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  • 24Sep

    Le texte ci-dessous de PL sera prochainement publié par le magazine genevois L’EXTENSION.

    L’engrenage de la crise :

    Depuis que les Etats en 1971-1973 ont abandonné la convertibilité du dollar US en or et sont passés aux taux de change flottants entre les principales monnaies fiduciaires de papier, tout en pratiquant à partir de ce moment-là des politiques monétaires et économiques laxistes keynésiennes, l’Occident a d’abord vécu une crise inflationniste comme en ont alors témoigné les bulles successives des matières premières et métaux précieux puis des actions et divers autres actifs financiers qui ont finalement explosé en faisant beaucoup de dégâts.

    La mondialisation et le libre-échange généralisé ayant ensuite pris place à partir des années 1980-1990 dans le cadre d’un Système monétaire international délabré, en raison duquel les vieux pays développés se sont révélés incapables d’entrer en compétition ouverte équilibrée avec les nouveaux pays émergents, sous-évaluant leurs monnaies comme bénéficiant de coûts du travail bien plus bas et d’absence de toute contrainte sociale ou environnementale, le chômage de masse a commencé à croître en Occident avec sa désindustrialisation. Mais les BRIC ont décollé et ont commencé à capter l’essentiel de la richesse monétaire, en raison de leurs excédents croissants de commerce extérieur et de balance des paiements au fur et à mesure qu’ils ont commencé à fabriquer chez eux la plupart des produits de consommation courante consommés dans le monde et aussi gagné de plus en plus de parts de marchés à l’extérieur.

    Au lieu de revenir dès ce moment-là à l’étalon-or, qui aurait permis d’équilibrer le commerce international et de recréer les bases d’un Système monétaire juste au bénéfice tant des pays développés que des pays émergents, l’Occident a alors masqué son déclin économique et perpétué l’Etat-providence par l’endettement à tout-va comme par le laxisme monétaire généralisé, en particulier aux USA avec l’arrivée de Greenspan à la tête de la Federal Reserve à partir de 1987 qui a pratiqué des taux d’intérêt les plus bas possibles et la création monétaire maximale pour faire monter les marchés d’actions, comme pour faire baisser le dollar US et tenter de maintenir la compétitivité extérieure des USA.

    La parenthèse de la création de l’euro, instauré dans une zone monétaire non optimale et géré par une banque centrale européenne supra-nationale à l’encontre des intérêts nationaux de ses États-membres, qui, inéluctablement, implosera prochainement parce que ladite zone n’est qu’une association d’Etats-nations indépendants sans solidarité budgétaire et fiscale automatique entre eux (comme cela existe aux USA) et que l’Allemagne ne paiera pas toutes les dettes des PIIGS, n’aura conduit l’Europe qu’à proportionnellement plus de dettes et moins de croissance encore que les USA. Raison pour laquelle l’euro/dollar US a récemment repris sa baisse qui devrait prochainement s’amplifier.

    Nous sommes ainsi arrivés à une crise financière et monétaire tant aux USA qu’en Europe à partir des années 2000 que les Etats et les banques centrales n’ont fait qu’attiser par des politiques keynésiennes dites de « relance », dont ils n’avaient plus les moyens financiers, et des politiques ultra-laxistes de création monétaire artificielle, qui ont cassé le pouvoir d’achat des monnaies occidentales. Ce qui explique la hausse de l’or exprimé en dollars US, et à un moindre degré dans les autres monnaies, depuis 2001 comme les krachs boursiers répétés et l’instabilité monétaire globale structurelle.

    Tout cela, ayant été mis en place pour faire reprendre par les pouvoirs publics les dettes excessives et les produits financiers pourris, qui menaçaient de provoquer la faillite en chaine des grandes banques privées, n’a en fait apporté qu’un court répit. Tout cela a aussi été décidé pour relancer l’inflation en Occident, dont les pouvoirs publics espèrent qu’elle allégerait mécaniquement le poids des dettes publiques et privées.

