dû aller sur les actions US (raison pour laquelle elles résistent encore) mais presque rien sur les métaux:

    http://www.bloomberg.com/news/2013-06-26/u-s-bond-funds-have-record-61-7-billion-in-redemptions.html

    Les anticipations inflationnistes bien réelles, à l’origine de l’effondrement actuel des obligations couplé à la forte hausse des taux d’intérêt à moyen et long terme (aux USA surtout), viennent:

    1/en grande partie de la hausse des prix de l’immobilier américain et de la hausse des cours des actions en Occident (sciemment organisées par la Federal Reserve US et autres banques centrales qui ont tout fait pour provoquer cette poussée inflationniste qu’elles ne peuvent plus maintenant stopper autrement qu’en cessant le Quantitative Easing et en provocant un credit crunch -comme la Banque centrale de Chine a finalement décidé de le faire au risque de faire exploser son système bancaire-)

    2/mais aussi de la forte hausse des prix des biens industriels importés et de consommation alimentaire et courante dans les BRIC et autres pays émergents dont les monnaies s’effondrent (dollar australien, roupie indienne, rand sud-africain, monnaies sud-américaines, etc.). A noter la situation extrêmement précaire de ces pays émergents dont les réserves de change sont placées en obligations d’Etat US et en or (les deux actifs supposés les plus sûrs qui chutent ensemble)…

    3/sans compter la hausse des prix du pétrole, elle aussi inflationniste, qui a repris en liaison avec de nouvelles tensions au Moyen-Orient (Syrie, Égypte, Iran, Irak, etc.)

    Les politiques monétaires ultra laxistes des banques centrales n’ont pas provoqué de croissance économique (même Mario Draghi le reconnait)


    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/la-bce-pr-te-agir-082523626.html

    mais une stagflation généralisée. Elles doivent être stoppées et l’inévitable purge de tous les actifs faussement surévalués et de toutes les institutions maintenues sous respiration artificielle (en l’occurrence la plupart des banques supposées « too big too fail ») doit pouvoir se produire pour assainir la finance internationale.

    Chart of the Day

    The US real estate market continues to surge. For some perspective, today’s top chart illustrates the US median price (adjusted for inflation) of a single-family home over the past 43 years while today’s bottom chart presents the annual percent change in home prices (also adjusted for inflation). Today’s chart illustrates that the inflation-adjusted median home price has rarely increased more than 7.5% in one year (gray shading). When inflation-adjusted home prices did increase more than 7.5% in one year, it was often soon followed by a period of stagnant or declining prices. The exception to this occurred during the credit bubble (2001 and 2002). It is worth noting that over the past 12 months, the median price for a single-family home has shot up at the fastest pace on record.

    201306261


    http://blogs.decisionpoint.com/chart_spotlight/2013/06/20130621cs.html

    http://www.zerohedge.com/contributed/2013-06-25/death-leverage

    http://www.businessinsider.com/controlling-the-implosion-of-the-biggest-bond-bubble-in-history-2013-6

    http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0202840044640-l-heritage-de-bernanke-577535.php

    http://www.businessinsider.com/bis-says-monetary-policy-has-done-its-part-2013-6

    http://www.moneynews.com/StreetTalk/central-banks-curb-easing/2013/06/21/id/511232

    http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-vrai-responsable-revolte-classes-moyennes-bresiliennes-est-chercher-cote-washington-et-fed-wolf-richter-763256.html

    http://www.bloomberg.com/news/2013-06-23/-window-dressing-undermines-bank-risk-weight-trust-bis.html

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Bondholders-Yields-Spike-Treasurys/2013/06/24/id/511456

    http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/10138033/BIS-fears-fresh-bank-crisis-from-global-bond-spike.html

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-25/bonds-its-lehman-repeat

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/06/sp-500-fell-between-17-to-50-last-times-junk-bonds-did-this/

    http://www.iol.co.za/business/companies/gold-bear-market-hits-sa-mines-1.1537768

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-chine-entre-brutalement-dans-la-crise.aspx?article=4419414138G10020&redirect=false&contributor=Paul+Jorion

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-19/china-interbank-market-freezes-overnight-repo-explodes-25

    Gold In Downtrend As Technicals Remain Bearish – Ira Epstein

    Gold prices are in a downtrend based on technical chart considerations and the Federal Reserve’s consideration to taper its quantitative easing program is bearish for gold, says Ira Epstein of the Ira Epstein division of the Linn Group. “Do not make light of this shift, it’s very important as it means interest-bearing instruments and ones that produce returns on money have replaced the ‘safe haven’ thinking that drove gold for over a decade up to $1,900, which took place two years ago. The press rarely makes mention that gold has been declining nearly since August 2011. It’s hard to figure out where the decline ends, but $1,200, $1,100 and $1,000 an ounce are numbers being thrown around by a number of market analysts,” he says. A technical indicator, slow stochastics, suggests that prices could be in a downtrend “for a long time.” Stochastics measure momentum and shows where prices close in relation to the high-low range over a set number of periods.


    Si l’on se fie aux slow stochastics comme aux lignes de résistance et/ou de soutien, les graphiques à long terme de l’or (objectif 1000 – 1.087), des Treasury Bonds US (objectif 95 – 97) et du Standard & Poors des actions US (objectif 900) sont tous orientés à la baisse et ceux de l’euro/dollar US (objectif 1,40) et du pétrole brut (objectif 114) sont orientés à la hausse, ce qui ne veut évidemment pas dire qu’il ne peut pas y avoir des mouvements de correction intermédiaire de contre tendance.

