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  • 27Jan

    Nous sommes parvenus au summum de la confusion. Plus aucun marché financier n’a actuellement de sens puisqu’il n’y a plus de marché libre sur lequel l’offre et la demande non faussées peuvent se confronter, dans la mesure où ce ne sont plus que quelques acteurs dominants monopolistiques qui dictent leur lois et que la finance se résume à une manipulation globale permanente contradictoire des variables monétaires et des taux d’intérêt par quelques banques centrales en conflit les unes contre les autres pour obtenir le maximum de baisse de la monnaie que chacune d’entre elles émet (à des fins supposées de relance de leurs économies en situation réelle calamiteuse). Sauf la BCE qui, sous la pression de la Bundesbank et du gouvernement allemand (qui savent qu’une monnaie forte est un facteur positif dans la durée), est satisfaite de laisser l’euro s’apprécier (et ainsi de retrouver sa crédibilité bien écornée en 2011-2012).

    Dans de telles conditions, tout et le contraire de tout peut se produire. Un seul conseil: vendez ou arbitrez obligations comme actions et placez vos avoirs  liquides: 1/3 en cash (euros et francs suisses seulement), 2/3 en en métaux précieux (or, argent-métal, platine et palladium en options, à terme, ETF ou physique, mais surtout pas en actions des sociétés minières). Oubliez tout le reste et ne ré-ouvrez vos écrans que dans quelques semaines quand tout ce cirque aura accouché soit d’un effondrement global, soit d’une stabilisation, soit d’une nouvelle embellie, qui dans chacune des trois hypothèses vous aura probablement permis de sauver votre capital via les instruments que nous recommandons ci-dessus ! Vous trouverez peut-être notre attitude exagérée mais, quand on ne peut plus faire de prévision rationnelle parce toute rationalité est devenue absente, on s’abstient au lieu de vouloir paraitre plus malin que les autres ! Absolument personne n’est plus actuellement en mesure de prévoir quoi que ce soit à court terme, mis à part la faiblesse globale du dollar US index, et ceux qui disent le contraire ne sont pas sérieux.

    La guerre des monnaies fiduciaires via les dévaluations dites « compétitives » est l’élément le plus négatif possible pour les actifs financiers de papier mais pas pour les actifs réels. Quant au « Central Monetary Planning » de type soviétique visant à SUPPRIMER les prix justes des métaux précieux, des actions et ou obligations, pour faire baisser les premiers et faire monter les secondes, mis en œuvre par la Federal Reserve US et quelques unes de ses acolytes, il se retournera nécessairement contre elles parce qu’elles n’ont pas assez de « biens capitaux » réels pour maintenir artificiellement tout cela et que créer toujours plus de fausse monnaie n’a jamais assuré aucun système économique, monétaire, bancaire ou de marchés financiers! Le pays le plus riche du monde c’est l’Allemagne, qui pratique le plus possible l’orthodoxie monétaire et budgétaire, pas le Zimbabwe, qui pratique la création monétaire et le crédit extrêmes, hélas devenu le modèle des USA ! La réélection d’Obama à la présidence US et le maintien de Bernanke à la direction de la FED seront un jour, lorsque l’on écrira l’histoire vraie de la période actuelle, considérées comme LES DEUX PLUS GRANDES CATASTROPHES DU XXIe siècle.

    Le grand Ludwig von Mises écrivait à ces propos dans *L’action humaine » (le meilleur livre d’économie jamais écrit dont la traduction en Français est disponible sur internet) :

    « Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du système monétaire qui est en cause… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général… ». D’où sa conclusion dont on peut vérifier tous les jours l’évidence : « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales » !

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    Pendant que le platine et le palladium consolident sur leurs meilleurs niveaux du mois de janvier, l’or et l’argent-métal ont fait l’objet d’une nouvelle attaque imprévisible soudaine à la baisse par les bullion banks sur les marchés à terme, sans toutefois casser leurs supports de début janvier, mais cette fois-ci ces bullion banks (à l’instar d’HSBC) en profitent pour couvrir leurs positions à terme shorts en achetant du physique parce que le dollar US index reste baissier, principalement du fait de la hausse de l’euro/dollar US (en dépit de la forte reprise du dollar US/yen japonais). Le S+P 500 des actions US semble avoir atteint le maximum de sa hausse possible à court terme, pendant que l’indice HUI des actions des sociétés minières continue de chuter et les grandes capitalisations technologiques grand public comme Apple (et d’autres) aussi. C’est d’ailleurs afin d’éviter que la chute de ces grandes capitalisations ne fasse s’écrouler tout le S+P 500 que la FED se livre actuellement à une émission forcenée de fausse monnaie pour que ces liquidités compensent temporairement ladite chute, mais dont l’effet collatéral final ne peut être qu’une baisse supplémentaire du dollar US index et ensuite une reprise des métaux précieux.

    Nos objectifs pour l’or et l’argent-métal en 2013 sont de l’ordre de 1.920 et 44 dollars US respectivement, leurs plus hauts de 2011 grosso modo, ce qui serait déjà très positif, pas plus. Parce qu’il faudra du temps pour que les marchés des métaux retrouvent leurs équilibres rompus en 2011-2012 par les manipulateurs. Tous ceux qui parlent de niveaux supérieurs oublient que l’or -principalement- ne monte que lorsque la monnaie dans laquelle on l’exprime baisse, idem -accessoirement- pour l’argent-métal (qui est en outre affecté par les relations entre sa consommation et sa production ce qui n’affecte l’or parce que ce dernier n’est pas une matière première mais une monnaie), et que pour baissier qu’il soit le dollar US (la monnaie dans laquelle l’or est principalement exprimé) ne donne pas de signe d’effondrement prochain avec une montée de l’euro/dollar US bien au dessus de 1,60 par exemple.

    Une hausse de l’euro/dollar US vers 1,4750 – 1,50 (son plus haut de 2011) d’ici les élections générales allemandes de septembre 2013 serait déjà très positive (D’ailleurs Merkel, ayant besoin que le calme revienne dans la zone euro pour être reconduite comme chancelier à la tête cette fois-ci d’une grande coalition avec les socialistes en minorité puisque à l’évidence sa coalition conservatrice actuelle ne pourra pas s’imposer seule, fera tout son possible pour que l’euro soit fort en 2013 ce qui devrait signifier aussi un or fort en dollars US mais des marchés d’actions faibles en Europe puisque la hausse de l’euro a toujours fait baisser le DAX et autres indices boursiers européens).

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    spxhui


    apple

    Il n’y a pas que les graphiques à court terme (comme celui présenté ci-dessus en 4éme position) qui permettent de penser que le S+P 500 a atteint son maximum mais aussi les graphiques à moyen terme (comme celui présenté ci-dessous) dont les composantes techniques (ROC et RSI) signalent un retournement prochain vraisemblable et l’indice VIX de volatilité qui a atteint un extrême et semble commencer un renversement à la hausse généralement baissier pour les actions.

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    http://www.latribune.fr/technos-medias/electronique/20130125trib000744929/416-milliards-de-dollars-apple-n-est-plus-la-1ere-capitalisation-boursiere-mondiale.html

    —-

    http://www.businessinsider.com/nomura-apple-is-moving-into-its-ex-growth-phase-and-the-stock-could-go-as-low-as-336-2013-1

    http://www.project-syndicate.org/commentary/federal-reserve-quantitative-easing-ecb-emerging-economies-by-stephen-s–roach/french

    http://www.bloomberg.com/news/2013-01-24/gold-rally-seen-sustained-as-fed-may-stick-with-qe3-until-2014.html

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Lamoureux-bonds-crushed-herding/2013/01/23/id/472557

    http://www.dailyfx.com/forex/technical/article/forex_correlations/2013/01/23/forex_correlations_warn_of_s_and_p_top.html

    http://www.bloomberg.com/news/2013-01-23/u-s-deposits-post-biggest-drop-since-9-11-as-fdic-ends-support.html
    http://www.arabianmoney.net/us-stocks/2013/01/26/marc-faber-sees-us-stock-correction-imminent-as-february-normally-a-weak-month/
    http://www.zerohedge.com/news/2013-01-23/silver-bars-being-secured-hsbc-%E2%80%93-buys-876-million-worth-poland

    http://www.cnbc.com/id/100394142/Why_the_Euro_Zone_Crisis_is_OverhellipUntil_September

