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  • 31Oct

    Nous avons profité de l’intervention monétaire de la Banque du Japon, en vue de ralentir la hausse du yen, qui a provoqué une nette rechute du S+P500 de 25 points (de 1289 à 1264) pour revendre tous nos SDS (ultra short S+P500) et pour accroitre légèrement nos positions longues sur l’or et l’argent-métal. Nous restons donc dorénavant sans position sur les marchés d’actions comme des obligations, placés principalement en CHF et long or et argent (en dollars US). L’écart entre les taux d’intérêt allemands et italiens à 10 ans (voir lien ci-dessous) ayant ce jour continué de monter, la crédibilité des derniers accords européens du 27 octobre est donc nulle et de nouveaux défauts sur les dettes étatiques européennes sont à l’ordre du jour, ce que nous préférons « anticiper » en achetant l’or et l’argent-métal plutôt qu’en intervenant sur les autres actifs.

    http://www.businessinsider.com/italian-german-bond-spread-french-banks-2011-10

    La décision inattendue de Papandreou d’organiser un referendum en Grèce sur le plan européen adopté le 27 octobre (de mettre en place un défaut sur 50% de la dette publique grecque) remet en cause tout ce qui vient d’être décidé par l’Allemagne et la France. Puisqu’il y a de fortes chances que le peuple grec refuse tout cela, ce qui permettrait à la Grèce de sortir de la zone euro avec l’effet domino qui s’en suivrait pour l’Italie et autres Etats périphériques de ladite zone. Les marchés financiers ont atteint un niveau de stress et d’imprévisibilité rarement atteint dans lequel toute prévision est devenue impossible, raison pour laquelle il est à notre avis préférable de rester en cash au maximum en CHF avec des positions légères sur l’or et l’argent-métal seulement.


  • 28Oct

    Si le sommet du 27 octobre des chefs d’Etat et de gouvernement européens a fait fortement monter les marchés d’actions (en quoi nous nous sommes pour le moment trompés), il a fait aussi fortement monter l’or et l’argent-métal comme les marchés des matières premières (en quoi nous avons eu raison). Comme nous gagnons beaucoup plus sur nos achats d’or et d’argent-métal que ce que nous perdons sur nos achats de SDS, nous avons pour le moment gardé les deux positions en l’attente de nouveaux développements. En revanche, nous avons terminé de changer tous nos dollars US (sauf ceux que nous avons engagés dans les opérations précitées) en francs suisses. Outre que cette réunion n’a rien réglé au fond ni pour la gouvernance de la zone euro ni pour sa relance économique, elle a de facto consacré le défaut de la Grèce sur la moitié de sa dette publique sans que l’on sache exactement à ce jour qui paiera la note ni si les CDS seront activés. Il y a à ce sujet une controverse sur le caractère volontaire ou non de l’abandon des créances grecques, ce qui va pourrir les marchés obligataires pendant plusieurs mois. Quant au FESF, une nouvelle usine à gaz peu crédible, ou au rôle que la BCE, le FMI et la Chine devront jouer c’est le point d’interrogation. Ce qui explique pourquoi les taux d’intérêt européens ont continué de monter (en particulier italiens et espagnols) et signifie, si cela continue, que ces deux Etats devront eux aussi à terme faire défaut sur leurs dettes publiques avec l’effet domino qui s’en suivra. Au même moment, le dollar US a poursuivi sa chute (comme nous l’avions anticipé), principalement du fait de la forte augmentation de la masse monétaire en dollars US et des liquidations massives des obligations d’Etat US par les banques européennes obligées de se recapitaliser, ce double phénomène étant beaucoup plus important pour les marchés que les péripéties politico-juridiques affectant la zone euro proprement dite (sur lesquelles nous reviendrons prochainement).

