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  • 27Juil
    Nous vivons dans un monde dans lequel tout est manipulé, particulièrement en matières boursière, financière, monétaire et économique. Dans ces domaines, c’est bien entendu la cessation de convertibilité de la principale monnaie de réserve mondiale, le dollar US, en or datant de 1971 et l’instauration concomitante des taux de changes flottants entre monnaies fiduciaires de papier comme du mécanisme des réserves fractionnaires, qui ont permis aux pouvoirs publics (Etats et les banques centrales) comme aux grandes banques privées monopolistiques de créer ex nihilo autant de fausse monnaie qu’ils le désirent et de fixer les taux d’intérêt ou de change aux niveaux qui les arrangent pour permettre: 1/ leur endettement maximum, 2/ leur interventionnisme sans fin, 3/ de faire monter ou baisser certains actifs dans le but de favoriser ceux des acteurs économiques qu’ils entendent avantager. C’est pour ces raisons qu’il est si difficile de réaliser des profits sur les marchés financiers devenus un casino dont les croupiers et certains grands joueurs truquent le jeu et que même les principaux manipulateurs (à l’instar de JP Morgan récemment) y perdent des milliards de dollars ou d’euros en dépit de leurs positions et informations privilégiées parce qu’il n’y a plus de juste prix des actifs. Donc plus de points de repères indiscutables.

    Alors que tout cela a échoué puisque la récession économique (via le chômage de masse en particulier) continue et que l’endettement s’amplifie, les pouvoirs publics doivent poursuivre encore et toujours les manipulations précitées pour éviter que l’ensemble du système d’économie administrée s’effondre. En particulier les prix des actions qui, de l’aveu même de la Reserve Federal US, devraient valoir la moitié de leur valeur actuelle si elle ne les soutenait pas. Il est donc probable que la Fed va se livrer tôt ou tard à un nouveau Quantitative Easing (quelque soit le nom qu’elle lui donnera) et que la BCE va elle aussi devoir se résoudre à financer (directement ou indirectement) les dettes publiques dans la zone euro pour nourrir la « pieuvre financière » (les Etats en faillite et les banques dites « too big to fail ») en liquidités massives gratuites pour tenter (avec des chances toujours plus faibles de réussir) ainsi de repousser pour un temps les krachs boursier et/ou obligataire qui inéluctablement menacent, lesquels doivent être analysés comme le retour de certains actifs surévalués à des niveaux de prix plus proches de la réalité économique. Et même si ces interventions des banques centrales ne se produisaient pas, cela ne changerait rien au fait que l’or comme l’argent-métal se situent actuellement sur des niveaux (relatifs et absolus) historiques d’achat et que les capitaux des investisseurs sortant des actions et/ou des obligations doivent être placés quelque part, en l’occurrence dans lesdits métaux précieux et autres actifs réels (certaines matières premières), puisque le cash ne rapporte plus rien.

    Le seul actif financier qui a conservé une valeur certaine sur longue période, en particulier depuis les années 1971, c’est l’or (et accessoirement dans certaines circonstances l’argent-métal quoi qu’il soit plus volatile). Parce que, quand il baisse fortement (quelles qu’en soient les raisons momentanées comme les fluctuations monétaires ou les ventes à terme des bullion banks financées par les banques centrales), l’or finit toujours par remonter plus haut que son meilleur niveau précédent. Voilà pourquoi, plus l’incertitude est grande, plus il faut en détenir sous quelque forme que ce soit (sauf les actions des sociétés minières dont beaucoup d’entre elles ne sont plus rentables). Ce qui ne signifie pas que l’on ne peut pas subir des pertes temporaires en achetant de l’or mais que, si l’on est en mesure de le détenir suffisamment longtemps, on y gagne toujours. La seule raison qui pourrait casser la tendance haussière de l’or, ce serait un changement complet de la politique monétaire US, dont un nouveau patron de la Federal Reserve remonterait massivement les taux d’intérêt à court terme US, réduirait tout aussi massivement la liquidité en dollars US et le bilan de sa banque centrale en se séparant de ses actifs toxiques pour combattre l’inflation, ainsi que l’avait fait Paul Volcker dans les années 1979 à 1987. Mais rassurez-vous, ce n’est pas l’hélicoptère Bernanke, le plus grand faux-monnayeurs de l’histoire, qui ira dans ce sens. Il est d’ailleurs trop tard pour engager une telle politique qui provoquerait l’écroulement de tout le système boursier, financier, monétaire et économique basé sur l’argent bon marché créé sans limitation. Raison pour laquelle la seule issue pour s’en sortir ce sera, lorsque l’inflation reviendra en force, le retour à l’étalon-or ou à une variante de ce système.