  • 18Jan

    Les sociétés minières, les unes après les autres, voient leurs profits chuter en raison de la hausse massive de leurs coûts de production, de l’instabilité politico-sociale dans les pays où elles interviennent comme de la raréfaction inéluctable des gisements qu’elles exploitent. Mais surtout de leurs politiques erronées de vente à terme de leurs productions actuelle et future aux fins de hedging, qui les protègent en cas de baisse des prix des métaux mais les privent de tout profit en cas de reprise des prix desdits métaux, et qui font aussi chuter la valeur desdits métaux comme on l’a constaté en 2011-2012 alors que ces sociétés devraient au contraire tenter de les faire monter pour contrer les bullion banks qui les « shortent ». De telle sorte qu’elles sont actuellement « squeezées » et n’ont plus comme solutions que de fermer leurs mines et de licencier leurs employés ou bien de se reconvertir dans d’autres secteurs d’activité plus profitables (plus facile à dire qu’à faire), comme viennent de le décider Amplats Platinum en Afrique du Sud mais aussi Freeport MacMoran ou Rio Tinto, à moins de racheter à perte leurs positions short à un coût prohibitif et même de prendre des positions à la hausse sur lesdits métaux pour compenser leurs pertes actuelles et passées du fait d’un prochain mouvement de hausse des prix des métaux.

    Ce qui signifie que leurs actions restent et resteront orientées à la baisse mais que les prix des métaux, en particulier ceux du platine et du palladium (qui viennent de confirmer leurs cassures à la hausse), avant que ce soient aussi ceux de l’or et de l’argent-métal qui restent en retard, sont en phase d’amélioration après leurs chutes de 2011-2012 et devraient poursuivre leur mouvement actuel puisque les sociétés minières en produisent de moins en moins… Conclusion: ne pas conserver d’actions des sociétés minières si l’on en a encore mais, au contraire, rester long sur les métaux eux-mêmes (physique, à terme, en options calls ou en ETF). D’autant qu’un sombre avenir attend ces sociétés minières qui produiront de moins en moins (pendant que les métaux eux-mêmes verront alors leurs prix monter en flèche et se dégageront des mouvements monétaires qui pour le moment limitent encore leur progression) au fur et à mesure que l’on se rapprochera de l’épuisement des ressources minières naturelles partout dans le monde qui est programmé pour les métaux précieux de façon suivante: 2021 pour l’argent-métal, 2023 pour le platine, 2025 pour l’or et 2064 pour le platine.

    Lire

    http://terresacree.org/palladium.htm

    Ce qui signifie aussi que, par ordre d’épuisements successifs des ressources disponibles, les métaux les plus haussiers devraient être d’abord l’argent-métal, puis le palladium, puis l’or et enfin le platine.

    Nous ne changeons donc pas nos prévisions exposées dans notre dernier commentaire. A noter que la hausse de l’euro/dollar US et donc la baisse du dollar US index (en dépit de la forte hausse du dollar US/yen qui n’est que le résultat temporaire des manipulations des autorités japonaises) se poursuivent comme prévu (même si cela est trop lent à notre goût), ce qui ne fait pas remonter que les métaux précieux exprimés en dollars US mais aussi l’ensemble des matières premières (le pétrole brut en particulier) cotées en monnaie US, d’autant que les investisseurs japonais dont la valeur de la monnaie s’effondre achètent à nouveau métaux et matières premières avant que leurs prix atteignent des niveaux prohibitifs en yens.