    Tant que les dirigeants occidentaux traiteront par le recours à toujours plus de dettes et par l’émission de toujours plus de fausse monnaie les déséquilibres d’endettement et d’instabilité monétaire qu’ils ont eux-mêmes créés, ce qui revient à en faire supporter le coût aux peuples soit par l’austérité déflationniste soit par l’inflation sans compter l’augmentation permanente des impôts, parce que ces dirigeants n’ont pas le courage de procéder au « grand ajustement* consistant à laisser tomber en faillite les banques et les Etats zombies, il n’y aura pas de raison pour un changement de la tendance de long terme fondamentalement haussière de l’or et de l’argent-métal et fondamentalement baissière des actifs de papier (actions et/ou obligations selon les conjonctures). Il ne fallait pas procéder à un nouveau rafistolage de la zone euro et à un nouveau sauvetage temporaire de la Grèce, mais en finir enfin avec cette monnaie unique qui ruine l’Europe et laisser la Grèce faire défaut sur la totalité de sa dette tout en revenant à son ancienne monnaie nationale! D’ailleurs, les actions US et mondiales continuent de s’effondrer par rapport à l’or, ainsi que le montre le ratio Dow Jones des industrielles/or!

    indugold

    Le graphique ci-dessous, qui présente la réaction du marché des actions US au sommet européen du 21 juillet et au sommet du 27 octobre, indique que dans les deux cas il y a eu une forte reprise mais qu’elle a rapidement tourné court quelques jours après le 21 juillet, il n’est donc pas impossible que la même séquence (moins violente) se produise à nouveau ces prochains jours! Il est trop tôt pour le dire, les mêmes causes ne produisant pas nécessairement les mêmes effets.

    krach

    Le franc suisse contre dollar US devrait fortement remonter, raison pour laquelle nous sommes revenus dans cette monnaie pour placer l’essentiel de nos liquidités.sf

    Si l’on se base sur l’évolution saisonnière du dollar US depuis 36 ans comme de l’or (et aussi de l’argent-métal) depuis 40 ans, on constate que ces deux métaux montent généralement pendant les mois de novembre et de décembre alors que dans le même temps le dollar US chute, ce qui devrait se reproduire cette année dans la mesure où ces configurations statistiques n’ont que rarement été prises en défaut. Nos objectifs de hausse de l’argent-métal et de l’or sont dorénavant de respectivement 44,20 et 1.921 USD l’once d’ici fin 2011. Et toute baisse temporaire de ces deux métaux constituerait une opportunité exceptionnelle d’en acheter plus, d’autant que les monnaies fiduciaires de papier n’inspirent plus confiance, les obligations sont plombées et les actions sont surachetées.

    usdx

    gold

  • 22Oct

    Article de PL à paraitre prochainement dans la presse suisse


    L’échec de l’euro


    « Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Enfin, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence » (Arthur Schopenhauer)


    L’euro, une monnaie fiduciaire de papier, artificielle parce que non émise par un Etat souverain ou gagée par un actif réel comme l’or, ayant été créée dans une zone monétaire non optimale, a échoué. Étant donné que son but effectif n’était pas -contrairement à ce qui a été faussement avancé par les européistes- de permettre une amélioration de la situation économique des États-membres qui allaient l’adopter, mais de pousser -dans la dissimulation- à une intégration institutionnelle forcée et supposée irréversible du plus grand nombre possible d’Etats-Nations dans une Union politique à l’échelle du continent européen, dont les peuples ne voulaient pas. L’échec de la double manœuvre initiale mégalomaniaque décidée par quelques technocrates et politiciens coupés des réalités, à savoir la création ex nihilo d’une Union monétaire devant conduire à une Union politique (ce qui n’a jamais fonctionné dans l’histoire) comme la dissimulation volontaire de cet objectif final aux citoyens des Nations européennes (qui n’étaient pas prêts à se lancer dans une aventure supra-nationale puisque la Nation est le seul cadre connu dans lequel puisse se mettre en place la démocratie représentative), est la raison principale du désastre actuel.