    Dans notre commentaire du 7 juillet 2012, nous avons publié un graphique de l’euro/dollar US élaboré par Spectral Analysis qui indiquait qu’au maximum, dans sa phase actuelle, cette parité monétaire pouvait chuter vers 1,2098, ce qui s’est produit cette semaine puisqu’elle a atteint au plus bas 1,2045. Elle devrait maintenant remonter (vers 1,30?) et permettre la confirmation de la nette cassure à la hausse des résistances situées à 1.610 et à 27,70 USD l’once sur l’or et l’argent-métal qui vient de se produire, lesquels devraient ainsi avoir trouvé leurs plus bas depuis mi 2011. D’autant que les grands acteurs (les bullion banks et les hedge funds en particulier) sur le marché des métaux précieux étant massivement shorts, ils devront alors se couvrir et c’est ainsi que la hausse de ces métaux repartira. Nous ne recommandons pas, en revanche, l’achat d’euros mais de cesser d’en vendre à découvert aux niveaux actuels et, plus généralement, de cesser toute spéculation sur les monnaies pour se réfugier sur l’or (exprimé en dollars US de préférence) parce que toutes les monnaies de papier sont vouées à perdre plus ou moins vite leur pouvoir d’achat, ce dont les banques centrales des deux côtés de l’Atlantique vont probablement nous administrer bientôt une nouvelle démonstration puisque Mario Draghi va ouvrir toutes grandes les vannes de la planche à billets pour financer à guichets ouverts les déficits européens en achetant les obligations d’Etat afin de « sauver » temporairement l’euro. Sans compter que les USA nous réservent quelques « bombes à retardement » financières dont l’éclatement d’ici fin 2012-début 2013 affaiblira le dollar US qui est en réalité aussi mauvais que l’euro.
    —-
    L’audit de l’or de la Federal Reserve par le Congrès républicain va finalement avoir lieu. Que se passera t’il lorsqu’il sera établi qu’elle ne possède pas la quantité qu’elle prétend détenir? De combien de centaines de dollars par once l’or montera t’il dès ce moment-là?

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    IMPORTANT – Prévisions sur les métaux précieux du chef stratégiste de la Citibank:

    http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2012/7/27_KWN_-_Special_Friday_Gold_%26_Silver_Chart_Mania.html

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    http://www.moneynews.com/Economy/markit-us-manufacturing-growth/2012/07/24/id/446348

    http://www.moneynews.com/StreetTalk/Laffer-US-economy-Collapse/2012/07/16/id/445474?s=al

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/24/la-situation-de-l-espagne-parait-de-plus-en-plus-intenable_1737644_3234.html#xtor=AL-32280515

    http://www.zerohedge.com/news/british-double-dip-accelerates-following-terrible-gdp-data

    http://www.zerohedge.com/news/david-stockman-capital-markets-are-simply-branch-casino-central-bank

    http://online.barrons.com/article/SB50001424053111904346504577531052271788084.html?mod=BOL_hpp_mag#articleTabs_article%3D1

    http://www.moneynews.com/StreetTalk/S-P500-355billion-pension-shortfall/2012/07/23/id/446218

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2012/07/is-a-two-thirds-chance-that-the-dow-declines-to-9000-close-at-hand/

