Liens intéressants

(cliquez sur le texte en face des flèches pour y accéder)

Notre activité de Gérant de Fortune

Programme de Gestion (PMIP)

Certains livres de Pierre Leconte

(cliquez sur image)
Trois Livres

Métaux précieux

Traduire

  • 29Juil

    Cette fois ci, avec la faillite avérée de la plupart des Etats occidentaux et du Japon, l’on s’approche de la fin du système monétaire européen et international actuel parce que les vaines tentatives de la dissimuler sont en train de faire long feu. Ni le pseudo « sauvetage » de la Grèce et de la monnaie unique européenne sans réforme majeure structurelle de la zone euro, ni le relèvement probable du plafond de la dette publique US sans coupes drastiques des dépenses publiques américaines, ne changeront l’évidence que les politiques monétaires et budgétaires irresponsables menées depuis des décennies par les banques centrales et les Etats en Occident et au Japon ont abouti à un endettement jamais atteint dans l’histoire, comme à la recession généralisée accompagnée d’un chômage de masse incompressible. Tout cela parce que la dette, tant publique que privée, a été érigée comme pilier de la fausse croissance économique selon les désastreux principes keynésiens et que les pouvoirs publics ont systématiquement renfloué par l’inflation, avec de la fausse monnaie créée sans limite ex nihilo pour l’occasion, toutes sortes d’institutions ou pays qu’il aurait fallu laisser tomber en faillite puisqu’ils étaient devenus insolvables. Il n’y a que deux actifs susceptibles de protéger les détenteurs de capitaux de la perte croissante de leur pouvoir d’achat: l’or principalement et les US Treasury Bonds accessoirement. L’or parce que l’on ne peut pas en imprimer et les US Treasury Bonds parce que la plupart des réserves des banques centrales des BRIC et pays producteurs de pétrole sont placées dans cet instrument qu’elles devront défendre jusqu’au bout pour éviter d’être elles aussi ruinées, sans compter qu’il monte mécaniquement au fur et à mesure que s’étend la récession et qu’augmente la probabilité du krach boursier. Évidemment, les monnaies fiduciaires de papier, qui voient leur pouvoir d’achat fondre plus on en imprime, pas plus que les actions, qui ne peuvent pas monter dans un contexte de croissance zéro voire d’effondrement économique, ne peuvent pas protéger ceux dont l’objectif est de sauver ou d’accroitre leur patrimoine en prenant un minimum de risque. Comment tout cela va-t-il finir? Personne ne peut le dire avec certitude, puisqu’une crise systémique est par définition impossible à stopper, ainsi que les économistes de l’Ecole autrichienne en ont fait à maintes reprises la démonstration. Nous restons simultanément short sur le S+P500 (via l’achat du SDS) et long US Treasury Bonds (via l’achat du TLT), avec un  maximum d’or (et accessoirement d’argent-métal) dans les portefeuilles de nos clients qui restent principalement placés en francs suisses (et accessoirement en dollars US pour le besoin de la mise en place des opérations précitées) sans détenir d’euro qui devrait encore progressivement chuter contre le franc suisse (de son cours actuel de 1,13 vers la parité un euro pour un franc suisse).