    Viennent ensuite toutes sortes de dysfonctionnements qui tiennent à l’incapacité des politiciens, fonctionnaires et banquiers centraux qui ont eu à appliquer le plan initial de se conformer à toute discipline, comme à l’impossibilité de faire fonctionner une « usine à gaz » aussi complexe que l’organisation des pouvoirs au sein de la zone euro. D’abord systématiquement sur-évalué par rapport au dollar US, en raison de taux d’intérêt trop élevés pour combattre une imaginaire inflation, l’euro est directement responsable de la faiblesse structurelle de la croissance économique de la zone dans laquelle il a été instauré. D’autant qu’il a accru les divergences économiques, commerciales, sociales et budgétaires entre les Etats européens qui ont continué à pratiquer des politiques nationales non coordonnées pour répondre aux exigences intérieures différentes auxquelles chacun d’eux était confronté, puisque les traités européens n’ont pas fondé une fédération avec un gouvernement unique mais une Union d’Etats-Nations indépendants. L’euro a ensuite conduit au sur-endettement de la plupart des Etats qui l’ont adopté, étant donné le laxisme de la BCE et de la Commission européenne qui ont laissé les États-membres de la zone s’exonérer des critères de Maastricht selon lesquels il devait être géré. Supposé être adossé à la puissante Allemagne, qui avait abandonné son deutschemark à son profit et donc semblait assurer que l’achat de dettes des États-membres de la zone euro ne représentait pas de risque, il a conduit à la faillite la plupart d’entre eux qui ont recouru à l’emprunt massif sans avoir les moyens d’en rembourser ultérieurement les intérêts ou le capital puisque l’Allemagne n’a jamais formellement consenti à une « Europe des transferts » qui aurait abouti à une mutualisation des dettes des 17 États-membres de la zone. Tout en fragilisant fortement les grandes banques privées européennes, qui doivent être dorénavant recapitalisées pour avoir elles-aussi bêtement crû à la solidité des obligations émises par les divers Etats européens qu’elles ont achetées en masse, la plupart desdits Etats n’étant plus en mesure d’en rembourser les intérêts ou le principal. Ce qui a contraint la BCE, en violation de ses propres statuts comme des traités européens, à se porter acquéreur de ces obligations pour finalement se retrouver en situation de faillite virtuelle -avec un bilan dont le passif dépasse de beaucoup l’actif- puisqu’elle n’a pas le droit ni les moyens d’agir en qualité de préteur en dernier ressort. Sans compter que l’euro n’est pas parvenu à détrôner le « roi dollar », qui est demeuré la monnaie de réserve mondiale dans laquelle restent cotées les matières premières et placées la plupart des réserves de change des Etats émergents comme des fonds souverains.


    Quand un mécanisme monétaire ou économique a échoué, il faut purement et simplement l’abandonner au lieu de s’accrocher par tous les moyens possibles à le perpétuer. Cet « acharnement thérapeutique » à vouloir sauver l’euro entrainera dans cette zone un chômage encore plus massif qu’actuellement, un endettement public encore accru puis, inévitablement, le double éclatement du « Grand marché » et de la construction politique européenne, les peuples refusant de subir la chute irrémédiable de leur niveau de vie (comme de celui de leurs descendants) au nom de la préservation de la monnaie unique européenne, un dogme sacro-saint sans autre justification que d’éviter à presque toute la classe politique européenne de reconnaitre qu’elle s’est trompée.


    En effet, les politiques dites « de rigueur » consistant à écraser d’impôts les classes moyennes, imposées aux populations européennes déjà appauvries, se traduiront par une chute brutale de leur consommation c’est-à-dire par la récession dans tout le continent. La restructuration des énormes dettes des PIIGS -qu’ils ne peuvent honorer faute de croissance économique supplémentaire- et la recapitalisation des grandes banques privées européennes -bourrées d’obligations d’Etats européens ayant perdu plus de la moitié de leur valeur- nécessitant des sommes considérables, le sur-endettement déjà extrême des Etats ne pourra qu’augmenter pendant que ces grandes banques cesseront de prêter. Le « Grand marché » composé de 27 États-membres, dont seulement 17 ont adopté l’euro, éclatera par suite des écarts croissants de compétitivité entre ces deux groupes. Quant à la construction politique européenne, elle ne survivra pas à des niveaux différents d’intégration entre les 27 et à la révolte des peuples qui n’accepteront pas de passer au stade fédéral, c’est-à-dire au Super-État européen de nature à broyer leurs identités nationales ou locales comme leurs libertés.