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  • 21Juin

    CE SITE EST MIS A JOUR EN FIN DE CHAQUE SEMAINE

    Presque partout dans le monde, les banques centrales sont allées bien au-delà de leurs capacités de création monétaire artificielle et de rachat des créances pourries bancaires, immobilières et étatiques, ce que l’on appelle les politiques de Quantitative Easing (QE), jusqu’à ce qu’elles perdent le contrôle des taux d’intérêt à moyen et long termes (qu’à la différence des taux courts elles ne peuvent pas maitriser longtemps), dont la hausse (motivée par les anticipations inflationnistes des investisseurs privés et non pas par la réalité de l’inflation actuelle) les contraint maintenant à cesser lesdites politiques au risque de faire elles-mêmes faillite si elles les poursuivaient. Dans la mesure où cette hausse des taux d’intérêt à moyen et long termes détruit immanquablement leurs bilans composés d’actifs pourris (comme les MBS dans le cas de la Fed), dont la valeur chute au même rythme que la hausse desdits taux. Voilà la raison pour laquelle Bernanke a annoncé que la  Federal Reserve US allait progressivement réduire puis cesser son Quantitative Easing. Nonobstant le fait qu’il veut sans doute dégonfler les bulles qu’il a lui-même créées avant de quitter la Fed pour ne pas rester dans l’histoire comme un Greenspan bis. Résultats: le double mythe keynésien, selon lequel 1/ une banque centrale peut créer autant de liquidité ex nihilo sans conséquence dommageable qu’elle le désire et que 2/ la création monétaire artificielle parvient à générer automatiquement de la croissance économique et du plein emploi, s’est évanoui. Il est évident, par ailleurs, que l’on ne reverra jamais plus les taux d’intérêt anormalement très bas atteint récemment et donc que les plus hauts récents des prix des actions et des obligations ne seront plus franchis avant très longtemps (s’ils le sont un jour). Il ne faut donc plus acheter actions et obligations mais les vendre sur rallies ou bien ne plus pratiquer que des stratégies long+short.

    La corrélation positive entre actions et obligations implique qu’après être montées ensemble, elles baissent et continueront de baisser ensemble, cela n’a donc pas de sens de penser que l’on peut s’arbitrer contre la chute des unes par l’achat des autres.

    http://www.businessinsider.com/stocks-and-bonds-now-positively-correlated-2013-6


    Toutefois, au lieu de cesser le QE américain immédiatement, ce qui aurait provoqué une forte chute des actions et des obligations puis leur stabilisation ultérieure sur des niveaux beaucoup plus bas, Bernanke pour ne pas perdre la face a choisi de finasser. Ce qui veut dire que le krach des actions et des obligations au lieu d’être brutal mais court (sur quelques jours) sera tout aussi brutal mais lent (sur plusieurs semaines voire mois ou années), rampant (ponctué de reprises en dents de scie qui ne tiendront pas comme cela s’est produit pour l’or en 2012), gluant, bref dégueulasse, ce qui est bien pire. Étant donné que, à la fin, tout le monde sera ruiné puisqu’il n’existe aucun moyen de se protéger sauf à ne garder que du cash et encore pas dans n’importe quelle monnaie, n’importe quelle banque, ni dans n’importe quel pays. Saluons à cet égard le courage des députés suisses qui ont refusé d’accepter le diktat US en matière de secret bancaire et les pressions du gouvernement helvétique qui était prêt à brader l’indépendance et la prospérité de la Suisse.

    Bonne analyse des politiques monétaires actuelles


    http://www.challenges.fr/monde/20130620.CHA0978/les-politiques-monetaires-ne-feront-pas-de-miracle.html

    Tout ce qui se passe actuellement sur les marchés financiers était prévisible et le krach aurait dû se produire beaucoup plus tôt (dès 2011-2012) -ce qui explique que nous ayons acheté trop tôt des ETF short sur les actions et obligations que nous avons d’ailleurs heureusement conservés- si autant de liquidité artificielle, agissant comme écran de fumée pour cacher la crise et comme soutien des marchés financiers en état de bulle permanente -ce que tout le monde pouvait constater-, n’avait pas été créée par la Federal Reserve US surtout et si les banques centrales et les Etats en général n’avaient pas pratiqué des politiques de répression monétaire et fiscale (comme les taux courts à zéro voire négatif ou l’obligation faite aux investisseurs institutionnels d’acheter les obligations d’Etat). Personne n’a rien à gagner à supprimer les marchés libres ni à entretenir l’illusion monétaire. Mais il reste une inconnue, c’est le comportement du dollar US.  A notre avis, il peut temporairement remonter mais il ne devrait pas aller bien haut contre euro, franc suisse et même yen, parce que le double krach des actions et obligations US principalement, c’est aussi le début de la fin du système monétaire international basé sur le billet vert comme monnaie de réserve mondiale et le début de la fin de la crédibilité de la Federal Reserve US comme banque centrale en mesure d’intervenir constamment pour éviter toute baisse prolongée des actifs financiers de papier (actions et obligations). Il est donc peu probable que le dollar US index monte au dessus de 83,50 – 84,60 avant de reprendre sa chute.

    Quant aux métaux précieux, les banques centrales occidentales, à force de manipulations, ont détruit leur valeur, ce qui a pour conséquence probable qu’ils ne remonteront pas sensiblement tant que le krach des actions et des obligations ne sera pas terminé. D’autant que, au même moment, plusieurs pays émergents (BRIC) dont la Chine, souffrant eux aussi d’une bulle historique de crédit gagé sur le néant, sont entrés dans une crise de liquidités que, n’ayant pas les moyens de résoudre, ils devront tenter de calmer en vendant la plupart de leurs actifs (dont les métaux précieux, les obligations US comme européennes, voire leurs investissements dans des entreprises à l’étranger) pour constituer du cash. A noter à ce propos que tous les Etats en Europe (sauf l’Allemagne, la Suisse et un ou deux autres de moindre importance) et l’État US étant eux aussi à des niveaux records d’endettement, le risque qu’ils procèdent à une liquidation générale de leurs actifs précités ira crescendo. Raison pour laquelle tant que les prix des métaux précieux ne seront pas retombés aux niveaux de leurs coûts globaux de production et de commercialisation et que plusieurs sociétés minières n’auront pas fait faillite, ils resteront sous pression baissière, avec comme objectifs en USD l’once 1.087 sur l’or et 14 sur l’argent.

