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  • 25Fév

    Que s’est-il passé pendant la semaine boursière du 20 au 24 février 2012? En dépit des commentaires confus de certains analystes, ni le dollar US ni le S+P500 des actions US n’ont bougé! Qu’on en juge: l’euro/dollar est monté de 2,30% pendant que le dollar US/yen japonais est monté de 2,08%. Résultat: le dollar US n’a presque pas bougé contre les deux principales monnaies, puisqu’il a baissé contre l’une mais est monté contre l’autre de presque le même pourcentage. Il n’y a eu qu’un rééquilibrage des investisseurs au profit de l’euro (du fait du supposé règlement de la faillite grecque qui, à terme, de quelques mois n’a rien solutionné) mais au détriment du yen (du fait des inquiétudes relatives à l’économie japonaise qui a donné des signes de grand affaiblissement). Quant au S+P500, il n’est monté que de 0,33%, autant dire quasiment rien.

    Le fait marquant de la semaine concerne la hausse du pétrole brut qui, lui, est monté de 5,04% du fait des conditions atmosphériques rigoureuses de cet hiver en Europe comme aux USA, mais, surtout, du fait des tensions croissantes concernant la situation politique au Moyen-Orient puisque Israël et les Occidentaux sont en train de se lancer dans une nouvelle escalade irresponsable vis-à-vis de l’Iran qui, en représailles, a cessé une partie de ses exportations de brut en direction de l’Europe et menace d’intervenir dans le détroit d’Ormuz. Toute hausse supplémentaire du pétrole brut aurait des conséquences très négatives, tant pour l’économie US en très faible croissance que pour les économies européennes déjà en récession, sans parler de celles des pays émergents dont le ralentissement pourrait prendre des proportions beaucoup plus graves, ce qui devrait finalement faire chuter les bourses.

    Le risque (et ce n’est pour le moment qu’un risque) inflationniste lié à la hausse du pétrole a aussi fait monter l’or de 2,87% et l’argent-métal de 6,43% exprimés en dollars US mais un peu moins les mêmes métaux exprimés en euros. Puis, finalement, en fin de semaine, l’or et l’argent-métal exprimés en dollars US sont quelque peu redescendus. Nous ne changeons pas pour le moment notre point de vue, à savoir que l’or et l’argent exprimés en dollars US devraient corriger à la baisse et que les mêmes métaux exprimés en euros devraient, eux, continuer leur progression, tout simplement parce qu’il n’y a pas eu d’inversion de la tendance baissière de l’euro/dollar US. En revanche, nous avons acheté du platine et du palladium en dollars US et en francs suisses via les ETF de la ZKB et d’autres ETF, côtés dans ces deux monnaies. Pourquoi? Parce que ces deux derniers métaux sont dans une situation actuelle tendue pour des raisons tenant à leur rapport production/consommation et que leurs prix sont encore assez bon marché en relation avec ceux de l’or et de l’argent-métal en dollars US, lesquels sont très en avance sur le cycle économique.

    Nous maintenons que la double chute du Baltic Dry Index des prix du fret maritime international des produits secs et de la vitesse de circulation de la monnaie US ont un caractère déflationniste dans la zone dollar US et donc que l’or et l’argent exprimés en dollars US ne devraient pas à court terme encore monter. Alors que la BCE s’apprêtant à nouveau à créer des liquidités massives en euros pour aider les banques, comme à baisser ses taux d’intérêt à court terme, c’est dans la zone euro que le risque inflationniste augmente d’où l’intérêt de n’acheter l’or qu’en euros (et aussi dorénavant en yens).


    Objet : Scandal: Greece To Receive « Negative » Cash From « Second Bailout » As It Funds Insolvent European Banks | ZeroHedge


    objet : Kimble Charting Solutions Blog » Is now the time for Silver to break resistance?