    Ludwig von Mises écrivait « Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant d’une expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire ou bien plus tard avec l’effondrement de la monnaie qui est en cause ». Nous y sommes ! Toutes les fausses recettes de l’ingénierie financière (appels répétés au FMI lui-même désargenté, création d’un Fonds européen dit de « stabilité » puis d’un Fonds monétaire européen, reprise des créances pourries des PIIGS ou des grandes banques privées par la BCE, etc.) ne solutionneront plus la crise sans fin de la zone euro à 17 qui doit être au plus vite démantelée.


    Soit en en faisant sortir tous les Etats qui ne peuvent pas se conformer à une stricte discipline, lesquels reviendront alors à leurs anciennes monnaies nationales et organiseront le défaut sur leurs dettes souveraines converties dans ces monnaies qu’ils laisseront se dévaluer, ce qui rétablira aussi leur compétitivité économique. Soit en en faisant sortir l’Allemagne et les deux ou trois autres Etats économiquement compatibles avec elle, capables de s’imposer la discipline nécessaire à la gestion d’une monnaie unique de papier entre eux. Faute d’adopter l’une ou l’autre de ces solutions, ce sont les forces du marché qui auront raison de l’euro en faisant monter à des niveaux stratosphériques les taux d’intérêt applicables aux dettes des 17 Etats les uns après les autres. Et tous les Etats européens, l’Allemagne et les deux ou trois autres Etats précités aussi, risquent de finir ruinés parce que les montants nécessaires au sauvetage de la zone euro actuelle comme de ses grandes banques privées sont impossibles à réunir tant en cash que sous forme de garanties, la BCE n’ayant pas le droit de les imprimer. Quant au traitement de la crise des dettes souveraines européennes, ouverte il y a près de deux ans avec le défaut virtuel de la Grèce, il a été calamiteux en raison de l’activisme brouillon du président français et de la mollesse de la chancelière allemande qui n’ont rien compris à l’importance de l’enjeu lequel n’est autre que le sursaut ou la décadence irrémédiable de la civilisation européenne ! Quand les historiens dans l’avenir étudieront l’histoire de l’Europe, ils resteront confondus que l’on ait pu tenter d’y créer une monnaie unique de papier dont on n’avait aucun besoin et que l’on ait persisté si longtemps à tenter de la conserver pour des motifs purement idéologiques au prix de la ruine du continent tout entier !


    —————————————————————————————————————————————————————–

    Commentaire stratégique de la semaine


    A la lumière des évènements qui se sont produits pendant les deux dernières semaines, notre scénario de l’implosion de l’euro décrit ci-dessus pourrait paradoxalement, dans sa phase initiale, ne pas se dérouler sous la forme d’une chute de cette monnaie mais, au contraire, de sa hausse -mortelle pour la faible croissance et l’exportation européennes- puisque les achats massifs d’euros tant de la part de la BCE que de la part de la BNS comme les rapatriements en euros d’actifs étrangers vendus par les grandes banques privées pour consolider leurs bilans devraient empêcher toute baisse supplémentaire de l’euro/dollar US pour un certain temps. Sans compter que les USA ont repris en sous-main la création monétaire à tout-va, puisque eux non plus ne veulent pas de la poursuite de la hausse du dollar US, l’une des raisons pour laquelle le dollar US/yen japonais atteint cette semaine son plus bas historique. Le marché des monnaies n’étant plus libre, mais le produit artificiel des interventions manipulatrices des banques centrales, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il reflète la réalité des rapports de force entre les grandes économies.


    Nous avons donc commencé de vendre la plupart de nos dollars US en revenant sur le franc suisse dont à notre avis l’appréciation va reprendre, surtout contre le dollar US. Qui dit rechute du dollar US et reprise du franc suisse, dit aussi hausse des métaux précieux (argent-métal et or -sur lesquels nous restons très haussier-). C’est sous la forme de la poursuite de la chute des obligations d’Etat européennes -qu’il ne faut surtout pas conserver si l’on en a encore- que va vraisemblablement se produire le scénario de l’implosion de l’euro, cette monnaie étant finalement entraînée elle-aussi dans leur chute mais à partir d’un niveau de change et selon un calendrier imprévisibles. Évidemment, toute nette cassure à la hausse de la résistance vers 1.260 sur le S+P500, du fait d’une baisse supplémentaire du dollar US index, nous conduirait à revendre nos SDS puisque cela signifierait que le traditionnel rally de fin d’année de cet instrument a commencé plus tôt que prévu.