    Mais les banques centrales, en dépit de leur monétisation à grande échelle des dettes et de leur création monétaire bien supérieure à la croissance réelle des économies, n’ont pas encore été en mesure de provoquer l’inflation massive attendue étant donné que la plupart des liquidités qu’elles ont créées ex nihilo sont revenues se placer chez elles ou sont allées s’investir dans les pays émergents, dont les perspectives de croissance économique semblent meilleures, et aussi dans les marchés d’actions ou bien dans l’achat d’or et de matières premières financiarisées.

    Ces liquidités absorbées dans un « trou noir » (la « trappe » à liquidités déjà expérimentée par le Japon depuis les années 1980-1990) n’étant donc pas rentrées dans les économies réelles occidentales parce que les banques privées ont diminué leurs prêts et que les particuliers ou entreprises ont diminué leurs emprunts, il semble évident que l’Occident non seulement est toujours en récession mais encore est entré en déflation. A cet égard, la chute actuelle des taux d’intérêt à long terme US et allemands, comme la baisse des salaires réels et l’extension du chômage de masse tant aux USA qu’en Europe mais aussi les programmes d’ajustement dits de « rigueur » imposés par le FMI aux Etats lourdement endettés (les PIIGS), sans oublier l’effondrement des prix de l’immobilier aux USA, constituent des facteurs fortement déflationnistes. Voilà où les politiques manipulatrices absurdes des Greenspan, Bernanke et autre Trichet nous ont mené pour avoir sottement crû que leurs banques centrales (ou leurs Etats) étaient en mesure de créer de la croissance économique alors qu’elle ne dépend que des forces du marché libre.

    Dans le contexte déflationniste actuel, tous les actifs indistinctement (les actions mais aussi les matières premières et l’immobilier) devraient donc subir des corrections de prix supplémentaires sévères à la baisse jusqu’à ce que leur valeur revienne en ligne avec la réalité des pouvoirs d’achat des populations occidentales et des moyens financiers effectifs de leurs Etats. C’est seulement après la purge précitée qu’une forte inflation pourrait se développer ; mais il sera alors vraisemblablement trop tard pour éviter la crise systémique finale en Occident qui fera passer le pouvoir politico-économique aux BRIC, avec l’émergence progressive du yuan et autres monnaies de ces Etats qui supplanteront alors le dollar US, l’euro ayant quant à lui déjà explosé bien avant.

    Comment sortir de la crise avant sa tragique issue finale ?

    Il n’y a que deux moyens à mettre simultanément en place pour éviter le double désastre de la déflation d’abord puis de l’inflation ensuite, cette dernière étant à tous égards pire que la première.

    A savoir, premièrement, que les Etats et les banques centrales cessent de massivement intervenir dans les économies occidentales, en laissant les ajustements indispensables se produire. Ce qui conduirait à des faillites de grandes banques privées, mais qui pourrait ne pas nuire à leurs déposants dans la mesure où les Etats garantiraient leur remboursement intégral avec intérêts à terme de quelques mois ou de quelques années. Il faudrait aussi séparer strictement les activités des banques privées de dépôts, dorénavant interdites de spéculer pour leur propre compte, et des banques privées d’affaires libres de prendre des risques, que seuls leurs actionnaires auraient à assumer, dans le but de sécuriser au maximum le système bancaire. Les Etats les plus endettés devraient enfin organiser leurs défauts via des restructurations de leurs dettes au lieu de continuer à emprunter des montants toujours plus importants, qui ne font que les enfoncer toujours plus dans des trous noirs parce qu’ils ne seront jamais en mesure de les rembourser.