    Pour ce qui concerne les actions US et obligations US en général, nous conseillons pour le moment, compte tenu de leurs niveaux extrêmes de surévaluation qui ne sont dus qu’aux manipulations des banques centrales, soit de ne pas les traiter, soit d’acheter des SDS (Proshares Ultra Short S+P500 – NYSE), un ETF dont le niveau de prix est proche de son plus bas qui ne manquerait pas de fortement monter en cas d’impasse prolongée ou de dégradation dans les négociations entre Républicains et Démocrates sur le relèvement du plafond de la dette publique US. Nous ne pouvons que partager les récents commentaires d’un analyste français qui remarquait:

    « Les banques centrales ont subverti les mécanismes de fixation de la valeur, aussi bien des produits obligataires (dettes d’Etat, emprunts corporate) que des actions. Il en résulte la restauration des conditions techniques propres à une bulle, mais avec une différence fondamentale qui rend toute prévision très hasardeuse. Il n’y a pas à proprement parler de psychologie à analyser, car il n’y a plus de marché.

    Prenons le cas des États-Unis ou du Japon. Il y a un unique vendeur de dette — le Trésor américain ou japonais — et un unique acheteur, à savoir la Federal Reserve ou la Bank of Japan — qui agit soit en direct (la Fed ramasse 90% des emprunts à 30 ans émis par l’Etat), soit par le biais des banques commerciales auxquelles elle avance l’argent nécessaire.

    Elles leur fournissent en fait des liquidités toutes fraîches via l’échange de dettes antérieures de qualité très incertaines et non cessibles sur les marchés en l’état.

    En d’autres termes, il devient très difficile de déterminer le potentiel du marché actuel. En effet, que penser d’un marché qui a déjà pris 15% en 2012, non seulement à contrecourant de conditions économiques adverses mais également de perspectives qui ne sont pas plus engageantes pour 2013, grâce à de l’argent créé à partir de rien et par des banques qui n’ont aucune idée de la soutenabilité du processus et des conséquences ultimes de politiques monétaires complètement expérimentales (dignes d’apprentis sorciers).

    Si les volumes d’échanges ne cessaient d’augmenter à mesure que les indices boursiers et les emprunts d’Etat se renchérissent, nous pourrions affirmer que les marchés affichent une foi inébranlable (peut-être un peu irrationnelle) dans l’infaillibilité de la Fed, de la Bank of Japan et dans une moindre mesure de la BCE… mais ce n’est pas le cas.

    Les permabulls saluent abondamment l’habileté de la BCE — dont le verbe s’est avéré magique cet été mais qui de ce fait n’a pas encore eu l’occasion d’injecter un seul euro dans les circuits financiers depuis le 25 juillet dernier. Quand bien même l’Espagne l’appellerait au secours, cela ferait-il une différence puisque les 1 000 milliards d’euros des deux LTRO de fin 2011 et février 2012, destinés justement à encourager le rachat de dettes périphériques, n’ont pas percolé dans l’économie réelle ? » Philippe Béchade, Chronique Agora

    —-

    Lire
    http://la-chronique-agora.com/hausse-trompe-oeil-wall-street/#anc

    —-

    http://www.businessinsider.com/fitch-failure-to-raise-the-debt-ceiling-will-likely-prompt-a-downgrade-even-if-debt-payments-are-still-made-2013-1

    —-

    Les actions des sociétés minières continuent de baisser pendant que les métaux (comme l’or et l’argent-métal) et les matières premières (comme le pétrole brut) remontent lentement.

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    L’indice Dow Jones des industrielles a atteint un double top:

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  • 11Jan
    A nouveau, pour les métaux précieux, tout devrait dépendre de ce qu’il va se passer à court terme sur le dollar US.

    Cas n°1/Si l’euro/dollar US parvient à casser 1,34-1,35 à la hausse, il pourrait remonter vers 1,4750-1,50 et dans ce cas les métaux précieux devraient progressivement remonter vers 1.900 USD l’once sur l’or et 44 sur l’argent.

    Cas n°2/Si l’euro/dollar US casse 1,2650-1,28 à la baisse, il pourrait pourrait rechuter vers 1,18-1,2050 et dans ce cas les métaux précieux devraient brutalement rebaisser vers 1.480-1.530 USD l’once sur l’or et 25-26 sur l’argent.