    orplmmmspplmmmmustbplmmmdolindemmmm

    A noter que, depuis début mai 2011, le dollar US index (contre les principales monnaies) -voir le graphique ci-dessus- reste toujours dans un étroit canal plutôt haussier sans casser ni à la hausse ni à la baisse, surtout du fait de la faiblesse structurelle de l’euro et de la livre sterling, qui pourrait être le prélude de sa forte reprise une fois la question du relèvement du plafond de la dette publique US plus ou moins résolue, sauf bien entendu si ce relèvement ne s’accompagnait pas de coupes massives crédibles des dépenses publiques américaines ou que la Federal Reserve recommençait le Quantitative Easing sur grande échelle, ce qui équivaudrait au suicide collectif des USA et du reste du monde avec à la clef une nouvelle poussée globale de l’inflation et la dépression économique presque partout. Quant à la probabilité d’une dégradation de l’absurde note « triple A » accordée aux USA par les agences spécialisées, qui aurait déjà dû intervenir depuis longtemps compte tenu de l’ampleur des dettes US qui ne seront jamais remboursée et de la situation de quasi banqueroute de la Federal Reserve mais que les marchés ont déjà plus ou moins intégrée, cela ne devrait pas avoir d’importance sur le dollar US index pas plus que sur les US Treasury Bills ou Bonds (surtout en mains des banques centrales des BRIC et pays producteurs de pétrole -qui ne peuvent plus s’en défaire- ou des Américains eux-mêmes -qui n’ont pas d’autre alternative de placement à taux fixe-) mais en revanche ferait un peu plus chuter les actions US (les investisseurs du monde entier accélérant leur retrait de ces titres surévalués) et surtout monter l’or -la valeur refuge ultime-.

  • 24Juil

    Dès le lendemain du sommet européen de cette semaine censé sauver l’euro, l’or et l’argent-métal ont clôturé près de leurs plus hauts niveaux récents, l’euro/dollar US a rechuté (en dépit des tensions US liées à la négociation entre Obama et les Républicains sur le relèvement de la dette publique des USA qui n’est pas encore certain) et le franc suisse contre l’euro est resté proche de son plus haut historique. C’est donc peu dire que les mesures arrêtées, en dépit du concert d’auto-congratulation des pseudo-« élites » politico-financières « bling-bling », n’ont pas convaincu les acteurs des marchés.

    Pourquoi? Parce tout un chacun sait très bien que les centaines de milliards engagés -via les Etats par les contribuables- pour éviter la sortie de la Grèce et d’autres Etats de la zone euro, qui ne peuvent plus vivre dans le carcan de la monnaie unique, ne seront jamais remboursés tout en endettant encore plus la Grèce et ses bienfaiteurs avec pour conséquence d’aggraver la récession économique et le chômage de masse dans lesquels les a mené l’excès d’endettement initial. Au lieu de faire sortir lesdits Etats de l’euro et de leur permettre le retour à leurs anciennes monnaies nationales, pour pouvoir organiser la restructuration de leurs dettes et leur donner ainsi la bouffée d’oxygène dont ils ont absolument besoin afin de rétablir leur compétitivité, c’est la fuite en avant qui a été décidée.

    Comme les Etats créditeurs (l’Allemagne principalement) -de peur de se ruiner- refusent toute « Europe des transferts » généralisés, qui est seule en mesure de prolonger quelque temps la durée de vie de l’Union monétaire européenne, et que les peuples européens ne veulent pas aller vers le fédéralisme complet (euro-bonds, gouvernement économique de la zone euro, construction du « Grand État européen » et ministre des finances unique, renoncement des Etats-nations à toute politique budgétaire indépendante, etc.), qui est seul en mesure d’équilibrer la zone monétaire et économique non optimale dans laquelle ils ont été enfermés par des dirigeants politiques de circonstance n’ayant pas respecté les traités initiaux (lesquels organisent une Union d’États-nations souverains et non pas une fédération) ni le refus déjà démocratiquement exprimé des citoyens d’aller vers plus d’Europe intégrée (rejet populaire du traité de Maastricht par exemple); la monnaie européenne n’a pas d’avenir mais continuera de ruiner tant les Etats que les peuples européens. L’euro unique n’existe d’ailleurs déjà plus puisque, comme le montre la divergence croissante entre les taux des obligations nationales intra-européennes, il y a en réalité un euro-allemand, un euro grec, un euro italien, etc. Quant à la Banque centrale européenne, qui se dirige vers encore plus de « Quantitative Easing » inflationniste en rachetant puis monétisant les obligations européennes les plus pourries (alors que ses statuts et les traités initiaux le lui interdisent), elle ne peut que devenir à terme insolvable. Ce qui va s’accélérer avec la nomination au poste de président de la BCE, que Trichet va bientôt quitter, de Bini-Smaghi (l’ancien associé de Goldman Sachs qui avait organisé les swaps de dettes pour cacher la réalité des endettements grecs et italiens), imposée par le lobby bancaire qu’il protégera au maximum comme il l’a lui-même déclaré.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRWEB032720110718