    Mais aussi, secondement, que le Système monétaire international soit réformé par le rétablissement de l’étalon-or qui seul permettra de couper tout lien entre la création monétaire et le pouvoir politique. Tout en mettant un terme au mécanisme des « réserves fractionnaires », permettant aux banques centrales et privées de prêter avec un effet de levier exagéré sans disposer des fonds propres suffisants pour assumer leurs engagements futurs. C’est-à-dire d’en finir avec le sur-endettement étatique comme bancaire public et privé, tout en rétablissant l’équité dans les relations commerciales et monétaires internationales qui doivent rester les plus ouvertes possibles. Ce qui conduirait à la fin des politiques monétaires laxistes cassant le pouvoir d’achat des monnaies actuelles, mais aussi des dévaluations dites « compétitives ».

    Autrement dit, il n’y a pas d’autre choix que de sortir définitivement du keynésianisme et de réduire le poids des Etats pour enfin appliquer les principes libéraux de l’Ecole autrichienne d’économie dont on peut vérifier tous les jours le bien-fondé. Ludwig von Mises écrivait que « les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales ». Charles Rist écrivait qu’ « une monnaie de papier est une créance sur un inconnu, sur un pays ou sur un gouvernement dont personne ne peut prévoir à l’avance les aventures politiques, sociales ou financières et les décisions arbitraires ». Il est grand temps de reconnaitre qu’ils avaient raison et de rétablir l’ordre monétaire pour que les économies puissent recommencer à croître ! En ce sens, la crise actuelle est, aussi et surtout, une crise de l’intelligence puisque tous modèles économiques récents ont échoué et que presque personne ne veut admettre qu’il faut revenir à ceux qui ont fonctionné dans le passé.

    Il y a, néanmoins, fort peu de chances que les pouvoirs publics (Etats et banques centrales) renoncent à leurs interventions déstabilisatrices et que les grandes banques privées, qui contrôlent de facto la classe politique en Occident, soient limitées dans leurs opérations spéculatives. De telle sorte que le pire a toutes les raisons de se produire, faute de dirigeants politiques acquis aux idées libérales et possédant des personnalités suffisamment affirmées pour convaincre leurs électeurs d’en finir avec l’étatisme sous toutes ses formes !

    Comment placer son argent dans un environnement déflationniste?

    Au plan pratique, les détenteurs d’actifs financiers doivent absolument cesser tout type de tactique d’investissement Long-Only ou Buy-and-Hold, dans des marchés dont la caractéristique majeure restera la volatilité et l’absence de tendance soutenue de court et moyen terme, mais recourir systématiquement à des pratiques de gestion Long-Short (sur lesquelles nous pouvons vous informer) comme rester les plus liquides possibles pour saisir les opportunités qui se présenteront pendant la grande purge qui a commencé. Mais aussi aller progressivement vers des investissements en actifs réels parce cette déflation débouchera ultérieurement nécessairement sur l’inflation et que, en cas de destruction encore plus avancée du Système monétaire, il n’y a finalement que l’or qui pourra garder son pouvoir d’achat. Ainsi, aux alentours de 1.470-1.520 l’once, l’or en USD constituerait une opportunité d’achat incontestable en vue d’un fort rebond. En attendant, il faut le traiter Long-Short, par exemple en achetant des options puts contre le physique que l’on peut détenir (qu’il ne faut pas liquider surtout si on le détient en EUR ou en CHF, deux monnaies appelées à s’affaiblir plus encore contre le USD, l’EUR surtout) ou des ETF comme le GLL, ainsi que nous l’avons fait pour nos portefeuilles-clients en gestion dans les banques comme pour notre Fonds d’investissement sur les métaux précieux (Fuchs & Associates Long+Short Precious Metals Investment Fund).

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    C’est encore la hausse du dollar US (que nous avions parfaitement anticipée) qui exerce une forte pression à la baisse sur les marchés d’actions (comme le S+P500 américain), lesquels sont entrés dans un « bear market » majeur et donc devraient baisser beaucoup, beaucoup, plus; les pires actions dont il faut impérativement se séparer (si l’on ne l’a pas déjà fait) étant celles des sociétés minières aurifères, argentifères et d’autres métaux. Actions qui ne peuvent que s’écrouler, avec la double correction baissière des métaux en particulier et des actions en général. On restera donc long SDS et TLT.