    Le prochain objectif pour l’or en USD se situe vers 1.800 et pour l’argent-métal vers 38.

    gold-pierre-leconteargent-pierre-leconte


  • 20Juil

    Tant pour notre Fonds Long+Short sur les métaux précieux que pour les comptes gérés de nos clients ouverts auprès des banques, nous conservons des positions importantes uniquement à la hausse tant sur l’or que sur l’argent-métal dont les prix actuels offrent, à notre avis, une opportunité historique d’achat. Ayant récemment acheté principalement les ETF ProShares ultra long sur ces deux métaux (voir graphiques ci-dessous), tout indique qu’ils sont à la veille d’une forte reprise et que leur risque de baisse supplémentaire est maintenant négligeable dans un environnement de taux d’intérêt négatifs -sauf dans les pays PIIGS où ces taux continuent d’exploser avec les dégâts collatéraux correspondants- impliquant que les obligations ne rapportent plus rien et que les actions risquent de repartir partout lourdement à la baisse. Il faut donc s’armer d’un peu de patience et surtout ne pas prendre les profits trop vite dès que les métaux redémarreront leur mouvement ascendant. Cette semaine l’UBS a publié une étude montrant que le risque inflationniste voire hyper-inflationniste (dont plus personne ne parle) revient à terme tant aux USA qu’en Grande-Bretagne en raison de leurs politiques monétaires ultra laxistes et de leurs déficits budgétaires qui ne se réduisent pas (contrairement à la situation de la zone euro dans laquelle la banque centrale s’abstient de tout Quantitative Easing massif -ouvert ou caché- et où les Etats ont entamé des politiques déflationnistes d’austérité budgétaire qui hélas affaibliront encore plus la croissance économique mais réduiront les dépenses publiques).


    http://www.zerohedge.com/news/ubs-issues-hyperinflation-warning-us-and-uk-calls-it-purely-fiscal-phenomenon

    http://www.marketoracle.co.uk/Article35687.html


    lire aussi

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/2012/07/is-silver-about-to-rally-10/

    goldsilverOn notera que les indicateurs techniques RSI et MACD fortement sur-vendus sont à leurs plus bas d’où le très faible risque d’une baisse supplémentaire des prix des deux actifs précités qui, en revanche, lorsque la hausse de l’or et de l’argent-métal reprendra, monteront beaucoup plus vite et beaucoup plus haut que lesdits métaux eux-mêmes.

    En dollars US, l’or sortira de son triangle de congestion dans lequel il se trouve depuis près de 3 mois et cassera sa résistance à la hausse vers 1.610 et l’argent-métal vers 27,70 (voir graphiques ci-dessous) ce qui signifie qu’ils sont très proches de reprendre leur tendance haussière puisqu’ils valaient vendredi en cloture 1.582,20 et 27,24. La forte hausse récente des prix du pétrole brut et autres produits énergétiques (par suite des vives tensions géopolitiques au Moyen-Orient) comme des céréales (par suite de la sécheresse se développant aux USA et dans la région de la Mer noire) risquant de se transformer en crises énergétique et alimentaire devraient exercer des effets haussiers sur les métaux précieux, indépendamment des fluctuations erratiques du dollar US (qui remonte un peu contre l’euro mais rebaisse fortement contre le yen et surtout contre le dollar australien, ce qui doit être interprété comme un début de fuite hors du dollar US et de perte de confiance des investisseurs internationaux non européens dans la monnaie US).

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/s%C3%A9cheresse-fait-flamber-prix-c%C3%A9r%C3%A9ales-174400026.html

    http://www.moneynews.com/Markets/Drought-Mideast-Gasoline-Prices/2012/07/20/id/446038

    http://blogs.stockcharts.com/chartwatchers/2012/07/australian-dollar-rallies.html#.UAvO56ClE3g

    orargent

  • 14Juil

    Nous écrivions dans notre dernier commentaire du 7 juillet 2012 que nous ne pensions pas que, dans sa phase actuelle de hausse, le dollar US était susceptible de monter beaucoup plus à court terme (en particulier contre l’euro). Cette semaine l’euro/dollar US a formé un « double bottom » vers 1,2160 pour rebondir en fin de semaine vers 1,2250 illustrant ainsi notre propos. Ce qui a évidemment permis aussi le rebond des métaux précieux et des marchés d’actions US, comme du pétrole brut et autres matières premières.

