Liens intéressants

(cliquez sur le texte en face des flèches pour y accéder)

Notre activité de Gérant de Fortune

Programme de Gestion (PMIP)

Certains livres de Pierre Leconte

(cliquez sur image)
Trois Livres

Métaux précieux

Traduire

  • 19Oct

    Depuis que les USA ont déconnecté leur dollar de l’or en 1971 et que le monde vit totalement dans un système de taux de change flottants entre des monnaies de papier constamment manipulées par les Etats et les banques centrales ou les spéculateurs, qui ne sont plus gagées et émises en proportion de réserves d’or (« fiat currencies »), le dollar US baisse et l’or monte. L’accélération des deux mouvements précités étant particulièrement évidente depuis 2000, le début du XXIe siècle ayant coïncidé avec un changement économique, financier et géopolitique majeur, à savoir la montée en puissance des BRIC et autres pays émergents au détriment des USA et de l’Europe.

    LIRE   Delinking Currency From Gold Has Turned Trade Partners Into Enemies

    Les derniers développements laissent penser que le dollar US est à la veille de s’effondrer puisque l’Empire US est principalement basé sur des dettes non-remboursables comme sur une économie de spéculation ne profitant qu’à une petite minorité d’oligarques de la finance au détriment d’une croissance économique saine et durable qui ne pourra plus se produire sans une remise en cause radicale de tout le château de cartes US. Sans compter que les BRIC et autres pays émergents, ayant perdu toute confiance dans les USA et leur monnaie, rejettent l’impérialisme US et veulent créer un nouveau Système monétaire international, ce dont évidemment les Américains ne veulent pas entendre parler alors que les Européens -comme d’habitude divisés- semblent incapables de faire entendre leur voix. C’est donc l’impasse monétaire!

    http://www.lefigaro.fr/editos/2009/10/17/01031-20091017ARTFIG00235-kissinger-les-chinois-ne-veulent-plus-de-la-domination-du-dollar-sur-l-economie-.php

    Tous les gens informés et honnêtes savent très bien que, dans l’histoire, aucun système de monnaies de papier étatiques non basées sur un étalon réel, solide et impartial n’a survécu bien longtemps et que l’actuel, qui date de près de quarante ans, est irrémédiablement condamné. Ils savent aussi que le plus simple et le meilleur système est celui de l’étalon-or, mais ni les USA ni l’Europe n’en veulent parce qu’il les empêcherait de continuer leurs manipulations de toutes sortes au bénéfice de ceux qu’ils entendent privilégier, c’est-à-dire d’intervenir dans les économies comme de poursuivre leur endettement. Sans compter, qu’ayant pour effet de mettre un terme aux déséquilibres commerciaux internationaux, l’étalon-or empêcherait dorénavant  ces pays de continuer à refuser tout ajustement c’est-à-dire de persister à vivre au dessus de leurs moyens. On en finirait aussi, par la même occasion, avec l’économie de spéculation, la plupart des produits financiers de pacotille et des institutions financières parasitaires disparaissant, ceux qui en bénéficient refusent aussi l’étalon-or.

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/17/il-faut-sauver-le-soldat-dollar-par-pierre-antoine-delhommais_1255282_3232.html

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-monnaie-papier-en-france-l-histoire-des-assignats.aspx?article=779712080G10020&redirect=false&contributor=Chroniques+de+l

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/16/la-faiblesse-du-dollar-menace-la-reprise-mondiale_1254687_3234.html

    De telle sorte qu’il n’y a que deux sorties de l’impasse actuelle:

    1/Soit une mauvaise réforme du Système monétaire international est bricolée à la hâte, une certaine stabilisation des monnaies les unes par rapport aux autres intervient, mais le problème de l’instabilité structurelle des monnaies de papier se repose d’ici un  à deux ans avec cette fois-ci une crise qui emporte tout sur son passage.

    2/Soit le système inréformable est laissé à sa pente naturelle actuelle et, pendant que le dollar s’effondre, l’or monte à des niveaux si hauts qu’il s’impose de lui-même comme le principal actif de réserve de change des banques centrales. Dans ce cas, c’est le marché lui-même qui impose sa solution. Et l’on revient progressivement d’ici quelques années à une économie permettant d’assurer un développement équilibré en refermant la parenthèse malheureuse de l’étalon-dollar et des monnaies de papier, sans compter l’enterrement ô combien souhaitable du socialisme de marché, de l’étatisme et du kéynesianisme, sources de toutes les corruptions.