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    La clef de tous les marchés c’est en fait le prix du cuivre. C’est le seul indicatif à suivre en permanence. Parce que, si sa chute continue, cela voudra dire que la Chine, la plupart des BRIC et autres pays émergents en particulier d’Amérique du Sud, après l’Occident (USA et Europe) et le Japon, sont aussi rentrés dans un processus de récession et donc que l’on va vers le krach boursier mondial des marchés d’actions et des matières premières du type 2008 que tous les Etats et banques centrales seraient parfaitement impuissants à enrayer parce que le prix du cuivre ne dépend que de l’offre et de la demande sur le marché libre et non pas des manipulations des pouvoirs publics. Le cuivre est incontestablement orienté à la baisse (voir le MACD en partie basse du graphique qui commence à peine son renversement baissier) et semble devoir continuer de chuter vers 2,37 USD mais, si ce niveau venait à casser, il pourrait plonger sur son plus bas de 2009 vers 1,25 et alors ce serait la panique généralisée sur tous les marchés financiers, accompagnée d’une hausse explosive du dollar US contre toutes les monnaies (la chute des matières premières étant le seul facteur de nature à lui rendre son pouvoir d’achat). Ce qui voudrait dire… l’euro/USD à 1,20 et le S+P500 à 900-950 voire plus bas!

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  • 17Sep

    Pour trois raisons au moins, l’euro, dans sa forme actuelle, nécessairement disparaitra:

    1/ Une raison existentielle (ontologique pourrait-on dire) d’abord. L’histoire démontre qu’aucune monnaie fiduciaire de papier ne peut être créée ex nihilo (à partir de rien) par un simple décret d’un ou de plusieurs Etats, au surplus imposée à des peuples qui n’en voulaient pas à l’origine et qui ne lui font toujours pas confiance, puisque toute monnaie ne peut s’imposer qu’à la suite d’un lent processus d’adhésion volontaire et partagé de la part des populations appelées à l’utiliser. Raison, d’ailleurs, pour laquelle l’adoption des DTS (un concept basé sur panier de monnaies -comptabilisées selon des pourcentages aléatoires- donc manipulable à l’infini), purement abstrait et coupé des réalités économiques, du FMI (institution sans légitimé populaire dominée par les USA) ou toute autre innovation du même style, comme monnaie mondiale visant à se substituer au dollar US, ne fonctionneraient pas non plus.

    Victimes de la double illusion constructiviste et supra-nationale, les créateurs de l’euro dans leur folle utopie ont aussi crû que la monnaie unique européenne conduirait nécessairement à une convergence des économies qui l’adopteraient puis, ultérieurement, à une union politique fédérale renforcée, alors que c’est le contraire qui se produit. Étant donné que l’euro, donnant l’illusion qu’il s’agirait d’un deutschemark-bis, a permis à beaucoup d’États qui n’avaient pas les moyens ultérieurs suffisants de remboursement de s’endetter follement à l’abri du supposé parapluie allemand, lequel se révèle absent à l’heure des comptes puisque l’Union européenne n’est pas une union fédérale mais une association d’États-nations indépendants. Nous ne visons pas seulement les PIIGS à ce sujet mais aussi les grands pays tels la France dont Sarkozy, son calamiteux président keynésien, a doublé l’endettement en mois de 5 ans, ce qui posera prochainement de très graves problèmes à ce pays!

    On lira avec profit sur cette question de l’endettement étatique et privé le livre de Jacques Attali intitulé « Tous ruinés dans dix ans? », publié en 2010 chez Fayard, en particulier le chapitre 6, « le scénario du pire »; la partie solutions à savoir les chapitres 9 et 10 dudit livre étant évidemment à ne pas retenir puisque l’auteur s’y complait dans son délire socialiste, mondialiste et européiste.