    L’argent-métal a atteint une nouvelle résistance sans la casser

    —-

    Objet : Implats says strike to cut April deliveries 50%


    Objet : Country should be extremely concerned about Implats’ strike – Northam

    Le Baltic semble incapable de vraiment se reprendre pendant que la vitesse de circulation de la monnaie US s’effondre, deux signaux déflationnistes et récessionnistes.


    baltic-pierre

    chart5

    Le platine et le palladium sont sortis de leur léthargie et, quelle que soit la monnaie dans laquelle on les exprime, devraient monter.

    platinepalladium-pierre

  • 17Fév

    Qu’on le déplore ou non, la stricte objectivité consiste à reconnaitre que l’or et l’argent-métal exprimés en USD ont enregistré en 2011 un renversement majeur de leur tendance haussière commencée il y a près de dix ans et que le dollar US lui-même (considéré sous la forme du US Dollar Index) a enregistré en 2011 un renversement majeur de sa tendance baissière ayant également commencé il y a prés de 10 ans. La plupart des investisseurs, abreuvés de faux signaux contradictoires émis par les banques centrales comme par les grandes banques privées et de nombreux gestionnaires, n’en n’ont pas encore tiré les conclusions qui s’imposent.


    A savoir qu’il est fort peu probable que les résistances respectives vers 1.922 et 50 USD l’once sur l’or et sur l’argent-métal puissent être franchies à la hausse tant que le dollar US ne reprendra durablement pas sa baisse. Et qu’il est prévisible que les deux métaux précieux précités aient entamé une baisse d’assez longue période qui pourrait les faire chuter vers 1.200-1.300 et 16-18 USD l’once avant de trouver des supports solides leur permettant de se stabiliser. Il n’y a qu’en euros et autres monnaies désormais faibles que l’or et accessoirement l’argent-métal puissent encore monter, puisque ces deux métaux en réalité ne voient leurs prix s’apprécier que lorsque les monnaies dans lesquelles ils sont exprimés baissent.


    La hausse du dollar US étant loin d’être terminée puisque que la zone euro n’est pas viable dans sa forme actuelle, faute d’acceptation par l’Allemagne d’une mutualisation complète des dettes actuelles et futures des PIIGS et autres Etats regroupées en un seul type d’instrument et nouvellement émises via des eurobonds (avec garantie inconditionnelle par l’État allemand ou par la BCE de leur remboursement final), tout permet de penser qu’une chute de la monnaie unique européenne en direction des 1,15 USD voire à parité est plus que probable lorsque le processus d’éclatement de ladite zone deviendra inévitable. Ce qui pourrait alors aussi provoquer des ventes d’or en panique, tant de la part de certaines banques centrales nationales européennes, de la BCE ou du FMI, pour lever du cash en dollars US et faire face à certaines situations d’urgence liées au risque de défaut sur les dettes nationales européennes. On notera, enfin, qu’il n’y a pas que contre l’euro que le dollar US monte mais aussi contre le franc suisse et plus récemment contre le yen japonais.


    Le retournement à la baisse des métaux précieux exprimés en USD tient également au renversement des anticipations inflationnistes initialement suscitées du fait de la création massive de monnaie ex nihilo par les banques centrales (en particulier les Quantitative Easing aux USA et en Grande Bretagne et les LTRO en zone euro) qui ne se sont pas encore concrétisées puisque, cette liquidité n’étant pas rentrée dans l’économie réelle mais étant allée sur les marchés financiers (actions et obligations américaines en dollars US surtout) en ou étant restée dans les livres des grandes banques privées qui les ont reçues (voire étant revenue dans les livres des banques centrales elles-mêmes), il n’y a pas eu d’accélération de la vitesse de circulation de la monnaie (condition nécessaire à l’inflation) qui au contraire est en nette décélération. Sans compter que le poids des endettements étatiques massifs et le fort ralentissement économique (apportant chômage de masse et perte généralisée de pouvoir d’achat des consommateurs) ont continué d’exercer une pression déflationniste globale sur les économies réelles occidentales, même si la plupart des prix des biens, marchandises et services au détail ne baissent pas faute d’élasticité de l’offre via plus de concurrence.