    Beaucoup va dépendre des réunions des dirigeants européens et internationaux du G20 des jours à venir dont personne ne peut savoir si elles déboucheront sur un nouveau compromis boiteux ou sur un clash, mais ce qui est évident c’est qu’elles ne régleront rien effectivement et durablement faute de s’engager dans la réforme radicale de tout le Système monétaire international, et européen en particulier. Raison pour laquelle nous restons long argent-métal et or mais aussi, simultanément, long SDS (ETF ultra short S+P500) parce que le risque de clash entre ces dirigeants conduisant au krach boursier mondial existe bel et bien, en dépit des stratégies actuelles des grands manipulateurs des marchés d’actions qui sont en train d’acheter les actions US et européennes mais simultanément de massacrer les actions chinoises (ce qui a aussi une visée géostratégique à savoir soulager l’Occident tout en mettant les BRIC sous pression afin de leur soutirer de nouveaux subsides) et des autres pays émergents (Inde, Brésil, etc.). De telle sorte que ce pourrait être de Shanghai et non pas de Wall Street que viendrait la grande secousse! En fonction du résultat de ces réunions, nous décideront alors de revendre les SDS ou bien de les garder. Quant à l’argent-métal et l’or, qui ont touché cette semaine d’importants support vers 30 et 1.600 USD/oz respectivement, nous restons d’avis que leur potentiel reste à la hausse, même si leur stabilisation peut encore durer quelques temps.

    lire

    http://www.zerohedge.com/news/us-money-supply-surges-surges-33-4-months-gold-follow

    http://www.bloomberg.com/news/2011-10-21/euro-rises-against-dollar-on-optimism-before-soveriegn-debt-crisis-summits.html

    http://www.bloomberg.com/news/2011-10-19/silver-bear-market-seen-ending-on-europe-crisis-commodities.html

    Il semblerait que le dollar US index (1er graphique ci-dessous), qui a rencontré une forte résistance, soit susceptible de rebaisser nettement. Si tel devait être le cas, la monnaie ayant le plus de potentiel de hausse contre l’USD ce n’est pas l’euro mais c’est le franc suisse (2ème graphique ci-dessous), raison pour laquelle nous avons diminué les comptes courants en USD et augmenté les comptes courants en CHF (nous rappelons que la BNS a fixé une parité à 1,20 entre le CHF et l’euro mais pas de parité contre l’USD, ce qui veut dire qu’il sera un peu difficile au CHF de s’apprécier plus contre l’euro mais pas contre l’USD).

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    Tous les marchés d’actions restent orientés à la baisse, USA, Europe (France) et Chine. Regarder les MACD graphiques du bas qui commencent à peine à tourner à la baisse. Mais ce sont les actions chinoises qui semblent les plus vulnérables, surtout si une nouvelle baisse du dollar US -ayant mécaniquement pour effet d’alléger la pression sur les actions US et européennes- intervenait.

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    Le support à 1.600 sur l’or en USD ayant tenu et le MACD restant en phase de reprise, nous restons convaincus qu’il devrait remonter au minimum vers 1.750-1.775 courant novembre 2011.

    goldpierre

  • 14Oct

    Il y a un paradoxe certain entre la faillite avérée de la zone euro, avec la « restructuration » (un autre mot plus pudique que celui de « défaut ») des dettes publiques de la Grèce puis des autres Etats européens sur-endettés les uns après les autres qui coûtera à ceux (grandes banques privées et compagnies d’assurance mais aussi banques centrales nationales et la BCE elle-même) qui les ont achetées croyant ainsi faire un placement sûr entre 40 et 60% de leur investissement initial, et la remontée de l’euro/dollar US de 1,3150 à 1,39. Cette remontée ne signifie toutefois pas à notre avis un changement de tendance durable, même si l’euro/dollar US peut encore aller un peu plus haut vers 1,40-1,41.

    eurores

    Pourquoi l’euro/dollar US est-t-il remonté?