    Selon le graphique ci-dessous, l’euro/dollar US vient de corriger de 50% à la baisse son mouvement de hausse initial de 2000 à 2008, ce qui, quoi que l’on puisse penser de l’euro (et nous pensons qu’il s’agit d’un désastre monétaire), constitue techniquement (selon la méthode de Fibonacci) un extrême qui devra être nécessairement suivi d’une reprise (vers 1,30?), tout comme la même correction déjà atteinte en 2010 avait elle-aussi provoqué une reprise de mi 2010 à mi 2011.

    usd-50

    Quand les grandes banques privées (via leur fixation du Libor à des niveaux artificiellement bas) et les banques centrales (via leurs pratiques abusives du type Quantitative Easing, LTRO ou Twist) manipulent les taux d’intérêt et la création monétaire pour faire en sorte que le coût de l’argent ne vale plus rien et ainsi permettre aux Etats de poursuivre leur course folle à l’endettement comme aux dites grandes privées de réaliser des super profits sur le dos de leurs clients (voir le scandale Barclays et autres), c’est la valeur effective de la monnaie (en terme de pouvoir d’achat) qu’elles détruisent.

    Dans de telles conditions, les investisseurs qui continuent à acheter des obligations d’États ou d’autres institutions offrant des taux d’intérêt négatifs en réalité subventionnent gratuitement (ce qui est déjà anormal) ces Etats ou ces institutions mais encore s’appauvrissent systématiquement, puisque ce type de placement est dès le départ nécessairement perdant. Il est devenu absurde pour un investisseur de conserver ou d’augmenter ses actifs en obligations puisque les taux (aux USA, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Suisse, en France, en Hollande, et dans beaucoup d’autres pays) étant négatifs ils ne peuvent pas, par définition, aller plus bas et donc que les prix desdites obligations ne peuvent à terme que chuter. Quant à effectuer des investissements sur les marchés forex quand la valeur de toutes les monnaies de papier (y compris celle du dollar US parce que lui-aussi affecté par des taux d’intérêt négatifs) s’effondre en terme de pouvoir d’achat, cela n’a pas beaucoup plus de sens.

    Ce qui rend, par comparaison, les prix actuels des actions et des métaux précieux très compétitifs puisque ce sont les seuls actifs qui, à la différence des obligations et des monnaies de papier, peuvent s’apprécier quand les taux d’intérêts sont devenus négatifs. Comme les actions ne sont pas dans un environnement très porteur en raison de la récession économique et de la  faillite de certaines zones (les PIIGS), dont les entreprises devenues non compétitives continueront de souffrir, ce sont donc les métaux précieux qui offrent la meilleure opportunité d’investissement pour les mois à venir. Il n’y a donc à notre avis qu’une seule stratégie de gestion de portefeuille à adopter pendant l’été: acheter de l’or et de l’argent-métal à partir de dépôts que l’on conservera en dollars US et, accessoirement, en francs suisses. D’autant que si l’on prend en compte la saisonnalité des différents actifs (dont le caractère prévisionnel reste imbattable), on constate que, pendant que l’or monte à partir de fin juin ou début juillet, le dollar US et le Standard & Poors 500 ont eux tendance à baisser au moins jusqu’en octobre.