    Deux autres facteurs militent pour une correction baissière durable des métaux précieux exprimés en dollars US:


    – Premièrement, en  raison de l’explosion de leurs coûts de production, la plupart des sociétés minières ne réalisent plus de profits si l’or et l’argent ne se maintiennent pas durablement au dessus de 1.650 et de 28 USD l’once respectivement, ce qui va les obliger à recourir de plus en plus à l’arbitrage, c’est-à-dire à la vente à terme systématique de leur production actuelle et future. Un facteur éminemment baissier pour les cours de leurs actions comme des métaux eux-mêmes, comme on a pu le voir dans le passé. La situation est même pire pour les sociétés produisant du platine qui disent avoir besoin d’un prix de 1.900 USD l’once pour rester rentables alors que le prix actuel du platine n’est que de 1.600, ce qui explique que ce métal a été incapable de remonter au delà de son plus haut à 2.300 atteint en 2008.

    – Deuxièmement, les bullion banks, qui opèrent pour leur propre compte sur les marchés des métaux précieux pour accumuler des profits financiers à la hausse comme à la baisse comme pour se financer (carry trade) à partir des métaux qu’elles empruntent à des taux très bas aux banques centrales (lesquelles les leur louent via les gold ou silver loans) puis qu’elles vendent aussitôt à terme, ont repris ces ventes à découvert à grande échelle dans le but de « squeezer » les sociétés minières en les forçant à vendre leur production ce qui, faisant chuter les prix des métaux, assurerait auxdites bullion banks des profits importants.



    A noter que les opérations des bullion banks, américaines pour la plupart, se font avec la « bénédiction » de la Federal Reserve qui s’oppose à l’appréciation des prix de l’or et accessoirement de l’argent-métal dans la mesure où elle pourrait remettre en question le rôle du dollar US comme monnaie mondiale, en précipitant une réforme du Système monétaire international dans le sens du rétablissement de l’étalon-or ou du bimétallisme, dont les banquiers centraux ne veulent évidemment pas parce qu’elle les priverait de tout pouvoir monétaire et donc de leur possibilité de manipuler les économies et les marchés. A ce sujet, on doit bien convenir que nous ne vivons évidemment plus en Occident dans un système démocratique et décentralisé libéral d’économies de marché où les prix sont fixés par la loi de l’offre et de la demande, mais dans des économies fortement étatisées et centralement planifiées (proches de celle de l’ex URSS) gérées par des banquiers centraux keynésiens non élus (les nouveaux apparatchiks) qui décident seuls des taux d’intérêt, de la quantité d’argent émise et du prix des principaux actifs pour le plus grand bénéfice des grandes banques privées et de quelques super riches, sans avoir à en rendre compte ni aux gouvernements ni aux peuples. Pour ces banquiers centraux, la conjoncture actuelle est hélas idéale pour qu’ils donnent un coup de massue sur les métaux précieux, une classe d’actifs dont ils espèrent détourner les investisseurs puisqu’ils veulent promouvoir les actifs de papier qu’ils émettent et non pas les actifs réels, comme l’or qui reste pour eux « la relique barbare » ainsi que la stigmatisait le calamiteux Keynes alors même que le métal jaune, n’étant pas imprimable par nos manipulateurs, constitue l’expression de la Liberté (une valeur qui ne figure évidemment pas dans les politiques dirigistes qu’ils poursuivent).


    Plus que jamais, une stratégie Long+Short, comme celle que nous pratiquons, s’impose sur les marchés des métaux précieux. Si l’on a des actifs importants en métaux précieux physiques exprimés en USD, il est à conseiller de les arbitrer sans tarder via l’achat d’ETF ultra short métaux en dollars US (comme les GLL et ZSL). Quant aux actions des sociétés minières, qui ont d’ailleurs constamment sous performé la hausse des métaux depuis plusieurs années (comme le montrent leurs indices GDX ou HUI), il importe d’en sortir et de les oublier pour longtemps en raison du risque de forte chute qui ne manquerait pas d’affecter leurs cours en cas de baisse additionnelle sensible des prix des métaux eux-mêmes, sans parler d’une forte correction des marchés d’actions en général (actuellement surachetés) qui affecterait négativement les actions des sociétés minières beaucoup plus que d’autres en raison de la stagnation voire de la disparition à venir de leurs profits.