    Les BRIC qui veulent une solution durable de la question monétaire refuseront la première sortie, les USA aussi qui n’entendent pas renoncer à l’autonomie de leur politique monétaire, clef de voute de tout leur modèle économique d’endettement (« Le dollar c’est notre monnaie, mais c’est votre problème »!). D’autant que la chute actuelle du dollar US est volontairement orchestrée par les USA qui en espèrent une diminution de leur déficit commercial et un allègement de leurs dettes qui seraient payées par l’inflation. C’est donc vers la deuxième sortie que nous nous dirigeons. Ce qui signifie l’imminence d’une grande crise monétaire et du krach des obligations d’Etat (US en premier lieu puisqu’elles constituent l’actif dans lequel sont placés les réserves des banques centrales) avec en prime une forte hausse de l’or et de l’argent-métal dans un contexte d’hyper-inflation qui ne bénéficiera qu’aux actifs réels (matières premières) et fera tôt ou tard s’effondrer les actifs de papier (actions et obligations). Comme c’est l’Europe qui aura le plus à souffrir de l’effondrement du dollar US puisqu’il conduira à une surévaluation de l’euro mortelle pour ses exportations, le dernier espoir d’éviter la grande crise monétaire réside dans une initiative européenne visant à réintégrer l’or dans le système, assurément plus fructueuse que l’agitation stérile des Sarkozy et Brown à l’encontre des paradis fiscaux et du secret bancaire qui n’ont aucune responsabilité dans toute cette crise. Mais comme ils ne comprennent rien à la question monétaire, toute issue de leur côté semble tout aussi vaine. Le « péché monétaire de l’Occident », comme le qualifiait Jacques Rueff, c’est de n’avoir pas coupé tout lien entre l’Etat et la monnaie, ainsi que le souhaitait le général de Gaulle quand il plaidait dès les années 1960 pour le rétablissement du l’étalon-or.

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=a_A5nqmw9Dq8

    http://uk.reuters.com/article/email/idUKTRE59F09L20091016

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=aWdHyxAP_ftg

  • 15Oct

    Les gouvernements et les banques centrales américains et anglais, au lieu de laisser les ajustements inéluctables se produire (comme la faillite de plusieurs banques qui avaient pris des risques inconsidérés et la liquidation de tous les produits financiers de pacotille), ont choisi de créer une immense quantité de monnaie ex nihilo (pour financer leurs plans dits de relance et acheter à guichet ouvert tous les actifs pourris possibles) comme de baisser leurs taux d’intérêt à zéro (pour tenter de faire repartir le crédit). En outre, leurs Trésors publics et leurs agences gouvernementales ont émis et continuent d’émettre des quantités considérables d’obligations d’Etat et autres papiers de toutes sortes qui, ne trouvant pas tous des acheteurs du côté des BRIC ou des producteurs de pétrole, sont achetés par leurs banques centrales. C’est le « péché monétaire » par excellence que l’on appelait jadis « monétarisation » des dettes publiques et que l’on appelle aujourd’hui « quantitative easing ».

    La « monétarisation » des dettes publiques a toujours produit l’effondrement de la monnaie, d’ou la chute du dollar US et de la livre sterling. En outre, la création de monnaie  de papier en excès massif par rapport à l’offre de biens et de services (qui se contracte en période de récession) provoque l’inflation. Tout le monde a donc compris que le dollar US surtout va continuer sa chute et que l’inflation monétaire va provoquer tôt ou tard le renchérissement général de tous les prix (des produits de consommation, des services et des matières premières).

    Les réactions des investisseurs sont différentes. Fuyant au plus vite le papier monnaie, dont la valeur se déprécie constamment, les uns se ruent sur les actions (d’ou la hausse des indices boursiers), les autres sur les obligations d’Etat ou privées (selon qu’ils font confiance à la signature des Etats ou à celle des entreprises), les troisièmes sur les actifs réels (l’or et les matières premières).

    Le placement en obligations est évidemment le plus mauvais parce que les banques centrales ne pouvant pas acheter toutes les obligations d’Etat, dont l’avalanche d’émissions ne fait que commencer par suite des déficits et endettements publics exponentiels, les taux d’intérêt à long terme monteront avec à la clef la poursuite et l’accentuation du krach obligataire.