    Tant que l’euro/dollar restera entre 1,28 et 1,34, les métaux précieux devraient rester volatiles tout en se stabilisant autour des niveaux actuels, avec un biais plutôt haussier mais les manipulateurs (FED, BRI, bullion banks, etc.) resteront actifs pour protéger leurs positions shorts qui sont à des niveaux historiques et tenter d’éviter le plus longtemps possible un rush des investisseurs des actifs papiers (actions et obligations) vers les actifs réels (métaux précieux).

    Notre scénario c’est le cas n°1.

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    Pour les actions US et les obligations US (qui déterminent en grande partie les mouvements des actions et des obligations européennes), tout dépendra de ce qu’il va se passer en matière de négociation sur le relèvement de la dette publique US.

    Cas n°1/Si cela se passe mal et que les Républicains du Congrès US entrent en guerre ouverte contre les Démocrates et Obama, que l’on se rapproche du risque de défaut de paiement aux USA, les obligations US d’abord puis les actions US devraient chuter (une baisse du S+P500 au minimum vers 1.300), suivies des Européennes, puis graduellement remonter avec le plus grand Quantitative Easing imaginable qui serait alors mis en place par la FED…

    Cas n°2/Si cela se passe très mal avec défaut de paiement aux USA effectif (partiel ou total), alors il devrait y avoir un krach des obligations et des actions, tant aux USA qu’en Europe, mais aussi du dollar US (remontée de l’euro/dollar US vers 1,60) avec une explosion à la hausse des prix des métaux précieux, l’or surtout et à un moindre degré l’argent parce qu’il est un métal aussi industriel. La FED serait alors impuissante à faire quoi que ce soit et Bernanke démissionnerait…

    Cas n°3/Si cela se passe assez bien ou bien, alors les obligations US et les actions US, comme les Européennes, pourraient encore monter. Mais à notre avis, dans ce cas, les actions asiatiques (Chinoises surtout) auraient le meilleur potentiel d’appréciation et devraient être achetées via un ETF parce qu’elles sont les moins chères. Bernanke pourrait commencer à normaliser la politique ultra-laxiste de la FED…

    Notre scénario, là aussi, c’est le cas n°1.

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    L’euro est orienté à la hausse et le dollar US à la baisse, depuis juillet 2012. Ce qui devrait maintenant s’accélerer.
    bull-euro-dollar
    usd-index
    Quant à la situation des USA, tout devrait se détériorer rapidement (obligations US comme actions US) en raison de l’avalanche de problèmes structurels non résolus, et qui ne peuvent plus l’être sans cure drastique d’austérité (via la diminution massive des dépenses publiques plutôt que la hausse des impôts -laquelle est toujours la pire méthode parce qu’elle ponctionne les revenus des consommateurs et des investisseurs qui sont les seuls acteurs de la croissance économique au lieu de ponctionner l’État parasitaire qui vit à leur crochet-), même si la gabegie monétaire de la FED parvient encore pour quelques temps encore à faire illusion… Plus dure sera la chute…

    the-avalanche
    L’or exprimé en dollars US, qui n’aurait pas dû chuter ces derniers mois (octobre, novembre, décembre 2011) s’il n’avait pas été ouvertement manipulé à la baisse et que les sociétés minières n’avaient pas paniqué en vendant à terme leur production future (ce qui était imprévisible), mais qui aurait dû continuer sa progression depuis son point bas de juillet 2012 (coïncidant avec le plus haut du dollar US), se remet lentement. Ce n’est qu’avec le franchissement des 1.715 dollars US l’once qu’il devrait repartir vivement à la hausse. Idem pour l’argent-métal qui suit actuellement l’or. Nous parlerons la semaine prochaine du platine et du palladium, dont le comportement est plus directement dicté par la loi de l’offre et de la demande que ne l’est le comportement de l’or et de l’argent-métal, et du projet du Trésor US d’émission massive de pièces en platine.