    Ajoutez à ce qui précède une forte instabilité politico-sociale en Turquie, au Brésil, au Moyen-Orient (Iran, Syrie, etc…), en Afrique (Égypte, Libye, Sahel, etc…) et bientôt en Asie et en Europe, et vous avez le cocktail parfait pour une nouvelle crise globale susceptible de se transformer en guerres régionales et/ou coups d’Etat un peu partout que les USA ne manqueront pas d’attiser selon leur habitude de déstabiliser les autres quand ils vont mal. Ce qui mettra un peu d’huile sur le feu de la crise boursière, obligataire et monétaire internationale. Devenus un Etat totalitaire, comme le révèle chaque jour les dérives de leurs systèmes de surveillance et d’espionnage, les USA, dont le président actuel a reçu le Prix Nobel de la Paix (!!!), comme lors de chaque grande secousse mondiale, risquent même de s’engager dans une nouvelle guerre ce qui compliquerait beaucoup le panorama précité. Dans cet ordre d’idées de personnalités honorées alors qu’elles ne devraient pas l’être: pourquoi ne pas donner à Bernanke, qui va laisser sa banque centrale en faillite et les marchés financiers en état de destruction avancée, le Prix Nobel d’économie ? Et même l’attribuer collectivement à l’ensemble des banquiers centraux US, britannique, japonais, suisse et du Zimbabwe (le pays où le Quantitative Easing a le mieux fonctionné) ?

    Au plan géopolitique, le plus grand danger serait une intervention militaire directe des USA et des Etats européens via l’OTAN en Syrie réussissant à renverser Bachar El Assad (lequel n’est certes pas un démocrate mais si l’on commençait à vouloir éliminer tous les dictateurs du monde il n’y aurait plus beaucoup de chefs d’Etat en fonction) qui installerait dans tout le Moyen et Proche Orient une guerre entre sunnites et chiites faisant exploser la plupart des Etats locaux les uns après les autres, alors qu’il faut trouver une solution globale négociée de la Question d’Orient englobant aussi le différend israelo-palestinien et le nucléaire iranien, encore un dossier brulant sur lequel Obama n’a rien fait.

    Le grand problème est le suivant: les taux US sur le 30 ans sont à 3,5670% au plus haut depuis mi 2011 et, s’ils ne rebaissent pas, Bernanke devra accélérer à grande vitesse la sortie du Quantitative Easing et la cessation d’achats massifs d’obligations pourries par la Fed pour casser les anticipations inflationnistes et faire redescendre ces taux. Et, si cela ne marchait toujours pas, la Fed devrait relever les taux courts et à ce moment-là précipiter le krach des actions. Moralité: le Quantitative Easing aura au final détruit beaucoup plus de « grands équilibres » qu’il ne les aura restaurés, ce qui pose la double question du choix comme du contrôle des banquiers centraux, dont la supposée indépendance devra être dorénavant encadrée par des processus démocratiques pour les empêcher le plus possible de nuire, et même de l’existence des banques centrales menant des politiques actives, puisque l’interventionnisme a encore échoué. Espérons que le successeur de Bernanke sera moins nocif que ce qu’il ne l’a été et que l’on se décidera à réformer structurellement le Système monétaire et bancaire international en cessant de n’apporter à ses défauts criants que des « rustines » conjoncturelles. Il faudrait pour cela que les peuples élisent des hommes d’Etat et non plus des nains politiques -incompétents, démagogues ou corrompus- et que les lobbies de la finance soient mis à la raison. On se rappelle ce que le dernier homme d’Etat qui a été élu en France, Charles de Gaulle, en disait: « La politique ne se fait pas à la corbeille » (boursière) !

    Dans le sillage de la hausse des taux d’intérêt à moyen et long terme US, les taux d’intérêt à moyen et long terme montent un peu partout dans le monde. Ce qui fait chuter les obligations US et de la plupart des pays du monde mais aussi les marchés d’actions partout.



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    us-bonds1actions-us

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    emm

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    Le VIX (le barométre de la chute des actions US), encore très survendu comme le montre le MACD, pourrait progressivement remonter vers 50,47.

    vix

    Le dollar US index remonte en direction des 83,50 voire 84,60 et l’or, ayant cassé son support vers 1.285, pourrait baisser vers 1.087 USD l’once

    usd1gold3

    gold-daily

    L’argent métal, ayant cassé son support vers 21,64, pourrait retomber vers 14 USD/oz à peu près sur sa ligne de soutien à 50 jours.

    silver-long-term

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/64989084-d9c1-11e2-b22e-b8a8638aa51b/Se_pr%C3%A9parer_%C3%A0_la_fin_de_la_politique_mon%C3%A9taire_non_conventionnelle

    http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0202840044640-l-heritage-de-bernanke-577535.php

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-19/bernanke-soaring-interest-rates-we-were-little-puzzled

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-19/bill-gross-bernanke-might-be-driving-fog

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-20/when-did-bernanke-lose-control

    http://www.zerohedge.com/contributed/2013-06-19/bernanke-spells-recovery-f-i-l-u-r-e

    http://www.bloomberg.com/news/2013-06-20/emerging-markets-crack-as-3-9-trillion-funds-unwind-currencies.html

    http://www.telegraph.co.uk/finance/china-business/10123507/Fitch-says-China-credit-bubble-unprecedented-in-modern-world-history.html

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-19/chinas-red-flags

    http://www.bloomberg.com/news/2013-06-20/gold-miners-plunge-as-gold-drops-below-1-300-toronto-mover.html

    Bonne analyse de l’or

    http://www.gold-eagle.com/editorials_12/williamsr061713.html

    http://www.goldmoney.com/gold-research/alasdair-macleod/gold-is-being-supplied-by-western-governments.html?gmrefcode=dollarc

    http://www.mohttp://fr.news.yahoo.com/video/le-fbi-reconna%C3%AEt-utiliser-des-080512655.html