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-trichet-le-pompier-pyromane.aspx?article=3572717880G10020&redirect=false&contributor=Valentin+Petkantchin

    Il n’y a guère que le président de la Bundesbank, que l’on a fait taire, à avoir protesté contre les mesures prises:

    La seule porte de sortie raisonnable dans le respect des traités initiaux, c’est de revenir aux monnaies nationales gagées par des encaisses-or maximales, pas seulement pour les PIIGS mais aussi pour la France et autres « grands » Etats, en s’inspirant de la politique qu’avait menée le général de Gaulle dès son retour au pouvoir en 1958, l’euro actuel n’étant plus conservé que par cinq Etats, l’Allemagne, l’Autriche. les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande. En effet, pour solder l’endettement massif de la France accumulé sous la IVéme République et la perte de valeur constante de la monnaie nationale pendant la même période, de Gaulle décida avec raison en décembre 1958 de dévaluer fortement le franc français de 17,55% et de revenir à l’équilibre strict des finances publiques (en particulier, en mettant progressivement fin aux ruineuses guerres coloniales et au drame algérien). Puis, le 1er janvier 1960, il créa le nouveau franc sur la base de l’échange d’un nouveau franc avec 1oo anciens francs, mais en accumulant des réserves massives d’or visant à garantir ainsi la stabilité retrouvée de la nouvelle monnaie. Tout en participant au Marché commun européen sur la base du respect de l’indépendance et de la souveraineté de la France, c’est-à-dire en refusant toute dérive fédéraliste européenne.

    Résultat: la France connut près de dix ans de stabilité monétaire, de budgets équilibrés, d’excédents de commerce extérieur, de croissance économique, d’absence de chômage et de progrès social. Aucun gouvernement n’a fait mieux depuis. De Gaulle n’était pas un étatiste ni un keynésien en matière monétaire mais un libéral (à l’image de son conseiller Jacques Rueff) persuadé qu’il fallait le plus possible couper le lien entre le pouvoir politique et l’émission monétaire et, pour ce faire, revenir à l’étalon-or.

    http://silvergoldclassic.blogspot.com/2011/05/de-gaule-conference-de-presse-lelysse.html

    Le général n’a pas pu convaincre les dirigeants occidentaux de l’époque d’aller dans ce sens, mais il avait fait du nouveau franc français quasiment un franc-or. Le succès de sa politique monétaire et économique il n’y a pas si longtemps montre que c’est encore possible, à la condition de refuser qu’elle se décide « à la corbeille », c’est-à-dire dans le seul intérêt des oligarchies financières actuellement représentées par les grandes banques qui dictent aux hommes politiques leur conduite à tenir -comme on a pu le constater lors du triste sommet de Bruxelles-. Banques qui, contrairement à ce qui vient d’être faussement prétendu par Sarkozy et Merkel, ont sauvé leur mise puisqu’elles ne seront pratiquement pas impactées dans l’affaire grecque, les pertes étant finalement supportées par les contribuables de toute l’Europe et même non européens (Américains, Chinois, Suisses, etc.) compte tenu de l’engagement financier lourd du FMI, Lagarde continuant la même politique que celle de Strauss-Khan.

    http://online.wsj.com/article/SB10001424053111903554904576462323145520168.html?mod=WSJEUROPE_hpp_LEFTTopWhatNews