    D’abord, parce que les achats massifs d’euros par dizaines de milliards, tant de la part de la BCE via ses acquisitions des dettes publiques des Etats européens sur-endettés pour tenter d’éviter l’explosion des taux d’intérêt auxquels ils doivent consentir pour se financer que de la Banque nationale suisse pour tenter d’éviter toute nouvelle appréciation du CHF contre l’euro, ont fini par provoquer un « short squeeze » puisqu’il n’y avait pas autant de vendeurs en face.

    D’autre part, parce que les grandes banques privées (européennes principalement), devant procéder à leur recapitalisation compte tenu de leurs gigantesques pertes obligataires et autres, ont commencé à vendre massivement toutes sortes d’actifs qu’elles détiennent en monnaies étrangères (en particulier les US Treasury Bonds exprimés en USD) et à en convertir le produit en euros. Étant donné que le FESF qui vient d’être voté par les parlements nationaux des Etats de la zone euro ne servira vraisemblablement pas à sauver les grandes banques mais à refinancer ces Etats eux-mêmes et à décharger la BCE d’une partie des ses actifs pourris, c’est aux grandes banques et aux Etats nationaux de trouver les fonds nécessaires, l’Allemagne refusant toujours toute mutualisation des dettes européennes (via des eurobonds par exemple) qui la ruinerait et qui ne serait pas conforme aux traités européens.

    Enfin, parce que le Sénat US en votant une loi permettant aux USA de sanctionner commercialement les Etats qui manipulent leurs monnaies a réactivé la « guerre » qui les oppose à la Chine à ce sujet, laquelle a immédiatement procédé par mesure de représailles à des ventes d’actifs US.

    A notre avis, le traitement de la crise dans la zone euro est mauvais. Au lieu de mettre à contribution les grandes banques privées et les Etats nationaux qui n’ont pas les moyens financiers de faire face à la crise actuelle, il aurait fallu laisser la plupart des banques zombies (comme Dexia) aller en faillite et certains Etats faire ouvertement défaut tout en revenant à leurs anciennes monnaies nationales (dans lesquelles ils auraient converti leurs dettes alors devenues plus supportables) puisqu’il est évident que, dans le contexte actuel et à venir, plus personne ne voudra acheter des obligations d’Etat européennes et que les taux d’intérêt des PIIGS puis de l’Allemagne, de la France et autres Etats encore relativement épargnés, continueront de monter. Sans compter que les agences de notation continueront de baisser la note de tous les acteurs précités. Avec le risque de contamination généralisée et de récession économique en Europe qui s’en suivra, ce qui fera alors rechuter l’euro/dollar US beaucoup plus bas que 1,3150. Le « credit and liquidity crunch » qui se prépare en Europe (les grandes banques privées devant réduire leurs bilans ce qui va les inciter à cesser de prêter pendant que les Etats aggraveront leurs « politiques de rigueur » se résumant à écraser d’impôts les classes moyennes) et qui a déjà commencé aux USA (avec la cessation du Quantitative Easing au profit du Twist) augurant mal de toute amélioration économique. Toute perpétuation de l’euro dans sa forme actuelle, surtout s’il continue de monter sur les marchés des changes du fait des achats de la BCE et de la BNS, ne fera que creuser les difficultés de la zone jusqu’à son inévitable éclatement.