    Rappel du mécanisme de manipulation de l’or à la baisse mis au point par les banques centrales occidentales
    –.
  • 14Juin

    bernanke-trilliondollar

    Si l’on veut bien  s’extraire un moment du conditionnement médiatique ambiant consistant à faire abusivement croire aux peuples, désespérés par la chute de leur niveau de vie et le chômage de masse qui les frappent dans un contexte d’impuissance généralisée des dirigeants politiques à proposer des solutions viables, que la destruction des monnaies via la création de liquidités ex nihilo illimitée et l’émission non stop de nouveaux crédits (c’est-à-dire de nouvelles dettes) toujours plus élevés qui ne pourront jamais être remboursés, comme la fixation arbitraire des taux d’intérêt à court terme à zéro négatifs par rapport à l’inflation, sont le remède à la crise dont on ne sort pas, précisément parce que ce sont ces faux semblants qui ont sont la cause; tout un chacun devrait admettre que les banquiers centraux que plus personne ne contrôle et qui, eux mêmes ont perdu le contrôle des mouvements de capitaux à force de les manipuler, sont littéralement devenus fous parce que coupés de la réalité. Oui, Ben Bernanke et les autres dirigeants des banques centrales japonaise, britannique et même suisse, sans aucun mandat électoral populaire pour décider de telles politiques ultra laxistes destructrices des grands équilibres monétaires, financiers, économiques et sociaux, conduisant à la dépression, sont de dangereux irresponsables.

    L’échec de leur Quantitative Easing, manifestation aberrante du centralisme dirigiste monétaire et du keynésianisme socialiste les plus rétrogrades, dans la mesure où il conduit à la hausse des taux d’intérêt à long terme un peu partout en raison des anticipations inflationnistes qu’il suscite, a déjà commencé de détruire les marchés d’obligations. La destruction des marchés d’actions suivra en même temps que le dollar US vraisemblablement s’effondrera (principalement contre l’euro, le franc suisse voire le yen japonais) parce que la Federal Reserve US , dont le bilan hypertrophié par rapport à la taille du PIB des USA n’est plus constitué que d’actifs pourris sans valeur, fera faillite ou risquera de s’en rapprocher -et peut être d’autres banques centrales avec elle- faute de pouvoir continuer d’augmenter à l’infini leurs bilans pour approvisionner les marchés en moyens fiduciaires illimités.

    Ce qui n’est pas étonnant puisque le Quantitative Easing, n’ayant eu pour objectif que de surévaluer temporairement les prix des actifs de papier (obligations, actions, dollar US) et de casser ceux des actifs réels (comme l’or) au profit de quelques acteurs parasitaires, comme de gagner du temps pour repousser la faillite des Etats surendettés et des banques en difficulté supposées « too big to fail », conduira exactement à l’inverse de ce pourquoi il a été conçu. Il suffit de se rappeler les avertissements de Ludwig von Mises à ce propos dans son livre « L’action humaine » pour comprendre quelle sera l’issue logique de ce désastre dont très peu de gens (en tout cas pas la plupart des politiciens qui laissent faire la gabegie au lieu de réformer le Système bancaire et monétaire international sur des bases saines c’est-à-dire la suppression des réserves dites fractionnaires et le rétablissement de l’étalon bimétallique or et argent-métal) ont pris la mesure :

    “Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant d’une expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt de volontaire de la création monétaire ou bien plus tard avec l’effondrement du système monétaire qui est en cause Le boom ne peut durer qu’aussi longtemps que l’expansion du crédit continue à un rythme toujours accéléré. Le boom prend fin aussitôt que des quantités supplémentaires de moyens fiduciaires ne sont plus jetées sur le marché de l’emprunt. Mais il ne pourrait pas durer éternellement, même si l’inflation et l’expansion du crédit devaient se poursuivre sans fin. Il rencontrerait alors les barrières naturelles qui empêchent l’expansion infinie du crédit de circulation. Ce serait alors l’explosion du boom et l’effondrement du Système monétaire tout entier… Si l’expansion du crédit n’est pas arrêtée à temps, le boom se transforme en un boom explosif, la fuite vers les valeurs réelles commence et la valeur de la monnaie s’effondre… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général” !

    Les banquiers centraux actuels ne sont ni omniscients ni omnipotents et ceux qui pensent qu’ils sont en mesure d’éviter la faillite des institutions qu’ils ont déjà en grande partie détruites sous prétexte qu’ils seraient en mesure de créer sans dommage majeur des liquidités illimitées se trompent et nous trompent lourdement. Il n’y a en fait pour eux plus qu’une alternative: soit jeter leurs instruments inadaptés dans des poubelles et laisser les marchés fonctionner sans interférence dans le cadre de nouveaux mécanismes de stabilité qui émergeront nécessairement par eux-mêmes ou bien tout confisquer (l’essentiel des dépôts bancaires des particuliers comme à Chypre par exemple) et supprimer les derniers éléments de l’économie libre dans un ultime sursaut de folie dirigiste qui nous ruinera tous, du style suppression autoritaire des marchés obligataires (comme en d’autres temps les USA ont déjà pris des mesures extrêmes comme la cessation de convertibilité du dollar US en or entre banques centrales de 1971 ou la confiscation pure et simple de l’or des particuliers de 1933).

    Nous vivons dans un monde épouvantable:  totalitarisme politique des Etats (avec l’espionnage global mené par la NSA par exemple, sujet de notre dernier commentaire) d’un côté, et totalitarisme des banques centrales (avec les politiques monétaires de Quantitative Easing précitées) de l’autre côté, alors qu’ il n’y a d’issue que dans la séparation complète des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire dans le strict respect des indépendances nationales au plan politique et dans la séparation complète de la création monétaire -qui doit être limitée par un étalon-marchandise- et des pouvoirs publics (Etats et banques centrales) au plan financier.