    C’est à l’occasion de la prochaine crise affectant inéluctablement le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie voire la France que les banques perdront des montants considérables quand plus personne ne pourra procéder au « bail-out » des poids lourds de l’UEM. Ce qui est dramatique, c’est qu’un peu partout en Europe, et en France en particulier, presque toutes les formations politiques -qu’elles soit supposées de droite (UMP) ou de gauche (PS)- vivent dans la même célébration du mythe de « l’euro salvateur » au lieu de se rallier à une politique libérale limitant le plus possible le pouvoir central interventionniste et l’influence des banques, comme les Nouveaux Républicains et Tea Party sont en train d’essayer de la mettre en place aux USA en luttant pied à pied contre le socialisme centralisateur d’Obama en réalité organisé au profit du lobby bancaire qu’il a installé au pouvoir.

    Le même de Gaulle disait qu’ « Une bonne monnaie, c’est une monnaie ni forte ni faible mais une monnaie stable » et que, pour y parvenir, il faut la gager sur « Le seul actif tangible et ne portant la marque d’aucun État en particulier, c’est-à-dire l’or« . Telle est la leçon que les acteurs des marchés vont vraisemblablement infliger aux hommes politiques dans les mois à venir, prouvant encore une fois que toutes les monnaies fiduciaires de papier, au surplus apatrides et rejetées par les peuples comme l’euro qui ne profite qu’au cartel bancaire, plus ou moins vite perdent totalement leur valeur en terme de pouvoir d’achat vis-à-vis de l’or -dont le prochain objectif de hausse se situe vers 1.800 USD l’once-.

    http://www.bloomberg.com/news/2011-07-20/newedge-sees-gold-at-1-800-in-2011-silver-at-70-by-march-on-asia-demand.html

    http://www.bloomberg.com/news/2011-07-22/silver-may-more-than-double-to-100-citigroup-says-technical-analysis.html

    http://www.marketwatch.com/story/silvers-a-worthy-gold-rival-2011-07-22?dist=beforebell

    Tant que les hommes politiques européens ne poseront pas la question de ce que doit être l’Union européenne, à savoir rester une association d’États-nations souverains ou bien de les faire disparaitre dans une fédération supra-nationale, et qu’ils n’obtiendront pas l’accord unanime de leurs peuples au moyen de référendums démocratiques en faveur de ce changement radical, l’Union des 27 et la monnaie européenne (qui n’est adoptée que par 17 d’entre-eux) iront à veau-l’eau de crise en crise jusqu’à l’explosion politique et sociale généralisée. D’autant que l’euro n’est pas une monnaie stable, ainsi qu’en témoignent ses fortes variations depuis sa création, et que sa sur-évaluation actuelle a des effets économiques désastreux pour la plupart des 17 pays qui l’ont adopté dans un contexte international de dévaluations compétitives conduites par la Chine avec son yuan et les USA avec leur dollar sous-évalués qui leur permettent de tirer un bénéfice maximum de la mondialisation. Il n’y avait aucune nécessité technique de créer une monnaie unique en Europe, mais ceux qui l’ont voulu ont crû qu’elle accélèrerait l’intégration complète supposée irréversible des Etats européens dans un Super-État unique. C’est probablement exactement le contraire qui se produira ainsi que de Gaulle, dont le génie politique et stratégique n’est plus à démontrer, l’avait prévu. Heureusement pour elles, la Grande-Bretagne, la Suisse et quelques autres n’ont pas participé à cette funeste réalisation!

    L’économiste Pascal Salin prophétisait au moment de la création de l’euro que, dans quelques années, « L’euro apparaitra rétrospectivement comme une tentative pathétique pour essayer de reconstituer les modes de fonctionnement de l’Union soviétique à l’époque d’internet », en particulier parce que « L’Europe ne souffrait pas du fait qu’elle n’avait pas de banque centrale unique mais, bien au contraire, qu’il y existait des banques centrales » (nationales), c’est-à-dire des faux-monnayeurs professionnels patentés par la puissance publique, dont de Gaulle avait compris que, pour en finir avec l’instabilité structurelle, il fallait les reconvertir en simples entrepôts de conservation et de compensation des réserves d’or mais surtout ne pas leur confier la gestion de la monnaie, ainsi que ce fut d’ailleurs heureusement le cas pendant la plus longue période de l’histoire moderne. Tout est là!