    Le placement en actions n’est pas meilleur (même si leur hausse nominale donne l’illusion de réaliser des gains en monnaies de singe) parce que l’effondrement du dollar US provoquera, en Europe et au Japon surtout, une aggravation de la récession. Et donc moins de consommation et plus de chomage pour les particuliers, c’est à dire moins de profits pour les entreprises dont par ailleurs les exportations chuteront. Aux USA, il provoquera la hausse des taux d’intérêt à long terme, c’est à dire in fine un problème de financement des entreprises et la poursuite de la chute des prix de l’immobilier, sans compter la probabilité grandissante d’un autre krach boursier (par suite du divorce entre les prix artificiels des actions et la réalité d’une économie en récession). Quant à l’Asie et aux pays émergents, l’effondrement du dollar US provoquera une diminution de leurs exportations, alors qu’elles sont encore la source principale de leur croissance, comme la perte massive de valeur de leurs réserves de change.

    C’est donc le placement en actifs réels c’est à dire en or surtout, et en matières premières à titre subsidiaire, qui est à privilégier dans un contexte d’inflation monétaire et d’effondrement des monnaies de papier les unes après les autres. Parce que lorsque le dollar US (et la livre sterling) se seront écroulés, ce sera le tour des autres monnaies de singe puisque la valeur de l’actif dans lequel toutes les banques centrales conservent leurs réserves de change, à savoir les obligations d’Etat (US Treasury Bonds) en dollars US, se sera aussi écroulée.

    Il n’y a plus aucun moyen d’éviter la grande crise monétaire et l’hyper-inflation que déclenchera le double effondrement du dollar US et des US Treasury Bonds. Sauf à modifier le Système monétaire international par la ré-introduction de l’or comme actif principal de réserve des banques centrales et à cesser les politiques monétaires ultra laxistes des banques centrales, autant donc les supprimer tout de suite. Le traitement de la crise actuelle par les méthodes keynésiennes a déjà échoué, il est temps d’en venir aux remèdes des libéraux authentiques de l’Ecole autrichienne (Von Mises. Hayek et les autres).

    Comme il est probable que les BRIC et les producteurs de pétrole n’accepteront pas de voir la valeur des dollars US et autres monnaies dans lesquelles ils détiennent leurs actifs s’envoler en fumée, le risque de les voir augmenter les prix des matières premières qu’ils produisent est croissant. Les pays occidentaux répondront par une réaction protectionniste et l’on passera à la guerre commerciale (cas dans lequel tous les marchés d’actions du monde s’effondreraient). Voilà le désastre auquel les politiques monétaires irresponsables vraisemblablement conduiront. Obama a reçu, on se demande d’ailleurs bien pourquoi, le prix nobel de la paix. Il ne recevra jamais celui d’économie! Ludwig Von Mises écrivait que « les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales »…. cqfd!

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/12/la-debacle-du-dollar-serait-un-desastre-pour-la-planete_1252730_3234.html

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/10/drole-d-ambiance-sur-les-bourses_1252188_3234.html

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-peut-on-stopper-la-machine-infernale-.aspx?article=2391487358G10020&redirect=false&contributor=Paul+Jorion.

    http://www.daily-bourse.fr/analyse-OR-A-quand-les-1-100-$-l-ounce-vtptc-8160.php

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/13/jean-paul-fitoussi-le-dollar-risque-de-se-deprecier-encore-par-rapport-a-l-euro_1253578_3234.html

    Robert Fisk: A financial revolution with profound political implications

    WSJ.com – Opinion: The Dollar Adrift*

    http://articles.moneycentral.msn.com/Investing/ContrarianChronicles/your-dollars-are-just-monopoly-money.aspx

    http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/2009/10/central-banks-moving-dollars-out-of.html

  • 12Oct

    Nous avions écrit début 2009 que les années 2009-2010 verraient le krach des obligations d’Eat US par suite du retour des anticipations inflationnistes comme de l’avalanche de nouvelles émissions que le Trésor US devrait lancer, tant pour financer les déficits exponentiels US que les extravagantes mesures dite de relance ou le rachat massif des actifs toxiques bancaires, tout cela dans un contexte de chute du dollar US.