    Comme de Gaulle l’avait compris avant tout le monde, c’est l’impérialisme américain qui est le responsable de la plupart des dérives politico-monétaires internationales (la capitulation du Conseil des Etats -sénat- suisse qui vient d’accepter de se soumettre au diktat US en matière de secret bancaire est à cet égard lamentable, heureusement que le Conseil national -chambre des députés- y a mis le haut là). Alors qu’il faut organiser un « cordon sanitaire » autour des USA protégeant le reste du monde de leurs politiques qui dans tous les domaines déstabilisent la plupart des autres nations et régions du monde parce qu’ils ne respectent plus aucun principe ni aucune limite ! Il n’est pas tolérable de laisser les USA se livrer à toutes sortes de cyber attaques et de piratages du monde entier. A ce propos, n’utilisez jamais les « réseaux sociaux » et ne donnez qu’un minimum d’informations via internet. Concernant les marchés financiers, ne vous laissez pas intoxiquer par les médias comme CNBC TV et Bloomberg TV qui ne servent que les intérêts de la finance US (les Goldman Sachs et autres), lisez plutôt les sites critiques et libres comme www.zerohedge.com/

    Voici le baromètre de l’implosion en cours. Les taux d’intérêts longs sur le 30 ans sont déjà montés de leur plus bas historique totalement artificiel de 2,45% pour atteindre les 3,2970 %. Tout indique que leur progression va se poursuivre puisque plus personne ne compte prêter de l’argent à l’État US (et à la plupart des autres) à des niveaux inférieurs au taux d’inflation anticipé, dont les investisseurs ont enfin compris qu’il ne peut qu’augmenter massivement et rapidement tant que les Quantitative Easing et autres manipulations souterraines conduisant à la faillite probable de la plupart des banques centrales resteront en place, même si comme actuellement la fausse liquidité ne va pas dans l’économie réelle et que la vitesse de la circulation de la monnaie continue de stagner. Toute hausse supplémentaire desdits taux, dans nos économies faibles voire en croissance zéro, casserait mécaniquement les marchés obligataires puis le dollar US et enfin les marchés d’actions par asséchement général du crédit solvable (réel pas artificiel -c’est-à-dire basé sur des « biens capitaux » tangibles-) quelle que soit la masse des fausses liquidités continuant à être émises (parce qu’allant se perdre dans le trou noir de ce que l’on nomme la « trappe à liquidités » et autres « barrières naturelles » dont parlait von Mises).

    Le krach mondial est hautement probable et cette fois-ci ce sera l’euro qui montera (vraisemblablement vers 1,50 voire même 1,60 contre USD d’ici fin 2013) parce que la BCE est la banque centrale dont le bilan est le moins contaminé par le Quantitative Easing et autres produits dérivés hautement toxiques (mais aussi accessoirement le franc suisse, valeur refuge traditionnelle, en dépit de la politique aventureuse de la BNS et même le yen que le gouvernement comme la banque du Japon viennent d’échouer à détruire mais en faisant spectaculairement s’écrouler le Nikkei (graphique ci-dessous) et les obligations de ce pays dès que leur projet de Quantitative Easing massif a été mis en place). Hausse des monnaies européennes qui sera évidemment négative pour les marchés d’actions européens (graphique du Stoxx 600 Europe ci-dessous) dans la mesure où elle affaiblira encore le peu qu’il reste de croissance sur le Vieux Continent.

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    europe-stocks

    ————

    L’or et l’argent-métal, vraisemblablement une fois le krach passé, suivront le mouvement haussier de l’euro/dollar US mollement avec retard du fait des mécanismes de manipulation qui les brident comme des fortes pertes subies par les investisseurs les ayant achetés, lesquels utiliseront (à tort ou à raison !) toute reprise vers leurs niveaux initiaux d’achat pour s’en débarrasser. 1.425 et 23 dollars US l’once sont les barrières respectives à franchir pour que les deux métaux repartent à la hausse. Tant qu’elles ne seront pas passées, des niveaux de prix beaucoup plus bas -proches de leurs coûts globaux de production- sont encore possibles (raison pour laquelle la stratégie long+short que nous pratiquons à nouveau depuis début 2013 est la meilleure pour engranger sur les métaux des gains réguliers modestes sans grosses pertes comme pour protéger des avoirs physiques en métaux).

    gold2

    —————

    L’euro/dollar US monte, les taux d’intérêt US à long terme aussi, pendant que les obligations d’Etat US (US Treasury Bonds) et le S+P500 des actions US chutent… Ce qui reflète un début de perte de confiance généralisée envers les USA, leur monnaie et leurs actifs financiers manipulés à outrance par les plus grands faux-monnayeurs de l’histoire que sont les dirigeants de leur banque centrale depuis que Greenspan et Bernanke la conduisent.

    eurodoltauxusustbondsspx

    6a0105370026df970c0191036018d3970c-800wi

    http://www.businessinsider.com/bob-janjuah-why-the-fed-will-taper-2013-6

    http://www.businessinsider.com/jim-oneill-we-could-see-a-bond-crash-2013-6

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/rogerbootle/10109059/When-the-bond-bubble-finally-bursts-a-lot-of-investors-will-get-hurt.html

    http://www.chartoftheday.com/20130612.htm?T

    http://www.project-syndicate.org/commentary/higher-interest-rates-and-financial-stability-by-martin-feldstein/french

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-11/bond-market-tremors-get-louder

    http://www.bloohttp://www.zerohedge.com/news/2013-06-13/us-bonds-panic-mode

    http://www.bloomberg.com/news/2013-06-11/traders-said-to-rig-currency-rates-to-profit-off-clients.html

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/06/junk-bonds-acting-rather-junkie-of-late-next-key-move-is/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/06/this-would-be-the-perfect-storm-for-portfolios/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/06/sp-500-forming-its-third-eiffel-tower-pattern-in-15-years/

    http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323734304578542121774515056.html?mod=WSJEurope_hpp_LEFTTopStories