    Le baromètre du désastre monétaire, financier et boursier annoncé, c’est quand l’or (la meilleure valeur refuge) monte en francs suisses (la moins mauvaise des monnaies fiduciaires de papier), ce qui à nouveau a recommencé depuis trois semaines:

    gold-chf

  • 20Juil

    Il n’aura pas fallu longtemps, après les cassures à la hausse par l’or du prix de 1.600 USD l’once et par l’argent-métal du prix de 39,50 USD l’once, pour que les banques centrales occidentales et diverses autres institutions publiques comme privées (les bullion banks par exemple) établissent un barrage pour les faire refluer en vendant du métal papier, tant la viabilité précaire de ce qu’il reste d’un semblant de Système monétaire européen comme international est menacée par une hausse accélérée des prix des deux métaux précieux. Cette reprise en mains du marché des métaux par leurs manipulateurs habituels ne sera durable que pour autant que les deux crises de la dette publique US et européenne trouvent des solutions rapides et crédibles, ce qui à notre avis n’est qu’une perspective illusoire, tout au moins dans la zone euro. D’ailleurs, l’or et l’argent-métal, après avoir atteint ce jour au plus bas 1.581 et 38,22 USD l’once sont en forte reprise à 1.599 et 39,65 USD l’once à la cloture européenne.

    Lire l’opinion du gérant du principal Fonds sur les monnaies au monde

    http://www.zerohedge.com/article/gold-silver-surge-after-john-taylor-predicts-gold-hit-1900-october


    http://goldnews.com/2011/06/21/fx-concepts-john-taylor-euro-will-hit-parity-with-dollar-video/

  • 15Juil

    Cela fait des années que le Système monétaire international est profondément inadapté et que les Etats se refusent à le réformer, tout en s’endettant toujours plus pour colmater ses brèches de plus en plus béantes. Il n’y a pas d’autre voie sérieuse pour rétablir sa stabilité que de revenir à l’étalon-or, comme l’ont préconisé les économistes de l’Ecole autrichienne et autres libéraux français. Nous avons toujours pensé que les Etats n’iraient jamais dans ce sens parce que cela signifierait pour eux, comme pour les banques centrales, de perdre tout moyen d’intervenir dans les économies via la manipulation des monnaies fiduciaires de papier et des taux d’intérêt à court terme; mais que ce seraient un jour les agents économiques individuels qui, en faisant monter le prix de l’or de plus en plus haut, imposeraient cette réforme majeure aux pouvoirs publics. Nous sommes pratiquement arrivés à cette situation puisque l’or monte maintenant dans toutes les monnaies. Ce qui ne s’est jamais produit de façon aussi nette et constitue donc le symptôme évident d’une défiance généralisée à l’égard de presque toutes les monnaies de papier. Que l’or et l’argent-métal cassent nettement leurs dernières résistances vers 1.600 et 39,50 USD l’once et le mouvement de non retour sera enclenché! Il ne restera plus pour s’y opposer aux banques centrales que de vendre l’or physique qu’elles possèdent, mais bien peu d’entre elles s’y risqueront de peur de se dessaisir du dernier actif de valeur qu’elles ont encore dans leurs réserves. Elles peuvent aussi organiser des ventes massives de métal papier pour calmer le « panic buying », mais cela ne provoquerait qu’une correction temporaire des cours qui serait mise à profit par les agents économiques individuels qui n’ont pas ou peu de métal pour en acquérir à meilleur prix. Comme les autorités US et de l’Union européenne ne sont jamais à court d’imagination pour spolier les épargnants, ce qu’elles seront tentées de faire si les prix de l’or et de l’argent-métal explosent à la hausse; il est hautement conseillé d’effectuer ses transactions sur l’or et autres métaux précieux en Suisse et autres Etats offrant les meilleures garanties, hors des territoires et véhicules de droit US et de l’Union européenne. Le Fonds offshore en francs suisses, dont les actifs sont tous localisés en Suisse dans des banques de ce pays, que nous gérons sur les quatre métaux précieux (sans aucune exposition aux actions minières) est parfaitement adapté à cet égard:

    http://fuchs-preciousmetalsfund.com


    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-banques-centrales-bulles-et-recessions.aspx?article=3566292058G10020&redirect=false&contributor=Georges+Kaplan

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/8638644/Return-of-the-Gold-Standard-as-world-order-unravels.html

    Deux analystes sérieux et modérés, Félix Zulauf et Clive Maund, qui pensaient que les métaux précieux en USD auraient dû aller plus bas avant de remonter après l’été, sont dès maintenant repassés haussiers.

    http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2011/7/14_Felix_Zulauf_-_Collapse_Will_Cause_Governments_to_Change_Rules.html

    http://www.gold-eagle.com/editorials_08/maund071411.html

    Ce n’est pas la situation US qui est la plus inquiétante, puisqu’un accord sera probablement trouvé in extremis entre les Démocrates et les Républicains pour relever le plafond de la dette publique US tout en coupant massivement dans les dépenses, afin d’éviter le défaut des USA. Mais c’est la situation de la zone euro qui est la plus critique dans la mesure où la Bérézina obligataire des Etats dits PIIGS a atteint un point de rupture qui ne peut plus trouver de solution rapide, autre que la sortie de ladite zone par plusieurs Etats ou bien une gigantesque monétisation de leurs dettes par la BCE et surtout l’Allemagne en comparaison de laquelle les deux quantitative easing US successifs aujourd’hui terminés apparaitraient comme un simple détail monétaire. Comme, à l’évidence, l’Allemagne n’acceptera pas de devenir le repreneur des dettes de tout le reste de la zone euro comme d’assurer seule pour l’avenir le financement des PIIGS et autres Etats mal en point tel la France, on va vers la fin de l’euro. Raisons pour lesquelles nous persistons à penser que l’euro/dollar devrait continuer de chuter et les bourses mondiales avec. Situation dans laquelle, outre l’achat d’or et d’argent-métal (en physique et/ou en ETF les plus sûrs comme ceux de la Banque cantonale de Zurich, pas sous la forme d’actions des sociétés minières), il n’a pas d’autre protection que d’acheter le franc suisse et les obligations d’Etat US en diversifiant ces trois instruments en sus du dollar US lui-même.


    http://www.bloomberg.com/news/2011-07-15/house-to-vote-on-2-4-trillion-debt-increase-spending-cuts.html

    http://www.businessinsider.com/deutsche-bank-stocks-could-plummet-35-on-eu-contagion-2011-7

    http://www.bloomberg.com/news/2011-07-14/worried-about-debt-limit-the-bond-market-isn-t-caroline-baum.html

    Il faut profiter de la conjoncture actuelle pour liquider toutes les actions des sociétés minières (pour ceux qui en ont encore) au profit de l’achat du métal lui-même, physique et ou ETF suisses les plus sûrs (non américains, non européens):

    Are Gold Stocks The Real Barbarous Relic?


    Graphiques métaux précieux en USD:

    Friday’s Analytical Charts for Gold, Silver and Platinum and Palladium

    Le graphique du ratio des obligations d’Etat US par rapport aux actions US (qui commence à peine à monter depuis le début de sa stabilisation commencée en février 2011) montre qu’il faut acheter les premières en vendant simultanément les secondes ((ce qui peut être effectué en achetant les deux ETF TLT (long bonds) et SDS (short stocks) ensemble)) ainsi que nous l’avons fait pour les portefeuilles dont nous assurons la gestion auprès des banques. Il faut avoir un peu de patience pour tenir ce type de position, mais le potentiel de profit qu’elle offre est très important comme le montre sa hausse parabolique de 2009.