    A lire:

    Objet : Gold miners need gold above $1650 to keep nose above water – Mining | Moneyweb


    http://www.moneyweb.co.za/mw/view/mw/en/page292523?oid=561612&sn=2009+Detail


    Objet : Platinum industry needs $1 900/oz – Amplats

    http://www.miningweekly.com/article/platinum-industry-needs-1-900oz-amplats-2012-02-13

    —————————————————–

    Prochains objectifs: 1.670 sur l’or en USD et 31 sur l’argent-métal en USD puis, s’ils cassent à la baisse, retour aux plus bas de 1.520 et 26.

    gold-leconte

    silver-leconte

    Depuis mai 2011, le dollar US s’est retourné à la hausse et tout indique que cette tendance va se poursuivre.

    usd-leconte

    Il n’y a qu’en euros et autres monnaies désormais faibles que l’or peut continuer de monter, surtout si la zone euro sous sa forme actuelle implose. L’achat d’or en euros ne permettra peut être pas de réaliser des gains réels puisque la valeur de cette monnaie et son pouvoir d’achat baissent (ce qui est loin d’être fini) mais de se protéger desdites baisses en maintenant le pouvoir d’achat de son capital placé en euros, ce qui n’est pas rien et constitue le but recherché lorsque l’on achète de l’or.

    or-euros-leconte

  • 10Fév

    Alors que les investisseurs -par nature moutonniers- ont acheté tout et n’importe quoi à n’importe quel prix en janvier 2012, dans un contexte de laxisme monétaire prolongé de la part des banques centrales occidentales (qui continuent de détruire la richesse avec leur création massive de liquidités ex nihilo et leurs taux d’intérêt zéro à court terme), ce qui a conduit les marchés financiers à leur sur-évaluation actuelle; février 2012 a commencé par une tonalité bien différente puisque les hauts récemment atteints (tant sur l’euro/dollar que sur les actions, les obligations européennes et les matières premières) se révèlent évidemment infranchissables et que les « insiders » vendent puisque aucun problème structurel, tant en Europe (faillites de la Grèce et de plusieurs autres PIIGS) qu’aux USA (illusion de croissance économique), n’a trouvé de commencement de solution durable. Nous n’avons donc rien à rajouter à notre commentaire du 6 février.

    Objet : ILLUSION OF RECOVERY – FEELINGS VERSUS FACTS « The Burning Platform

    http://www.theburningplatform.com/?p=28887

    —-

    http://www.marketwatch.com/story/the-insiders-are-selling-heavily-2012-02-09?link=home_carousel

    http://advisorperspectives.com/dshort/commentaries/Trading-Volume-in-the-SPX-120207.php

    http://www.zerohedge.com/news/lowest-non-holiday-market-volume-past-decade

    http://gold-up.blogspot.com/2012/02/effondrement-economique-en-cours.html

    —-

    http://etfdailynews.com/2012/02/08/baltic-dry-index-why-is-global-shipping-slowing-down-so-dramatically-sea-tza-spxu-spy-ewg-vgk/

    —-

    http://www.thegoldandoilguy.com/articles/

    http://blog.turgot.org/index.php?post/Dryancour-miracle-mon%C3%A9taire

    http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,813919,00.html

    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100014648/salut-souverainistes-some-details-on-the-proposed-euro-break-up/

    Sauf que, pour ce qui concerne les métaux précieux, les niveaux de 1.766 sur l’or en USD et de 34,40 sur l’argent-métal en USD (comme nous l’avions prévu) se révèlent infranchissables à la hausse puisque les bullion banks les vendent massivement dans l’espoir d’obliger les sociétés minières, qui en dessous de 1.650 et de 28 sont perdantes, à arbitrer (c’est-à-dire à vendre à terme) leur production actuelle et future un peu avant que ces cours soient atteints. Un arbitrage qui ferait chuter fortement les cours des métaux en USD et donc assurerait d’importants profits pour les dites bullion banks. Mais qui aurait un effet très négatif sur les actions des sociétés minières dont on doit absolument sortir si l’on en a encore.