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/06/nasdaq-100-fell-80-last-time-this-took-place-different-this-time/

    http://www.guardian.co.uk/business/2013/jun/12/bond-bubble-threatens-financial-system

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/TrimTabs-Fed-stocks-bubble/2013/06/11/id/509250

    http://wwhttp://www.zerohedge.com/news/2013-06-11/germany-demands-obama-explain-american-style-stasi-methods

    http://www.moneynews.com/Economy/Meltzer-Fed-inflation-reserves/2013/06/11/id/509176

    http://www.project-syndicate.org/commentary/why-quantitative-easing-has-failed-to-boost-us-investment-and-jobs-by-allan-h–meltzer/french

    La hausse des taux à moyen et long terme n’est pas baissière pour les métaux précieux, ce serait la hausse des taux courts qui le serait:

    http://www.safehaven.com/article/24719/the-relationship-between-gold-and-interest-rates

    http://www.businessinsider.com/paulsons-gold-fund-down-54-ytd-2013-6

    Bonne analyse technique sur les métaux précieux:

    http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2013/6/7_Yamada_-_3_Fantastic_Charts_+_Commentary_On_Gold_%26_Stocks.html

    La BCE n’a pas un bilan si mauvais par rapport à ceux des autres grandes banques centrales occidentales:

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-12/europes-eur500-billion-quasi-quantitative-easing

    Une étude de 2011 déjà exposait pourquoi la Federal Reserve pouvait faire faillite en cas de forte hausse des taux d’intérêt à moyen et longs terme, lire:

    http://www.zerohedge.com/article/doubling-down-dxy-zero-has-fed-its-stealthy-synthetic-bet-keep-long-term-yields-low-become-n

  • 07Juin

    Obama est probablement le pire président qu’aient eu les USA parce qu’il est totalement incompétent en économie et que, loin d’être un démocrate respectueux des lois, il est en train de se muer en apprenti dictateur mégalomane…

    Non seulement, il échoue complétement au plan économique en appliquant une politique ultra keynésienne qui a aggravé les déficits intérieurs (budgétaires) et extérieurs (commerciaux comme de la balance des paiements) et l’endettement public tant fédéral que des Etats locaux. Comme en ayant incité la Federal Reserve à mettre en place le Quantitative Easing illimité (au profit des banques « too big to fail » et de quelques oligarques parasitaires) qui a finalement commencé à faire remonter les taux d’intérêt US à moyen et long terme (puisqu’on réalise enfin le danger hyper inflationniste que le QE Forever représente), donc à faire chuter les obligations US et le dollar US, alors même que la bulle des actions US (surévaluées comme jamais selon le ratio Q par exemple) a entrepris de se dégonfler… Ce qui finira par un  triple krach des obligations US, du dollar US et des actions US… C’est à dire le contraire de ce qu’avec Bernanke il souhaitait obtenir. Nonobstant sa calamiteuse réforme du système de santé qui va couter des centaines de milliards de dollars US sans améliorer la couverture des citoyens américains, en particulier ceux frappés par le chômage de masse qui persiste (il n’y a pas 7,6% de chômeurs aux USA -ce qui est déjà considérable au pays du plein emploi traditionnel après plusieurs années de Quantitative Easing censé solutionner le problème- mais plus du double si l’on prend aussi en compte ceux qui ne sont plus inscrits sur les listes et les millions de personnes condamnées se trouvant en prison).

    Mais c’est au plan politique que son échec est encore plus dramatique. Guantánamo n’est pas fermé, plusieurs Etats (de l’Afghanistan à l’Irak) sont toujours illégalement occupés par les forces armées US qui y pratiquent couramment la torture et Obama ordonne des assassinats partout dans le monde au moyen de l’utilisation de drones tueurs, tout cela au mépris du droit international. Aux USA, après avoir politisé l’IRS (le service des impôts) qui persécute fiscalement les citoyens républicains et Tea Party en raison de leurs opinions politiques ou philosophiques personnelles, il a mis en place via la NSA le pire système d’espionnage des communications par mail, fax et téléphone (fixe et portable) des citoyens ayant jamais existé, alors que la Constitution US évidemment l’interdit. Qu’attend donc le Congrès pour entamer l’impeachment d’Obama et de plusieurs de ses ministres et les renvoyer avant qu’ils finissent de mettre en place « Big Brother » aux USA, un totalitarisme qui n’aura rien à envier à la dictature chinoise que l’on célèbre hélas un peu partout comme le nouveau modèle à appliquer par les pays occidentaux… Alors que c’est le meilleur moyen d’aboutir à la régression puis à l’éclatement de nos modèles politiques, économiques et sociaux. Quant aux dirigeants des principales sociétés US de communication, d’internet et de téléphonie, qui ont trahi la confiance de leurs clients en dévoilant des données hautement confidentielles, ils devraient démissionner et lesdites sociétés être contraintes par la justice à leur payer des dommages et intérêts.

    http://www.businessinsider.com/new-york-times-obama-nsa-phone-scandal-editorial-nyt-2013-6

    http://fr.news.yahoo.com/etats-unis-maison-blanche-d%c3%a9fend-saisie-donn%c3%a9es-t%c3%a9l%c3%a9phoniques-151508335.html?vp=1

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-06/meet-prism-us-984xn-us-governments-internet-espionage-super-operation

    http://www.businessinsider.com/huffington-post-george-w-obama-front-page-2013-6

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-06/12-clear-signals-us-economy-about-really-slow-down

    http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323728204578514183323171670.html?mod=rss_opinion_main

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Farrell-stock-crash-market/2013/06/06/id/508372

    http://www.moneynews.com/Markets/Federal-Reserve-Stimulus-Global-Stocks/2013/06/06/id/508352

    http://business.financialpost.com/2013/05/15/q-ratio-predicts-market-gloom/

    http://www.moneynews.com/FinanceNews/federal-reserve-richard-fisher-bond-buying-rally/2013/06/05/id/508102

    http://www.moneynews.com/Markets/El-Erian-bond-stocks-risk/2013/06/05/id/508204

    http://usawatchdog.com/dollar-sell-off-and-hyperinflation-by-2014-john-williams/

    http://www.businessinsider.com/deutsche-bank-is-bearish-on-the-nikkei-2013-6


    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-04/abes-deflation-slaying-third-arrow-underwhelms

    Avec les prévisionnistes de StockCharts, les meilleurs spécialistes des graphiques, nous pensons toujours que le SPY (ETF du S+P500 des actions US) devrait chuter au moins vers 145-150 (contre 164,65 actuellement) voire même jusqu’à 133. Et que les plus hauts récents sur TOUTES les bourses d’actions ne seront pas cassés à la hausse avant longtemps, si jamais ils devaient l’être un jour parce qu’il se pourrait qu’un cycle de 13 ans se termine.