    2/ Une raison structurelle ensuite. L’euro n’est en réalité qu’un signe monétaire désincarné obligatoirement destiné à imploser, parce qu’il n’est pas émis par un Etat souverain ni gagé par un actif stable et réel comme l’or mais seulement par une association de banques centrales nationales aux intérêts divergents, qui sont en désaccord sur l’interprétation des traités ayant fondé l’Union monétaire européenne comme sur les statuts de la banque centrale principale de ladite union (la BCE), d’où l’impossibilité de le gérer collectivement et solidairement. D’autant que, prenant place dans une zone monétaire non optimale, l’euro ne convient en fait à aucun des pays que les politiciens y ont arbitrairement fait entrer sans compter que les critères de Maastricht n’ont jamais été respectés par la plupart des États-membres de la zone, la BCE ayant alors laissé faire toute cette gabegie.

    Les démissions successives d’Axel Weber et de Jurgen Stark du conseil de la BCE marquant leur désaccord avec la politique monétaire laxiste de Trichet, un technocrate de la pire espèce qui se rend tous les jours coupable de forfaiture, consistant à faire acheter illégalement par la BCE les obligations d’Etat des pays sur-endettés (PIIGS) qu’ils ne peuvent pas rembourser ou que le marché ne veut plus souscrire puis à les monétiser pour pouvoir mettre toujours plus de liquidités factices à la disposition desdits Etats et des grandes banques privées européennes, comme le refus raisonnable de la chancelière Merkel de créer des eurobonds, puisque tout cela va à l’encontre des traités qui ne prévoient pas une union fédérale fiscale ni de mécanisme d’emprunt collectif garanti par tous les États-membres pas plus qu’une monétisation des créances publiques ou privées pour sauver un ou plusieurs États-membres défaillants, démontrent que la principale puissance de la zone euro l’Allemagne n’est évidemment pas prête, on la comprend, (et ne le sera jamais) à la mutualisation des dettes nationales actuelles et/ou futures (qui la ruinerait) donc à aller plus loin dans le partage de la même monnaie européenne, que sa population ne veut plus (ni n’a jamais voulue). Monnaie qui, par ailleurs, a déjà ruiné les pays faibles qui l’ont adoptée (comme leurs populations dont le niveau de vie s’effondre en particulier en Grèce, Espagne, Portugal, Italie, Irlande) parce qu’ils ne peuvent pas rester compétitifs avec une monnaie aussi chère pour eux, ni appliquer des plans dits « de rigueur » leur faisant subir en quelques mois les ajustements dorénavant exigés par le FMI qu’ils n’ont pas effectués depuis des dizaines d’années. Cependant Merkel, que sa formation marxiste dans l’ex Allemagne de l’Est empêche de comprendre l’économie de marché capitaliste et dont la personnalité est beaucoup trop faible et hésitante pour trancher dans le vif, continuera à louvoyer jusqu’à ce que les électeurs allemands excédés la renvoient.

    3/ Une raison conjoncturelle enfin. L’euro, en compétition avec le dollar US qui demeure la monnaie de réserve mondiale parce qu’émise par le principal Etat et la première puissance économico-militaire de la planète (même très affaiblie par la récession et l’endettement), ne pourra jamais remplacer le dollar US ni plus tard ne parviendra pas non plus à s’imposer face au yuan ou à toute autre monnaie nationale d’un Etat émergent ayant un poids économique à terme plus grand que les USA ou que la zone euro, donc des réserves de change supérieures à celles des USA ou de la zone euro.

    Dans le monde actuel, il n’y a qu’une seule monnaie de papier globale effective (assurément instable) à savoir le dollar US. Ni l’euro, ni le yen, ni le yuan (encore inconvertible), ni aucune autre, n’est pour le moment capable de détrôner la monnaie américaine comme monnaie de réserve internationale. Quant à la seule autre monnaie réelle internationale (évidemment stable), qui pourrait devenir l’alternative au dollar US, c’est l’or. D’où la hausse structurelle de l’or en dollars US (interrompue par des corrections temporaires liées aux inévitables reprises du dollar US comme l’actuelle) au fur et à mesure de la baisse du dollar US et de son pouvoir d’achat. Un point c’est tout!