    En attendant, la baisse du dollar US a mécaniquement fait remonter les marchés d’actions, des matières premières et des métaux précieux. Tant que le S+P500 ne cassera pas à la hausse sa résistance vers 1.260, il n’y a pas lieu de sortir de nos achats de SDS (ultra short S+P500) compte tenu de la récession qui va s’aggraver ce qui pèsera négativement sur les marchés d’actions. Nous restons par ailleurs long d’argent-métal surtout et, accessoirement d’or, puisque tout indique que la crise bancaire n’en est qu’à son début et que la zone euro n’est pas près de sortir de ses difficultés de plus en plus insurmontables, tant que toute cette architecture ne sera pas complétement réformée démocratiquement avec l’accord des peuples européens et non pas contre eux. Ne pas négliger les mouvements de protestation des « indignés » et anti – Wall Street qui signifient que la paupérisation des populations occidentales frappées par le chômage de masse est devenue insupportable pour elles. Les métaux précieux venant de subir une forte correction, qui a mis un terme à leur caractère précédemment sur-acheté, étant maintenant purgés, ils sont donc mûrs pour aller plus haut. D’autant que lorsque ni les actions ni les obligations ni les monnaies n’offrent plus de possibilité d’investissement raisonnablement prévisible à court ou moyen terme, il n’y a plus que l’argent-métal et l’or à acheter. Ou bien à rester cash (ce qui n’est pas la bonne solution dans le contexte actuel de destruction des monnaies fiduciaires de papier par les banques centrales et de recours massif à l’endettement par les Etats). Tous les jours qui passent nous rapprochent dangereusement de l’effondrement du Système monétaire tant européen qu’international, qui ne peut plus faire l’objet de nouvelles manipulations pour gagner encore un peu de temps tout en aggravant l’issue finale, mais doit être radicalement réformé dans le sens de la coupure totale et définitive de tout lien entre les pouvoirs publics (banques centrales et Etats) et la création monétaire qui ne peut être que gagée par l’or (Rueff, von Mises, etc) ou rendue totalement libre et concurrentielle (Hayek, etc).

    Lire

    http://www.zerohedge.com/news/biggest-market-headfake-ever-wholesale-french-bank-liquidity-run-sole-reason-euro-and-sp-surge

    Prochains objectifs sur l’argent-métal 37,50 USD/oz et sur l’or 1.755 USD/oz. En cas de cassure de ces objectifs, retour sur leurs plus hauts récents à 44 et 1.920.

    silver-usdgold-usd

    Cela fait cinq fois depuis le mois d’août 2011 que le S+P500 des actions US essaye sans succès de remonter sans jamais pouvoir franchir sa résistance vers 1.260. Ce qui constitue un signal très baissier. S’il échoue à nouveau, il finira par s’effondrer!

    bourse

  • 08Oct

    Pour avoir mis en œuvre la règle stupide, parce que totalement anti-économique, du « Too big to fail », tant en ce qui concerne les grandes banques privées que les Etats sur-endettés, banques centrales et Etats occidentaux sont maintenant en faillite réelle ou virtuelle. Sans pour autant que les grandes banques privées, ni les Etats sur-endettés, aient été durablement sauvés. Quant aux banques centrales occidentales, dont les bilans sont négatifs (actifs pour la plupart pourris sans valeur en face de passifs béants qui continuent de s’accroitre), du jamais vu dans l’histoire, ou aux Etats accablés de dettes et de déficits non remboursables, ils ne peuvent plus continuer dans cette voie suicidaire sauf à avoir recours encore et encore à la monétisation des dettes et à l’émission de fausse monnaie ex-nihilo pour vainement tenter d’éviter l’effondrement final de toute cette construction mais avec des effets collatéraux pervers incalculables (raison pour laquelle même la Federal Reserve dirigée par des extrémistes keynésiens aux USA a cessé le Quantitative Easing au profit du Twist).

    Nous sommes donc arrivés à une situation de « Too big to save » tant des grandes banques privées que des Etats, potentiellement destructrice aussi bien des Systèmes monétaires et bancaires occidentaux que des économies. Si l’on ne change pas radicalement de « paradigme », d’où viendront les milliers de milliards d’euros d’abord (puisque l’urgence actuelle se situe au  niveau de l’Union monétaire européenne) qui permettront de prolonger cette cavalerie à grande échelle? Il faudra les « imprimer »… Ce qui ne fera que repousser le désastre inéluctable tout en l’aggravant, puisque l’euro sera alors détruit par la BCE comme l’est actuellement la livre sterling par la Banque d’Angleterre qui pratique le Quantitative Easing non-stop le plus fou! Sans aucun effet d’amélioration économique puisque toutes ces liquidités ne serviront qu’à colmater certains « trous noirs » de l’endettement récent ou bien iront se perdre dans la « trappe à liquidités » mondiale. La crise actuelle est incontestablement la plus grave de l’histoire moderne. Il n’y a aucune chance pour la zone euro de survivre dans sa forme actuelle, puis ce sera vraisemblablement plus tard le tour de la zone dollar US de connaitre le même sort, si l’on organise pas au plus vite la « destruction créatrice » de tous les zombies (Dexia et beaucoup d’autres banques insolvables, Grèce et plusieurs autres Etats ruinés, etc.) qui nous entrainerons dans le gouffre, au lieu de les soutenir artificiellement contre vents et marées. Le pire, c’est que toutes les dérives qu’organisent les banquiers centraux et politiciens actuels se font à l’insu des peuples que l’on ne consulte plus (alors que c’est à eux de décider si l’on doit aller vers plus de fédéralisme européen et d’étatisme ou pas) mais qui paieront la note finale de cette gabegie en impôts supplémentaires comme en terme de chômage de masse, l’Union européenne étant devenue la construction la plus anti-démocratique qui soit. Autre raison, en plus de son effondrement économico-monétaire, pour laquelle elle est condamnée à éclater.