    Graphique baissier de l’indice en USD des actions des sociétés minières. act-soc-min2

    Il n’y a que l’or en euros qui puisse monter -pour une raison monétaire- étant donné que l’euro/dollar US est incapable de se reprendre et que sa perspective baissière en direction des 1,15 reste inchangée. A noter, par ailleurs, que la vitesse de circulation de la monnaie étant toujours en diminution, il ne peut pas y avoir actuellement de forte inflation (comme expliqué dans notre commentaire du 6 février).

    http://bonddad.blogspot.com/2011/12/monetary-velocity-is-still-way-too-low.html

    http://seekingalpha.com/article/315789-monetary-velocity-and-dollar-hoarding

    Objet : Gold miners need gold above $1650 to keep nose above water – Mining | Moneyweb


    IMPORTANT
    A LIRE
    http://www.moneyweb.co.za/mw/view/mw/en/page292523?oid=561612&sn=2009+Detail

    Objet : short positions record des bullion banks US sur l’argent métal prises en janvier et février 2012

    « Ted Butler said that JP Morgan added to their short position in silver again last week…and he’s guessing that they are now short about 18,000 Comex futures contracts. « 
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  • 06Fév

    Les banques centrales US et européennes, depuis des années engluées dans leurs politiques laxistes keynésiennes, n’ont que deux objectifs: 1/permettre aux Etats de se sur-endetter sans fin aux taux d’intérêt les plus bas possibles auprès des grandes banques privées et des investisseurs institutionnels, 2/entretenir une sur-évaluation permanente des actifs financiers pour permettre aux grandes banques privées et aux autres acteurs ci-dessus mentionnés de réaliser des profits (largement fictifs parce que potentiels), que l’économie réelle en croissance de plus en plus faible ne leur permet plus d’obtenir, en contrepartie de leur souscription permanente aux dettes publiques précitées. Qu’il s’agisse des USA ou de l’Europe, les Etats sont à des niveaux d’endettement extrêmes par suite de leurs émissions colossales d’obligations de plus en plus difficiles à placer, mais qui se poursuivent à un rythme effréné, et les grandes banques privées détiennent des masses actifs toxiques qui, s’ils devaient être évalués à leur valeur réelle de marché, ne vaudraient presque plus rien. Voilà la réalité de la situation qui a été prolongée, aux USA, par deux Quantitative Easing et le Twist actuel et, en Europe, par des prêts massifs de la BCE en faveur des grandes banques privées et ses achats directs et indirects des dettes des PIIGS, le tout à partir d’une création monétaire ex nihilo sans aucun précèdent dans l’histoire et la spoliation cachée de la richesse des particuliers au moyen de la fixation de taux d’intérêt à court terme négatifs.

    Le problème c’est que ces pratiques de manipulation, permettant de maintenir les taux d’intérêt les plus bas possibles donc les bulles des marchés financiers, ne pouvant se faire que par la création massive de monnaie ex nihilo, font mécaniquement baisser la valeur relative des monnaies auxquelles elles s’appliquent. Les deux Quantitative Easing US ont fait baisser le dollar US et dorénavant les prêts massifs de la BCE vont faire baisser l’euro. Il est à noter que la création monétaire ex nihilo massive par les banques centrales a certes fait monter les prix des produits importés et de certains services dans les pays occidentaux mais aussi l’inflation dans les pays émergents ayant reçu une partie de cette liquidité (excessive par rapport à leur création effective de biens et de marchandises), mais qu’elle n’a pas encore provoqué de forte inflation ni a fortiori d’hyper-inflation mondiales pour trois raisons: 1/ l’essentiel de cette liquidité n’est pas entrée dans l’économie réelle (d’où la récession) mais est restée cantonnée dans les livres des grandes banques privées qui ne prêtent presque plus (ou est revenue dans ceux des banques centrales ce qui revient au même) pendant que le solde est allé dans les actifs financiers dont elle a assuré la sur-évaluation, 2/l’importance des dettes mondiales exerce sur les économies un effet déflationniste majeur, 3/la pression à la baisse sur les salaires du fait de la mondialisation -et du chômage de masse un peu partout- a empêché tout dérapage des coûts. Il n’est pas possible que l’inflation  augmente sans forte accélération de la vitesse de circulation de la monnaie, même si la masse monétaire croît à un rythme exponentiel, provoquant la hausse des taux d’intérêt à court et moyen termes. Or la vitesse de circulation de la monnaie reste faible. L’inflation puis hyper-inflation viendront mais plus tard quand les investisseurs rejetteront en masse l’emploi des actifs papiers, qui à moyen terme les ruinent, pour se réfugier dans les actifs réels et que les banques centrales, n’ayant plus d’autres solutions pour éviter l’effondrement du Système monétaire, devront relever leurs taux d’intérêt à court terme, ce qui n’est pas encore d’actualité.