    Quand donc l’euro disparaitra-t-il? Lorsque l’Allemagne devra se résoudre à laisser sortir de la zone les États-membres les uns après les autres qui feront défaut sur leurs dettes souveraines ou bien lorsque la faillite de plusieurs grandes banques privées européennes ayant accumulé des obligations d’Etat des PIIGS dont la valeur de marché sera devenue quasi nulle sera avérée. Pour le moment, les banques centrales interviennent massivement pour tenter d’éviter cette double issue. Mais elles ne feront qu’aggraver la situation économique de l’Europe et prolonger l’inutile agonie de la monnaie unique européenne qui, d’après nous, implosera d’ici fin 2011 ou au plus tard pendant les 8 premiers mois de 2012, lorsque les marchés comprendront et anticiperont que la plupart des dirigeants politiques actuels de la zone euro (et aussi Obama aux USA) perdront les élections et seront remplacés par des politiciens devant nécessairement changer la donne. Faute d’un tel changement radical de politique à mener par de nouveaux dirigeants non compromis dans la création de l’euro ou bien acceptant leur erreur, le drame de l’euro pourrait se terminer par une explosion politico-sociale révolutionnaire voire des guerres en Europe.

    C’est hélas au plus mauvais moment que la Banque nationale suisse a décidé, comme mesure désespérée pour tenter de stopper la hausse de la devise helvétique qu’elle rend à tort responsable du risque d’affaiblissement économique intérieur (la Suisse comme l’Allemagne contrairement aux PIIGS étant toujours compétitive), de déterminer une parité fixe entre l’euro et le franc à 1,20 CHF. Ce qui se terminera soit par la ruine de la BNS, parce qu’elle devra acheter l’euro à guichet ouvert au moment où il s’effondrera ce que son bilan ne lui permet pas, accompagnée par une très forte inflation en Suisse; soit par l’abandon forcé de ladite parité, suivi d’une hausse vertigineuse temporaire incontrôlable du franc suisse contre l’euro. Dans les deux cas, il est à redouter que la BNS (dirigée par un Hildebrandt qui restera dans l’histoire comme le fossoyeur de la moins mauvaise monnaie de papier) se résoudra à abandonner le franc suisse et à proposer aux politiciens suisses de rejoindre l’euro, ce qui créera une crise politique majeure à l’issue incertaine en Suisse avec un éclatement possible de la Confédération helvétique! Car c’est bien d’un complot mené par les européistes suisses contre les partisans de l’indépendance nationale dont il s’agit. Les manœuvres de la BNS ne changeront pas à court terme la situation de la Suisse qui ne souffre pas d’avoir une monnaie forte mais d’une insuffisance criante de compétition intérieure et d’ententes plus ou moins cachées entre ses principales entreprises locales (importateurs et distributeurs notamment) pour maintenir les prix les plus élevés possibles à leur profit mais au détriment des consommateurs (lire notre commentaire précédent du 20 août 2011 sur ce site). Le plus triste c’est que la BNS vient de faire perdre plus de 2 milliards de CHF à un trader de l’UBS, détenant certes des positions exagérées, qui n’avait vraisemblablement pas prévu l’instauration de la parité euro/CHF à 1,20, mais aussi beaucoup plus à de nombreuses entreprises locales qui anticipaient la continuation du « franc fort »! Tout cet argent perdu devrait être remboursé par la BNS aux entités précitées qui les a torpillées au lieu de les accuser d’incompétence en renversant la responsabilité des pertes ainsi que le font la presse et la classe politique suisses et internationales!