    gold-pierre-lec
  • 05Jan

    Ce site est mis à jour chaque fin de semaine

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    La Federal Reserve US n’a jamais pratiqué, dans l’histoire des banques centrales, une politique aussi laxiste en achetant pratiquement sans limite les obligations d’Etat émises par les USA ou les agences gouvernementales de ce pays et en imprimant tout aussi sans limite ex nihilo autant de dollars US que nécessaires pour lui permettre d’atteindre cet objectif, comme pour entretenir ad infinitum la surévaluation extrême des actifs US (actions comme obligations), ce qui gonfle son bilan devenu hypertrophié et pour l’essentiel composé de papiers pourris c’est-à-dire sans valeur réelle. L’Etat fédéral US n’a jamais connu, dans l’histoire en temps de paix, un déficit budgétaire aussi important ni n’a été aussi surendetté puisqu’il doit à nouveau solliciter du Congrès US un onzième relèvement consécutif du plafond de sa dette publique, dont le principal n’est plus remboursable, qui pourtant continue d’augmenter à vitesse exponentielle. Toute cette gabegie a été rendue possible par la cessation de la convertibilité du dollar US en or, la généralisation du mécanisme des réserves fractionnaires et la manipulation des taux d’intérêt à court terme que la Federal Reserve US (comme plusieurs autres banques centrales d’ailleurs) a réussi à fixer à un niveau négatif rendant ainsi pour le moment quasiment indolore l’endettement généralisé de la plupart des acteurs étatiques ou privés.

    Tant Bernanke qu’Obama et leurs supporters keynésiens estiment que les contraintes qui s’imposent à toute banque centrale et à tout Etat se trouvant dans des situations aussi dégradées ne s’appliquent pas à eux puisque, le dollar US étant la monnaie de réserve mondiale, ils disposent d’un blanc seing permanent pour imprimer de la fausse monnaie et pour s’endetter afin de financer le train de vie des Américains qui a depuis longtemps dépassé leurs moyens réels, sans que cela entraine à un moment ou à un autre la chute des actifs US, le dollar US en particulier, du fait d’un dérapage inflationniste majeur et/ou d’une perte de confiance généralisée à l’endroit desdits actifs se traduisant par exemple par une forte remontée des taux d’intérêt à moyen et long terme (que les banques centrales ne contrôlent que difficilement, ainsi que le montre l’exemple de la hausse de ces taux dans les Etats les plus endettés de la zone euro). 2013 nous dira s’ils ont eu raison ou s’ils ont eu tort. Ce sera, en quelque sorte, l’heure de vérité.

    A supposer qu’ils aient eu tort, comme plusieurs membres du Conseil de la Federal Reserve et parlementaires US s’en inquiètent actuellement, et qu’ils doivent, pour ce qui concerne la Federal Reserve, cesser le « Quantitative Easing Forever » et, pour l’Etat US, massivement réduire les dépenses publiques tout en augmentant fortement les impôts des ménages et des entreprises, l’économie US, privée du double levier de la croissance illimitée des liquidités monétaires comme de l’endettement sans fin, entrerait dans une forte contraction cassant pour longtemps sa croissance artificielle selon le schéma –prévu par les économistes de l’Ecole autrichienne- qui s’applique actuellement à l’Europe et s’appliquera bientôt au Japon, eux-aussi frappés par l’effondrement keynésien. Voilà le risque qui guette l’Occident contre lequel il n’y a guère, pour un détenteur de capitaux, de moyens de se protéger à part de placer l’essentiel de son capital en biens réels (or, argent-métal, immobilier), qui garderaient mieux que les actifs de papier leur valeur intrinsèque en cas de krach boursier, obligataire et/ou monétaire, même si les manipulations actuelles des autorités monétaires parviendront peut-être encore pour un certain temps à enrayer toute appréciation majeure des prix des métaux précieux, parce qu’elle constitue le baromètre mesurable de l’échec de leurs politiques.