    oblig-actions

  • 13Juil

    Le comportement des banquiers centraux est pitoyable. Face au krach obligataire européen, qui entrainera nécessairement l’implosion de l’euro dans sa forme actuelle, Trichet et la BCE en sont réduits à reporter sur les dirigeants politiques de la zone euro la responsabilité d’agir à leur place. Mais ces derniers sont tellement divisés qu’ils ne peuvent plus rien proposer de constructif, sauf à délivrer de nouveaux messages faussement rassurants que plus personne ne croit, faute d’avoir mis préalablement en place les instruments propres à la gouvernance de ladite zone qu’ils croyaient à tort immuable depuis sa création. Quant à Bernanke et à la Federal Reserve US, ils n’ont rien d’autre à dire, pour éviter le krach des actions US, que de répéter qu’ils sont prêts à recommencer le Quantitative Easing si le besoin s’en faisait sentir, alors même que c’est leur politique monétaire ultra laxiste keynésienne qui est la cause de  la crise actuelle et que la classe politique US a faillit, avant que s’amorce le tournant libéral récent des Nouveaux Républicains et Tea Party. La solution ne viendra pas du côté des banques centrales ni des politiciens qui ont perdu tout contrôle des marchés des monnaies et financiers. Comme nous l’avions prévu, l’or a atteint ce jour son record historique en euros, livres sterling et autres monnaies faibles. Fait nouveau, il est aussi monté ce jour à son record historique en dollars US, dont nous persistons à penser qu’il continuera à monter en particulier vis-à-vis de l’euro. Ce qui indique que la panique a atteint indistinctement toutes les monnaies fiduciaires de papier, sauf le franc suisse qui vole chaque jour vers un nouveau plus haut. Il semble que l’emballement des investisseurs vers les valeurs refuges (l’or quelle que soit la monnaie dans laquelle on l’exprime, les obligations d’Etat US et le franc suisse contre toutes les autres monnaies) ne puisse plus être stoppé. Triste spectacle: Le système monétaire actuel se rapproche à grands pas vers sa faillite… aux conséquences difficilement calculables.

    Lire


    http://www.zerohedge.com/article/euro-1999-2012-rip

    http://www.bloomberg.com/news/2011-07-13/gold-rises-to-a-record-as-debt-growth-concerns-spur-demand-as-alternative.html

    http://af.reuters.com/article/metalsNews/idAFL9E7EL00M20110713

    Le mot juste vient, une fois n’est pas coutume, de Vladimir Poutine qui traite de « voyous » les banquiers centraux, au premier rang desquels Ben Bernanke

    http://www.zerohedge.com/article/vladimir-putin-says-bernanke-hooligan-angry-american-money-prining

    Il ne faut, toutefois, pas croire que la très atypique hausse de l’or en dollars US, une monnaie qui monte contre la plupart des autres depuis début mai 2011, soit le produit de la seule mauvaise gestion de la monnaie US ou même du hasard. Elle est aussi le résultat d’une stratégie mise en place à l’origine par un grand Fonds qui tente un squeeze de l’or via le marché des options sur l’échéance août au comex.

« Previous Entries   

Avertissement: Les informations, analyses, commentaires et prévisions contenus dans ce site internet n’engagent pas la responsabilité de leurs auteurs, ni celle des entreprises, banques et institutions pour lesquelles ils travaillent directement et/ou avec lesquelles ils collaborent indirectement (ou bien l’ont fait par le passé), n’ont aucun caractère de certitude, sont prodigués à titre gratuit et ne constituent pas de sollicitations pour placer des fonds. Pas plus que la justesse de certaines de leurs prévisions données dans le passé ne saurait permettre d’en conclure que celles qu’ils élaborent aujourd’hui (ou qu’ils feront plus tard) ont une chance de se réaliser.
Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.