    Depuis quelques années et tant que les banques centrales US et européennes pourront pratiquer des taux d’intérêt à court terme les plus bas possibles, l’Occident (USA et Europe) est et restera en déflation rampante puisque ce faisant les banques centrales peuvent organiser sciemment -en toute impunité étant donné que peu de gens comprennent vraiment ce qui se produit- un immense transfert caché de la richesse des particuliers, dont le capital ne reçoit plus de rémunération positive, vers les Etats et les grandes banques privées en faillite réelle ou virtuelle « too big to fail » (selon  les recommandations de Keynes de mettre en place « l’euthanasie des rentiers »). Sans compter que les programmes d’austérité et les augmentations d’impôts (surtout dans la zone euro) aggraveront aussi la perte généralisée de pouvoir d’achat desdits particuliers dont l’épargne est spoliée par les banques centrales selon le mécanisme ci-dessus exposé. Ce qui entretiendra une récession économique durable. C’est en ce sens que Ludwig von Mises constatait que « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales »!

    Nous vivons donc une situation d’inflation accélérée de la sphère financière couplée à une déflation rampante de l’économie réelle, dont on sortira nécessairement par un KRACH BOURSIER ET FINANCIER, c’est-à-dire la mise à niveau de la finance exubérante avec celui de l’économie chancelante puisque la première tourne à vide sans lien avec la seconde et que le principe de gravitation s’appliquera quand les pratiques de manipulation ne feront plus illusion. En revanche, tout scénario inflationniste de l’économie réelle est exclu avant plusieurs mois, puisque c’est ce que la Federal Reserve a tenté de créer sans y parvenir parce qu’elle s’est trompée de cible et qu’il faudrait, pour qu’il se concrétise, qu’il y ait une dissémination généralisée auprès des salariés et des entrepreneurs des moyens monétaires artificiellement crées  par les banques centrales (« la distribution de milliers de milliards de dollars par hélicoptère au dessus des villes américaines » -pour reprendre l’image utilisée par Bernanke- cette fois-ci auprès des habitants et non pas en faveur des banques ainsi qu’il l’a effectuée) se traduisant par un pouvoir d’achat supplémentaire qui ne trouve pas de biens de consommation en quantité suffisante pour pouvoir être satisfait ou bien par la fuite hors de la monnaie parce que disponible en trop grande quantité.