    Objet : Kimble Charting Solutions Blog > 13-year cycle about to turn the market around again?

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    L’objectif de baisse du S+P500 lui-même étant selon le graphique point & figures vers 1.520, voire même 1.480 en extrême.

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    Le marché européen d’actions qui nous parait être le plus baissier est le SMI suisse en raison de la forte hausse du franc suisse que nous attendons tant contre le dollar US que contre l’euro que la BNS ne pourra pas stopper, le peg à 1,20 sur le CHF/euro volant alors probablement en éclat.

  • 04Juin

    Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste « autrichien » pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé. Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer… La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques « oligarques » de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées « too big to fail »).

    C’est au niveau du Système des monnaies fiduciaires de papier que l’on peut redouter le pire puisque lesdites banques centrales, pratiquant la dévaluation compétitive systématique via les taux d’intérêt zéro voire négatifs, la répression financière maximale et la guerre entre les monnaies, ont tout fait pour casser leur valeur. Ce qui signifie que ledit Système usé jusqu’à la corde est à bout de souffle. Comme c’est le dollar US et les US Treasury Bills ou Bonds exprimés en dollars US qui sont la clef de voute de l’ensemble bancaire et monétaire occidental voire même international, on peut s’attendre selon nous à UNE FORTE BAISSE PROCHAINE DU BILLET VERT (contre euro, CHF et vraisemblablement peut-être yen japonais) au rythme de la chute des prix des obligations d’Etat et privées américaines. Alors même que la Federal Reserve US et les autres banques centrales n’ont plus aucune marge de manoeuvre ni dans l’émission de plus de liquidités artificielles ni dans la baisse des taux d’intérêt à court terme ayant atteint leur plus bas possible. Quant aux Etats ayant déjà atteint pour la plupart d’entre eux des niveaux d’endettement record et les taux d’imposition des particuliers voire des entreprises étant déjà confiscatoires, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils puissent aller plus loin pour dégager de nouvelles liquidités massives sauf à aggraver la crise.

    Certains économistes disent que les USA sont à la veille de prendre une initiative de réforme du Système monétaire international, Bernanke et les autres dirigeants de la FED ayant compris qu’ils ne pouvaient plus maintenir le Quantitative Easing débridé à son niveau actuel (85 milliards de dollars US crées ex nihilo chaque mois pour l’achat d’obligations diverses sans compter les achats d’actions et le soutien des banques). Mais toute évolution dans ce sens visant à accroitre le rôle des Droits de Tirage Spéciaux du FMI, ou à créer de nouveaux instruments du type « Bancor » (qui n’a pas de relation avec l’or comme son nom l’indique improprement) imaginé par Keynes lors de la conférence de Bretton Woods en 1944, en remplacement du statut de monnaie de réserve mondiale du dollar US, risquerait d’accroitre la panique sur les marchés financiers et des monnaies. Il y a bien la solution du retour à l’étalon-or ou de la convertibilité du dollar US en or mais il est peu probable que les banquiers centraux occidentaux qui font tout pour détruire sa valeur le réintègrent dans le Système comme principal actif de réserve.

    Nous sommes entrés dans des temps très troublés, sortez le plus possible des actions et des obligations (voire achetez des options puts ou des parts d’ETF shorts sur ces actifs), gardez votre cash en euros (la Bundesbank empêchant sa manipulation à la baisse) ou en francs suisses (la BNS en cas de crise internationale majeure n’ayant pas les moyens d’empêcher sa hausse) et faites des allers retours rapides sur les métaux précieux dont la forte volatilité actuelle se prête au trading, tout en achetant modérément du physique en échelle de baisse parce qu’il est encore possible –même si cela n’est pas probable– que l’or et l’argent-métal (manipulés à la baisse par les banques centrales occidentales et les bullion banks) chutent encore, au pire vers respectivement 1.000 et 15 US l’once (leurs coûts moyens globaux de production et de commercialisation en dessous desquels les sociétés minières cesseraient d’en produire), avant de reprendre leur tendance haussière historique.

    Le seul devoir sacré de tout banquier central (à l’image de ceux qui dirigent la Bundesbank allemande et même accessoirement la BCE parce que les Allemands empêchent tant bien que mal ses trop fortes dérives) c’est de défendre la valeur de la monnaie qu’il a été chargé par une collectivité en général nationale d’émettre, pas de se livrer à toutes sortes de manipulations visant à la détruire, ainsi que le font les pompiers-pyromanes qui dirigent la Federal Reserve US, la Bank of Japan, la Bank of England et à un moindre degré la BNS ayant abouti au désastre actuel se soldant par la paupérisation massive des peuples.

    L’EFFONDREMENT DU SYSTÈME MONÉTAIRE ACTUEL (qui se rapproche) NE SERA PAS ÉVITÉ si les Etats n’interviennent pas pour démanteler les banques centrales « indépendantes » actuelles (en fait agissant contre les populations au seul profit des milieux financiers qui les contrôlent) et ne reviennent pas aux banques centrales traditionnelles contraintes de n’émettre de la monnaie qu’en stricte proportion avec les actifs réels (comme l’or) qu’elles doivent détenir en qualité de réserve parce que comme le notait von Mises: « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales« . Ou bien que les Etats n’admettent pas qu’il faut, pour obtenir une bonne monnaie, introduire la concurrence dans le domaine monétaire comme le préconisait Hayek qui notait: « Nous n’aurons pas de monnaie honnête tant que d’autres que les gouvernements en fonction n’auront pas le droit d’en proposer de meilleure que celles de leur fabrication« .