    Plus que jamais, nous conseillons de ne pas détenir d’euros et de conserver les avoirs des portefeuilles grosso modo pour deux tiers en dollars US et pour un tiers en francs suisses. Après un rally technique, notre prochain objectif de chute de l’euro/dollar US se situe vers 1,20. D’où il en résulte que la baisse des actions tant US qu’européennes est loin d’être terminée et que les US Treasury Bonds resteront le principal actif de protection, avec l’or et l’argent-métal exprimés en euros et aussi en francs suisses (mais plus exprimés en dollars US tant que ce dernier continuera de s’apprécier contre les principales monnaies via le Dollar US Index et que le « double top » actuel vers 1.922 sur l’or en dollars US ne sera pas cassé à la hausse). Puisque l’or et l’argent-métal ne voient traditionnellement leurs prix monter que dans les monnaies qui chutent, pas dans celles qui montent. On restera donc Long SDS et TLT et on en achètera plus sur toute baisse correctrice temporaire; on restera short euro/dollar US et on en vendra plus sur toute hausse correctrice temporaire; on restera long or et argent en euros et en CHF et on en achètera plus sur toute baisse correctrice temporaire.

    Comme le montrent les graphiques ci-dessous, l’euro/dollar US devrait progressivement chuter vers 1,20, le S+P5oo vers 950 et les taux d’intérêt US à 30 ans vers 2,60%, pendant que le Dollar US Index monterait vers 91.

  • 02Sep

    Il n’y a rien à changer à notre stratégie. Conserver les portefeuilles pour moitié en dollars US et pour moitié en francs suisses. Éviter absolument l’euro parce que l’implosion de la zone euro pourrait intervenir plus vite que prévu. Rester long SDS (c’est-à-dire short S+P500) et long TLT (c’est-à-dire long US Treasury Bonds). Mais aussi long or et argent-métal, principalement en francs suisses et en euros (deux monnaies qui n’ont pas fini de baisser contre le dollar US, l’euro surtout) et accessoirement en dollars US, tout en les protégeant par des achats d’options puts au fur et à mesure de leur hausse comme le pratique notre Fuchs & Associates (Long+Short) Precious Metals Investment Fund.

    TELEKURS : CH11999008

    ISIN : KYG3684X1079

    http://fuchs-preciousmetalsfund.com/

    Les pouvoirs publics (banquiers centraux et gouvernements) occidentaux n’ayant plus guère de marge de manoeuvre, leurs manipulations étant devenues inopérantes et leurs mensonges n’étant plus crus, sont en train de perdre le contrôle des marchés financiers qui vont ajuster leurs prix en fonction de la réalité des économies occidentales, lesquelles vont retomber en récession (pour autant qu’elles en soient jamais sorties depuis 2007-2008, ce que nous avons constamment mis en doute).

    lire

    http://dailycapitalist.com/2011/09/01/the-imminent-failure-of-the-eurozone/

    http://blog.turgot.org/index.php?post/Delpla-euro2

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-crise-de-la-dette-souveraine–les-etats-sont-les-premiers-coupables.aspx?article=3615050980G10020&redirect=false&contributor=Fr%c3%a9d%c3%a9ric+Wauters

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    L’argent-métal devrait remonter vers 50 USD l’once et casser cette résistance à la hausse pour monter vers 65.

    silverplL’euro/dollar US devrait rechuter vers 1,3959, puis 1,3450.

    eurodolplAttention! Le S+P500 (l’indice principal des actions US) devrait rebaisser vers 1.106 (le support représenté par la moyenne des 200 jours) mais si ce support était cassé d’un seul coup voire ultérieurement, après un rebond limité à partir de 1.106, on ne pourrait pas exclure un véritable effondrement des actions US et donc des actions partout dans le monde un peu dans le style de la grande chute de fin 2007 – 2008 – à mars 2009, même si cela peut paraitre insensé actuellement! La raison d’un tel krach étant vraisemblablement à rechercher dans quelques faillites de grandes banques consécutives à quelques défauts sur les dettes d’États.

    lire

    http://www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0201603767664-retour-dans-la-crise-213652.php

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Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.