    Après certains ajustements effectués cette semaine, nous n’avons que plus que deux positions ouvertes pour nos clients, dont les avoirs liquides au maximum sont en partie en francs suisses mais pour l’essentiel en dollars US (sans aucun euro), à savoir: 1/ des positions longues principalement en argent-métal prises cette semaine, et à un moindre degré des positions plus anciennes sur l’or, -(surtout via l’achat de physique et d’options calls)- et 2/ des positions short sur le S+P500 des actions US que nous avons encore renforcées lors du rally de cette semaine -(surtout via l’achat de l’ETF ultra short  SDS)-. Nous sommes sortis de tous les autres marchés y compris des obligations d’Etat US.

    Pourquoi pensons-nous que l’argent-métal a suffisamment baissé? C’est parce que le prix du cuivre (dont 75% de la production d’argent-métal est issue en qualité de sous-produit) a entamé un redressement, ce qui généralement permet ensuite celui du prix de l’argent. C’est parce que les stocks d’argent-métal rapidement disponibles dans les warehouses des bourses sont au plus bas avec des risques de défaut de livraison qui s’accroissent. C’est parce que le ratio actuel or-argent est maintenant à nouveau favorable pour l’argent. C’est parce que l’argent est techniquement très sur-vendu (et que les positions ouvertes sur les marchés à terme de l’argent-métal se sont fortement contractées) même si son prix peut encore aller un peu plus bas (retour vers 26 ou 27 USD l’0nce au pire). Le marché de l’argent étant en outre très petit, en terme de masse des capitaux engagés sur cet actif par rapport à l’or ou aux actions par exemples, tout achat massif maintenant le propulserait fortement à la hausse. Mais surtout parce qu’il n’y a dorénavant presque plus d’autre actif réel susceptible de permettre aux investisseurs de se protéger du risque de cataclysme inévitable monétaire (européen) et boursier (international) qui s’approche, l’euro/dollar US et les marchés d’actions qui ont quelque peu corrigé cette semaine restant orientés à la baisse. Même si l’Occident est entré en période de déflation, c’est-à-dire que des prix beaucoup plus bas des matières premières sont à attendre dans les prochains mois, il devrait y avoir un fort sursaut pour quelques temps du prix de l’argent-métal (vers 39-41 USD l’once par exemple) associé à celui du cuivre sans oublier que le prix du pétrole rebondit aussi.

    Lire

    http://www.gotgoldreport.com/2011/10/comex-commercial-silver-net-shorts-lowest-in-eight-years-.html

    Regardez les trois graphiques ci-dessous de l’argent-métal en USD, du S+P500 des actions US et de l’euro/dollar US. Vous constaterez que le croisement ultra baissier des moyennes mobiles à 50 et 200 jours n’a pas eu lieu sur l’argent alors qu’il a eu lieu sur les deux autres actifs. Ce qui signifie que l’argent est toujours haussier alors que le S+P500 et l’euro/dollar US sont fortement baissiers.super-grand

    spxeurodol1

    Le graphique ci-dessous du ratio or/argent-métal montre qu’à 52,59 l’argent-métal est à nouveau bon marché par rapport à l’or.

    ratio

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.