    Certains nous reprocherons de bâtir un scénario noir qui n’a pas de chance de se produire puisque « Cette fois-ci, c’est différent ! » et que les leçons de l’histoire économique et monétaire doivent être remisées dans un musée, étant donné les connaissances et les instruments supposés infaillibles dont disposent les « grands argentiers » comme les gouvernements modernes. A notre avis, tout cela n’est qu’un écran de fumée visant à cacher une situation de risque systémique totalement inconnue jusqu’ici, puisque jamais une crise de l’ampleur de celle que nous connaissons n’a été aussi mal traitée par des banques centrales et des Etats ayant eu recours à la fuite en avant sans jamais mettre un terme aux processus destructeurs de la création monétaire artificielle et de la dette perpétuelle. Quant à la pratique des taux d’intérêt à court terme négatifs, ayant pour effet d’ « euthanasier les rentiers » comme le conseillait John Maynard Keynes puisque, lorsque l’argent ne coûte plus rien et ne rapporte plus rien, personne ne peut conserver son capital, constamment rogné par l’inflation ou la perte de pouvoir d’achat de la monnaie, c’est le meilleur moyen de tuer l’investissement et donc la croissance économique, tant il est vrai que l’épargne d’aujourd’hui c’est l’investissement de demain.

    La réalité, comme l’écrivait Ludwig von Mises dans « L’action humaine » : c’est qu’« Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du système monétaire qui est en cause… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général… ». D’où sa conclusion dont on peut vérifier tous les jours l’évidence : « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales » !

    Lire:

    http://www.zerohedge.com/news/2013-01-03/bill-gross-ben-bernankes-latest-helicopter-flyover-and-money-nothing-debt-free

    Lire aussi:

    http://www.financialsense.com/contributors/lance-roberts/cliff-resolved-deficit-set-to-explode

    http://news.xinhuanet.com/english/world/2013-01/02/c_132075820.htm

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Spiro-rally-misplaced/2013/01/03/id/469902

    http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/experts-bonds-tumble-rally/2013/01/03/id/469874

    http://www.bloomberg.com/news/2013-01-04/fed-debated-qe-end-in-2013-amid-concern-over-total-assets.html

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/la-fed-sen-tient-%C3%A0-sa-politique-malgr%C3%A9-211548958–business.html

    http://www.moneynews.com/Economy/Feldstein-Fed-quantitative-easing/2013/01/03/id/469908

    http://www.moneynews.com/Newsfront/debt-crisis-shelby-cliff/2013/01/02/id/469821?s=al&promo_code=115EF-1


    http://www.spiegel.de/international/world/massive-japanese-sovereign-debt-could-become-global-problem-a-875641.html

    Notre scénario pour 2013: ————————————————————————–

    http://www.businessinsider.com/byron-wiens-10-surprises-for-2013-2013-1

    —————————————————————————————————————–

    http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2013/1/4_Yamada_-_Incredibly_Important_Chart_%26_Commentary_On_Gold.html

    http://www.goldtradingexperts.com/1/post/2012/12/using-the-value-of-the-dollar-to-predict-gold-price-movements.html


    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-or-ou-actions-minieres-.aspx?article=4160227898G10020&redirect=false&contributor=James+Turk.

    Cette semaine, les obligations d’Etat US ont fortement chuté pendant que les actions US se sont reprises (mais sans parvenir à casser leur plus haut). Ce qui est logique puisque à l’inquiétude du fiscal cliff (qui a été évité de justesse) a succédé celle du relèvement du plafond de la dette US (qui sera beaucoup plus difficile pour l’administration démocrate d’Obama à obtenir du Congrès républicain sans qu’elle consente à des réductions massives des dépenses publiques). D’où la hausse des taux d’intérêt US à moyen et long terme que réclament déjà les investisseurs. Une poursuite de la chute des obligations US couplée à une vive remontée des taux longs US constituerait  le pire scénario pour l’économie US mettant en échec la Federal Reserve à maintenir les taux US le plus bas possible, ce qui finalement ferait chuter aussi les actions US et aussi le dollar US. L’euro/dollar US a un peu corrigé à la baisse, du fait de la forte hausse du dollar/yen organisée par le gouvernement et la banque centrale du Japon, ce qui implique que l’or et l’argent-métal sont restés dans leur canal baissier, tout en clôturant la semaine au dessus de leurs lignes de support respectives qui ont à nouveau tenu.

    tbondsspeurogoldsilver

   

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.