    Effectivement, les US T.Bonds ont chuté depuis le début 2009 de 142.66 à 113 puis ils se sont redréssés de 113 à 123.66 suite à la politique de rachat massif par la Federal Reserve des US T.Bonds émis par le Trésor US. Tout indique que les US T.Bonds devraient maintenant rechuter vers 105 (voire 94 selon certains analystes) dans la mesure ou la « monétarisation » de la dette publique aux USA ne pourra plus se poursuivre encore longtemps (risque de refus d’acheter plus de US T.Bonds par les BRIC, risque de chute libre du dollar US). Il importe donc de conserver les achats d’options puts sur les US T.Bonds.

    Ce scénario de rechute des US T.Bonds et donc de remontée des taux d’intérêt à long terme US est tout à fait cohérent avec les anticipations inflationnistes actuelles qui ont aussi pour effet de faire monter l’or et l’argent-métal, sur lesquels nous recommandons de renforcer les positions à la hausse.

    A un certain point, le krach obligataire fera dérailler les marchés d’actions (qui ne montent que parce la Reserve Federale continue d’accroitre à un rythme fou la création artificielle de liquidités) lorsqu’elle devra ralentir sa création monétaire. On conservera donc les achats d’options puts sur le S+P500.

    Combien de temps le gouvernement et la banque centrale des USA pourront-ils continuer à manipuler la monnaie et les taux d’intérêt sans provoquer une catastrophe encore plus grande que la crise monétaire, économique et boursiére qui a commencé en 2007? Réponse: plus très longtemps si l’on en croit le rush sur l’or et le rejet du dollar US.

    sca

    A lire:

    http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/2009/10/speculative-bubble-in-equities-and-case.html

    http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/2009/10/central-banks-moving-dollars-out-of.html

  • 07Oct

    Le plus nocif des économistes du XXe siècle, John Maynard Keynes, qualifiait l’or de « relique barbare ». L’or a cassé hier son plus haut historique et continuera de monter contre toutes les autres classes d’actifs tant que l’on ne sortira pas du Système monétaire intermational basé sur des monnaies de papier constamment manipulées par les banques centrales ou les Etats. L’or monte contre le dollar US mais aussi contre les autres monnaies qui sont à des degrès divers aussi mauvaises que le dollar US.

    sc2

    En dépit de sa puissante reprise, l’indice Dow Jones des industrielles n’est pas sorti de sa tendance de long terme baissière contre l’or. 

    sc3

     En dépit de leur timide reprise, les obligations d’Etat sont toujours orientées à la baisse contre l’or.

     

    sc4

    Conclusion: Conserver en or la moitié de ses actifs est la meilleure façon d’éviter de voir son patrimoine partir en fumée, en « fumée verte » bien entendu, comme d’enregistrer des gains en capital.   D’autant que l’euphorie irrationnelle sur les marchés d’actions comme d’obligations d’Etat retombera violemment quand l’évidence de la stagflation (combinaison de l’inflation monétaire et de la récession économique) en Occident s’imposera.

    lire

    http://www.kitco.com/ind/Niehuser/oct012009.html#

    Gold, ‘Off The Charts’, May Target $1,500: Technical Analysis

     http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=a0m8QhfjdEG4

    Gold Jumps to Record as Inflation Outlook Fuels Investor Demand

     http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&sid=aE48docaZFJQ

   

Avertissement: Les informations, analyses, commentaires et prévisions contenus dans ce site internet n’engagent pas la responsabilité de leurs auteurs, ni celle des entreprises, banques et institutions pour lesquelles ils travaillent directement et/ou avec lesquelles ils collaborent indirectement (ou bien l’ont fait par le passé), n’ont aucun caractère de certitude, sont prodigués à titre gratuit et ne constituent pas de sollicitations pour placer des fonds. Pas plus que la justesse de certaines de leurs prévisions données dans le passé ne saurait permettre d’en conclure que celles qu’ils élaborent aujourd’hui (ou qu’ils feront plus tard) ont une chance de se réaliser.
Ce site a une double vocation pédagogique et informative mais, à la différence de beaucoup d’autres, il affiche son orientation en faveur du libéralisme authentique tel qu’exprimé par les économistes de l’Ecole autrichienne et libéraux modernes français et, donc, d’un nouveau Système monétaire international basé sur l’étalon-or et/ou la liberté de création monétaire. En rupture totale avec l’actuel SMI, qui n’est qu’anarchique parce que basé sur des monnaies de papier fiduciaires dirigées (« fiat currencies ») sans aucune valeur réelle et parce que manipulé par quelques acteurs dominants (privés ou publics) aux intérêts contradictoires. SMI actuel dont l’implosion est inéluctable pour les raisons précitées.