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-l-indicateur-garantissant-la-poursuite-de-la-hausse-de-l-or.aspx?article=3864478584G10020&redirect=false&contributor=Jeff+Clark

    http://www.24hgold.com/english/news-gold-silver-libor-rigging-the-tip-of-the-iceberg.aspx?article=3981166226G10020&redirect=false&contributor=Rob+Kirby

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/taux-n%C3%A9gatifs-bonne-nouvelle-dette-fran%C3%A7aise-085531965.html

    La Federal Reserve elle-même admet que les actions US (a fortiori les obligations US) devraient valoir 50% moins cher que leurs prix actuels si cette banque centrale ne les soutenait pas… Ce qu’elle ne dit en revanche pas, mais qui est une évidence, c’est que l’or -voire l’argent-métal- devraient valoir 50% plus cher que leurs prix actuels si cette banque centrale (via son aide multiple aux bullion banks entre autres opérations cachées) ne les manipulait pas à la baisse…

    http://www.moneynews.com/Economy/fed-stock-prices-lower/2012/07/13/id/445266

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    On notera, par ailleurs, que le ratio des actions US (Dow Jones ou S+P500) par rapport à l’or, en dépit de la forte chute de l’or depuis mi 2011, reste orienté à la baisse ce qui milite toujours pour un affaiblissement supplémentaire des actions US vis-à-vis de l’or.

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    L’or exprimé en dollars US semble avoir établi une forte base de support à partir de laquelle il devrait techniquement remonter au moins vers 1.800 USD l’once. Voir graphique ci-dessous publié sur  http://jessescrossroadscafe.blogspot.ch/


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  • 07Juil

    Alors que l’on pouvait penser que le dollar US avait entamé un net mouvement de correction à la baisse susceptible de faire monter substantiellement pour quelques temps les prix des métaux précieux, des matières premières voire des actions (américaines surtout), ces derniers marchés ont rechuté en fin de cette semaine dans le sillage de la reprise du dollar US, principalement motivée par l’aggravation des problèmes européens que le sommet des 28 et 29 juin 2012 semblait avoir pourtant traités, aux dires des dirigeants des principaux pays qui en étaient sortis en proclamant leur accord général.

    Ce n’est évidemment pas la baisse d’un quart de point du taux d’intérêt à court terme de la BCE (qui ne change rien dans un contexte dans lequel les grandes banques privées ne prêtent presque plus) ni les mauvaises statiques du chômage des deux côtés de l’Atlantique qui ont fait remonter le dollar US; mais c’est la double annonce: 1/ par la BCE qu’elle n’ira vraisemblablement pas plus loin dans l’achat de dettes publiques ou de créances bancaires privées pourries européennes et 2/ par les autorités européennes que, plusieurs Etats n’étant finalement pas d’accord pour payer les dettes ou pour recapitaliser les banques en faillite de leurs partenaires, le processus annoncé dans ce double sens était en fait mort né. Le FESF et le futur MES ne disposant pas plus que les Etats européens les moins endettés des sommes colossales nécessaires au rachat des dettes publiques et privées des Etats européens les plus endettés et le seul Etat (l’Allemagne) qui aurait les moyens financiers d’agir refusant la mutualisation des dettes précitées, la zone euro s’enfonce dans le rouge.  Alors qu’au même moment la Federal Reserve US refuse de s’engager dans un 3éme Quantitative Easing, dont elle sait qu’il ne servira pas plus que les deux précédents à faire repartir la croissance économique US mais aggravera les risques inflationnistes futurs, sans compter qu’elle ne veut pas donner l’impression d’intervenir dans le débat présidentiel US. Voilà la situation réelle et non pas celle qui ressort des élucubrations des politiciens ou des journalistes.

    Que peut il se passer en l’absence d’intervention rapide et massive de l’Allemagne et/ou des principales banques centrales qui décideraient de laisser pourrir plus avant la situation ?