    Le Systéme bancaire et monétaire actuel, né en août 1971 avec la cessation de convertibilité automatique du dollar US en or entre banques centrales, les réserves fractionnaires et la généralisation progressive des taux de change flottants entre monnaies fiduciaires de papier, a duré plus de 40 ans. Il ne survivra ni à une augmentation des Quantitative Easing américain, britannique et accessoirement suisse, ni à leur généralisation au Japon ou à un autre pays (l’un des BRIC par exemple), et encore moins à leur arrêt rapide ou progressif. Parce que tant la fuite en avant dans la création monétaire ex nihilo que son ralentissement dans un Système structurellement basé sur le laxisme toujours croissant aboutira immédiatement à son explosion. Il faut donc casser ledit Système. L’heure de vérité est pour bientôt, en tous cas avant la fin 2013…

    Si rien de sérieux n’est fait, ce sera alors la fin du double statut du dollar US comme monnaie nationale de la principale puissance et monnaie internationale de réserve du monde entier… Ce qui ne pourra se traduire que par la chute de la valeur fictive sur laquelle repose le billet vert. Ni l’inflation qui semble avoir disparu de l’économie réelle pour ne concerner que les actifs financiers (actions et obligations), ni la déflation qui frappe sans aucun doute l’économie réelle (prix des biens courants et salaires), n’auront alors plus cours.

    C’est un phénomène assez inédit, une sorte de retour à l’explosion du Système monétaire comme celle qu’a connue sur sa fin l’Empire romain d’Occident, qui nous menace ! Le pouvoir économico-monétaire passa alors de Rome à Byzance (comme de nos jours il passera de Washington à Pékin et à d’autres centres actuellement émergents, musulmans ou asiatiques) mais ce ne fut qu’à l’issue de multiples conflits qui détruisirent en grande partie le monde développé d’alors, prélude à la longue stagflation du Moyen-Age et aux guerres sans fin (même si le pouvoir militaire resta l’apanage de Rome jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus entretenir ses armées, faute de pouvoir conserver son statut de superpuissance économico-monétaire).


     

    Les deux raisons principales pour lesquelles le Système bancaire et monétaire actuel n’est pas viable tiennent aux remarques ci-dessous exprimées par M. Allais et J. Riboud que nous mettions en exergue de notre livre « Les faux-monnayeurs » publié en 2008 aux Éditions François-Xavier de Guibert (que l’on peut encore acheter sur Amazon).

     

    « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».

    Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988.

    « Aucune organisation monétaire, si judicieuse soit elle, ne réussira si elle n’est pas dotée d’un étalon de référence immuable, indépendant du temps et du lieu. Autrefois, le billet mentionnait de quoi il était une créance : d’un poids d’or. Cela signifiait quelque chose. Mais, aujourd’hui, le billet n’est plus qu’une créance que… d’autres billets. La définition monétaire n’est plus que du vide reposant sur du néant. Un des derniers points d’ancrage, qui était la parité de change, a disparu au profit des taux flexibles. Le résultat est d’ajouter l’une à l’autre deux incertitudes : celle d’un taux de conversion qu’on sait être précaire et celle de la valeur vraie de la monnaie de référence qu’on sait être aléatoire… La disparition de tout repère qui donne une mesure de valeur à la monnaie de compte inscrite sur le billet ne peut qu’ouvrir la porte au laxisme ».

    Jacques Riboud, économiste et homme d’affaires, 1908-2001.

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    LIRE régulièrement les deux meilleurs sites financiers

    http://www.zerohedge.com/

    http://blog.kimblechartingsolutions.co

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    http://www.moneynews.com/FinanceNews/Bank-of-America-Treasurys-Crash-Bonds/2013/06/03/id/507628

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/05/joe-friday-junk-bonds-form-bearish-pattern-support-break-at-hand/

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2013/05/declines-of-30-to-60-have-taken-place-every-time-here-for-20-years/

    http://globaleconomicanalysis.blogspot.ch/2013/05/s-dividend-yield-below-10-yr-treasury.html

    http://www.businessinsider.com/fannie-and-freddie-are-tanking-2013-5

    http://www.zerohedge.com/news/2013-05-23/will-it-be-inflation-or-deflation-answer-may-surprise-you

    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-03/david-rosenberg-legacy-bernanke-regime-will-be-stagflation

    http://seekingalpha.com/instablog/4596961-joseph-stuber/1856021-the-bernanke-agenda-it-isn-t-what-you-think-it-is

    http://gulfnews.com/business/economy/economist-calls-for-a-new-global-currency-1.1191382

    http://www.zerohedge.com/news/2013-05-30/chinas-minsky-moment

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/pessimisme-record-entreprises-europ%C3%A9ennes-chine-122435363.html

    http://blogs.stockcharts.com/canada/2013/06/some-ideas-around-gold-part-1.html

    http://www.daily-bourse.fr/forum-ONCE-OR-Double-Bottom-Daily-1440-S-comme-rempart-vtptc-16637.php

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-mysteres-des-reserves-d-or.aspx?article=4194158000G10020&redirect=false&contributor=Alasdair+MacLeod.

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    Les politiques de Quantitative Easing faisant craindre le retour de l’inflation font dorénavant monter un peu partout les taux d’intérêt à long terme (les taux US à 30 ans sont à 3,2970%), ce qui fait d’abord chuter les obligations puis les actions et enfin provoquera une forte baisse, voire pire c’est-à-dire son effondrement, du dollar US.

    taux-us-30-ans-versoixus-bonds-versoixactions-us-versoixus-dollar-versoix-versoix


   

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.