    Nous écrivions dans notre dernier commentaire qu’il y avait une possibilité temporaire de reprise de l’euro/dollar, et donc de hausse de l’or et de l’argent-métal exprimés en dollars US, mais les mouvements de cette semaine ont démontré le contraire. Nous revenons donc à notre idée initiale que l’euro/dollar devrait reprendre sa baisse en direction des 1,15 puisque c’est du côté de la BCE que la création monétaire à venir va surtout s’exercer (accompagnée de nouvelles baisses ses taux d’intérêt à court terme) pour tenter d’éviter l’explosion de la zone euro dans sa forme actuelle et de sauver les grandes banques privées européennes frappée par le « credit crunch », ce qui implique que l’or et l’argent-métal exprimés en dollars devraient rechuter. Leur sommet de la semaine passée vers 1.766 et 34,40 dollars US l’0nce constitue probablement le plus haut de leur reprise possible pour plusieurs mois. Seul l’or exprimé en euros peut poursuivre sa hausse puisque la monnaie dans laquelle il est coté devrait rechuter lourdement. Quant aux marchés d’actions, en dépit de leur fermeté actuelle en contradiction avec la réalité de l’économie réelle comme l’indique la chute continue du Baltic Dry Index -graphique ci-dessous- (qui démontre que le commerce international des marchandises est en train de s’effondrer en grande partie du fait de la récession économique européenne et du fort ralentissement chinois et d’autres pays émergents), nous maintenons notre point de vue qu’ils devraient à un certain moment (qu’il n’est toutefois pas possible de prévoir avec précision) eux aussi lourdement se replier. D’autant que les mouvements récents de hausse des actifs précités (euro/dollar US, métaux précieux exprimés en dollars US, actions) se sont faits dans des volumes très faibles, d’où leurs exagérations temporaires à la hausse, et que quand les marchés montent sans volume ils sont nécessairement destinés à rechuter. Sans compter le « Great Deleveraging » de nature déflationniste qui ne fait que commencer et oblige les principaux acteurs (grandes banques privées, investisseurs institutionnels et privés) à constituer le plus de cash possible pour provisionner leurs pertes potentielles ou réelles ou faire face aux incertitudes futures, ce qui pourrait être dévastateur dans un premier temps pour l’or et autres métaux précieux ou industriels exprimés en dollars US dont certains détenteurs pourraient être contraints de se défaire ou de vendre à terme. Il est donc probable qu’un retournement général des marchés à la baisse va se produire, dont ne sortiront indemnes que le dollar US, les obligations d’Etat US en dollars US et l’or en euros.

    http://www.marketwatch.com/story/golds-rally-will-soon-come-to-an-end-2012-02-03?link=MW_story_popular

    http://www.zerohedge.com/news/morgan-stanley-cuts-eurusd-forecast-120-115-upcoming-ecb-easing

    http://www.dailyfx.com/forex/fundamental/article/special_report/2012/02/01/euro_forecast_for_2012.html

    http://www.zerohedge.com/news/market-stoned-its-1999

    http://www.zerohedge.com/contributed/why-notions-systemic-failure-are-par-bigfoot-and-unicorns-most-investors

    http://www.bloomberg.com/news/2012-02-01/worst-earnings-since-2006-in-europe-fail-to-dent-rally-in-region-s-stocks.html

    http://www.bloomberg.com/news/2012-02-04/china-s-economy-may-face-rough-landing-singapore-s-lee-says.html


    http://www.businessinsider.com/deleveraging-will-take-over-as-everyone-runs-out-of-ammunition-2012-2

    http://www.businessinsider.com/chart-of-the-day-the-mother-of-all-head-and-shoulders-2012-1


    Il ne faut évidemment pas se fier aux statistiques, comme celle de l’emploi aux USA, qui ne présentent que des résultats faussés mais pas du tout la réalité économique, ainsi que cela est expliqué ci-dessous.

    http://www.zerohedge.com/news/final-nail-todays-nfp-tragicomedy-record-surge-part-time-workers

    http://www.zerohedge.com/news/record-12-million-people-fall-out-labor-force-one-month-labor-force-participation-rate-tumbles

    http://www.zerohedge.com/news/trimtabs-explains-why-todays-very-very-suspicious-nfp-number-really-down-29-million-past-2-mont

    L’effondrement du commerce international des marchandises -illustré par la chute massive du coût et donc du volume du trafic maritime- ne peut que provoquer, tôt ou tard, celui des marchés financiers et des matières premières sur-évalués par rapport à l’économie réelle qui est en contraction. Tant l’or et l’argent-métal exprimés en dollars US que l’euro/dollar US devraient rebaisser.

    balticpierregoldpierreeuropierre

    Le S+P500, se situant à un niveau maximum de surévaluation selon l’indicateur RSI, forme un double-top qui sera très difficile à franchir:


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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.