    Soit les taux d’intérêts à moyen et long terme sur les obligations italiennes, espagnoles, grecques, portugaises, etc., continuent de monter empêchant leurs Etats de poursuivre leur course sans fin à l’endettement tout en aggravant les pertes de leurs banques dont les bilans deviennent calamiteux et ils devront sortir rapidement de l’euro qui, en outre, les empêche de redevenir compétitifs et appauvrit leurs peuples via l’austérité que l’on exige d’eux. Et alors la zone euro sera réduite à un ensemble d’États moins nombreux, plus cohérents et compétitifs, capables de vivre avec les contraintes de la monnaie unique européenne, cette dernière (redevenue une sorte de deutschemark bis) montera contre toutes les devises y compris et surtout le dollar US. Le scénario de l’éclatement de la zone euro sous sa forme actuelle parce que baissier pour le dollar US serait positif pour les métaux précieux, matières premières et actions (américaines surtout).

    Soit c’est le scénario de l’enlisement, à savoir que de sommet en sommet, de demi décision en demi décision, les taux d’intérêt sur les obligations des PIIGS se stabilisent plus ou moins et les banques sont au coup par coup aidées (insuffisamment pour se rétablir) par les Etats déjà impécunieux, la zone euro devient un trou noir pour presque tous ses États-membres et ses banques; à ce moment-là oui le dollar US pourrait aller progressivement plus haut et l’euro chuter plus bas, puisque rien ne serait définitivement réglé dans un sens ou dans un autre et que les acteurs des marchés seraient ballotés entre espoir et déception jusqu’à ce qu’ils décident de sortir de la plupart de leurs positions en euros (monnaie, actions, obligations). Mais cela prendra du temps d’autant que plusieurs banques centrales (BNS, Bundesbank, etc.) soutiennent encore massivement l’euro et que la zone grâce à l’Allemagne enregistre toujours des excédents commerciaux et de balance des paiements, alors que les déficits US s’aggravent.

    On notera toutefois que l’euro/dollar US n’a toujours pas cassé à la baisse en cloture son plus bas de début juin 2012 à 1,2280 et que le dollar US index n’a toujours pas cassé à la hausse son plus haut de la même date vers 83,50 (voir graphique ci-dessous), de telle sorte qu’une baisse du dollar US peut encore se produire et c’est le scénario le plus probable. Ni l’or ni l’argent-métal n’ayant cassé à la baisse en cloture leurs plus bas de juin 2012 vers 1.525 et 26 dollars US l’once, qui constituent de formidables supports pluriannuels, ils sont toujours en position de monter fortement, d’autant que la saisonnalité actuelle joue pour eux. Idem pour les actions US qui restent bien orientées, le S+P500 n’ayant pas cassé à la baisse son support vers 1.265. Autrement dit, nous restons longs sur les deux métaux précieux (principalement sous la forme d’ETF américains et suisses achetés bon marché en juin 2012) et conservons nos portefeuilles en dollars US et en francs suisses seulement (sans aucun euro ni actif en euro depuis des mois), tout en restant sans position sur les actions pour le moment dans quelque monnaie que ce soit.

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/banques-espagnoles-recapitalisation-directe-laide-europ%C3%A9enne-avant-2013-154710161.html

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120706trib000707774/pour-helsinki-plutot-sortir-de-l-euro-que-de-payer-les-dettes-des-autres.html

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/bce-enfonce-clou-%C3%A9tats-banques-sauver-eux-m%C3%AAmes-182149193–finance.html

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120705trib000707624/zone-euro-le-coup-de-gueule-des-economistes-allemands.html

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052702303962304577510461710030258.html?mod=WSJEurope_hpp_LEFTTopStories

    http://www.zerohedge.com/news/us-closes-june-1585636721432444-federal-debt-us-debtgdp-hits-post-wwii-high-1015

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/allemagne-gu%C3%A9guerre-entre-%C3%A9conomistes-sauvetage-leuro-133641647.html

    usd-dernier

    Le graphique ci-dessous provenant d’un système de prévisions techniques fiables montre que l’euro/dollar US ne devrait pas pouvoir baisser beaucoup plus que ses niveaux actuels (1,2098 au pire) avec une grande probabilité de rebond en juillet – août 2012 en direction des 1,3410.

   

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.